Foot : tour du Sénégal pour le trophée de la Can

Sur instructions du président Macky Sall, la coupe gagnée le 6 février dernier sillonnera les 14 régions du pays.Plus de trois mois après le sacre historique de l’équipe nationale du Sénégal à la Coupe d’Afrique des nations de football, le bonheur sera prolongé par la tournée du trophée longtemps convoité. « La cérémonie de lancement de l’opération baptisée Trophy Tour aura lieu le lundi 16 mai au Musée des civilisations noires », informe un communiqué du Comité d’organisation reçu dimanche à APA. 

Au lendemain de la victoire finale des Lions, opposés aux Pharaons d’Égypte, une marée humaine a accueilli les héros de tout un peuple. La parade, débutée l’après-midi à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Dakar, a pris fin au milieu de la nuit au Palais présidentiel. Car le bus transportant le sélectionneur Aliou Cissé et ses protégés, entouré par une foule en transe, avançait très lentement.

Dans les autres régions du Sénégal, ces instants magiques ont été suivis en direct grâce à la retransmission de la télévision publique. Par souci d’équité, le chef de l’État a tenu à ce que « le trophée continental puisse (également) être présenté aux populations » de l’intérieur du pays, explique le document.

À cet effet, « une caravane (avec une animation d’artistes et de comédiens de renom) à travers les grandes artères des capitales régionales est prévue. Une cérémonie officielle de présentation du trophée se déroulera dans chaque région selon les modalités définies par les gouverneurs en parfaite synergie avec les inspecteurs régionaux de sport et les présidents des Ligues régionales de football. 
Le point final des manifestations sera un concert avec une tête d’affiche, des artistes et comédiens du terroir », détaille la source.

Le Trophy Tour se veut « un grand moment de communion et de partage de la fierté d’appartenir à une nation de sports et de sportifs. (Une occasion) pour entretenir et consolider le sentiment national dans le travail et la solidarité », conclut le communiqué.

E-sport en Afrique : le jeu en vaut la chandelle

Sur le continent noir, le sport électronique gagne en popularité à mesure qu’Internet se démocratise pour donner naissance à un écosystème du jeu vidéo.Mannettes à la main, casques sur la tête, deux garçons sont totalement en immersion dans un jeu de combat en ligne. Ça chuchote et ça gesticule dans une grande salle remplie de consoles en tout genre. La scène se déroule dans un bel immeuble d’un quartier résidentiel de Dakar situé à un jet de pierre de l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor.

Nous sommes au siège de l’Association des gamers du Sénégal (Sengames) née en 2010 et au quartier général de la Légion officielle des joueurs d’e-sport du Sénégal (Solo e-sport, sigle en anglais). Ici, « les jeunes adhérents peuvent venir, moyennant 2000 F CFA (un peu plus de 3 euros) par heure, passer de bons moments. Nous avons les nouveautés dans le domaine des jeux vidéo. La vente de produits comme les maillots et la location de l’appartement pour des évènements en lien avec l’e-sport nous rapportent aussi de l’argent », explique Baba Dioum, le maître des lieux.

Cet espace convivial, où toute la décoration renvoie au gaming, a récemment reçu la visite de Sophie Diallo, la Directrice Générale du Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT). But des deux parties : « mettre en place de formations certifiantes sur les métiers du jeu vidéo et faire éclore des talents ».

L’e-sport, ayant fait son entrée dans le reconnu dictionnaire Larousse en 2018, se définit comme la pratique compétitive des jeux vidéo en réseau local ou via Internet, sur consoles ou ordinateurs. Les parties, en présentiel ou en ligne, peuvent opposer des personnes voire des équipes.

En pleine expansion, ce marché offre une kyrielle d’opportunités à une Afrique de plus en plus connectée. « L’e-sport est en train d’exploser sur notre continent. On assiste à la création de nombreuses fédérations notamment celle du Maroc », note M. Dioum, président de Sengames et manager de Solo e-sport, le premier club professionnel du Sénégal.

Papa Adama Fally Thiam en est l’une des têtes d’affiche à l’international. « Ma passion est devenue un métier. Je me suis fait connaitre grâce à l’e-sport », raconte ce joueur surnommé Dexx dans son univers.

Quatre fois champion du Sénégal, vainqueur du tournoi Afrique-Europe et vice-champion d’Afrique, il est devenu un gamer dans l’âme par un concours de circonstances. « C’est l’un de mes cousins qui m’a appris à jouer. On allait souvent ensemble dans les salles de jeu. Mais ma mère, qui travaille aux Etats-Unis, nous forçait à rester à la maison. Pour y arriver, elle nous achetait des consoles. Je jouais donc beaucoup », se remémore M. Thiam. Un hobby qui ne l’a pas du tout empêché de poursuivre ses études jusqu’à préparer aujourd’hui une thèse en Pharmacie.

Dans le monde, le potentiel économique de l’e-sport ne fait plus débat. Les revenus qu’il génère sont passés de 957 millions de dollars en 2019 à 1,08 milliard de dollars en 2021 selon Statista. Ce site web de données ajoute que « la croissance devrait continuer pour atteindre plus d’1,6 milliard de dollars en 2024 ».

Le marché vidéoludique planétaire vaut plus de 300 milliards de dollars d’après le cabinet de conseil Accenture. Flairant le bon filon, le Bénin a sollicité l’expertise de Nicecactus, une société française spécialisée notamment dans l’organisation d’évènements e-sportifs, pour abriter sur son sol, en juillet prochain, une véritable compétition continentale : l’International Africa Gaming Cup (IAGC).

Actuellement, « l’Afrique du Sud est le leader de l’e-sport sur le continent. L’Égypte talonne la nation arc-en-ciel. Le Maroc est également sur une bonne voie éclairée par le Roi. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria avancent bien. Le Kenya n’est pas en reste. L’Afrique est promise à un bel avenir dans l’e-sport. C’est un pari sur le long terme », se persuade Baba Dioum, assis dans une pièce à la lumière tamisée. Cependant, il apparaît que des défis spécifiques restent à relever.

Goulots d’étranglement 

Des e-sportifs africains semblent capables de titiller les meilleurs, mais leur continent a encore du chemin à faire dans certains domaines. « Il n’y a pas assez de structures et d’investisseurs.
La connectivité Internet laisse à désirer globalement. Les serveurs ne sont localisés qu’en Afrique du Sud », indique le chef de file des gamers sénégalais.

En fait, « des serveurs en nombre suffisant sont nécessaires car ils permettent d’avoir une connexion stable pour les jeux en ligne. Cela diminuerait le temps de latence. Quand un Africain vivant sur le continent joue contre un Européen ou un Américain, ces derniers ont un avantage sur lui », admet M. Dioum.

Poursuivant, ce trentenaire aux dreadlocks rappelle qu’« au Sénégal, des joueurs professionnels ont émergé entre 2017 et 2019. Leurs performances n’ont pas été à la hauteur des attentes parce que le pays ne disposait pas encore de la fibre optique ». 

Avec ce fil en verre ou en plastique dans lequel passe Internet, « les choses ont beaucoup évolué. Les joueurs peuvent maintenant effectuer leurs entraînements et participer à des tournois en ligne dans de très bonnes conditions. Il faut que certains pays africains progressent dans ce sens », souhaite le natif de Saint-Louis, dans le Nord du Sénégal.

L’e-sport africain souffre également de « la non-reconnaissance de certains studios de développement de jeux qui se basent sur des chiffres selon lesquels on achète peu de jeux. C’est pourquoi, l’Afrique n’est parfois pas retenue dans leurs circuits de compétitions.
On se bat pour inverser cette tendance », rassure Baba Dioum.

Seules l’Afrique du Sud et l’Égypte ont l’opportunité de participer aux tournois internationaux majeurs comme les Fifa Global Series qui se tiennent annuellement. Dans une joute de moindre envergure, la Gamers Assembly à Poitiers (France) ayant rassemblé 68 joueurs, Dexx de Solo e-sport s’est classé 2e pour empocher un chèque de 300 euros (environ 200.000 F CFA).

« Ce club est le fruit d’un partenariat entre Sengames et l’ambassade de France au Sénégal qui a lancé, en début 2020, un appel à candidatures pour le financement de projets innovants. Nous avons reçu un financement de deux ans qui nous a permis de louer un local, de recruter des joueurs payés chaque mois et d’acheter du matériel », fait savoir le manager.

Même si les fonds de l’ambassade de France au Sénégal sont épuisés, Solo e-sport a signé « des contrats de sponsoring avec la Société Générale de Banques au Sénégal (SGBS) et Dakar VTC. Nous sommes en discussion avec d’autres marques. Auparavant, on avait beaucoup de mal à approcher les potentiels sponsors puisqu’il y avait une énorme concurrence de la lutte avec frappe et du foot », argumente Baba Dioum.

Une dizaine de joueurs pro au total, s’entraînant obligatoirement 20 heures par semaine, défendent les couleurs du club. « Ils peuvent faire 10 heures chez eux et autant au siège. En période de compétition, ce quantum horaire est susceptible d’être revu à la hausse à la demande des coachs. De plus, nous sommes en train de former des amateurs qui veulent passer pro », informe ce spécialiste des technologies numériques.

À l’en croire, l’e-sport au Sénégal se porte très bien : « Je taquine les footeux en leur disant que les gamers ont inspiré l’équipe nationale en remportant une Coupe d’Afrique des nations avant elle. En août 2021, nous avons gagné deux tournois continentaux dans les jeux vidéo Fifa et PES ».

