À Lomé, le gouvernement a lancé, lundi 20 avril, les travaux de cadrage pour la période 2027‑2029. Entre une croissance robuste et une dette qui dévore les recettes, l’exécutif tente de sanctuariser ses marges de manœuvre.
Dans les couloirs feutrés du Centre administratif des services économiques et financiers (CASEF) de Lomé, l’ambiance était, ce 20 avril, à la discipline quasi chirurgicale. Le Togo vient de donner le coup d’envoi de son Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) pour la période 2027‑2029. Cet instrument de planification pluriannuelle projette sur trois ans l’évolution des recettes, des dépenses, du déficit et de la dette publique, offrant une cohérence entre politiques publiques et moyens financiers.
En effet, derrière cet acronyme technique se cache la boussole financière du pays pour les trois prochaines années : un exercice de haute voltige qui doit concilier les ambitions de la « feuille de route 2026‑2031 » et une réalité comptable de plus en plus étroite.
Sur le papier, les indicateurs togolais affichent une santé insolente dans une sous‑région malmenée par l’instabilité. La croissance a atteint 6,2 % en 2025, l’inflation est restée contenue à 0,4 %, et le déficit budgétaire a reculé de 5,5 % à 3,2 % du PIB. Ainsi, le pays fait figure de bon élève de l’UEMOA.
Pourtant, le tableau brossé par Akou Mawussé Adetou Afidenyigba, directrice de cabinet du ministère des Finances, est loin de tout triomphalisme. La dette publique demeure élevée, à 62,6 % du PIB, et le service de la dette absorbe plus de 85 % des recettes fiscales. En clair, pour chaque franc collecté par l’État, il ne reste que 15 centimes pour financer les écoles, les routes ou les hôpitaux une fois les créanciers payés.
Le gouvernement se retrouve face à un goulot d’étranglement structurel. La pression fiscale plafonne à 13,1 % du PIB, bien en deçà de la norme communautaire de 20 %. Cette faible mobilisation des ressources domestiques, couplée à une masse salariale représentant 6,9 % des recettes fiscales (au‑delà du seuil de soutenabilité) et à des investissements publics stabilisés autour de 6,6 % du PIB (458 milliards de FCFA), limite drastiquement les capacités d’investissement.
Pour desserrer l’étau, Lomé mise sur deux leviers :
La transition numérique : une digitalisation accrue de l’administration fiscale pour élargir l’assiette sans étouffer les contribuables actuels.
Le recours au privé : face à la raréfaction de l’aide internationale et aux tensions géopolitiques, le Togo veut séduire les investisseurs via des partenariats public‑privé (PPP) pour porter ses projets structurants.
Au‑delà des chiffres, c’est le contexte sécuritaire régional qui hante les prévisions. En outre, la menace persistante au nord du pays, les tensions géopolitiques et les chocs climatiques récurrents imposent des dépenses incompressibles et exigent une planification budgétaire anticipative.
Toutefois, l’originalité de cette session de cadrage réside toutefois dans son ouverture. Pour la première fois, la société civile a été invitée à exprimer ses attentes dès la phase de conception. Une manière pour le pouvoir de renforcer la « crédibilité macroéconomique » du pays auprès des partenaires internationaux (FMI, Banque mondiale), tout en cherchant un consensus social sur des arbitrages budgétaires qui s’annoncent, par définition, douloureux.
Finalement le message envoyé par Lomé est clair : le temps de la dépense débridée est révolu. Place à une « discipline innovante », seul rempart, selon le ministère, pour préserver la souveraineté économique du pays dans un environnement global de plus en plus imprévisible.
Créée pour moderniser la collecte fiscale, l’Office Togolais des Recettes (OTR) se retrouve aujourd’hui au centre d’un scandale qui secoue l’opinion. Deux agentes, Donko Bileyo et Klouvi Foligan Dédégan, toutes deux en poste à la Direction du renseignement et de lutte contre la fraude, sont accusées d’avoir effectué des dépôts en espèces de plusieurs centaines de millions de francs CFA auprès de compagnies d’assurance.
Les montants en cause dépassent largement les revenus officiels de ces fonctionnaires. Alors que leur salaire mensuel ne franchit pas 1,5 million de F CFA, des versements allant jusqu’à 500 millions en une seule opération ont été enregistrés. Ces dépôts, réalisés notamment auprès de NSIA Assurance Vie et SUNU Assurance, soulèvent de sérieuses interrogations sur la traçabilité des fonds et sur le respect des obligations légales de déclaration d’opérations suspectes.
Les chiffres donnent le vertige :
Le 4 mars 2026, Donko Bileyo aurait versé 100 millions F CFA en espèces chez NSIA Assurance, faisant suite à un premier dépôt de 500 millions F CFA en décembre 2025.
Klouvi Foligan Dédégan, inspectrice des douanes, aurait quant à elle déposé 60 millions F CFA le 10 février 2026, puis 30 millions F CFA le 6 mars suivant.
À ces flux de liquidités s’ajoute l’identification de biens immobiliers à l’étranger, notamment un appartement à Kansas City aux États-Unis. Ce patrimoine global, totalement déconnecté de la réalité de leurs émoluments mensuels, place désormais ces agents de l’État sous les projecteurs de la régulation financière.
Cette situation soulève une question centrale : comment des fonctionnaires avec des revenus officiels connus peuvent-ils effectuer des dépôts en liquide d’une telle ampleur ?
La réglementation de l’UMOA est pourtant explicite : elle impose aux institutions financières de signaler à la CENTIF toute transaction en espèces supérieure à 15 millions F CFA. En effet, dans le système financier de l’UEMOA, les banques et compagnies d’assurance ont l’obligation de déclarer toute opération suspecte, notamment lorsque le montant des dépôts apparaît disproportionné par rapport aux revenus déclarés du client.
Pourtant, dans cette affaire, rien n’indique que ces dépôts font l’objet de déclarations officielles. Cette omission interroge :
Les assurances ont-elles volontairement ignoré leurs obligations ?
La CENTIF et la HAPLUCIA, censées lutter contre la fraude et le blanchiment, ont-elles failli à leur mission ?
Elle met surtout en lumière une faille inquiétante : les mécanismes de contrôle semblent neutralisés, laissant prospérer des pratiques assimilables au blanchiment de capitaux.
Par conséquent, une question majeure s’impose : les procédures de déclaration d’opérations suspectes ont‑elles été respectées ? Si ce n’est pas le cas, cela révèle de graves défaillances dans le système de lutte contre le blanchiment au sein de l’espace communautaire.
Ce scandale révèle un paradoxe flagrant. Alors que le gouvernement affiche une volonté de lutter contre le terrorisme et le financement illicite, des agents censés protéger l’État contre la fraude se retrouvent eux-mêmes impliqués dans des opérations suspectes. Ce dossier dépasse largement les cas individuels : il illustre une impunité systémique où les institutions de contrôle semblent privilégier les séminaires et les discours plutôt que l’action concrète.
Le contraste est saisissant. Dans un pays où la justice se montre prompte à réprimer les contestations sociales et rapide face aux jeunes manifestants, l’absence de réaction ou la lenteur impliquée face aux crimes financiers de cette ampleur interroge sur la sélectivité des priorités. Si des flux financiers suspects circulent ainsi sans contrôle, c’est toute la crédibilité de la lutte contre la corruption qui se trouve ébranlée.
Gouvernance : pourquoi l’affaire de l’OTR menace l’attractivité du Togo
Au-delà des dépôts, des biens immobiliers attribués à ces agents. Ces révélations montrent que les flux financiers illicites dépassent le cadre national et s’inscrivent dans des réseaux transnationaux. La question centrale demeure : combien d’autres agents de l’OTR disposent de fortunes disproportionnées par rapport à leurs revenus officiels ?
Plus largement, cette affaire met en cause le contrôle des agents publics et l’enrichissement inexpliqué dans l’administration. Ce scandale constitue un véritable test pour la gouvernance togolaise : la réaction des institutions dira si le pays peut encore se présenter comme une destination fiable pour les investisseurs.
Faute d’action, le risque est double : à l’international, fragiliser l’image du Togo auprès des partenaires économiques ; au niveau national, nourrir un sentiment d’injustice et accentuer la défiance des citoyens envers leurs dirigeants.
En somme, aujourd’hui plusieurs questions majeures restent sans réponses :
D’où proviennent réellement les fonds déposés ?
Pourquoi ont-ils effectué ces dépôts en espèces ?
Les compagnies d’assurance ont-elles fait les déclarations obligatoires ?
Existe-t-il d’autres personnes impliquées ?
Y a-t-il un système de blanchiment d’argent ?
Les autorités financières vont-elles ouvrir une enquête ?
