Restauration forestière au Togo : 10 coopératives primées

Une dizaine de coopératives agricoles et forestières togolaises ont été primées, le 29 septembre 2026 à Lomé, pour avoir filmé leurs propres chantiers de reboisement et de régénération des sols. Derrière cette cérémonie, orchestrée par la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), se dessine une stratégie moins conventionnelle : faire des paysans les narrateurs de la restauration écologique, et non plus seulement ses exécutants.

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© CTOP TOGO
Une récompense pour la mise en récit

L’atelier national de restitution du Mécanisme Forêts et Paysans (Forest and Farm Facility, FFF) a servi de cadre à la remise des chèques. Piloté par la CTOP, avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le FFF injecte, depuis 2019, plus de 4,65 millions de dollars dans des initiatives locales de gestion durable des forêts et des terres agricoles.

Par ailleurs, cette fois, l’accent a été mis sur la communication par l’image. Dix Organisations de Producteurs Forestiers et Agricoles (OPFA) ont reçu entre 100 000 et 250 000 FCFA pour réaliser des capsules vidéo montrant comment elles restaurent concrètement les paysages forestiers. Au total, 1 600 000 FCFA ont ainsi été distribués pour saluer un travail de documentation et de partage d’expériences paysannes.

L’idée sous-jacente est de transformer chaque téléphone en outil de vulgarisation environnementale. En filmant leurs pépinières, leurs techniques d’agroforesterie ou leurs actions de protection des bassins versants, les producteurs ne se contentent plus d’appliquer des prescriptions : ils construisent aussi une mémoire visuelle de la restauration, destinée à inspirer d’autres villages.

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Des coopératives primées, de la région des Plateaux au littoral

Les lauréats couvrent plusieurs zones écologiques et filières, du karité au sel artisanal, en passant par la mangue ainsi que les cultures vivrières. Parmi les dix organisations distinguées figurent :

  • SCOOP-CA LAS BEGUINAS DUMENYO – 250 000 FCFA
  • COOP-CA ABOEWUDZA – 225 000 FCFA
  • CVD MOUMOUANE – 200 000 FCFA
  • SCOOPS KEKELI – 180 000 FCFA
  • CVD ANDO AKPUIVE – 160 000 FCFA
  • PSA-TCHAMBA – 140 000 FCFA
  • SCOOPS SEL DE LA TERRE DE GAPE CENTRE – 125 000 FCFA
  • SCOOPS AMENUVEVE DE KOUDASSI – 115 000 FCFA
  • SCOOPS PRO MANGUE DE VO – 105 000 FCFA
  • SCOOPS TERRE FLEURIE DE TOMANGUE – 100 000 FCFA

Ces montants, bien que modestes, s’inscrivent dans une logique d’incitation : récompenser la capacité à rendre visible l’action climatique locale, souvent invisible dans les rapports officiels.

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Un levier pour la gouvernance forestière communautaire

Par ailleurs, cette initiative renforce un axe central du FFF : l’implication directe des organisations paysannes dans la gouvernance des ressources naturelles. Entre 2019 et 2026, près de 299 OPFA ont bénéficié d’appuis du programme, sous forme de subventions, de formations ou d’accompagnement technique.

Ainsi, en valorisant leurs vidéos, la CTOP et la FAO cherchent à :

  • Légitimer les savoirs locaux face aux modèles descendants de reboisement.
  • Créer une bibliothèque de bonnes pratiques facilement partageables entre coopératives.
  • Sensibiliser les communautés à la gestion durable par des exemples concrets, tournés par des pairs.

En fait, cette approche s’aligne sur les engagements du Togo dans le cadre d’AFR100, qui vise la restauration de 20 000 hectares de forêts et de terres dégradées d’ici 2027.

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Vers une médiatisation paysanne de l’urgence climatique

La CTOP a félicité les lauréats et encouragé toutes les OPFA à poursuivre la production de capsules vidéo. Parce que l’objectif affiché est de faire connaître leurs activités, de partager leurs savoir-faire et d’inspirer d’autres communautés.

Dans un contexte où la déforestation progresse et fragilise les écosystèmes, ces récits visuels peuvent constituer un levier de sensibilisation : montrer ce qui fonctionne, là où les discours peinent parfois à convaincre. Ainsi, en donnant la caméra aux premiers concernés, le Togo expérimente une forme de narration environnementale par le bas, où chaque coopérative devient à la fois actrice et chroniqueuse de la reconquête forestière.