Le challenge du patron de Solo e-sport, issu d’une famille passionnée de jeux vidéo, est de se développer davantage pour que les gamers tirent l’essentiel de leurs revenus de l’e-sport.

Sahel : l’innovation au secours de l’agriculture

Un ensemble d’initiatives sont prises au Sahel pour des systèmes agroalimentaires durables et résilients au changement climatique.S’adapter et innover pour être résilient. Dans la région sahélo-saharienne, la pratique de l’agriculture se réinvente pour mieux faire face aux effets du changement climatique. L’initiative DeSIRA (Development Smart Innovation through Research in Agriculture) lancée lors du One Planet Summit de Paris en 2017, finance neuf projets visant à booster l’innovation dans l’agriculture et la transformation des systèmes alimentaires des pays partenaires.

Le premier, dénommé « ABEE, sigle anglais (Favoriser l’autonomisation des réseaux ouest africains de sélection et de vulgarisation) », vise à mettre en œuvre une approche mieux coordonnée en sélection variétale au niveau national et régional, en plaçant des sélectionneurs de cinq spéculations cibles (mil, sorgho, fonio, arachide et niébé) provenant de trois pays (Burkina Faso, Niger et Sénégal) au cœur de l’action. L’objectif est d’améliorer et moderniser leurs pratiques de sélection et mieux répondre à la demande du marché.

Le deuxième projet cherche à adapter l’accès aux ressources agro-pastorales dans un contexte de mobilité et de changement climatique pour l’élevage pastoral au Tchad (ACCEPT). Le 3e projet ambitionne d’améliorer la productivité des cultures et la résilience climatique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali (APSAN-Mali).

Pour soutenir le développement des petites pousses de l’économie de la région, l’initiative « BIOSTAR » va approvisionner en bioénergies durables les PME agroalimentaires au Sahel.

La séquestration du carbone et des émissions de gaz à effet de serre dans les écosystèmes agro-sylvo-pastoraux des pays membres du Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) est le 5e programme de l’initiative « DeSIRA ». Il a pour objectif global d’améliorer l’évaluation du bilan carbone de ces écosystèmes. Cela permettra de mieux quantifier leurs impacts sur le changement climatique pour l’élaboration des politiques d’élevage adaptées au Sahel.

Parmi les neufs projets « DeSIRA », figure aussi le programme « FAIR Sahel » portant sur l’intensification agro-écologique afin de favoriser la résilience des exploitations dans la région.

L’Innovations pour l’intensification durable des systèmes agricoles irrigués résilients face au changement climatique au Niger (INV-Niger) porte quant à lui sur la recherche-action participative dans le domaine de l’agriculture irriguée. Elle doit contribuer à l’amélioration de la résilience des familles nigériennes face au changement climatique grâce à l’innovation dans les agrosystèmes irrigués.

L’Intensification de la production agricole par la mise à l’échelle de pratiques et technologies d’irrigation innovantes et adaptées (IRRINN, sigle anglais) et Santés & Territoires (S&T) sont les deux autres projets financés par « DeSIRA ».

Le premier vise à développer une plateforme claire, simple et présentant un bon rapport coût/efficacité afin de soutenir l’innovation en matière de petite irrigation. La plateforme inclura des composantes techniques, organisationnelles et financières et sera testée en situation réelle avec des agriculteurs.

Le second a pour objectif d’améliorer conjointement la santé humaine, des systèmes de production agricole et de l’environnement, puis d’impacter positivement et durablement les moyens d’existence des populations sur des territoires donnés.

Tous ces projets, dotés d’un budget global de 55 millions d’euros, « sont en phase de démarrage », a fait savoir le Coordonnateur du projet « Dissémination des innovations en zone sahélienne (DISSEM-INN) », Robin Bourgeois.

DISSEM-INN propose à ces neuf initiatives « DeSIRA » de capitaliser leurs pratiques et de réfléchir collectivement au passage à échelle de leurs innovations en créant des espaces de dialogue multi-acteurs.

« Tous les projets reposent sur la recherche-action participative qui est une façon de travailler permettant de se rapprocher au plus près des personnes avec lesquelles on travaille, de comprendre leurs besoins, de voir elles-mêmes les solutions qu’ils ont développées et comment la recherche pouvait les améliorer ou à proposer des solutions alternatives », a expliqué M. Bourgeois.

A partir de 2023, les résultats issus de ces différents projets seront partagés pour une application à l’échelle nationale dans les pays concernés, a indiqué le chercheur, jeudi à Saly (Sénégal), où se tient, depuis le 10 mai, l’atelier régional de partage des méthodes utilisées dans ces différents projets.

Sénégal : l’opposition ne s’accorde toujours pas

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA titrent principalement sur le branle-bas noté au sein de la principale coalition de l’opposition suite aux investitures qui ne satisfont pas tous les alliés.« Les investitures sapent la solidité des coalitions », indique Le Soleil, notant que l’opposition est face à l’épreuve des élections législatives du 31 juillet prochain. « Les incohérences sur certaines listes augmentent les frustrations », explique un chercheur en sciences politiques dans le journal.

EnQuête note que « les germes de l’implosion » s’installent dans Yewwi Askan Wi (YAW, libérer le peuple), soulignant que les investitures pour les Législatives « menacent les fondements » de la coalition.

« YAW en eaux troubles » à cause du non respect de la parité et des tirs groupés entre leaders, note de son côté L’AS. « Tout ce qui nous arrive relève de calculs politiciens de quelques uns », affirme Cheikh Tidiane Dièye, l’un des membres de la coalition frustré par son positionnement dans les listes déposées pour les élections législatives du 31 juillet prochain.

Sud Quotidien note la poursuite du bras de fer autour de la liste de YAW et des sept sièges du département de Dakar, plongeant cette coalition de l’opposition et la mouvance présidentielle « en pré-campagne ». Mais « en cas d’invalidation, Yewwi Askan Wi pourrait trouver une consolation sur la liste nationale à Dakar », signale un spécialiste interrogé par le journal.

Malgré les frustrations dans sa coalition, Ousmane « Sonko brûle les mandats », d’après Vox Populi, en réaction à la sortie du président Macky Sall. « Je ne suis pas focus sur des mandats, je ne réfléchis pas à un second mandat. Ce n’est pas mon problème », a dit l’opposant, actuel maire de Ziguinchor (sud).

Toutefois, le secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, déclare dans Walf Quotidien que « sur le mandat, le point de vue de Macky Sall n’a pas varié ». Cependant, « je n’ai pas à le contredire ou l’attaquer publiquement », a-t-il précisé.

Foot : le trophée du Mondial en tournée

La statuette de 6,142 kilogrammes en or massif sera présentée dans 51 pays et territoires de la planète.Top départ. Ce jeudi, l’Espagnol Iker Casillas et le Brésilien Kaká ont entamé un voyage avec le trophée qui les mènera dans 32 pays, tous qualifiés à la prochaine Coupe du monde prévue au Qatar. Cette tournée, la cinquième du genre, a été lancée à Dubaï, aux Emirats arabes unis.

Iker Casillas, gardien et capitaine de la Roja, a joué un rôle majeur dans le sacre historique lors du tout premier Mondial joué en Afrique. « J’ai connu l’apogée de ma carrière en 2010 (en Afrique du Sud), lorsque j’ai soulevé ce trophée avec l’Espagne. C’est beau de se dire que, dans quelques mois, au Qatar, quelqu’un va connaître les mêmes émotions. Je suis très fier d’être ici aujourd’hui pour lancer la tournée qui va partir à la rencontre des supporters du monde entier », s’est réjouie la légende du Real Madrid.

Pour sa part, Ricardo Izecson dos Santos Leite dit Kaká a goûté à l’ivresse d’une victoire finale à la Coupe du monde en 2002. Une édition co-organisée par la Corée du Sud et le Japon. Agé de 20 ans à l’époque, le Ballon d’or France Football 2007 en garde de très bons souvenirs : « Je venais de réaliser mon rêve. C’est un formidable honneur d’être présent pour la première étape de la tournée ».

Romy Gai, le Directeur commercial de la Fédération internationale de football association (Fifa) a souligné que cette initiative « témoigne de l’engagement (de l’instance faîtière) pour un football véritablement mondial. C’est avant tout l’occasion pour nous de placer sur le devant de la scène tous ceux qui aiment le foot partout sur la planète ».

La Coupe du monde, suivie par des milliards de personnes, est programmée du 21 novembre au 18 décembre 2022. L’Afrique sera représentée au Qatar par le Sénégal, champion d’Afrique en titre, le Ghana, le Cameroun, la Tunisie et le Maroc. Jusque-là, la meilleure performance d’une sélection du continent noir reste les quarts de finale. Et seuls le Cameroun (1990), le Sénégal (2002) et le Ghana (2010) ont pu atteindre ce stade de la compétition.

Bolloré Logistics décarbonise ses solutions de route

Le biocarburant utilisé par l’entreprise permet de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre.Le 1er avril 2022, Bolloré Logistics a mis en service une nouvelle navette roulant au biocarburant B100. Cette solution de bout en bout, conçue pour tous les pré et post acheminements aériens, assure 6 jours sur 7 une rotation entre les sites Bolloré Logistics de Lyon et Roissy Charles De Gaule. Elle s’inscrit pleinement dans la volonté de Bolloré Logistics de décarboner les solutions proposées à ses clients, qu’elles soient routières, maritimes ou aériennes.