Cette affaire remonte-t-elle à un réseau plus large ?
Tant que ces questions resteront sans réponses, cette affaire continuera d’alimenter les soupçons autour de la gestion financière publique et de la lutte contre la corruption.
Une chose est certaine : ce dossier pourrait être le début d’une affaire financière beaucoup plus importante qu’il n’y paraît.
Lomé confirme son ascension sur la scène continentale. Le dernier rapport Women, Business and the Law 2026 du Groupe de la Banque mondiale place le Togo au deuxième rang africain en matière d’égalité des droits économiques entre hommes et femmes. Avec un score de 79,33 points sur 100, le pays devance plusieurs grandes économies du continent et se positionne en tête au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA.
Une performance qui dépasse le symbole
Publié par la Banque mondiale, le rapport Women, Business and the Law 2026 évalue les cadres juridiques nationaux qui encadrent la participation des femmes à la vie économique : accès à l’emploi, mobilité, rémunération, entrepreneuriat, protection sociale ou encore retraite.
Ainsi, en se hissant à la deuxième place africaine, le Togo ne signe pas seulement une performance statistique. Il confirme surtout la cohérence d’un agenda réformateur engagé depuis plusieurs années.
En effet, derrière ce score se cache une dynamique législative soutenue : modernisation du code des personnes et de la famille, amélioration des dispositifs de protection sociale et renforcement des mécanismes d’inclusion financière. Autrement dit, le pays transforme progressivement ses textes en leviers de transformation sociale.
Un leadership régional assumé
Plus significatif encore, Lomé arrive en tête des pays de la CEDEAO et de l’UEMOA sur cet indicateur stratégique. Dans une sous-région où les défis liés à l’autonomisation économique des femmes restent nombreux, cette position confère au Togo un rôle de référence.
D’une part, cette reconnaissance internationale renforce la crédibilité du pays auprès des partenaires techniques et financiers. D’autre part, elle consolide l’attractivité du climat des affaires, dans un contexte où les investisseurs sont de plus en plus attentifs aux critères de gouvernance et d’inclusion.
Il convient également de rappeler que l’égalité économique ne constitue pas uniquement une question de justice sociale. Selon les experts de la Banque mondiale, la réduction des inégalités de genre pourrait significativement accroître la croissance économique des pays africains. En ce sens, la performance togolaise s’inscrit dans une logique de compétitivité à long terme.
Cette progression n’est pas le résultat de la chance. Depuis plusieurs années, les autorités togolaises ont multiplié les initiatives visant à favoriser l’autonomisation des femmes, notamment à travers l’accès au financement, l’appui à l’entrepreneuriat féminin et l’inclusion dans les chaînes de valeur agricoles et commerciales.
Par conséquent, le classement 2026 vient consacrer une orientation stratégique claire portée par le Président du Conseil, son excellence Faure Essozimna Gnassingbé : faire de l’égalité des chances un moteur de développement.
Cependant, si les avancées sont notables, des défis subsistent. L’application effective des textes, la réduction des disparités en milieu rural et l’amélioration de l’accès des femmes aux postes de décision demeurent des chantiers prioritaires.
Un signal fort pour l’Afrique de l’Ouest
À l’échelle continentale, cette distinction conforte l’idée qu’un pays à taille économique modeste peut rivaliser avec les plus grandes puissances africaines lorsqu’il mise sur des réformes structurelles cohérentes.
Ainsi, le cas togolais illustre une réalité de plus en plus admise : l’égalité économique entre hommes et femmes n’est pas une variable secondaire du développement, mais un pilier stratégique.
En définitive, au-delà du classement, c’est une trajectoire qui se dessine. Reste désormais à transformer cette avance juridique en gains économiques tangibles pour l’ensemble des Togolaises.
Alors que la dette publique togolaise continue de susciter des interrogations, certaines voix critiques pointent les failles structurelles de la gouvernance économique du pays. Dans une récente tribune, l’analyste politique Raoul K. Dagba, président de l’Observatoire panafricain pour la démocratie et le développement, dresse un constat sévère sur la gestion des ressources publiques et le fonctionnement des institutions économiques stratégiques.
Selon les dernières estimations disponibles, la dette publique totale du Togo s’élèverait à plus de 4 200 milliards de FCFA. Un niveau jugé préoccupant par plusieurs observateurs, d’autant plus que le pays dispose d’infrastructures génératrices de revenus importantes, au premier rang desquelles le Port autonome de Lomé (PAL) et la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT).
Le paradoxe du Port de Lomé
Pilier du commerce régional, le Port autonome de Lomé concentre à lui seul près de 80 % des recettes douanières du pays. En 2025, l’Office togolais des recettes (OTR) aurait collecté environ 737 milliards de FCFA sur les huit premiers mois de l’année, soit une moyenne estimée à près de 3 milliards de FCFA par jour aux frontières maritimes.
Pourtant, le bénéfice net annuel officiellement déclaré par le PAL avoisine 1,5 milliard de FCFA. Un chiffre qui interpelle. « Il est essentiel de distinguer les recettes douanières perçues par l’État du résultat net de l’entreprise portuaire », nuance toutefois un expert en finances publiques. Les responsables du port mettent en avant des charges d’exploitation élevées, des investissements lourds de modernisation et des coûts salariaux importants pour expliquer cette faible marge bénéficiaire.
Entreprises publiques : faible retour pour le budget national
La situation de la SNPT, exploitante des phosphates, alimente également le débat. Son bénéfice net annuel oscille, selon les années et les cours mondiaux, entre 2 et 4 milliards de FCFA. Pour Raoul K. Dagba, le problème réside moins dans la rentabilité brute que dans l’absence ou la faiblesse des dividendes reversés au budget de l’État.
Ce manque à gagner contraint, selon lui, les autorités à recourir davantage à l’endettement extérieur pour financer les investissements publics. Une analyse partagée par certains économistes, qui estiment que la réforme de la gouvernance des entreprises publiques demeure un chantier inachevé.
Corruption et impunité : un diagnostic récurrent
Au-delà des chiffres, la tribune de l’analyste politique met en cause un système qu’il juge marqué par l’opacité, le clientélisme et l’impunité. Il évoque notamment l’accès aux marchés publics, souvent dénoncé pour ses pratiques de surfacturation et de rétro-commissions, qui alourdissent le coût réel des projets financés par la dette.
Les institutions de contrôle existent — Cour des comptes, Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption (HAPLUCIA) — mais leur efficacité reste régulièrement questionnée. Plusieurs rapports d’audit, dont celui sur la gestion du fonds Covid-19, ont révélé des irrégularités sans déboucher, jusqu’ici, sur des poursuites judiciaires significatives.
Des élites technocratiques face à leurs responsabilités
Selon Raoul K. Dagba, un paradoxe persiste au sommet de l’État togolais : malgré une concentration inédite d’experts aux postes clés, les indicateurs de gouvernance peinent à s’améliorer. À la Présidence, Ablamba Johnson, docteure en sciences économiques, spécialiste des politiques de développement, gouverneure du Togo auprès de la Banque mondiale et actuelle secrétaire générale de la Présidence coordonne les réformes et les relations avec les institutions internationales, tandis que Chantal Yawa Tségan juriste fiscaliste pilote la mobilisation des recettes via l’OTR.
Dès lors, une interrogation persiste dans le débat public : comment expliquer que, malgré cette concentration d’expertise au sommet de l’État, la dette publique continue de progresser à un rythme soutenu, tandis que les soupçons de mauvaise gestion, de faibles retombées des entreprises publiques et de corruption structurelle demeurent récurrents dans l’administration ?
Pour de nombreux analystes, ce décalage suggère que le problème n’est pas une question de compétences, mais résulte d’arbitrages politiques opaques et d’un système de décision trop centralisé qui limite la redevabilité de l’administration.
Une gouvernance très centralisée
Autre point soulevé : la centralisation de la gestion des secteurs stratégiques — phosphates, énergie, grands marchés publics — au sommet de l’exécutif. Cette concentration du pouvoir décisionnel limite, selon les critiques, le contrôle parlementaire et la transparence budgétaire, favorisant des mécanismes opaques difficilement traçables.
Dans ce contexte, la corruption ne serait pas seulement le fait d’individus, mais le produit d’un système institutionnel fragile, combiné à des facteurs socio-économiques tels que la faiblesse des revenus dans l’administration publique.
Un débat qui reste ouvert
Les autorités togolaises, de leur côté, mettent en avant les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, renforcer la mobilisation des recettes internes et moderniser les entreprises publiques. Elles rappellent également que l’endettement a permis de financer des infrastructures structurantes dans les domaines des transports, de l’énergie et de la santé.