À l’heure où les engagements climatiques se multiplient dans les enceintes internationales, ces dix capsules vidéo rappellent une évidence souvent négligée : la restauration des paysages forestiers ne se décrète pas seulement depuis les ministères, elle se filme, se raconte et se transmet d’abord dans les cours de ferme ainsi que  les pépinières villageoises. Si le Togo veut tenir son objectif de 20 000 hectares restaurés d’ici 2027, il devra miser sur ces récits paysans, plus convaincants que bien des rapports techniques.

Togo : PALCC+/INCLURE entre dans sa phase de planification opérationnel

LOMÉ, 23 septembre 2026 — Les ambitions environnementales quittent les cartons pour intégrer le terrain. Alors que la pression démographique et le changement climatique menacent les écosystèmes du pays, les partenaires internationaux et les autorités togolaises accélèrent le pas. Mardi, des représentants de l’Union européenne, des experts techniques et des cadres ministériels se sont réunis dans la capitale pour finaliser la feuille de route opérationnelle du programme PALCC+/INCLURE, un Projet stratégique doté d’un budget stratégique de 42,04 millions d’euros (environ 27,5 milliards de francs CFA).

L’enjeu dépasse la mesure conservatoire  : il s’agit de restructurer le modèle économique des zones rurales bordant les grands joyaux naturels du pays d’ici à 2031.

Union européenne au Togo
© Union européenne au Togo
Passer des intentions politiques au pilotage par la donnée

D’ailleurs, l’atelier de Lomé marque une rupture dans la méthode. Finies les phases d’études prospectives : l’alliance financée par l’Union européenne et le Grand-Duché de Luxembourg exige désormais des résultats quantifiables.

Lors de son intervention, le chargé d’affaires par intérim de la Délégation de l’UE a fermement rappelé l’exigence centrale de cette nouvelle étape : transformer le plan de travail en un instrument rigoureux de suivi-évaluation. L’Agence luxembourgeoise de coopération (LuxDev), chargée d’exécuter le programme aux côtés du ministère de l’Environnement, devra ainsi s’appuyer sur des indicateurs précis pour mesurer, chaque trimestre, l’impact réel des interventions sur le couvert végétal et les conditions de vie locales.

Une ceinture de protection du Nord au Sud

Le programme déploie une stratégie d’intervention ciblée sur quatre sanctuaires écologiques majeurs de la nation :

  • Au Sud : la forêt classée de Missahoé et le complexe d’aires protégées de Togodo.
  • Au Centre et au Nord : la réserve de faune d’Abdoulaye et le vaste parc national de Fazao-Malfakassa.

S’inscrivant dans le cadre de l’initiative panafricaine NaturAfrica, le dispositif vise à restaurer la biodiversité dégradée tout en garantissant les services écosystémiques essentiels, notamment la protection des sols et la régulation des cours d’eau.

Union européenne au Togo
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Transformer les riverains en gardiens de la forêt

Pour enrayer le braconnage et la déforestation illégale, PALCC+/INCLURE refuse l’approche de la « conservation sanctuarisée », qui exclut les populations. Le projet intègre directement 19 communes et leurs communautés riveraines.

Le programme s’articule autour du développement d’une économie verte inclusive. Concrètement, l’action se déploiera autour du financement d’éco-filières de substitution, de la modernisation des infrastructures de salubrité dans les centres urbains périphériques, et du renforcement des capacités techniques des institutions locales. En associant protection de la nature et création de richesses locales, les décideurs font ainsi le pari que la sauvegarde de la faune et de la flore deviendra le moteur du développement régional.

Togo : La ZAPB de Djéguidi aménagée pour apaiser le pastoralisme

TCHAMBA, 17 septembre 2026 — Le département de Tchamba accélère la modernisation de ses infrastructures pastorales. Conduit par le préfet El Hadj Issaka Laguebande, un comité de supervision s’est rendu sur le terrain le mercredi 16 septembre 2026 pour inspecter le chantier de la Zone d’Aménagement de Production Bovine (ZAPB) de Djéguidi, implantée dans le canton d’Affem-Boussou.