Cent pour cent végétal, renouvelable et totalement tracé, le biocarburant de type B100 est issu d’huile de Colza français uniquement. Il permet de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre et de 80 % les particules fines.

« En région, nous participons à plusieurs initiatives collectives pour décarboner le transport, que ce soit avec l’aéroport, mais aussi avec des associations ancrées sur leurs territoires. Nous souhaitons être moteurs et favoriser l’utilisation par nos clients de ces solutions plus vertueuses », a déclaré Géraldine Staron, Directrice régionale Rhône-Alpes Est de Bolloré Logistics.

Bolloré Logistics a par ailleurs pour objectif d’augmenter de 15 à 20 % ses services sur le report modal dans la région en favorisant notamment l’utilisation du rail. L’entreprise a également lancé une grande étude auprès des Directeurs RSE et Directeurs Supply Chain, en coopération avec un groupe d’étudiants de l’EM Lyon, pour sensibiliser les grands chargeurs implantés dans la région.

Dans les semaines à venir, Bolloré Logistics poursuivra la mise en service et le renouvellement de sa flotte avec quatre nouveaux camions roulant au B100 avec l’objectif d’une flotte 100 % en biocarburants dans les prochaines années.

Cette initiative participe à l’objectif de l’entreprise réduire de 30 % ses émissions de CO2 sur les prestations de transport livrées à ses clients d’ici 2030 en ligne avec son programme RSE « Powering Sustainable Logistics » lancé en 2018.

Sénégal : l’opposition dans la tourmente

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA titrent principalement sur la polémique née du rejet de la liste de la principale coalition de l’opposition, Yewwi Askan Wi (YAW, libérer le peuple), à Dakar.L’AS note « de l’électricité dans l’air » après le « non respect de la parité de YAW à Dakar ». Le journal rapporte que le maire de Dakar Barthélémy Dias « tente de forcer le passage pour entrer à la Direction générale des élections (DGE) ».

Même s’il a été « recadré » par la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY, ensemble pour un même espoir), « Barth crie au complot d’Etat et menace », selon Vox Populi. « Nous n’accepterons pas d’être forclos sur cette base. Si notre liste est bloquée, il n’y aura pas d’élections à Dakar », dit-il. En revanche, « BBY lui promet la loi du talion » en indiquant que « dorénavant la coalition sera prête à faire face ».

Par ailleurs, le professeur de droit Ngouda Mboup appelle à ne pas créer « de problèmes dans ce pays » avec le risque de rejet de la liste de YAW à Dakar. « Il y a des situations qui sont facile à gérer », explique le juriste qui invoque notamment « la jurisprudence » avec « le désistement de Djibril Ngom », le mandataire qui avait fui avec les listes de YAW lors des dernières élections locales à Matam (nord), et « la liste de BBY non paritaire à Mbacké (centre) ».

Le Soleil précise que la liste de Yewwi Askan Wi a été déclarée « irrecevable pour non respect de la parité ». EnQuête apporte « les éclairages de la loi » sur la polémique sur les listes de YAW à Dakar. « Le non respect de la parité, si c’est avéré, est une cause d’irrecevabilité », explique le journal, citant la loi électorale.

Vox Populi note en outre que « des partis frustrés dévoilent les scandales dans YAW ». Ils dénoncent des « pratiques antidémocratiques, hégémoniques, l’esprit partisan et les calculs politiciens ». Pour Le Quotidien, ils sont « tous ego à YAW ». Le journal évoque « la colère » de plusieurs leaders de cette coalition de l’opposition dont Djamil Sy, Bamba Dièye, Moustapha Guirassy et Cheikh Tidiane Dièye.

L’Observateur note de son côté que Yewwi Askan Wi est atteinte du « syndrome +poste+ traumatique », soulignant « ces éléments brandis par Bamba Dièye et Cie constitutifs d’un homicide politique volontaire ». Par ailleurs, le journal se pose des « questions autour du poids des frustrés et de l’impact d’un départ en masse ».

Sénégal : Greenpeace pour plus de transparence dans le secteur de la pêche

L’ONG britannique dénonce plusieurs « violations de la loi » dans l’attribution des licences de pêche par le ministère de l’Economie maritime.Selon le rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), il a été constaté, dans certains cas, la délivrance par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime d’une lettre de garantie dite « promesse de licence de pêche » à des navires en phase de naturalisation. « Pourtant, relève Greenpeace Afrique, cette pratique n’est prévue, ni par le Code de la pêche maritime, ni par une disposition réglementaire habilitant l’autorité concernée à procéder de la sorte ».

Par ailleurs, souligne l’organisation non gouvernementale, l’attribution de la licence de pêche démersale profonde, option « chalutiers, poissonniers et céphalopodiers » à des bateaux, constitue « une violation de la loi » par le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime sur la période 2014 – 2019. A en croire Greenpeace qui cite l’Ofnac, cette catégorie de licence n’existe pas encore.

Dans son rapport, l’Ofnac a également noté d’autres manquements comme la rétention des décisions par la commission paritaire mise en place pour statuer sur la suite réservée à ces licences. Ladite commission n’a pas souhaité rapporter, d’après l’Ofnac, les décisions d’octroi de licences en cause, et a attendu l’expiration de ces dernières avant de procéder à la régularisation par le changement de l’option.

« Ces manquements soulevés par le rapport de l’Ofnac confortent les inquiétudes de Greenpeace Afrique qui, depuis des années, demande un audit et la publication de la liste des navires autorisés au Sénégal », a déclaré Dr Aliou Ba.  

Le responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique estime que « nous ne devons pas laisser un secteur aussi important sombrer dans des pratiques nébuleuses. C’est pourquoi Greenpeace Afrique appelle encore une fois l’État du Sénégal à sauver le secteur de la pêche ».

A Dakar, les Ouest-africains pensent la démocratie

Autour du jeune think tank Wathi, des chercheurs ouest-africains se réunissent durant trois jours, à Dakar, pour se pencher sur l’état de la démocratie dans la sous-région.Comment va la démocratie en Afrique de l’Ouest ? La question a dominé les discussions mercredi 11 mai lors de l’ouverture de la septième édition de la rencontre « Solution Think Tank » (STT) qui se tient à Dakar, au Sénégal, sous le thème « Les pratiques politiques : Gouvernance politique, économique et stabilité en Afrique de l’Ouest ».

L’évènement qui se tient sur trois jours est une initiative du jeune centre de réflexion ouest-africain Wathi (West african think tank), soutenu par la fondation allemande Konrad Adenauer Stiftung.

Ministre d’Etat auprès de la présidence de la République du Sénégal, Ismaïla Madior Fall, à qui revenait la charge d’inaugurer la rencontre, s’est félicité du choix d’un thème « qui touche les vrais problématiques de nos pays ». « Nous juristes, nous sommes habitués à considérer que c’est l’élaboration des normes, de beaux textes qui nous permettent de régler le problème », déplore celui qui est aussi professeur de droit public à l’université de Dakar.

L’ancien ministre de la Justice du Sénégal (2017-2019) pense que dans le principe, « la démocratie en Afrique de l’Ouest est un acquis ». Mais il regrette que les pratiques politiques ne soient pas toujours conformes aux textes constitutionnels et aux lois. « Les pratiques du pouvoir affectent la structure de gouvernance. Il y a des pratiques politiques qui sont incompatibles avec une bonne gouvernance », martèle l’ancien garde des sceaux sénégalais.

Fondateur et animateur de Wathi, l’économiste et politologue béninois Gilles Yabi, estime, lui, qu’ « il y a des progrès dans beaucoup de pays de la sous-région ». « Si on observe sur la longue durée, il ne faut pas oublier par exemple, qu’il y avait beaucoup plus de coups d’Etat dans le passé et qui, à ce moment-là, ne s’inscrivaient pas dans un cadre de transition », rappelle-t-il. « Aujourd’hui, on envisage plus qu’un militaire s’installe au pouvoir durablement », confirme le ministre d’Etat Ismaïla Madior Fall qui fait remarquer d’ailleurs qu’on assiste de plus en plus à des « coups d’Etat soft », que beaucoup trouvent « plus ou moins sympathique ».

Son hôte trouve néanmoins qu’ « il faut admettre la réalité ». « Lorsque vous avez un coup d’Etat, le mal est déjà fait. Il ne faut plus se focaliser sur le principe. La question c’est comment est-ce qu’on fait pour que les transitions qui sont en place permettent non seulement de revenir à un pouvoir civil et démocratique, mais permettent de changer les institutions », philosophe le jeune président de Wathi.

Pour Ismaïla Madior Fall, il ne faudrait pas limiter les problèmes de la démocratie en Afrique de l’Ouest uniquement à des problèmes d’institutions.  « On a l’impression que les progrès démocratiques accentuent la pauvreté. C’est ça le drame », insiste le ministre d’Etat sénégalais, qui se veut pourtant « d’un optimisme raisonnable ». Selon lui, l’extension un peu partout des problèmes de sécurité liés aux groupes djihadistes ne rend pas les constructions démocratiques faciles dans cette partie de l’Afrique.

Sénégal : que cache le Cash transfert de Macky Sall ?

Au Sénégal, plus de 540.000 ménages vont recevoir chacun un transfert d’argent de 80.000 FCFA.Le chef de l’Etat sénégalais poursuit ce qu’il appelle sa politique « volontariste d’inclusion sociale », en ciblant notamment les familles vulnérables du pays. Il a procédé, mardi 10 mai, au Grand Théâtre national de Dakar, au lancement officiel des opérations de transferts monétaires exceptionnels destinés à 542.956 ménages inscrits dans le Registre national unique (Rnu). Pour une enveloppe globale de 43,4 milliards FCFA, Macky Sall souligne que chaque famille pourra récupérer un montant de 80.000 FCFA.