Reste que la question de l’efficacité de la dépense publique et du partage des fruits de la croissance demeure centrale. Entre discours officiels et critiques de la société civile, le débat sur la gouvernance économique du Togo s’impose plus que jamais comme un enjeu politique majeur.
La capitale togolaise a vibré, ce jeudi 8 janvier 2026, au rythme de la coopération communautaire. Le Ministre des Finances et du Budget du Togo, Essowè Barcola, a reçu en audience le Président de la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop. Une rencontre stratégique qui dessine les contours de la résilience économique de la zone pour l’année qui s’ouvre.
Un état des lieux macroéconomique sous le signe de la résilience
Au cœur des échanges, la santé financière de l’Union a occupé une place prépondérante. Accompagné du Représentant Résident de l’UEMOA au Togo, Alioune Sene, Abdoulaye Diop a également dressé un tableau exhaustif de la situation macroéconomique de l’espace communautaire.
Dans un contexte mondial encore marqué par des incertitudes, les indicateurs de l’Union montrent une solidité encourageante. Le Président de la Commission a notamment partagé les dernières perspectives de croissance et les défis liés à la stabilité des prix, des éléments cruciaux pour les huit pays membres partageant le franc CFA.
Le financement de l’intégration : le nerf de la guerre
L’autre grand dossier sur la table concernait le financement du processus d’intégration. Pour que l’UEMOA ne soit pas qu’un concept institutionnel mais une réalité tangible pour les populations, des investissements massifs sont nécessaires. Qu’il s’agisse d’infrastructures transfrontalières, de l’interconnexion des réseaux électriques ou de la libre circulation des biens, le financement reste le principal moteur.
Les deux autorités ont exploré les pistes permettant de mobiliser davantage de ressources internes et d’optimiser les mécanismes de solidarité communautaire. Par ailleurs, l’objectif est d’accélérer les chantiers qui transforment directement le quotidien des millions de citoyens de l’espace.
Le Togo, bon élève des réformes économiques
Abdoulaye Diop n’a pas tari d’éloges sur la trajectoire prise par le Togo. Il a officiellement félicité le Ministre Essowè Barcola pour les réformes « positives et courageuses » engagées par le gouvernement togolais. Qu’il s’agisse de la gestion des finances publiques ou des mesures de soutien à la croissance sociale, le modèle togolais semble en effet s’aligner parfaitement sur les critères de convergence de l’Union.
De son côté, le Ministre Barcola, qui siège au Conseil des Ministres Statutaire de l’UEMOA, a réaffirmé son soutien indéfectible à la Commission. Il a aussi promis une « entière disponibilité » pour porter les projets communautaires et faire du Togo un moteur de la réussite régionale.
Dans un contexte mondial incertain, la troisième session annuelle du Conseil national du crédit (CNC) s’est tenue hier à Lomé avec un message fort : le Togo résiste. Croissance soutenue, dette maîtrisée, progrès sociaux… les indicateurs sont au vert, même si des défis subsistent. Une photographie économique qui invite à consolider les acquis.
Lomé, 1ᵉʳ octobre 2025 –Dans la salle feutrée du Conseil national du crédit (CNC), les regards se sont posés sur des tableaux de chiffres qui, pour une fois, portaient plus de bonnes nouvelles que d’ombres. En effet, la troisième session annuelle de l’instance s’est tenue à Lomé mardi 30 septembre, et son verdict est clair : malgré les tensions géopolitiques et une inflation persistante, le Togo tient bon.
Au menu des discussions, une croissance projetée à 6,3 % pour 2025, tirée par l’ensemble des secteurs, avec un coup de pouce notable du tertiaire – commerce, services, tout ce qui fait battre le pouls quotidien du pays. Par ailleurs, le secteur financier affiche un dynamisme marqué, avec une hausse de 22 % des crédits bancaires nouvellement accordés. Ces lignes de crédit irriguent les projets, des PME aux initiatives plus ambitieuses, dans un contexte où chaque financement compte pour maintenir le cap.
Une dette publique sous contrôle & des progrès sociaux tangibles
La dette publique suit une trajectoire maîtrisée : à fin juin 2025, elle représente 65 % du PIB, en baisse par rapport aux 69 % de décembre 2024. Ce niveau reste sous le plafond communautaire de 70 %, un garde-fou régional qui soulage les épaules des décideurs.
Ces avancées ne se limitent pas aux bilans comptables. Sur le front social, l’Indice de Développement Humain (IDH) du Togo grimpe, plaçant le pays au deuxième rang de l’UEMOA et au quatrième de la CEDEAO. Ce bond traduit des progrès concrets en éducation, santé et niveau de vie, même si le chemin reste long.
Des défis encore à relever & un appel à la mobilisation
Pour autant, la séance n’a pas éludé les chantiers en suspens. Parmi les défis pointés du doigt : l’amélioration de la qualité des services aux clients, une prise en charge plus rapide des réclamations, et le renforcement du secteur de la microfinance, où les portefeuilles de crédit montrent encore des vulnérabilités.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, a lancé un appel clair : « Poursuivez vos efforts pour maintenir la stabilité et renforcer la confiance dans le système », a-t-il exhorté les acteurs financiers, dans un ton à la fois ferme et constructif.
Les débats ont également passé en revue des aspects plus techniques : la situation du rapatriement des recettes d’exportation à fin juin 2025, ainsi que l’évolution globale du système bancaire et financier national. Ces éléments, assemblés, dessinent un tableau nuancé – solide sur les bases, vigilant sur les failles.
À l’issue de cette session, le message du CNC est limpide : la résilience n’est pas un hasard, mais le fruit d’efforts collectifs. Pour le Togo, c’est une invitation à consolider ces acquis, alors que l’année 2025 s’annonce sous des auspices prometteurs, un trimestre à la fois.
Dans les coulisses des ministères togolais, une délégation du FMI s’installe pour une mission décisive. Objectif : évaluer les engagements du pays dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Entre chiffres, réformes et espoirs budgétaires, cette troisième revue pourrait redéfinir les équilibres économiques du Togo.
Lomé, 1ᵉʳ octobre 2025 – Lundi dernier, dans les couloirs feutrés des ministères togolais, l’ambiance n’était pas celle d’un début de semaine ordinaire. En effet, une délégation internationale a franchi les portes. Non pas pour un film d’espionnage, mais pour une mission bien réelle du Fonds monétaire international (FMI). Cette dernière a posé ses valises le 29 septembre pour une évaluation qui pourrait sceller le sort de l’économie du pays. À sa tête, Hans Weisfeld, un expert aux airs de diplomate discret, conduit la troisième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Pas de sirènes, juste des chiffres qui pèsent lourd.
Des enjeux budgétaires sous haute surveillance
Cette visite, prévue jusqu’au 10 octobre, arrive comme une suite logique – et pressante – après la deuxième revue bouclée en juillet. À l’époque, le verdict avait été positif : un décaissement de 60,5 millions de dollars pour soutenir le budget, une bouffée d’oxygène dans un contexte où chaque centime compte.
Cette fois-ci, l’agenda est chargé. En effet, les discussions plongeront dans les rouages de l’économie récente : une croissance qui tâtonne, une inflation qui guette et des indicateurs sociaux qui tracent le pouls d’une population en attente. Sans oublier les perspectives de politique économique et de financement, tout comme le mécanisme d’ajustement des subventions à l’énergie – un sujet sensible, où chaque hausse de prix peut faire grincer des dents.
L’accord FEC : levier ou contrainte ?
Au cœur de cette mission, l’accord FEC, signé en mars 2024, n’est pas un chèque en blanc. Bien au contraire, il promet un total de 403,4 millions de dollars à des conditions concessionnelles, une aide conçue pour accompagner le Togo dans sa quête de stabilité. L’objectif est de renforcer la consolidation budgétaire, assurer la viabilité de la dette et pousser des réformes structurelles qui, sur le papier, devraient transformer les faiblesses en atouts. Depuis le coup d’envoi, le pays a déjà perçu environ 129 millions de dollars en décaissements cumulés – un filet de sécurité qui a permis de traverser les turbulences. Toutefois, cette dynamique laisse présager des choix difficiles à venir.
Une revue sous le regard du monde
Dans les salons de Lomé, on murmure que cette revue n’est pas une simple formalité. En effet, elle arrive à un moment où le monde entier scrute les fragilités des économies émergentes, entre chocs climatiques et tensions géopolitiques. Pour les officiels togolais, c’est donc l’occasion de démontrer que les efforts paient, avec des coupes budgétaires assumées et des réformes qui avancent pas à pas. Quant aux citoyens, ils nourrissent l’espoir que cette aide ne soit pas qu’un pansement, mais un véritable levier pour un avenir moins précaire.