Une réponse technique aux défis de l’élevage moderne
Exécuté par l’ONG locale Jeunes Volontaires pour la Promotion du Monde Rural (JVPMR) avec l’appui financier de la GIZ F4F Togo, ce projet s’attaque à la restauration de 500 hectares de terres pastorales. Sur place, la mission a validé les avancées concrètes du chantier : la pose d’un forage alimenté à l’énergie solaire, l’aménagement d’abreuvoirs fonctionnels ainsi que la culture de superficies fourragères destinées à sécuriser l’alimentation des bovins et des petits ruminants.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1
Apaiser les tensions foncières et environnementales
Au-delà de la performance agricole, cette initiative redessine l’équilibre socio-économique de la région. En sédentarisant les éleveurs grâce à des infrastructures adaptées, le dispositif freine l’expansion du pastoralisme extensif. De surcroît, cette rationalisation de l’espace réduit drastiquement les frictions traditionnelles entre agriculteurs et éleveurs, cimentant par la même occasion la cohésion sociale locale.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1
Un modèle salué par les autorités
Au terme de l’inspection, le préfet El Hadj Issaka Laguebande a salué l’efficacité opérationnelle des travaux, tout en invitant les communautés à s’approprier durablement l’infrastructure pour en faire un modèle à dupliquer à l’échelle de la préfecture. Dans la même dynamique, le maire de Tchamba 1, Hamza Titikpina, a loué l’engagement des populations locales et l’impact des investissements de la coopération allemande dans la restauration du couvert végétal de sa commune.

Togo : Lacs 1 part en guerre contre l’occupation des trottoirs

ANÉHO, 13 août 2026 — En verbalisant les vendeurs ambulants et en saisissant les marchandises étalées sur le bitume cette semaine, la commune des Lacs 1 a franchi un cap décrit par les spécialistes de l’aménagement urbain comme inévitable : le passage de la sensibilisation pédagogique à la contrainte réglementaire.

Terminée l’époque de l’indulgence municipale face au commerce de rue. Du 11 au 13 août 2026, les agents techniques de la mairie, appuyés par la brigade verte de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP), ont mené un vaste coup de filet le long des artères névralgiques de la commune — de la Route Nationale 2 au centre-ville de Yessouvito, en passant par les axes Zébé-Anfoin et Zébé-Aklakou.

L’opération marque le point d’orgue d’un accord-cadre signé le 25 juin dernier à Lomé, scellant l’avènement d’une doctrine de « tolérance zéro » contre l’anarchie spatiale.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
La crise invisible de la sécurité routière et sanitaire

Si l’occupation illégale de la voie publique est souvent perçue sous l’angle du désordre, elle constitue en réalité un problème majeur de santé et de sécurité publiques. En empiétant sur les trottoirs, les commerces informels forcent les piétons à s’aventurer directement sur la chaussée. Sur des grands axes comme la RN2 — véritable corridor de transit international —, cette cohabitation forcée transforme chaque trajet piétonnier en un risque mortel. Les statistiques régionales le confirment : l’absence d’espaces réservés aux piétons figure parmi les principaux facteurs d’accidents mortels en milieu urbain.

Parallèlement, la descente sur le terrain a mis en lumière une dérive environnementale tout aussi grave : le raccordement clandestin des puisards domestiques aux caniveaux d’eaux pluviales. En détournant les infrastructures d’évacuation, certains riverains ont transformé le réseau collectif en foyers à ciel ouvert de prolifération bactérienne, exacerbant les risques d’épidémies au cœur des quartiers.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
Pourquoi la pédagogie a échoué : l’impératif de la sanction

Pendant des mois, la municipalité a privilégié la voie du dialogue, organisant des réunions de concertation et des campagnes d’information destinées à avertir les usagers des dangers de l’occupation sauvage. Toutefois, l’échec de ces démarches incitatives illustre un dilemme classique des métropoles en développement : en l’absence de coercition, le gain économique individuel immédiat l’emporte presque toujours sur l’intérêt général.

Face à cette saturation, la mairie des Lacs 1 modifie la structure d’incitation :

  • Incitations financières inversées : la saisie systématique des marchandises (dont les étalages alimentaires non protégés) et leur restitution conditionnée au paiement d’amendes modifient directement le calcul coût-bénéfice des contrevenants.
  • Poursuites judiciaires : la distribution de convocations officielles pour « dégradation volontaire de la voie publique » déplace le litige du simple domaine administratif vers le terrain judiciaire.
  • Responsabilisation environnementale : le colmatage forcé des évacuations illégales remet la salubrité au centre du pacte civique.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
Le défi de la pérennité : entre autorité et alternatives économiques

Pour le Conseil municipal des Lacs 1, cette offensive vise à prouver que la décentralisation dote enfin les communes togolaises de leviers d’action efficaces. Néanmoins, la véritable épreuve de force ne réside pas dans l’opération de dégagement initiale, mais dans la capacité de la municipalité à maintenir la vacance des espaces reconquis.