« L’objectif est de donner 80.000 FCFA par ménage et d’améliorer ainsi leur niveau de consommation et l’éducation de leurs enfants. Nous avons réussi ce pari grâce à un montage financier innovant en matière d’assistance sociale et de solidarité nationale », a-t-il précisé devant le représentant de la Banque mondiale, principal partenaire financier du programme.

D’après Nathan Belete, directeur des opérations de cette institution, l’opération permet à chaque famille bénéficiaire « de répondre à ses besoins particuliers, en faisant des achats auprès de commerçants et en dynamisant l’économie locale ».

Toutefois, ce transfert de fonds à deux mois des élections législatives interpelle plusieurs internautes dans un pays où la coalition présidentielle a perdu de grandes villes et communes lors des élections locales de janvier dernier. En 2020, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye ne s’était pas empêché de critiquer ces opérations financières qu’il qualifie de « scandale ». Il déplorait le fait que l’aide de l’Etat distribuée aux populations par cash transfert le soit avec la mention « Macky Sall vous a envoyé ».

Ainsi, ce n’est pas la première fois que l’Etat, sous l’impulsion du président Sall, fait ce geste à l’égard des familles vulnérables. Outre les bourses familiales de 25.000 FCFA versées chaque trois mois, il a appuyé à hauteur de 2,5 milliards près de 2500 familles victimes des inondations en septembre 2020 à Keur Massar, nouveau département de la banlieue dakaroise.

Pour le chef de l’Etat, l’impact de ces financements est considérable puisqu’ils ont contribué à la baisse du niveau de pauvreté dans le pays. « Grâce aux efforts conjugués du gouvernement du Sénégal et des partenaires, le taux de pauvreté au Sénégal a diminué de 5 % en attendant les résultats consolidant de la dernière enquête qui seront disponible en décembre 2022 », a-t-il affirmé hier mardi.

Par ailleurs, la politique du Cash transfert « ne se limite pas seulement à lutter contre l’extrême pauvreté et la vulnérabilité, mais elle intègre l’autonomisation des personnes bénéficiaires en contribuant à améliorer les conditions de vie des populations », a précisé Macky Sall, écartant toute idée politicienne derrière ces transferts de fonds.

Pour lui, ce soutien pécuniaire va permettre aux populations d’améliorer le niveau d’éducation des enfants ainsi que la consommation, dans un contexte de crise mondiale marqué par la cherté des prix des denrées de première nécessité.

Législatives sénégalaises : des listes manquent de parrainages

La presse sénégalaise de ce mercredi se focalise sur la politique dominée par le contrôle des parrainages et les investitures sur les listes devant participer aux élections législatives du 31 juillet 2022.« Contrôle des parrainages au ministère de l’Intérieur : L’épreuve de tous les dangers ! », s’exclame Sud Quotidien.

Le journal informe que les coalitions Benno Bokk Yakaar (majorité présentielle) et Yewwi Askan Wi (opposition) passent, alors que Wallu de l’ex-président, Me Abdoulaye Wade, et Gueum sa bopp de Bougane Guèye trépassent.

« 48 heures pour ajuster les dysfonctionnements des listes recalées », poursuit Sud Quotidien, poussant Le Quotidien à parler de « second tour » pour ces listes.

En attendant, le journal note que Bougane Guèye et Fadel Barro engagent le combat judiciaire.

« La coalition Wallu également recalée. Wade et Cie ont 48 heures pour compléter leurs parrains », renchérit Vox Populi.

« Contrôle de fiches de parrainage : Les listes de Ascosen et de Decroix recalées », écrit L’Observateur.

A propos des investitures sur les listes pour les législatives, Vox Populi détaille à sa Une : « YAW et Wallu : les listes de la frustration. Après la coalition de Wade, celle de Sonko plongée dans le malaise. Cheikh Tidiane Dièye et Ndèye Fatou Diop Blondin largués aux 28e et 29e places. Avenir Sénégal bi nu beug dénonce le copinage et la mise en avant des intérêts partisans ».

« Investitures, dissidences, choc des ambitions à Wallu et YAW : Le bal des frustrés », titre EnQuête, notant beaucoup de frustrés dans ces deux coalitions.

Faisant état d’une bataille de positionnement sur les listes électorales, L’Observateur déplore « la grave dépravation des mœurs » et une situation de guérilla politique qui n’épargnera pas Macky Sall et ses alliés.

Pendant ce temps, Le Soleil consacre sa Une au programme de transfert monétaire exceptionnel aux ménages vulnérables, lancé hier mardi, par le président Macky Sall. « Du cash aux premiers bénéficiaires », titre le journal, soulignant que 542.956 ménages du Registre national unique vont se partager 43 milliards F Cfa.

« Macky Sall au lancement du cash transfert : Le Sénégal a& connu une baisse de 5% du taux de pauvreté », renseigne L’As.

Sénégal: des assises de la Commission économique pour l’Afrique

L’événement réunit les ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique et d’autres personnalités.Du 11 au 17 mai, les différents acteurs se pencheront sur le thème : « Financement de la relance de l’Afrique : trouver des solutions innovantes ». Selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies, les déficits de financement du développement se sont profondément creusés depuis la pandémie de la Covid-19. Les fonds annuels nécessaires à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) pour les pays en développement ont augmenté de 1700 milliards de dollars US.

Pour l’Afrique, poursuit l’organisme onusien, les dépenses annuelles consacrées aux ODD devraient augmenter de 154 milliards de dollars chaque année en raison de la Covid-19 et de 285 milliards de dollars supplémentaires au cours des cinq prochaines années si l’on veut combattre efficacement la pandémie.

Or, déplore la CEA, le paysage financier actuel du continent noir se caractérise par une faible capacité de mobilisation des ressources, une dette publique en hausse, une charge excessive liée au service de la dette et aux échéances, une augmentation des besoins de financement résultant de la Covid-19 et une aide financière bilatérale et multilatérale insuffisante pour la relance après la pandémie.

Pour combler ce déficit, suggère la Commission économique pour l’Afrique, les pouvoirs publics devraient notamment accorder une attention particulière à la qualité et à l’adéquation des financements intérieurs et extérieurs.

La mobilisation par le continent de ses propres ressources aux fins du développement est également essentielle pour combler son déficit de financement.

La rencontre de Dakar est ainsi l’occasion de se pencher sur les mesures visant à attirer les financements du secteur privé, de définir des mécanismes permettant de tirer parti des Droits de tirage spéciaux (DTS) et du financement du climat. Elle devrait aussi permettre de dégager un consensus sur la manière d’aider les gouvernements à créer des synergies entre les financements intérieurs et extérieurs provenant de sources publiques et privées.

Sénégal: Baye Zale, condamné pour « terrorisme », converti en maraîcher

Condamné à 5 ans de travaux forcés pour actes de terrorisme par association de malfaiteurs en 2018, Saliou Ndiaye est aujourd’hui un ambitieux maraîcher.Une semaine après son transfèrement à la prison de Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, en novembre 2015, Saliou Ndiaye, 31 ans à l’époque, est placé en isolement. Il est considéré comme un détenu dangereux. Le natif de Saré Ndiougary, à Kaolack, à 200 kilomètres, au sud-est de Dakar, était accusé de terrorisme en même temps qu’une traintaine de personnes, dont son guide, Imam Alioune Ndao. Le groupe, dont certains membres étaient coupables d’avoir séjourné auprès de groupes jihadistes, comme Boko Haram au Nigéria, est jugé trois ans plus tard lors d’un procès très médiatisé devant le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar. Les charges qui pesaient sur le trentenaire étaient très lourdes: « actes de terrorisme, financement du terrorisme en bande organisée et de blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes et  apologie du terrorisme ».

La justice reprochait aussi au jeune homme des liens avec le franco-sénégalais, Omar Diaby dit Omsen, chef de la célèbre « Brigade des Étrangers », très active en Syrie et composée essentiellement de jihadistes français. À l’issue de ce procès, Saliou Ndiaye a écopé d’une peine de cinq ans de prison.

Durant son isolement Saint-Louis, « Baye Zale », comme le surnomment ses proches, consacre la majeure partie de son temps à la télévision. Scotché sur la chaîne thématique « Animaux » qui ne diffuse que des programmes liés à la faune et à la flore, le prisonnier se découvre une passion pour le maraîchage. « Je me suis dit que c’est le domaine dans lequel je veux évoluer », confie dans un entretien à Apa news lundi 9 mai, le jeune homme, aujourd’hui revenu vivre dans sa ville de Kaolack après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle en mars 2020. « Une semaine après ma sortie, je suis allé voir un ami avec lequel j’avais discuté de mon projet, lors d’une visite qu’il m’avait rendue en prison », se souvient-il. 

« Quand il m’en a fait part, je n’ai pas hésité. Malgré tout ce qui lui reprochait la justice, j’étais convaincu qu’il était innocent », confirme cet « ami », Assane Ndiaye, qui en guise d’amitié pour l’ancien détenu n’a pas hésité à donner son prénom  à son fils ainé, né alors que Saliou Ndiaye était encore en prison.