Enfin, la conclusion de cette mission est attendue le 10 octobre. Car dans le monde des finances internationales, chaque revue est un chapitre d’un roman inachevé : factuel, implacable et toujours en suspens.
À Lomé, l’OTR passe au crible d’une mission internationale pour moderniser sa fiscalité. Une évaluation stratégique qui pourrait propulser le Togo au rang de modèle régional.
Cotonou, 18 septembre 2025 –À Lomé, l’Office Togolais des Recettes (OTR) est sous les feux des projecteurs. Depuis le 15 septembre et jusqu’au 30, une équipe d’experts du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale, de l’African Tax Administration Forum (ATAF) et de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) de France scrute les performances fiscales du Togo.
Par ailleurs, cette mission, menée sous l’égide de la méthodologie internationale TADAT (Tax Administration Diagnostic Assessment Tool), promet de dessiner les contours d’une administration fiscale plus moderne et efficace. À l’heure où le Togo ambitionne de devenir un hub économique régional, ce check-up pourrait changer la donne.
Un diagnostic pour accélérer le progrès au Togo
Lancée il y a dix jours, cette évaluation n’a rien d’une formalité. En effet, le TADAT est un peu le scanner haute précision des systèmes fiscaux : il passe au crible la collecte des impôts, la gestion des contribuables, la lutte contre la fraude et la transparence des services. Pour l’OTR, c’est l’occasion de faire le point sur les réformes engagées depuis la première évaluation en 2019. L’objectif est d’identifier les forces, traquer les failles mais aussi de tracer une feuille de route pour optimiser les recettes publiques, essentielles pour financer routes, écoles et hôpitaux.
Sous la houlette d’experts internationaux, l’équipe examine tout, des processus numériques aux délais de traitement des déclarations fiscales.
« Cette mission est une chance de nous mesurer aux standards mondiaux », a déclaré le Dr Philippe Kokou Tchodié, Commissaire Général de l’OTR, lors de l’ouverture.
D’ailleurs, ses équipes, mobilisées à 100 %, jouent gros : les conclusions, attendues début octobre, orienteront les prochaines réformes pour une fiscalité plus juste et performante.
Derrière les termes techniques, l’enjeu est concret : des impôts bien collectés, c’est plus d’argent pour les services publics. Au Togo, où l’OTR a déjà digitalisé une partie de ses services (paiements en ligne, télédéclarations), cette évaluation pourrait aussi accélérer la modernisation. Moins de paperasse, plus de transparence, meilleure traque des évadés fiscaux : les bénéfices touchent aussi bien les citoyens que les entreprises. De plus, en 2019, le premier diagnostic TADAT avait permis des avancées notables, comme la simplification des démarches pour les PME. Cette fois, l’OTR vise encore plus haut.
Le Togo ne se contente pas de suivre les standards : il veut briller. En accueillant cette mission, le pays se positionne comme un acteur sérieux dans la course à l’efficacité fiscale en Afrique de l’Ouest. Grâce au soutien du FMI, de la Banque Mondiale et de partenaires comme l’ATAF, Lomé pourrait aussi inspirer ses voisins.
« Nous voulons une administration fiscale moderne, au service du développement », insiste le Dr Tchodié.
Le défi de la mise en œuvre des réformes futures au Togo
En somme, les Togolais attendent avec impatience les résultats. Ce diagnostic, loin d’être achevé, sera une boussole pour un Togo plus prospère. D’ici le 30 septembre, les experts livreront leurs premières observations. Le véritable défi, cependant, sera de transformer les recommandations en actions concrètes et de surmonter les obstacles politiques et logistiques pour faire de l’OTR un modèle d’efficacité fiscale au service du développement durable du pays.
Lomé a signé un accord tripartite avec des partenaires chinois pour transformer son paysage publicitaire. Objectif : moderniser la communication urbaine, dynamiser l’économie locale et renforcer l’attractivité de la capitale togolaise.
Lomé, 17 septembre 2025 – Un vent de modernité souffle sur la capitale togolaise. Ce mardi, le Centre togolais des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) a scellé un accord tripartite historique avec la société Sino-Africa FENGCHI-Togo-Advertising Co et le bureau de liaison de l’Association culturelle d’entreprise de la province de Hebei au Togo. Signé sous les regards attentifs des acteurs économiques des deux nations, cet accord n’est pas une simple formalité. En effet, il marque le début d’une transformation audacieuse du paysage publicitaire togolais, avec pour ambition de rendre Lomé plus dynamique, plus connectée et plus attractive. Ainsi, le Togo ouvre grand ses portes à l’innovation, avec la Chine comme partenaire de choix.
Révolution publicitaire : Lomé s’illumine de nouvelles perspectives
Au cœur de cet accord, une promesse : moderniser la communication des entreprises publiques et privées à travers des outils publicitaires de pointe. Dès les prochaines semaines, deux imposants panneaux publicitaires de 40 mètres carrés s’élèveront à Lomé, posant les bases d’un projet bien plus vaste.
D’ici 2027, une vingtaine de ces panneaux seront déployés à des emplacements stratégiques à travers la capitale, transformant l’espace urbain en une vitrine dynamique pour les marques et les messages.
« Ces panneaux ne sont pas juste des supports publicitaires, ils sont le reflet d’une ville qui se projette vers l’avenir », a déclaré un représentant du CETEF lors de la cérémonie.
En outre, ce partenariat ne se limite pas à l’esthétique urbaine. En renforçant les moyens de communication, il vise à dynamiser l’économie locale, en offrant ainsi aux entreprises togolaises une visibilité accrue et en attirant l’attention des investisseurs. Lomé, déjà un carrefour commercial de l’Afrique de l’Ouest, s’apprête à devenir une capitale encore plus rayonnante, où l’innovation rencontre l’opportunité.
Lomé-Hebei : un pont économique solide et prometteur
Par ailleurs, cet accord tripartite s’inscrit dans une relation sino-togolaise déjà riche, marquée par des échanges économiques croissants et une coopération fructueuse. La Chine, à travers la société Sino-Africa FENGCHI et l’Association culturelle de Hebei, apporte son expertise en matière de technologies publicitaires et d’aménagement urbain, tandis que le CETEF Togo 2000 joue un rôle clé en tant que plateforme d’échanges économiques. Cette collaboration est un prélude à une série de partenariats à venir, qui culmineront avec la participation active de la Chine à la 20ᵉ édition de la Foire Internationale de Lomé, prévue du 28 novembre au 14 décembre 2025.
La Foire, véritable vitrine du dynamisme togolais, devrait bénéficier de cette dynamique. Avec ces nouveaux outils publicitaires, les exposants – locaux comme internationaux – pourront capter l’attention d’un public plus large, renforçant l’attractivité de l’événement et du Togo tout entier.
Une vision d’avenir pour une capitale en pleine lumière
Lomé pose les fondations d’une transformation durable. Ces panneaux publicitaires, bien plus que des structures métalliques, symbolisent une ambition : faire de la capitale togolaise un hub économique moderne, où les entreprises prospèrent et où l’espace public devient un vecteur de progrès. Pour les habitants de Lomé, c’est une promesse de voir leur ville briller sous un jour nouveau, avec des rues qui racontent des histoires d’innovation et d’opportunités.
En somme, le Togo et la Chine écrivent ensemble un nouveau chapitre. Tous les regards sont désormais tournés vers 2027, date à laquelle les vingt panneaux prévus illumineront la capitale. Cet accord tripartite témoigne de la volonté affirmée de Lomé de se positionner comme une métropole africaine moderne. Il reflète également l’engagement stratégique de la Chine à accompagner cette ambition dans une dynamique de coopération bilatérale renforcée.
Cependant, la modernisation du paysage urbain est-elle suffisante pour transformer durablement l’économie, ou le véritable défi ne réside-t-il pas dans la capacité du Togo à attirer des investissements de qualité et à diversifier son tissu économique au-delà des partenariats publicitaires ?
Lomé : La lutte contre la corruption dans les marchés publics s’intensifie, un combat pour l’âme du Togo
Lomé, 9 juillet 2025 –Dans une salle discrète de Lomé, 25 administrateurs publics ont pris place le mardi matin, les visages graves, conscients de porter un fardeau plus grand que leurs titres : celui de purger les marchés publics togolais d’un mal insidieux, la corruption. Organisée par l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette première session de formation post-magistrats, lancée le 8 juillet 2025, vise à armer les responsables des finances publiques d’outils éthiques pour enrayer un fléau qui ronge l’économie, la gouvernance et la confiance des citoyens. Cependant, dans un pays où chaque contrat public peut devenir un champ de bataille, ce combat pour la transparence suffira-t-il à briser les chaînes d’une corruption systémique ?