Sans alternatives de relocalisation durables pour les petits commerçants et sans patrouilles régulières pour éviter la réinstallation nocturne, les opérations de nettoyage urbain risquent de se heurter à la réalité socio-économique du terrain. La mairie des Lacs 1 parie désormais sur l’exemplarité de la sanction pour instaurer, à terme, un nouveau réflexe de civisme urbain.

Assiamagbleta : la commune d’Avé 2 enquête sur les eaux stagnantes

À Assiamagbleta, les eaux stagnantes signalées par des riverains autour de la voie de contournement ont déclenché une vérification de terrain. La commune d’Avé 2 veut déterminer leur origine avant d’établir toute responsabilité.  Le 6 août 2026, les autorités communales et les services environnementaux ont effectué une visite sur le site de l’unité de production alimentaire INDUFOOD. L’objectif était de confronter les préoccupations des habitants aux réalités observées sur place.

La mission a réuni l’exécutif et les services techniques de la mairie de Noèpé, la commission domaniale de la commune, la direction préfectorale de l’Environnement de l’Avé et l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE).

Commune Avé 2
© Commune Avé 2
Aucun lien direct établi à ce stade entre INDUFOOD et les nuisances

Sur le terrain, les équipes ont constaté deux réalités : l’entreprise dispose de dispositifs destinés à collecter et gérer ses eaux, tandis que des eaux stagnantes accumulées occupent également l’extérieur du site, dans une zone naturellement inclinée qui reçoit le ruissellement.

Pour autant, les premières constatations ne suffisent pas à attribuer ces accumulations d’eau aux activités de l’unité de production. Les experts n’établissent donc aucun lien direct à ce stade entre les éventuels rejets de l’entreprise et les stagnations constatées à l’extérieur. Les autorités privilégient désormais les analyses scientifiques pour éviter toute conclusion prématurée.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2
Des analyses physico-chimiques et microbiologiques pour trancher

La prochaine étape consistera à déterminer l’origine et la qualité des eaux. Les spécialistes envisagent notamment des analyses physico-chimiques et microbiologiques, parallèlement à un contrôle du réseau interne de l’entreprise. Les autorités prévoient également de renforcer la surveillance de la qualité des eaux usées avant leur évacuation et de concevoir un plan d’assainissement et d’aménagement de la zone.

Les acteurs locaux doivent, eux aussi, accorder une attention accrue à la gestion des déchets solides, en coordination avec les services techniques communaux.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2
Répondre aux riverains par des faits et des solutions durables

Par ailleurs, l’affaire pose une question plus large : celle de la coexistence entre activités économiques, environnement et habitat. Pour la commune Avé 2, la réponse passe par une méthode fondée sur l’écoute, le constat et l’expertise. La municipalité prend pleinement en compte les préoccupations des habitants, mais elle doit appuyer leur traitement sur des éléments rigoureux et vérifiables.

À Assiamagbleta, la commune fixe donc un double objectif : identifier scientifiquement la source des eaux stagnantes et déployer des solutions durables pour préserver le cadre de vie des populations.

Lacs 1 : Le grand coup de balai patriotique aux portes de l’océan

ANÉHO (RÉGION MARITIME), 3 août 2026 — La révolution du cadre de vie bat son plein sur le littoral ! Fidèles aux grandes orientations nationales en matière de salubrité publique, les forces vives de la commune des Lacs 1 ont une nouvelle fois transformé le premier samedi du mois en un éclatant hymne au travail collectif. Le samedi 1ᵉʳ août 2026, l’esprit de civisme a soufflé avec force, de la cour de la préfecture jusqu’aux embruns de l’océan.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1

Une coalition citoyenne à l’assaut du secteur de la préfecture

Dès le premier coup de sifflet matinal, le siège du pouvoir préfectoral s’est métamorphosé en un vaste chantier d’assainissement populaire. Artisans en tenue de travail, chefs de service, vaillants éléments des forces de l’ordre ainsi que  représentants du tissu associatif ont convergé, coude à coude, pour faire œuvre utile.