Déterminés à concrétiser rapidement le projet conçu par l’ancien prisonnier, les deux amis devenus des partenaires en affaires, bénéficient d’un terrain nu de moins d’un hectare à Peul Ngadiay dans la commune de Khelcom. dans la région de Kaffrine, non loin de Kaolack. « Immédiatement, on a décidé de clôturer le terrain avec du « salane » (une arbuste de la famille des euphorbiaciées). Pendant quinze jours, nous n’avons fait que ça. Nous avons ensuite emprunté de l’argent pour creuser un puits, se doter d’une pompe, acheter un âne entre autres besoins », », se rappelle Saliou Ndiaye. 

Mais l’enthousiasme du duo a failli être brisé par une mésaventure qui fait rire Assane Ndiaye, deux ans après. « Nous avons connu des débuts difficiles. Notre première récolte de manioc a été vandalisée par des animaux entrés par effraction dans notre champ. Après cela, on se demandait si e jeu en valait la chandelle », confie-t-il. 

Les deux amis décident de poursuivre l’aventure. Cette fois, ils sèment des piments, de l’aubergine, du « nana » (menthe). Les revenus issus de la moisson sont réinvestis dans la sécurisation du champ. « Nous avons acheté des grillages pour sécuriser la clôture qui ne pouvait plus tenir », raconte Saliou Ndiaye. 

Petit à petit, les deux associés se font un nom à travers la ville de Kaolack et ses environs, où ils se sont construit un réseau de distribution solide. Entre-temps, ils décident de renforcer leurs connaissances dans le domaine des cultures maraîchères. L’ancien prisonnier qui a fait quatre maisons d’arrêt du Sénégal en quatre ans de détention et son « confident » participent à des sessions de formation organisées par l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ) et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes au Sénégal (ANPEJ). À l’occasion de cette formation, de deux sessions sanctionnées chacune par une attestation, il est enseigné aux participants comment préparer un compost pour rendre abondantes leurs semences. Saliou et Assane sortent ragaillardis de cette expérience. 

Mais leur ambition est bousculée par des contraintes liées aux moyens matériels et financiers susceptibles d’améliorer leur activité. « Notre principale préoccupation, c’est l’accès à l’eau. Ensuite, nous avons des difficultés pour utiliser tout l’espace qui nous a été alloué. Pour le moment, nous n’en exploitons que la moitié », regrette Saliou Ndiaye.

Dans le souci de développer leurs activités, ils ambitionnent aussi de se lancer dans l’aviculture, l’aquaculture et l’apiculture. Mais face à « une absence de soutien étatique et d’une politique de réinsertion sociale sélective d’anciens détenus », Saliou Ndiaye qui tient parallèlement une quincaillerie à Ngane Alassane où il réside, ne peut compter que sur sa “volonté et l’envie de réussir”. 

Sénégal : « Accès » veut accroitre le financement des PME

L’initiative lancée lundi soir par la Coopération allemande (GIZ) et l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME) vise à faciliter l’éligibilité des start-ups aux offres d’investissements.Au Sénégal, les petites et moyennes entreprises (PME) représentent 98 % du tissu économique selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Néanmoins, déplore la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), elles ne bénéficient que de 9 % des crédits accordés aux entreprises.

Pour les institutions financières, la longue procédure de traitement des demandes des PME et son coût élevé sont les principaux obstacles évoqués. Les entreprises quant à elles ne se retrouvent pas facilement dans la multitude d’offres proposées.

C’est pourquoi, l’objectif d’« Accès » doté d’un budget de 5,2 milliards CFA, est ainsi de rapprocher plus facilement les PME et les institutions financières, afin que d’une part, un plus grand nombre d’entreprises accèdent à un appui financier et que, d’autre part, les établissements financiers puissent développer durablement leurs services aux PME.

Selon le président de l’Association professionnelle de banques et établissements financiers du Sénégal (APBEFS), Mamadou Bocar Sy, au 31 décembre 2021, les banques sénégalaises ont octroyé 8.685 milliards de FCFA de crédits dont 6 106 milliards de FCFA.

« Ces chiffres montrent ô combien le volume des investissements accordés est important, mais également font état d’un déficit de paiement estimé à 700 milliards de FCFA, alors que ce montant pouvait assurer le financement des PME », s’est désolé M. Sy.

D’où la nécessité pour le Directeur national de la Bceao, Ahmadou Al Amine Lô, « de favoriser l’accroissement de l’encours crédit qui demeure encore modeste dans le portefeuille du système bancaire et financier, comparativement à d’autres pays en développement ». A l’en croire, les défis majeurs portent surtout sur l’accroissement des PME financées et ayant procédé au remboursement de leurs dettes.

Pour mener à bien le projet « Accès », l’ADEPME et la GIZ ont mis en place la première Académie de financement des PME en Afrique. Elle formera 300 acteurs du secteur devant assister les jeunes pousses de l’économie nationale dans leur développement.

OMVS : une capacité hydroélectrique de 400 MW (commissaire)

L’offre d’énergie de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a permis de réduire considérablement la production thermique très coûteuse.En Afrique de l’Ouest, les pays font face à d’importants défis agricoles et énergétiques. Pour leur venir en aide l’OMVS a construit quatre barrages hydroélectriques (Diama, Manantali, Félou et Gouina).

« Avec les aménagements hydroélectriques, la puissance installée est de 400 MW dont 200 MW en provenance de Manantali, 60 MW de Félou et 140 MW de Gouina », a expliqué Hamed Diané Séméga, Haut-Commissaire de l’OMVS.

Il s’exprimait ce mardi à Dakar au cours d’une conférence de presse de présentation du Grand Prix Hassan II pour l’eau décerné à l’OMVS lors du 9e Forum mondial de l’eau tenu à Dakar du 21 au 26 mars 2022.

De l’avis de M. Séméga, ces barrages et lignes de transport de l’énergie électrique ont contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité au Mali, en Mauritanie et au Sénégal. Ces trois pays constituent, avec la Guinée, les membres de cette organisation régionale.

« Ils ont permis d’assurer la couverture de 40 à 50% des besoins en électricité du Mali, 20 à 30% pour ceux de la Mauritanie et 10 à 12% des besoins en électricité du Sénégal », a poursuivi Hamed Diané Séméga.

Il a souligné que ces infrastructures ont aussi permis aux pays membres d’économiser un milliard de dollar US en 14 ans et qui aurait dû être dépensé dans la production thermique d’électricité.

Revenant sur le Grand Prix Hassan II pour l’eau qu’il considère comme le « Nobel de l’eau », il a soutenu que l’OMVS le mérite car elle s’est positionnée comme « un facteur de stabilité, de développement, de construction de la paix » et comme « un modèle qui fonctionne et qui donne tort aux afro-pessimistes ».

Pour Hassan Naciri, ambassadeur du Maroc au Sénégal, la distinction de l’OMVS est l’aboutissement « d’un travail très rigoureux mené avec des recherches, des évaluations et des déplacements ».

« L’OMVS n’a pas été distinguée fortuitement. Elle participe à tous les efforts de développement humains dans les Etats membres. C’est une belle aventure qui renforce les liens déjà existants entre les peuples grâce à la gestion paisible de l’eau du fleuve Sénégal », a dit le diplomate marocain.

Sénégal : le Ter subit des actes de vandalisme

Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA titrent principalement sur le sectionnement de 60 mètres de câble du système de signalisation du Train express régional (Ter) de Dakar.« Un sabotage qui a failli virer au drame », indique Le Soleil à propos de cet incident sur la ligne du Ter. Selon le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux du Sénégal (APIX), il ne s’agit rien d’autre que d’un « acte de vandalisme, d’incivisme, criminel ».

Si le trafic est revenu à la normale hier nuit, Walf souligne toutefois que le Ter a roulé pendant de longues heures « à pas de tortue ». C’est « une catastrophe ferroviaire (qui a été) évitée de justesse », d’après Sud Quotidien qui fait état de vol de câbles de signalisation sur la plateforme de cette infrastructure à Mbao, dans la banlieue dakaroise.

Le Quotidien parle de son côté de « tremblement de TER » pour qualifier ces actes de vandalisme causant des perturbations du trafic. Le journal précise, en outre, que « l’APIX porte plainte ». Son directeur, Mountaga Sy, déplore dans EnQuête que « 15 mille Sénégalais n’ont pu aller travailler ».

En politique, EnQuête note un « imbroglio », illustrant sa Une par la photo de Macky Sall. Evoquant ainsi la question du troisième mandat, le journal souligne que « le Sénégal est suspendu à la décision d’un homme, alors que les dispositions de la constitution sont sans équivoque ». Toutefois, la situation actuelle est « différente de celle de 2012 avec Abdoulaye Wade », précise-t-il. Le quotidien note que Léopold Sedar « Senghor reste le meilleur élève du Sénégal » dans le respect de la durée du mandat présidentiel.

A propos des élections législatives du 31 juillet prochain, L’AS note que le parti présidentiel APR est « un danger » pour lui-même. Walf Quotidien explique de son côté pourquoi l’alliance Yewwi Askan Wi-Wallu Sénégal (opposition) « peut faire mal ». Pour Sud Quotidien, « l’opposition joue le coup KO » contre le président Macky Sall et sa mouvance.

Désignée tête de liste de la majorité présidentielle pour ce scrutin, l’ex-Premier ministre Aminata Touré mène « le combat d’une vie », selon L’Observateur qui présente ses « atouts et faiblesses ».

Comment Islam et Chrétienté cohabitent au Sénégal?