Bâtir une gouvernance intègre : L’ARCOP et le PNUD à l’offensive
Sous les néons d’une salle de conférence à Lomé, la session s’est ouverte avec une solennité pesante. Les 25 participants, issus des organes de gestion des marchés publics, ont écouté attentivement les formateurs de l’ARCOP, épaulés par le PNUD, disséquer les mécanismes de la corruption dans la commande publique. De la planification à l’exécution, en passant par la passation et le suivi des marchés, chaque étape constitue un terrain miné où des pratiques comme le fractionnement des marchés, la surfacturation ou le trafic d’influence font prospérer la corruption. C’est dans ce texte que Aftar Touré Morou, directeur général de l’ARCOP, a martelé dans son discours inaugural que les actes de corruption gangrènent l’économie et trahissent le contribuable, précisant qu’ils ne relèvent pas d’incidents isolés.
Cette formation, qui fait suite à une session similaire pour les magistrats en juin 2025, s’inscrit dans un effort national de renforcement de l’État de droit, appuyé par le PNUD. Les participants, responsables de la gestion de milliards de francs CFA, ont été confrontés à des études de cas concrets : des marchés fictifs attribués à des entreprises fantômes, des surfacturations déguisées en frais imprévus, des abus de pouvoir masqués par des procédures opaques. L’objectif est clair : doter ces administrateurs des compétences nécessaires pour détecter, prévenir et signaler ces dérives, tout en respectant la loi n° 2021-033 du 31 décembre 2021 relative aux marchés publics et le décret n° 2019-097/PR du 8 juillet 2019 sur le code d’éthique et de déontologie.
La corruption dans les marchés publics n’est pas un simple dysfonctionnement ; c’est un cancer qui asphyxie le développement du Togo. Selon une étude commandée par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), 58,1 % des Togolais estiment que la corruption a augmenté au cours des 12 derniers mois, et les marchés publics, représentant un quart des dépenses nationales, sont un foyer particulièrement vulnérable. Les pertes financières, estimées à 25 % des crédits alloués aux marchés publics, privent le pays d’infrastructures vitales, d’écoles, d’hôpitaux. Pire encore, elles érodent la confiance des citoyens, alimentant un cercle vicieux de méfiance et d’inefficacité.
« Chaque franc détourné est un rêve brisé pour une communauté », a souligné Epiphanie Meteteiton Kuevanu-Houmey, représentante du PNUD au Togo, lors de l’ouverture de la formation. En appuyant l’ARCOP, le PNUD s’engage à promouvoir une gouvernance transparente, alignée sur la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui place la lutte contre la corruption au cœur de ses priorités. Toutefois, les administrateurs présents savent que leur tâche est herculéenne : appliquer des règles strictes dans un système où les pressions politiques et économiques sont omniprésentes.
Malgré l’ampleur du défi, l’initiative de l’ARCOP et du PNUD suscite un espoir timide. Sur les réseaux sociaux, les Togolais saluent cette démarche, bien que certains restent sceptiques. « Des formations, c’est bien, mais sans sanctions exemplaires, ça reste des mots », écrit un internaute. D’autres, plus optimistes, voient dans ces efforts un pas vers une administration plus responsable. L’ARCOP, forte de son expérience, mise sur l’éducation pour transformer les pratiques.
Pourtant, le chemin est semé d’embûches. Les participants, bien que dotés d’outils, devront naviguer dans un système où les tentations sont nombreuses et les ressources limitées. L’ARCOP elle-même, malgré son autonomie, dépend de la volonté politique pour faire appliquer ses recommandations. Et dans un pays où la perception de la corruption reste élevée, la réussite de ces formations repose sur un changement culturel profond, un défi que même les meilleures intentions peinent à relever.
Lomé, épicentre d’une révolution éthique pour les marchés publics
En somme, au terme de cette session, les administrateurs ont quitté la salle avec un mélange de détermination et d’appréhension. Ils savent que leur rôle dépasse la simple gestion des contrats : ils sont les gardiens d’une promesse, celle d’un Togo où les marchés publics servent le bien commun. Lomé, capitale vibrante, devient ainsi le théâtre d’un combat silencieux mais crucial, où chaque procédure respectée est une victoire contre l’ombre de la corruption. Mais dans ce bras de fer entre éthique et avidité, le pays retiendra-t-il son souffle assez longtemps pour voir naître un avenir plus juste ?
Vibrez au rythme de Lomé, où l’optimisme et l’ambition ont illuminé la capitale togolaise hier ! Sous l’égide de la Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé, représentant le Président Faure Essozimna Gnassingbé, l’Evénement de Partenariat Economique et Commercial (EPTE) a ouvert ses portes. Cette rencontre de haut vol, orchestrée en collaboration avec le Centre de développement de l’OCDE et guidée par sa directrice Ragnheiður Elín Árnadóttir, a rassemblé plus de cinq cents acteurs venus de divers horizons. Dans une atmosphère électrisante d’échanges et d’idées novatrices, cet événement a incarné une promesse forte : celle d’un Togo résolument engagé sur la voie d’une prospérité inclusive.
Dès l’aube de cette journée marquante, une atmosphère à la fois solennelle et pleine d’enthousiasme a envahi les lieux. En effet, la Première ministre, avec une éloquence teintée d’une ferme détermination, a donné le ton de l’EPTE : loin d’être une simple réunion, cet événement se veut un véritable carrefour où se forgent les fondations d’un avenir économique plus solide pour le Togo. Aux côtés de Mme Árnadóttir, dont l’expertise reconnue en matière de développement international apporte un éclairage précieux, elle a salué les progrès notables accomplis par le Togo, tout en soulignant avec lucidité les défis qui persistent sur sa trajectoire. Par conséquent, les discussions, d’une richesse et d’une profondeur remarquables, ont permis d’esquisser une feuille de route ambitieuse où l’innovation, la coopération internationale et l’inclusion sociale s’entremêlent pour édifier une économie à la fois dynamique et équitable.
Les pépites togolaises sous les projecteurs : infrastructures, PME et ambitions globales au menu de l’EPTE
L’EPTE, véritable forum d’idées contemporain, a vu défiler un panel d’intervenants de premier plan. Ainsi, ministres, entrepreneurs visionnaires, experts internationaux et représentants engagés de la société civile ont confronté leurs perspectives dans un échange intellectuel stimulant. De ce fait, les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour l’avenir du Togo : la modernisation indispensable des infrastructures, l’essor vital des petites et moyennes entreprises et l’intégration stratégique du pays dans les chaînes de valeur régionales et mondiales. De plus, la plateforme industrielle d’Adétikopé, fleuron de l’industrialisation togolaise, illustre avec éclat les avancées significatives réalisées. Par ailleurs, le port de Lomé, l’un des plus performants d’Afrique de l’Ouest, s’impose comme une porte d’entrée privilégiée sur le commerce international, un atout majeur que le Togo ambitionne de valoriser pleinement.
Victoire Dogbé : l’artisane d’une métamorphose togolaise saluée par la communauté internationale
Cependant, au-delà des données économiques et des projets concrets, c’est l’énergie collective palpable qui a marqué les esprits. En effet, les participants, inspirés par les perspectives présentées, ont partagé une conviction commune : le Togo, grâce à ses réformes audacieuses, est en pleine transformation. Or, depuis sa nomination historique en 2020 comme première femme à la tête du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé incarne avec force cette dynamique de changement. Son parcours remarquable, jalonné d’expériences au sein des Nations Unies et d’initiatives de réforme au cœur de l’appareil gouvernemental togolais, lui confère une légitimité incontestable. Hier, elle a démontré sa capacité à mobiliser les énergies avec une autorité bienveillante autour d’une ambition partagée : ériger le Togo en modèle de croissance inclusive pour la région et au-delà.
Réformes payantes, défis tenaces : le Togo sur la voie d’une croissance durable mais vigilante
Les progrès salués lors de l’EPTE ne sont nullement le fruit du hasard. Ils s’inscrivent logiquement dans une dynamique initiée par des années de réformes courageuses et persévérantes. Notamment, la simplification des procédures administratives, l’amélioration de l’accès au financement pour les entrepreneurs audacieux et la promotion active de l’égalité des genres – illustrée par une représentation féminine significative au sein du gouvernement – témoignent d’une volonté affirmée de rompre avec les pratiques du passé. Toutefois, comme l’a souligné avec justesse la Première ministre, le chemin à parcourir reste semé d’obstacles. En particulier, la dépendance aux aléas des marchés mondiaux, les défis pressants liés au changement climatique et les inégalités persistantes exigent une vigilance constante et des efforts soutenus.