L’herbe folle et les immondices n’ont pas résisté longtemps à la détermination des volontaires. En effet, à coups de coupe-coupes, de râteaux et de balais de paille, le secteur préfectoral a rapidement retrouvé une allure digne des grandes institutions de notre République.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1

La façade maritime et la plage de l’Oasis font peau neuve

Pendant ce temps, sur le littoral, les agents de l’administration municipale s’attelaient à une autre tâche d’envergure : le décapage méthodique du nouvel espace balnéaire situé au flanc de l’Hôtel Oasis.

Par ailleurs, pour appuyer cette offensive contre la saleté, le conseil municipal a déployé des moyens logistiques conséquents, mettant à disposition un camion-benne pour l’enlèvement immédiat des détritus collectés. Grâce à cette coordination sans faille, le sable fin du littoral brille désormais de mille feux sous le soleil d’août.

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© Commune Lacs 1

Un appel des autorités pour un entretien permanent du cadre de vie

Au terme de cette matinée d’effort militant, les responsables locaux ont exprimé la satisfaction des pouvoirs publics face au devoir accompli :

« La propreté de nos cités n’est pas l’affaire d’un jour, c’est une discipline de chaque instant ! Il appartient à chaque citoyen de faire de son foyer, de sa rue et de son quartier un havre d’hygiène et de fierté nationale. »

Exhortés à maintenir cette ardeur citoyenne pour les échéances à venir, les travailleurs des Lacs 1 se sont séparés avec le sentiment du devoir accompli. Une preuve supplémentaire que, sous l’impulsion du gouvernement, le peuple togolais marche d’un même pas vers un environnement plus sain.

 

Opération Togo Propre à Tchamba : Forte mobilisation citoyenne

TCHAMBA (RÉGION CENTRALE), 3 août 2026 — C’est dans un élan d’enthousiasme populaire rarement égalé que la population de la commune de Tchamba 1 s’est levée comme un seul homme, le samedi 1ᵉʳ août 2026, au chant du coq. Répondant ainsi avec fierté aux directives gouvernementales de la grande journée nationale de salubrité publique « Togo Propre », des centaines de citoyens se sont mués en bâtisseurs d’un cadre de vie radieux.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1

Un raz-de-marée citoyen dès l’aube dans le quartier Médina

Dès 6 heures du matin, alors que la brume matinale enveloppait encore la cité, le parvis de la brigade de gendarmerie a pris des allures de grand rassemblement militant.

Fonctionnaires en manches de chemise, cadres du secteur privé, dignitaires religieux, chefs traditionnels en tenues d’apparat, militaires et jeunes écoliers : aucune force vive de la nation n’a manqué ce rendez-vous de l’honneur. Armés de râteaux, de balais de paille traditionnels et de coupe-coupes, ces volontaires du progrès ont pris d’assaut les artères du quartier Médina pour livrer une guerre sans merci aux détritus ainsi qu’aux mauvaises herbes.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1

L’unité nationale en action : Élus et citoyens main dans la main

Présent au cœur de la mêlée citoyenne, le représentant du pouvoir central, le préfet El-Hadj Issaka Laguebande, n’a pas caché sa grande satisfaction face à ce spectacle de discipline républicaine :

« Nous assistons ce matin à une véritable communion entre le peuple et ses édiles. C’est la démonstration éclatante que le développement à la base, impulsé par notre Chef de l’État, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, est désormais une réalité vivante dans nos foyers ! »

De son côté, l’édile de la ville, Hamza Titikpina, le visage rayonnant d’ardeur militante, a tenu à saluer la maturité civique de ses administrés. Pour le magistrat de la ville, cet effort collectif est la preuve irréfutable que le peuple de Tchamba est prêt à relever tous les défis de la modernisation sous la bannière du civisme et de la patrie.

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© Commune Tchamba 1

Une santé de fer pour la prévention des épidémies

Rappelons que cet effort mensuel, institué au plus haut sommet de l’État chaque premier samedi du mois, constitue un rempart inexpugnable contre les fléaux endémiques que sont le paludisme et le choléra. En assainissant le sol national, la population protège ses enfants et bâtit l’avenir sanitaire de la République.

En somme, la mobilisation s’est achevée dans la concorde et les chants patriotiques, tous les regards étant déjà tournés vers la prochaine édition du samedi 5 septembre 2026, pour maintenir bien haut le flambeau d’une cité modèle et salubre.