Le Sénégal est un exemple de coexistence pacifique entre différentes communautés religieuses.« Mon grand-père était musulman. Le jour de mon ordination, il était devant dans l’église à prier avec tout le monde même s’il avait son chapelet. Ce grand-père, pour qui j’ai beaucoup d’estime et à qui je rends encore hommage pour l’éducation qu’il nous a transmise, a des enfants qui sont devenus musulmans et d’autres chrétiens. Ma mère est chrétienne, mais certaines de ses sœurs sont restées musulmanes. Et nous avons toujours vécu en bonne entente et en cohésion », raconte avec émotion l’Abbé Alphonse Birame Ndour, curé de la paroisse Saint-Paul de Grand Yoff à Dakar, dans un entretien avec Apa news vendredi 6 mai. Son témoignage, rare dans le monde, est pourtant fréquent dans son pays le Sénégal où la majorité musulmane s’accommode largement des minorités religieuses, chrétiennes notamment.

« L’histoire du Sénégal est jalonnée de rencontres avec des peuples et des cultures différentes ayant abouti à un métissage au sein des ethnies et des familles », rappelle Cheikh Ahmed Tidiane Sy al Amine, président fondateur du Think Tank GUESS dont le père, Abdoul Aziz Sy Al Amin décédé en 2017 était le sixième khalife générale des Tidjanes (ou Tarika Al Tijaniya, en arabe), une des principales confréries musulmanes soufies au Sénégal, avec les Mourides (Al Mouridiya)  et les Khadres (Al Kadiriya).

Cette particularité sénégalaise « s’explique par le fait que l’islamisation de nos peuples n’a pas été imposée mais acceptée de fait à la suite des brassages culturels entre les caravanes venues d’Afrique du nord et les autochtones », poursuit cet ancien président du Cadre unitaire de l’Islam, une organisation qui regroupe les principales confréries musulmanes soufie au Sénégal.

« Nous devons cette situation non seulement à ce que nous avons en commun, c’est-à-dire la famille, la parenté, le sang, mais aussi grâce à la perspicacité et à la sagesse de nos pères devanciers qui, dès le lendemain des indépendances dans les années 60 ont pu installer dans notre pays un souci de l’autre, ce souci du vivre ensemble…», confirme l’Abbé Alphonse Birame Ndour, qui cite comme exemple récent des relations cordiales entre religieux au Sénégal, cette visite de l’Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye à Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des Mourides, à l’occasion de l’inauguration en 2019 à Dakar de la splendide mosquée Massalikoul Djinan, la plus grande de la ville avec plus de 30000 places assises. Un geste dont il faut se féliciter d’autant que « le Dieu que nous aimons et adorons, n’est pas le Dieu de la division. C’est le Dieu de l’amour, de la paix, de la Concorde et de l’Unité », insiste le curé de Grand-Yoff.

Pour Cheikh Ahmed Tidiane Sy al amine, il n’y a d’ailleurs pas de « lignes de séparation claires entre les communautés mais plutôt une symbiose ou une émulsion entre les communautés religieuses »,

Cette « cohabitation » ou « coexistence » que magnifient le curé et le leader musulman est parfois secouée par des propos extrémistes.

« Nous notons une tendance à saper l’exception sénégalaise du vivre ensemble en raison de l’émergence de nouveaux courants plus ou moins structurés n’ayant pas les mêmes bases spirituelles que les confréries soufies », regrette Cheikh Ahmed Tidiane Sy.

L’Abbé Alphonse Birame Ndour, lui aussi, déplore « l’émergence de nouveaux prédicateurs qui n’hésitent pas à mettre sur le dos de l’autre des accusations infondées et insensées ». Ce qui, selon le curé, « ne peut pas manquer de susciter l’émoi et l’émotion et même parfois des réactions violentes de la part de ceux qui se sentent visés ».

Pour faire face à ces discussions qui menacent la bonne entente entre confessions au Sénégal, le Catholique et le Musulman souhaite des mesures fortes de la part des autorités politiques.

Pour l’Abbé Alphonse Birame Ndour, il est urgent que le pouvoir fasse « respecter la laïcité de l’Etat sénégalais ». Cheikh Ahmed Tidiane Sy al Amine, «il  faut introduire dans le cursus scolaire l’enseignement obligatoire des valeurs de tolérance et de paix portées par les grandes figures religieuses aux générations actuelles et futures ». Il propose également « la régulation des réseaux sociaux, lieux propices à tous les débordements quitte à durcir la loi sur toutes les formes d’incitation à la violence ou à la haine entre communautés ».

Au Sénégal, les alliances de l’opposition font débat

Les quotidiens sénégalais parvenus lundi à APA titrent principalement sur l’entente de grosses pointures de l’opposition, telles qu’Abdoulaye Wade, Khalifa Sall et l’ex-chef de l’Etat Abdoulaye Wade, pour aller à travers des listes communes aux élections législatives du 31 juillet 2022.L’Observateur plonge « dans les secrets de l’accord Yewwi-Wallu », les deux principales coalitions de l’opposition sénégalaise, en direction des législatives du 31 juillet prochain. Selon le journal, les deux formations ont mené « 48 heures de négociations intenses qui ont abouti à l’unité dans quelques départements et dans la diaspora ».

EnQuête qualifie cette alliance de « deal secret », notant que les deux blocs de l’opposition ont « négocié jusqu’à la dernière minute pour mettre en place un schéma gagnant ». Yewwi Askane Wi et Wallu  Sénégal ont notamment convenu de « mettre en place des coalitions départementales », faisant naître ainsi « l’espoir d’une cohabitation ».

En revanche, d’après L’AS, l’ex-Premier ministre Aminata (Mimi) Touré est désignée « tête de liste » de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (ensemble pour un même espoir). Le Quotidien, sous le titre « Listes cent noms », précise qu’Ousmane « Sonko va affronter Mimi Touré sur la liste nationale ». Vox Populi note ainsi que ces deux figures de la politique sénégalaise constituent «  le choc des législatives ».

L’Observateur note de son côté que « Mimi Touré (est) la surprise du chef » Macky Sall qui, par ailleurs, « jette le masque » pour la présidentielle 2024, d’après Walf Quotidien. Le journal souligne qu’il « faut être Saint Thomas pour douter encore de la volonté de Macky Sall de briguer le suffrage des Sénégalais pour la troisième fois en 2024. Car il estime que les 12 ans passés à la tête du pays sont insuffisants à cause des procédures qui retardent la formulation et l’exécution des projets ».

Toutefois, « Macky ne doit jamais commettre les erreurs de Condé », l’ex-président guinéen renversé il y a huit mois par une junte militaire, affirme, dans Vox Populi, le droit de l’hommiste sénégalais Alioune Tine. Il note qu’Alpha Condé, « accroc et ivre du pouvoir, est sorti par la petite porte ».

Cependant, « Macky doit sortir par la grande porte de l’histoire. Il est jeune et jouit d’un réel prestige en Afrique et dans le monde », conseille cet expert indépendant de l’ONU chargé des droits de l’homme au Mali.

Dakar hôte de l’AG des fonds d’entretien routiers africains

La 19ème assemblée générale de l’Association des fonds d’entretien routier d’Afrique (AFERA) se tient du 9 au 14 mai 2022 à Dakar, a appris APA auprès des organisateurs.La présente édition, initialement prévue en 2020 mais reportée à cause de la Covid-19, va discuter du financement des routes africaines. Les participants venant des 34 membres de l’AFERA vont aussi se pencher sur la durabilité des fonds d’entretien routier africains.

L’Association des fonds d’entretien routier d’Afrique (AFERA) a été créée en 2003 à Libreville (Gabon). Elle a pour objectif de mettre en place une plateforme et un réseau pour des échanges d’expériences et d’informations sur les meilleures pratiques d’entretien de routes en Afrique, de trouver des opportunités sur les options de financement.

Fléchissement des prix des produits alimentaires en avril

La baisse est de 0,8 pour cent par rapport au niveau record atteint en mars 2022.Les prix mondiaux des produits alimentaires ont baissé en avril, après un bond important le mois précédent, principalement sous l’effet d’un modeste recul des prix des huiles végétales et des céréales, a indiqué ce vendredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Selon l’agence onusienne, son Indice des prix des produits alimentaires a enregistré une valeur moyenne de 158,5 points en avril 2022, soit une baisse de 0,8 % par rapport au niveau record atteint en mars. L’Indice, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires couramment échangés, était encore en hausse de 29,8 % par rapport à son niveau d’avril 2021.

Pour les huiles végétales, les prix ont baissé de 5,7 % en avril, effaçant près d’un tiers de la hausse enregistrée en mars. Le rationnement de la demande a tiré vers le bas les prix des huiles de palme, de tournesol et de soja.

« Ce léger recul de l’indice est le bienvenu, en particulier pour les pays à faible revenu et à déficit vivrier, mais les prix des produits alimentaires restent proches de leurs plus hauts niveaux atteints récemment, en raison du resserrement persistant du marché, ce qui met à mal la sécurité alimentaire des plus vulnérables dans le monde entier », a affirmé l’Économiste en chef de la FAO, Máximo Torero Cullen.

S’agissant des céréales, les prix ont cédé 0,7 point en avril, tiré vers le bas par une baisse de 3,0 % des prix mondiaux du maïs. Les prix internationaux du blé, qui se ressentent fortement du blocage prolongé des ports en Ukraine et des craintes suscitées par les conditions de culture aux États-Unis, ont gagné 0,2 %. Cette hausse a été tempérée par l’accroissement des expéditions de l’Inde et un volume d’exportations plus important que prévu en Fédération de Russie. Les prix internationaux du riz ont augmenté de 2,3 % par rapport à leurs niveaux de mars, soutenus par une forte demande en Chine et au Proche-Orient.