Néanmoins, un vent d’optimisme a indéniablement plané sur Lomé hier. En effet, les partenariats stratégiques noués avec l’OCDE et d’autres acteurs internationaux de premier plan ouvrent la voie à de nouveaux projets porteurs d’avenir, allant de l’agriculture durable à la digitalisation des services publics essentiels. De plus, les jeunes, dont la présence et l’engagement ont été remarquables lors des discussions, ont été placés au cœur de cette vision ambitieuse. Leur créativité, leur audace et leur soif d’entreprendre sont perçues comme le moteur essentiel d’un Togo qui aspire à un avenir brillant et refuse de se contenter de la stagnation.
L’aube d’un nouveau Togo ? L’espoir flotte dans l’air vibrant de Lomé.
Dans les rues animées de Lomé, où le tumulte de la ville se mêle à l’espoir palpable de ses habitants, une question demeure, aussi légère qu’une brise porteuse de promesses : cette journée marquera-t-elle véritablement le commencement d’un nouveau chapitre pour le Togo, où, fort de ses rêves et d’une détermination inébranlable, il s’élèvera parmi les nations qui inspirent le progrès et l’innovation ?
Davos, 20 janvier 2025 – Le Forum économique mondial (WEF) accueille cette semaine des leaders mondiaux pour sa réunion annuelle de 2025, une occasion cruciale pour discuter des défis planétaires et proposer des solutions novatrices. Parmi les figures marquantes présentes, Cina Lawson, Ministre de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale du Togo, représente fièrement son pays à cet événement de renommée internationale.
Cina Lawson et l’avenir numérique
Lors de ce sommet, Mme Lawson interviendra sur des thématiques majeures, notamment la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA) et le leadership à l’ère numérique. En effet, ces sujets, au cœur des débats mondiaux, sont essentiels pour bâtir un avenir inclusif et durable. « L’IA et le numérique offrent des opportunités immenses pour transformer nos sociétés, mais ils posent aussi des défis que nous devons relever ensemble avec responsabilité », a-t-elle déclaré avant son intervention.
Par ailleurs, le Togo, sous la conduite de Mme Lawson, s’est imposé comme un acteur dynamique dans la transformation numérique. Avec des initiatives visant à intégrer les technologies émergentes dans l’administration publique et les secteurs stratégiques, le pays est devenu un modèle en Afrique pour son approche proactive et inclusive du numérique.
Au cours de son intervention à Davos, Cina Lawson mettra en avant les progrès réalisés par le Togo en matière de gouvernance de l’IA, ainsi que les efforts du gouvernement pour assurer une transition numérique qui profite à tous. « Nous sommes ici pour partager notre expérience, mais aussi pour apprendre des autres et enrichir notre vision collective d’un monde numérique équitable et prospère », a-t-elle ajouté.
En outre, le Forum économique mondial de 2025, avec pour thématique » Naviguer dans la complexité globale », réunit des décideurs, des experts et des chefs d’entreprise pour discuter des moyens de faire face aux transformations rapides du monde. La participation du Togo à cet événement souligne l’engagement du pays à jouer un rôle de premier plan dans les discussions internationales sur l’avenir du numérique et de l’IA.
Enfin, alors que les sessions se déroulent à Davos, l’attention est particulièrement portée sur les interventions comme celle de Cina Lawson, qui illustrent comment les nations en développement peuvent non seulement suivre, mais aussi diriger l’innovation dans le paysage numérique mondial.
Lomé, 9 janvier 2025 – L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi de finances pour l’exercice 2025, marquant une étape significative dans la stratégie économique et sociale du Togo. Ce budget, équilibré en ressources et en charges à 2.394,2 milliards de francs CFA, affiche une augmentation de 9,9% par rapport à l’exercice précédent.
Loi de finances 2025 : priorité aux secteurs sociaux
Par ailleurs, une part substantielle du budget, soit 49%, est allouée aux secteurs sociaux, reflétant l’engagement du gouvernement envers l’amélioration des conditions de vie de la population. Cette allocation vise à renforcer l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes et l’inclusion financière.
La loi de finances 2025 introduit des réformes fiscales destinées à alléger les charges des entreprises et à stimuler la croissance économique. Parmi ces mesures figure la réduction des droits d’accises sur certains produits locaux et une baisse de 50% des droits de douane sur le gasoil utilisé par les industries. Ces initiatives visent à améliorer le climat des affaires et à renforcer la compétitivité des entreprises togolaises.
En plus des investissements dans les secteurs sociaux, le budget 2025 prévoit des programmes spécifiques pour renforcer la résilience des populations face aux défis économiques et sociaux. Ces programmes incluent des initiatives en faveur de l’emploi des jeunes, de l’inclusion financière et du développement des infrastructures de base.
Le gouvernement togolais, à travers cette loi de finances, réaffirme sa volonté de promouvoir une croissance économique inclusive et durable. Les orientations budgétaires pour la période 2025-2027 visent à renforcer la croissance économique tout en veillant à l’amélioration du déficit à 3% du PIB à partir de 2025.
En conclusion, la loi de finances 2025 traduit l’engagement du Togo à mettre en œuvre des réformes structurelles et des investissements stratégiques pour améliorer le bien-être de sa population et soutenir le développement économique du pays.
Lomé, 7octobre 2024 – L’économie togolaise poursuit sur sa lancée. C’est ce qui ressort des conclusions de la dernière session du Conseil national du crédit (CNC), tenue le vendredi 4 octobre dernier.
Présidé par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Essowè Barcola, ce rendez-vous a permis de faire le point sur la santé économique du pays. Selon les analyses présentées, le Togo devrait connaître une croissance de 6,6 % en 2024, après 6,4 % en 2023 et 5,8 % en 2022, un chiffre qui témoigne de la résilience de l’économie face aux chocs externes successifs.
L’économie du pays continue de faire preuve de résistance en dépit des diverses crises, qu’elles soient d’ordre sanitaire, géopolitique ou de sécurité. Cette performance est notamment portée par le secteur tertiaire, qui demeure le moteur de la croissance économique. Les réformes engagées dans le cadre de la Feuille de route gouvernementale, Togo 2025, ont contribué à créer un environnement des affaires plus favorable, attirant ainsi les investissements.
Des défis à relever
Si les perspectives économiques sont globalement favorables, le ministre de l’Économie a toutefois souligné la nécessité de poursuivre les réformes. Il a notamment appelé les acteurs du secteur bancaire et financier à proposer des mesures pour faciliter l’accès au crédit des TPME, développer des produits financiers adaptés à l’agriculture et à l’habitat, et améliorer la qualité des services financiers.
Les crédits en Croissance
Les crédits accordés au secteur privé et à l’État ont enregistré une hausse de 4 % en un an, atteignant 1968 milliards FCFA à fin juin 2023. Cette évolution positive témoigne de la confiance des acteurs économiques.
Le Gouvernement togolais entend capitaliser sur ces résultats pour accélérer le développement économique et social du pays. Le gouvernement mettra en œuvre de nouvelles réformes pour renforcer le secteur financier, améliorer le climat des affaires et soutenir les entreprises.
En somme, le Togo affiche une croissance économique soutenue, portée par des réformes ambitieuses et un environnement des affaires amélioré. Cependant, pour consolider ces acquis et assurer un développement durable, il est essentiel de poursuivre les efforts en matière de diversification économique, d’inclusion financière et de développement du capital humain. L’avenir du Togo dépendra de sa capacité à relever ces défis et à saisir les opportunités qui se présentent.
Tsévié, 9 juillet 2024 – Un atelier de trois jours sur le développement stratégique des entreprises et les stratégies de mobilisation de fonds se tient à Tsévié, du 8 au 10 juillet. Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), en collaboration avec les cabinets Kekar et Royal Consulting Group, cet événement réunit 75 opérateurs économiques de la région Maritime.
Renforcer les capacités des entreprises pour une croissance durable à Tsévié
L’objectif principal de cet atelier est de renforcer les capacités des participants en matière de gestion financière et de développement stratégique. En effet, les séances interactives permettent aux opérateurs économiques d’acquérir des outils pratiques pour le montage et la négociation de dossiers de financement, essentiels pour la croissance et la pérennité de leurs entreprises dans un environnement économique en constante évolution.
Développer une vision stratégique et explorer les opportunités de changement
Par ailleurs, les discussions portent sur l’élaboration de stratégies de développement solides, en tenant compte des défis actuels et des opportunités de changement. Les formateurs ont sensibilisé les participants à l’importance de choisir des modèles d’entreprise adaptés et d’adopter des méthodes de déploiement stratégique efficaces. Ils ont aussi insisté sur l’analyse et le suivi des stratégies déployées, en soulignant la nécessité d’adopter une approche dynamique et réactive aux tendances du marché.
Un appel à l’action pour une économie locale dynamique à
Éric Monlandjo, gérant du cabinet Kekar, a souligné l’importance cruciale de cette formation pour dynamiser l’économie locale et a encouragé les entrepreneurs à adopter une vision à long terme pour leurs entreprises. Il a mis en pratique la nécessité d’une maîtrise approfondie de l’environnement économique, l’utilisation d’outils de gestion modernes et la collaboration avec des conseillers qualifiés pour assurer la survie et le succès des entreprises dans le temps.
L’atelier s’achèvera le 10juillet sur un appel à l’action pour les opérateurs économiques, les incitant à intégrer les connaissances acquises et à mettre en œuvre des stratégies de développement robustes pour naviguer avec succès dans le paysage économique complexe de la région Maritime.
Lomé, 3 juillet 2024 –Un tournant décisif dans la mise en œuvre des projets du PNUD au Togo : une formation cruciale sur l’Approche Harmonisée de Transfert de Fonds (HACT) débute ce matin à Lomé. En effet, cet atelier, axé sur l’Approche Harmonisée de Transfert de Fonds (HACT), réunit 90 participants issus des ministères du gouvernement togolais et de la société civile. L’objectif principal de cette initiative est de renforcer l’efficacité, la transparence, la gestion des risques et l’impact des interventions du PNUD dans le pays.
Un partenariat solide au cœur du renforcement des capacités
Nabou Diaw , Représentant du PNUD au Togo, a salué la collaboration fructueuse avec le gouvernement togolais, soulignant l’importance de cette formation dans le renforcement des capacités des partenaires nationaux. Mme Alima Issifou , Directrice de la mobilisation de l’aide et du partenariat, a quant à elle encouragé une participation active et engagée de tous les acteurs impliqués, afin de garantir une maîtrise complète du processus de transfert et de gestion des ressources financières.
Par ailleurs, l’approche harmonisée de transfert de fonds (HACT) constitue une réponse stratégique aux défis posés par la gestion des fonds dans les projets de développement. En adoptant des méthodes standardisées, elle permet d’améliorer la coordination entre les différents partenaires et d’optimiser l’utilisation des ressources. En plus, la formation dispensée au cours des trois prochains jours offrira aux participants les outils nécessaires pour naviguer dans le cadre réglementaire complexe du transfert de fonds, tout en mettant l’accent sur l’importance de la responsabilité et de la responsabilisation dans la gestion des finances publiques .
Vers un meilleur avenir pour le Togo avec HACT
L’événement de ce matin illustre l’engagement partagé du PNUD et du gouvernement togolais en faveur du développement durable et de l’autonomisation économique du pays. Cette formation marque une étape significative dans la mise en œuvre des projets du PNUD au Togo et ouvre la voie à des résultats tangibles et mesurables en faveur des populations togolaises. En somme, Avec l’approche HACT, le PNUD et ses partenaires se positionnent à l’avant-garde de la gestion financière dans le secteur du développement, prêts à relever les défis et à saisir les opportunités qui se présentent pour un avenir meilleur au Togo.
Dans un monde où la digitalisation des services s’impose comme un moteur incontournable du développement économique, le Togo franchit une étape décisive avec le lancement de Databiz par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo). Inaugurée le 1er juillet, cette plateforme en ligne constitue une initiative stratégique visant à renforcer la visibilité des entreprises togolaises, un élément crucial pour stimuler leur croissance et leur compétitivité sur la scène internationale.
Databiz : un carrefour numérique pour l’échange et la collaboration
Databiz se présente comme un véritable carrefour numérique où les entreprises togolaises peuvent non seulement présenter leurs produits et services, mais aussi rechercher ceux offerts par d’autres acteurs économiques. Cette plateforme interactive favorise ainsi la création d’un écosystème d’affaires dynamique et interconnecté, stimulant les opportunités de collaboration et de croissance pour l’ensemble du secteur privé togolais.
Un outil précieux pour tous les acteurs économiques
Nathalie Bitho, présidente de la délégation spéciale de la CCI-Togo, souligne l’importance de Databiz en tant qu’outil essentiel pour les opérateurs économiques togolais. La plateforme s’adresse aussi bien aux entreprises désireuses d’élargir leur réseau et de pénétrer de nouveaux marchés qu’aux investisseurs à la recherche d’informations fiables pour des décisions éclairées. Databiz constitue également une ressource précieuse pour les étudiants et les chercheurs, qui pourront exploiter sa base de données pour leurs travaux académiques.
Facilitation des visas Schengen : un levier pour l’internationalisation des entreprises
En marge du lancement de Databiz, la cérémonie a également été l’occasion de mettre en lumière les avancées significatives concernant la facilitation des visas Schengen pour les opérateurs économiques togolais. Cette initiative, fruit d’un accord entre l’ambassade de France et les organisations patronales du pays, vise à simplifier les procédures de demande de visa et à encourager la participation des entreprises togolaises aux échanges internationaux.
Isabelle Rios Mestre, agent du service des visas au consulat de France, a clarifié les nouvelles procédures, rappelant notamment le délai minimum de 15 jours ouvrables pour le dépôt des demandes. Elle a également encouragé les demandeurs à anticiper leurs besoins en matière de visa, permettant des dépôts jusqu’à six mois avant la date de départ prévue.
Databiz et visas Schengen : Un duo gagnant pour le développement économique du Togo
Databiz et la facilitation des visas Schengen symbolisent le dynamisme et la volonté du Togo d’accompagner les entreprises togolaises dans leur conquête des marchés internationaux. Ces deux initiatives, fruits d’une collaboration étroite entre le secteur public et privé, illustrent le potentiel du Togo à tirer parti des opportunités offertes par la mondialisation. Elles constituent des jalons importants dans la construction d’un avenir économique prometteur pour le pays.
Lomé, 24 juin 2024 – Le Togo a réalisé une performance remarquable sur le marché des titres publics de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) le 24 juin 2024. Initialement prévue pour mobiliser 30 milliards de FCFA, l’opération a dépassé les attentes en levant 32, 11 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 107%. Ce succès témoigne de la confiance des investisseurs dans la solidité économique et la gestion financière du pays.
Malgré un contexte économique mondial incertain, le Togo a su tirer son épingle du jeu grâce à sa stratégie efficace de mobilisation des capitaux. Les spécialistes financiers apprécient cette performance, déclarant que la politique économique prudente et la gestion rigoureuse des finances publiques du pays ont contribué à ce succès.
Les fonds levés serviront à financer des projets de développement prioritaires dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’éducation et la santé. Cette opération ouvre également la voie à de futures émissions de titres, renforçant ainsi la position du Togo comme destination de choix pour les investissements en Afrique de l’Ouest.
En somme, le succès du Togo sur le marché des titres publics de l’UMOA est un signe encourageant pour la suite et confirme la capacité du pays à naviguer dans un environnement économique régional complexe. Les observateurs internationaux et les agences de notation suivront de près les prochaines étapes du Togo, qui s’affirment comme un acteur économique de premier plan dans la région.
Situé au cœur de la dynamique sous-région ouest-africaine, le Port de Lomé vient de franchiser une étape significative dans son développement avec le lancement des opérations de transbordement de la Pacific International Lines (PIL), l’une des plus grandes compagnies de transports maritimes au monde. Cette avancée majeure est symbolisée par l’arrivée du Kota Tema, un navire impressionnant par sa capacité de plus de 7. 000 conteneurs, qui marque non seulement un renouveau dans la flotte de PIL mais aussi une notable en termes de performance et de capacité logistique.
Un tournant pour le port le plus profond de la région
Par ailleurs, le démarrage de ces opérations constitue un tournant décisif pour le Port de Lomé, qui détient le titre de port le plus profond de la région. Il s’inscrit dans une vision à long terme visant à transformer la plateforme portuaire en un hub central pour les activités de transbordement. Ce développement promet d »des perspectives nouvelles et de relever des défis inédits, notamment la création d »un cluster économique centré sur le transbordement, qui pourrait stimuler l »économie locale et régionale.
Fondée en 1967, la Pacific International Lines s’est imposée comme un acteur majeur sur la scène internationale du transport de conteneurs, avec un réseau de services s’étendant sur plus de 500 destinations dans 90 pays. En plus, sa présence est particulièrement notable en Afrique, où elle contribue activement au développement des infrastructures logistiques et au renforcement des échanges commerciaux.
Le partenariat établi il y a deux ans avec la Plateforme industrielle d’Adetikopé (PIA) témoigne de l’engagement de PIL à soutenir la croissance économique de la région. En effet, ce partenariat facilite le transfert des conteneurs en transit vers les pays de l’hinterland, contribuant ainsi à l’essor du commerce régional. Ce partenariat stratégique souligne l’importance du Port de Lomé comme pivot logistique et sa contribution essentielle au commerce et à l’industrie dans la sous-région.