Par ailleurs, l’Indice FAO des prix du sucre a progressé de 3,3 %, sous l’effet de la hausse des prix de l’éthanol et de craintes au sujet du lent démarrage de la récolte de 2022 au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre.

Quant à l’Indice des prix de la viande, il a enregistré une hausse de 2,2 % par rapport au mois précédent et a atteint un nouveau niveau record. Les prix de la volaille, de la viande de porcins et de la viande de bovins ayant grimpé. En outre, les perturbations qui touchent les exportations de l’Ukraine et la propagation de la grippe aviaire dans l’hémisphère Nord ont eu des incidences sur les prix de la volaille. En revanche, les prix de la viande d’ovins ont affiché une valeur moyenne légèrement plus faible.

L’Indice FAO des prix des produits laitiers était également en hausse, de 0,9 %, en raison du resserrement persistant des disponibilités mondiales. En effet, la production laitière en Europe de l’Ouest et en Océanie a continué d’afficher des résultats en dessous de ses niveaux saisonniers. La plus forte hausse est à mettre au compte des prix internationaux du beurre, dont la demande s’est envolée du fait de la pénurie actuelle d’huile de tournesol et de margarine.

Sénégal : Barthélémy Dias, le maire qui fait face à Macky Sall

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA titrent principalement sur la sortie du maire de Dakar réagissant aux propos du président Macky Sall sur la possible révocation des maires qui procèdent à des recrutements indus.« Les notes salées de Dias », titre Le Quotidien sur la conférence de presse tenue hier par l’actuel maire de la capitale sénégalaise. Évoquant Macky Sall, Barthélémy Dias « l’invite à retirer ses propos pour la stabilité du pays ».

Après avoir recruté dans son cabinet le capitaine de gendarmerie radié Oumar Touré et le célèbre activiste Guy Marius Sagna, le tonitruant opposant indique qu’il « ne demande l’avis de personne pour engager quelqu’un ».

« Barth sert du chaud et du froid », note de son côté L’AS. « Le bras de fer, c’était le 23 janvier (lors des élections locales) et je l’ai remporté haut la main ». Par ailleurs, il déclare avoir « demandé une audience au président de la République pour exposer les problèmes de Dakar ».

En outre, le camp du pouvoir a « dézingué » Barthélémy Dias après sa sortie, l’invitant à respecter la loi et à ne pas se dresser contre l’Etat vu que la mairie est son démembrement. « Barth est excessif, le manteau de maire de Dakar n’a pas changé l’homme », a chargé Papa Mahawa Diouf, coordonnateur de la cellule de communication de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY, ensemble pour un même espoir).

Toutefois, Sud Quotidien constate que Barth est « droit dans ses bottes ». « Guy Marius Sagna et le capitaine Touré sont membres du cabinet et ils resteront membres du cabinet », a-t-il insisté. Pour Vox Populi, « le maire de Dakar érige des barricades et menace » : « Ceux qui ont parlé de révocation, je les invite à retirer leurs propos pour la stabilité du pays et pour la stabilité de leur gouvernement ».

Uemoa : le recouvrement, un défi pour les télédiffuseurs

Les opérateurs de diffusion de contenus audiovisuels de la zone peinent à percevoir les droits de passage de la part des télévisions et radios.Le constat est le même partout. Les chaînes éditrices de contenus audiovisuels des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ne paient quasiment pas les frais de diffusion de leurs productions.

Ainsi, les sociétés de diffusion, tributaires de ces fonds, se retrouvent dans des difficultés. Et même la Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD), citée pourtant comme un modèle, n’échappe pas à cette réalité.

« Le recouvrement est notre principal défi. Nous n’arrivons pas à rentrer en possession de nos ressources alors que nous assurons la diffusion des télévisions et des radios. On vit des moments très difficiles », a alerté le Directeur Général de la SMTD, Docteur Cheikh Oumar Traoré.

Il s’exprimait ce jeudi à l’ouverture de la 2e Assemblée Générale du Réseau Africain des Télédiffuseurs (RAT) qui se tient du 5 au 6 mai dans la capitale sénégalaise, Dakar. Cette rencontre est placée sous le thème « Défis et enjeux des opérateurs de diffusion à l’heure du basculement à la TNT (Télévision Numérique Terrestre) ».

Abondant dans le même sens que son homologue malien, le Directeur Général de la Société de Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA), Amadou Abdoulaye Diop, a déclaré que les « droits de passage représentent une question centrale pour la viabilité des opérateurs de diffusion ».

De l’avis de Fidèle Tamini, Directeur Général de la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT) et président du RAT, il y a une réflexion à mener par rapport au modèle économique. « Aujourd’hui, nous faisons face à des problèmes de fonctionnement. Les subventions ne suffisent pas pour supporter les charges et les éditeurs hésitent encore à payer ce que nous attendons d’eux. à un moment, il faut que nous puissions parvenir à une solution », a affirmé M. Tamini.

Les éditeurs de chaînes de télévisions et de radios tirent l’essentiel de leurs revenus de la publicité. Ces ressources sont néanmoins limitées à cause d’un tissu économique et industriel relativement faible et d’une culture publicitaire peu développée, a expliqué le Directeur de l’Economie numérique à la Commission de l’Uemoa, Abossé Akue Kpapko.

C’est pourquoi, il a entre autres plaidé pour la création de services à la demande, la location d’infrastructures, la desserte de localités non couvertes par les opérateurs de téléphonie tout en veillant à ne pas entrer frontalement sur le marché des télécoms, le paiement de la diffusion des activités gouvernementales, la mise en place d’un bouquet régional et la stimulation de la production de contenus nationaux et régionaux.

« La création n’émane pas des diffuseurs, mais si vous poussez les éditeurs à être originaux pour avoir des produits vendables partout sur le continent, ils gagneront beaucoup et vous n’aurez pas besoin d’aller vers eux pour demander votre dû », a souligné M. Kpapko.

Enfin, le commissaire de l’Uemoa a milité en faveur de la signature d’une convention de partenariat entre le Réseau Africain des Télédiffuseurs et son institution car « cela permettra une collaboration dans différents domaines pour le bien de nos populations ».

Kérosène au Sénégal : un retour à la normale espéré ce week-end

Depuis le 20 avril dernier, les compagnies aériennes ne peuvent plus se ravitailler à volonté à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD).Ce n’est pas l’abondance retrouvée, mais ça en prend le chemin. Il y a quelques jours, un navire de 3000 tonnes de kérosène a jeté l’ancre à Dakar. Une nouvelle cargaison de ce carburant d’aéronefs était attendue le 2 mai. Le bateau est « actuellement en mer », a informé Cheikh Diouf, le Directeur Général adjoint de l’Aéroport International Blaise Diagne (Société Anonyme), contacté par APA.

Le Sénégal avait une « visibilité très réduite » sur la disponibilité du kérosène deux semaines auparavant. Une situation qui laissait craindre la fermeture de l’aéroport inauguré le 7 décembre 2017. L’horizon se dégage peu à peu même si le conflit entre l’Ukraine et la Russie rend précaires les projections.

Avec cette guerre qui s’internationalise, les routes maritimes sont  semées d’embûches : « Dans le passé, nous n’avions qu’un souci économique lié aux prix proposés par les sociétés de transport du kérosène. Maintenant, nous devons aussi identifier les navires (susceptibles de circuler librement) en Europe
à cause des restrictions », a expliqué M. Diouf.

Quand le seuil d’alerte de ses réservoirs a été atteint, c’est-à-dire 3000 m3, la Société de Manutention de Carburants Aviation (SMCADY), dont les actionnaires sont Ola Energy, Vivo Energy et Total Energy, a demandé aux autorités aéroportuaires de diffuser un message destiné aux navigants aériens communément appelé notam dans le milieu. 

« Il ne s’agissait pas d’une rupture de kérosène. Nous avons juste invité les compagnies à prendre les dispositions nécessaires. Depuis lors, le minimum de kérosène leur est fourni. Il se peut que le notam soit levé le week-end prochain. Au préalable, on doit s’entourer de toutes les garanties », a affirmé le DG adjoint de l’AIBD SA.

En attendant, à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass, « jamais fermé » à cause de ces difficultés conjoncturelles, la priorité est donnée « aux avions long-courriers » qui peuvent y faire le plein de kérosène.

Politique et sécurité au menu de la presse sénégalaise

L’actualité politique alimentée par divers sujets et la sécurité font la Une des quotidiens sénégalais de ce jeudi.Sud Quotidien s’intéresse à la « menace » du président de la République de révocation des maires recruteurs hors cadre légal et titre que « Macky sème la controverse ».

Le journal, donne la parole au 1er adjoint du maire de Dakar, Abass Fall qui répond au chef de l’Etat : « Tu ne révoqueras personne ! »

Pour Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil, « le maintien en fonction de l’actuel Dg de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP)…et celui du président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) sont une violation flagrante des lois ».

« Avertissement présidentiel à Barthélémy Dias (maire de Dakar) et Cie-Abass Fall défie Macky : +Tu ne révoqueras personne ! + », titre Vox Populi, dans lequel journal, M. Fall ajoute : « Ce que Macky refuse d’admettre, c’est que lui-même est sous révocation. Il ne reste que la signature finale du peuple en 2024 ».