Un avenir prometteur pour le Port de Lomé
Avec ces développements récents, le Port de Lomé s’affirme comme un acteur clé dans le domaine du transport maritime en Afrique de l’Ouest. Sa collaboration avec PIL est un pas de plus vers la réalisation de son potentiel en tant que centre névralgique du commerce régional et international. L’avenir semble prometteur pour le Port de Lomé, qui continue de se positionner comme un port de choix pour les géants du transport maritime mondial, tout en contribuant au dynamisme de l’essor économique de la sous-région.
Dans une démarche innovante visant à stimuler l’économie nationale, le ministère du commerce de la République togolaise a lancé un concours créatif ouvert au public. Ce concours a pour objectif de concevoir un jingle accrocheur qui servira à promouvoir la consommation des produits locaux. Cette initiative s’inscrit dans une série d’efforts déployés par le gouvernement pour encourager les citoyens à soutenir les producteurs et entrepreneurs locaux, renforçant ainsi l’indépendance économique du pays.
Le Togo lance un concours de jingle pour promouvoir la consommation locale
Le concours, ouvert du 10 juin au 31 juillet 2024 , est accessible à tous les citoyens togolais, qu’ils agissent à titre individuel ou en groupe, à condition que chaque membre respecte les critères établis. Le ministère souligne l’importance de l’unité et de la collaboration, permettant ainsi à des collectifs de mettre en communauté leur créativité et leur patriotisme. Chaque participant est invité à soumettre une composition originale, ne dépassant pas 30 secondes, accompagnée d’une version étendue limitée à deux minutes et trente secondes.
Les participants peuvent visiter le site web du ministère du commerce (lien à insérer) pour obtenir plus de détails sur le concours et télécharger le règlement. Le gagnant du concours recevra une récompense substantiellement d’ un million cinq cent mille francs CFA (1 500 000 FCFA) , une somme qui témoigne de l’engagement du gouvernement à investir dans les talents locaux. Ce prix vise non seulement à récompenser la créativité, mais aussi à servir d’incitation pour d’autres à contribuer activement au mouvement du « consommer local ».
Depuis 2020, le Togo célèbre annuellement en octobre le mois du « consommer local », une initiative qui a pour mais de mettre en lumière la richesse et la diversité des produits fabriqués au sein du pays. Cette tradition annuelle est devenue un moment clé pour les producteurs locaux de présenter leurs marchandises et pour les consommateurs de découvrir et d’adopter des produits fabriqués localement, contribuant ainsi à la prospérité économique et à la fierté nationale.
Lomé, le 3 juin 2024 – Le Togo, petit pays d’Afrique de l’Ouest, est actuellement en première ligne de la lutte pour la transparence fiscale. La capitale, Lomé, accueille la 15ème réunion de l’Initiative Afrique, un programme international visant à promouvoir les bonnes pratiques fiscales. Fondée en 2014, cette initiative réunit des représentants de 42 pays et d’une dizaine d’organisations internationales.
Un rassemblement pour évaluer et partager
Pendant trois jours, les délégués, dont le Commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR), Philippe Tchodie, et Edward Kieswetter, Commissaire du Service des Impôts sud-africains (South African Revenue Service – SARS), se pencheront sur les dix années d’engagement de l’Initiative en faveur de la transparence fiscale sur le continent. Ils échangeront également sur les meilleures pratiques et partageront leurs expériences respectives.
Renforcer la coopération internationale
L’enjeu principal de cette réunion est de renforcer la coopération entre les États pour lutter contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites. Akou Mawussé, Directrice de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances, a souligné l’importance de ces défis pour les administrations fiscales : « Nous sommes confrontés à des enjeux considérables tels que la corruption et l’évasion fiscale. défis nous offrons également des opportunités uniques de renforcer notre coopération régionale et internationale .
Publication du rapport annuel sur la transparence fiscale
La clôture se réunira mercredi avec la publication du dernier rapport annuel sur la transparence fiscale en Afrique. Ce rapport permettra d’évaluer les progrès réalisés et d’identifier les domaines nécessitant des améliorations.
Le Togo, membre actif de l’Initiative Afrique
Rappelons que l’Initiative Afrique compte actuellement 42 pays membres, dont le Togo. Ce pays, malgré sa taille modeste, joue un rôle essentiel dans la promotion de la transparence fiscale sur le continent.
Dans son dernier rapport intitulé Africa’s Pulse, la Banque mondiale projette un rebond de la croissance économique en Afrique subsaharienne pour les années 2024 et 2025. Cette région, qui a enregistré une croissance de 2,6 % en 2023, devrait connaître une légère progression avec un taux de 3,4 % en 2024 et 3,8 % en 2025. Cependant, malgré cette perspective positive, des défis subsistent.
Inflation : Une situation délicate
L’inflation, bien qu’en baisse, demeure un sujet de préoccupation. En effet, elle est passée de 7,1 % en 2023 à 5,1 % en 2024 en moyenne. L’institution de Bretton Woods souligne que cette inflation élevée pourrait impacter la stabilité économique de la région.
Endettement insoutenable et liquidités extérieures
Les gouvernements africains font face à des problèmes de liquidités extérieures et d’endettement insoutenable. Malgré un ralentissement de la progression de la dette publique, ces défis persistent et nécessitent une gestion prudente.
Togo : Des prévisions encourageantes pour le rebond de la croissance économique
Au Togo, les perspectives sont plus positives. Le taux de croissance devrait ralentir légèrement en 2024, atteignant 5,1 %. Cette évolution s’explique par les efforts d’assainissement budgétaire, la faiblesse de la demande extérieure et l’incertitude régionale. Quant à l’inflation, les autorités publiques espèrent maintenir la tendance baissière amorcée l’an dernier, passant de 5,3 % à 2,7 % en 2024.
En somme, le rebond de la croissance économique en Afrique subsaharienne est porteur d’espoir, mais il convient de rester vigilant face aux défis persistants.
Lomé, le 11 avril 2024 – Le gouvernement togolais a annoncé aujourd’hui que le taux d’intérêt légal pour l’année 2024 a été fixé à 5,0336%. Cette mesure, prise lors du Conseil des ministres, marque une hausse significative par rapport à l’année précédente, où le taux était de 4,2205%.
Hausse significative du taux d’intérêt par rapport à l’année précédente
La loi uniforme de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) décrète le taux de l’intérêt légal pour tous les pays membres pour toute l’année civile. Il sert de référence pour calculer les intérêts de retard dans divers domaines tels que les transactions commerciales, les paiements de pension alimentaire et les retards de paiement de factures.
Le taux d’intérêt légal est un outil essentiel pour garantir le respect des délais de paiement et éviter les retards injustifiés. En l’absence d’un accord contractuel spécifique entre les parties concernées, on applique automatiquement les termes. Ainsi, toute personne ou entreprise en situation de retard de paiement devra tenir compte de ce taux pour déterminer le montant des intérêts dus.
Cette décision du gouvernement togolais reflète également les conditions économiques et les politiques monétaires en vigueur. Le taux d’intérêt légal, généralement bas, peut subir des révisions périodiques en réponse aux fluctuations du contexte économique.
Les acteurs économiques, qu’ils soient créanciers ou débiteurs, devront donc prendre en considération ce barème lors de leurs transactions et litiges commerciaux. Cette mesure vise à encourager la ponctualité dans les paiements et à maintenir un environnement commercial sain.
Lomé, Togo – Dans un effort continu pour dynamiser son économie maritime, le Togo a franchi une étape importante avec la présentation d’une proposition technique pour la mise en place d’un Guichet Unique Maritime. Le Ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, M. Kokou Edem TENGUÉ, a eu l’honneur de présenter cette initiative lors d’une visioconférence.
En effet, cette proposition, qui bénéficie du soutien de l’Organisation Maritime Internationale et de diverses parties prenantes, est comme un jalon crucial dans la quête du Togo pour l’excellence dans le secteur maritime. Le Guichet Unique Maritime vise à simplifier les procédures administratives, favoriser la transparence et accélérer le traitement des opérations maritimes, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur l’efficacité des échanges commerciaux et la compétitivité du port de Lomé.
Le ministre TENGUÉ a souligné l’importance de cette initiative, déclarant : “Le Guichet Unique Maritime est une avancée majeure pour notre nation. Il témoigne de notre engagement à promouvoir une économie maritime robuste et à renforcer notre position en tant que leader régional dans ce domaine.”
Avec cette démarche, le Togo espère non seulement améliorer ses propres opérations maritimes mais aussi encourager une collaboration plus étroite entre les pays de la région pour le développement d’une économie maritime durable et prospère en Afrique de l’Ouest.