« Palais contre ville de Dakar-Remake d’un mortal kombat », écrit Walf Quotidien.

De son côté, La Tribune traite du Prodac, de la Poste, des rapports de l’IGE, Ofnac, Centif…et s’interroge : « Macky a-t-il oublié les gros scandales de son régime ? »

« Une dette de 189 milliards pour la Poste. Des personnes épinglées dans le scandale du Prodac parachutées à d’autres postes. Au moment où Macky menace Barthélémy Dias, des scandales débusqués par les corps de contrôle sont restés sans suite », rappellent nos confrères.

A propos des questions sécuritaires, Le Quotidien note qu’après le démantèlement des bases rebelles, « la bataille du déminage » est engagée et que 118 localités de Casamance sont concernées.

« Armement-Macky et la forte commande de matériel militaire », apprend-on à la Une de L’Observateur, qui fait état de plusieurs milliards dégagés pour doter l’Armée de gilets pare-balles, de patrouilleurs et d’avions pour le déploiement des troupes.

Hajj 2022 : le quota du Sénégal connu

Cette année, l’Arabie Saoudite a décidé d’accueillir un million de pèlerins à cause de la Covid-19.Le quota du Sénégal pour le pèlerinage à la Mecque est fixé à 5822 pèlerins. Parmi eux, 2000 feront partie de la mission officielle et 3822 seront convoyés par les voyagistes privés. La révélation a été faite, mercredi soir, par Me Aïssata Tall Sall, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

S’exprimant au cours d’un point de presse, elle a informé que pour le Hajj 2022, le royaume d’Arabie Saoudite a décidé d’accueillir un million de pèlerins pour des raisons liées à la Covid-19 et que ces derniers doivent être âgés de 65 ans au plus.

Le package pour les frais de voyage et de séjour pour les fidèles musulmans sénégalais autorisés à accomplir le 5e pilier de l’islam est fixé à 4.200.000 Fcfa. Ils seront transportés par la compagnie aérienne nationale Air Sénégal conformément à la décision de l’Arabie Saoudite qui demande que chaque pays convoie ses pèlerins par sa compagnie aérienne.

Les ministres africains de l’Economie attendus mi-mai à Dakar

La Conférence des ministres de la Communauté économique africaine (CoM2022) s’apprête à explorer les options de financement de la relance post-Covid de l’Afrique.Dakar sera la capitale de la relance de l’économie africaine du 11 au le 17 mai 2022. Les ministres africains en charge des Finances, de la Planification et du Développement économique, ainsi que des personnalités des secteurs privé et public participeront à la 54ème session de la Conférence des ministres de la CEA (CoM2022).

L’évènement hybride sera organisé conjointement par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le gouvernement du Sénégal sur le thème, « Financer la relance de l’Afrique : Trouver des solutions innovantes », informe un communiqué reçu mercredi à APA. Hôte de cet événement, le président Macky Sall, qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine (UA), fait partie des orateurs confirmés.

Le programme comprendra des panels ministériels de haut niveau et des tables rondes sur la manière de transformer la menace persistante de la pandémie de Covid-19 en un accélérateur de croissance et de prospérité mondiale. La CoM2022 comportera également le lancement du Rapport économique sur l’Afrique, publication phare annuelle de la CEA, ajoute la même source.

Sanlam et Allianz créent un géant africain de l’assurance

La joint-venture abritera les unités commerciales de Sanlam et d’Allianz.Bouleversement majeur dans le secteur de l’assurance. Selon financialafrik.com, les groupes sud-africain Sanlam et allemand Allianz annoncent la fusion de leurs opérations en Afrique pour créer le plus grand acteur panafricain de l’assurance et des services financiers non bancaires.

Le nouveau géant sera opérationnel dans 29 pays hors Afrique du Sud. « Cette alliance signifie que les clients à travers l’Afrique bénéficieront de l’expertise et de la solidité financière de deux marques respectées et bien connues », rapporte un communiqué de presse.

Sénégal : Macky Sall et la politique à la Une de la presse

Les quotidiens sénégalais reçus ce mercredi à APA accordent un traitement de faveur à l’actualité politique et à la sortie du chef de l’Etat, Macky Sall, sur le respect des règles de recrutement dans les Collectivités territoriales.« Recrutement de capitaine Touré et Guy Marius Sagna-Macky menace Barth », rapporte Walf Quotidien, dans lequel journal, le président de la République affirme : « Un maire ne peut pas faire ce qu’il veut. Tout recrutement en dehors de l’organigramme mis en place est nul et nul effet ».

Pour Sud Quotidien, recevant, hier mardi, les cahiers de doléances des centrales syndicales, « Macky s’engage et menace ». De l’avis du journal, Barthélémy Diass et les maires sont avertis : « Si un maire ne respecte pas la loi, il est démis de ses fonctions, il est révoqué…»

Cela fait dire à La Tribune que « Macky Sall (est) sur le point de révoquer Barthélémy Dias (maire de Dakar) ».

« Macky Sall intransigeant », renchérit L’As, citant le chef de l’Etat qui promet : « On va mettre un terme aux dérives sur les réseaux sociaux. L’Etat ne peut pas comme ça payer des salaires qui ne travaillent ».

Informant que Macky trouve difficile de sauver une telle entreprise avec 5.000 employés, Le Témoin titre : « Enterrement de première classe pour La Poste ».

« Fouille à l’agence principale et au centre financier : La Poste le tout nouveau scandale. Une centaine de chèques-prêts de 30 à 400 millions de Fcfa et 150 millions de Fcfa en liquidité retrouvés dans des bureaux », détaille L’Observateur.

Le Quotidien s’intéresse au dépôt des listes en vue des législatives du 31 juillet 2022 et souligne que « les acteurs parrainent le tirage ».

« Parrainage aux législatives : Le mode d’emploi. Depuis hier, les listes de parrainage peuvent être déposées devant la Commission chargée de réceptionner les dossiers. Pas de bousculade, il y a un tirage au sort pour déterminer l’ordre de contrôle des parrainages », écrit EnQuête.

Dakar accueille un symposium international sur les soins chirurgicaux

L’événement comportera un programme de trois jours avec six plénières de haut niveau.Le Symposium International sur les soins de santé chirurgicaux, obstétricaux et anesthésiques en Afrique se tient du 5 au 6 mai 2022 à au Sénégal. Il est conjointement organisé par le Gouvernement sénégalais, Mercy Ships, le Bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, le Collège des Chirurgiens d’Afrique de l’Ouest, l’Organisation Smile Train, ainsi que d’autres partenaires.

Des ministres de la Santé, des experts de la santé et des dirigeants représentant les institutions de santé mondiales vont prendre part à la rencontre qui permettra de présenter les résultats de l’analyse de la situation actuelle relative aux soins chirurgicaux, obstétricaux et anesthésiques dans la Région Afrique de l’OMS, notamment les gaps identifiés, les objectifs prioritaires, les stratégies de mise en œuvre et les investissements.

Les plénières seront suivies d’un sommet des ministres de la Santé qui débouchera sur une feuille de route continentale afin de renforcer l’accès aux soins chirurgicaux, obstétricaux et anesthésiques en Afrique d’ici 2030.

Afrique/Liberté de presse: pour la protection du journalisme en ligne

Reporters sans frontières (RSF) constate la poursuite de la répression des voix dissidentes.En Afrique, le journalisme sur Internet subit les coups des dirigeants. Dans son rapport publié ce mardi 3 mai, Reporters sans frontières (RSF) fustige la prolifération de lois criminalisant le journalisme en ligne.

« Ces dernières années, la multiplication de lois répressives criminalisant le journalisme en ligne est venue porter un nouveau coup au droit à l’information. Dans le même temps, la prolifération des rumeurs, de la propagande et de la désinformation a contribué à affaiblir le journalisme et l’accès à une information de qualité », écrit RSF.

L’organisation de défense de la liberté de presse souligne que malgré une vague de libéralisation dans les années 1990, on assiste encore trop souvent à des pratiques arbitraires de censure, notamment sur Internet avec des coupures ponctuelles du réseau dans certains pays, des arrestations de journalistes et des atteintes violentes. Celles-ci se déroulent très souvent dans la plus grande impunité, comme l’illustre la disparition du journaliste malien Birama Touré en 2016, dont RSF a démontré qu’il avait été enlevé par les services de renseignement de son pays et probablement tué lors de sa détention au secret.

« Souvent peu soutenus d’un point de vue institutionnel et encore largement dépendants des diktats éditoriaux de leurs propriétaires, les médias africains peinent à développer des modèles soutenables et durables. L’émergence récente de coalitions de journalistes d’investigation permet toutefois des révélations importantes concernant des sujets d’intérêts publics », poursuit le rapport.

Il note que longtemps étouffés sous la dictature, des pays comme l’Angola (99e), le Zimbabwe (137e) ou l’Éthiopie (114e) ont connu une ouverture plus ou moins importante de leur espace médiatique mais, dans la plupart des cas, la répression des voix dissidentes demeure.

Dans le Sahel, Reporters sans frontières  (RSF) note que l’insécurité et l’instabilité politique ont fortement progressé et le journalisme y est, ces derniers temps, attaqué de manière spectaculaire. En 2021, deux journalistes espagnols ont été tués au Burkina Faso (41e), le reporter français Olivier Dubois a été enlevé par un groupe armé au Mali (111e) et plusieurs journalistes ont été expulsés du Bénin (121e), du Mali ou du Burkina Faso.