 

Inondations à Vo 1 (Togo) : Les consignes de sécurité de la mairie

Les pluies diluviennes qui s’abattent sur le sud du Togo n’épargnent pas l’arrière-pays. À Vogan et ses environs, la mairie de Vo 1 sonne le tocsin face à des dégâts matériels considérables et active ses réseaux de secours. Plongée au cœur d’une municipalité en état d’urgence.

Les images du Grand Lomé sous les eaux ont capté l’attention des médias ces derniers jours, mais c’est à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, dans la préfecture de Vo, que le drame environnemental se joue désormais à huis clos. À Vogan, les autorités locales font face à un assaut climatique d’une rare violence. Les récentes précipitations exceptionnelles ont plongé plusieurs localités de la commune de Vo 1 sous les eaux, révélant la fragilité de l’habitat et des infrastructures rurales.

Le bilan matériel provisoire s’avère lourd : des maisons écroulées, des ponts structurellement touchés, des axes routiers totalement coupés et des dizaines d’hectares de champs de culture dévastés par les crues. Pour une population locale vivant essentiellement de l’agriculture, l’inondation des terres agricoles fait peser une menace immédiate sur la sécurité alimentaire de la région.

La municipalité en première ligne

Face à ce sinistre d’ampleur, l’exécutif communal de Vo 1 tente de structurer la riposte. La mairie a immédiatement exprimé sa compassion aux sinistrés tout en cherchant à rassurer les administrés sur le déploiement des secours. Les équipes municipales travaillent désormais en étroite collaboration avec les services de l’État et des partenaires humanitaires pour acheminer l’aide d’urgence et organiser l’assistance aux familles sans abri.

Au-delà des secours, c’est une véritable course contre la montre que mènent les autorités pour éviter des pertes en vies humaines. La municipalité multiplie les appels à la discipline collective, un défi de taille dans des zones où l’accès à l’information officielle reste parfois difficile.

Consignes de survie et numéros d’urgence

Dans ce contexte de crise, la mairie de Vo 1 appelle la population à modifier radicalement ses habitudes quotidiennes. Les autorités locales demandent instamment aux citoyens de suspendre les déplacements non essentiels et de proscrire toute tentative de traversée des cours d’eau en crue.

Les risques d’électrocution et d’effondrement tardif constituent la principale hantise des secouristes. La municipalité exhorte donc les riverains à s’éloigner des poteaux électriques tombés, des panneaux publicitaires et des arbres fragilisés par les vents. Une attention particulière est réclamée pour la protection des franges les plus vulnérables de la communauté, notamment les enfants et les personnes âgées.

Pour centraliser les alertes et coordonner les évacuations, le gouvernement et la commune rappellent l’existence de plusieurs lignes d’urgence gratuites, accessibles à tous :

  • 170 : Agence nationale de la protection civile (ANPC)
  • 118 : Sapeurs-pompiers
  • 1014 : Centre National de Commandement Unifié (CNCU)
  • 117 / 1244 : Police nationale

Alors que les prévisions météo restent incertaines pour la région Maritime, la solidarité communautaire s’organise, largement relayée par les médias locaux comme Vogan News. Cette crise rappelle, si besoin était, l’urgence pour les communes togolaises de repenser leur urbanisme et de renforcer leurs infrastructures face à des chocs climatiques de plus en plus récurrents.

Inondations à Lomé : Les ministres sur le terrain pour libérer la circulation

Lomé, 30 juin 2026 — Au lendemain des trombes d’eau exceptionnelles qui se sont abattues sur le Grand Lomé, la capitale togolaise panse ses plaies et livre une bataille cruciale : celle de la mobilité retrouvée. Ce mardi matin, le réveil a été brutal pour des milliers de Loméens. Les stigmates de la veille — boue accumulée, débris flottants et chaussées submergées — paralysent encore de nombreux secteurs névralgiques, transformant les trajets professionnels en un véritable parcours du combattant.

Face à ce risque de paralysie économique, la réponse gouvernementale s’est voulue immédiate et visible, s’écartant des traditionnels rapports de bureau pour s’inviter directement sur le macadam.

Ministère de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
© Ministère de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme

La politique de terrain : des ministres au chevet des points noirs routiers

C’est un signal politique fort qui a été envoyé dès les premières lueurs du jour. Le ministre Kodjo Adedze, épaulé par le ministre délégué Sena Alipui, s’est rendu sur les sites les plus critiques de la capitale. Loin des salons feutrés, les deux membres du gouvernement ont inspecté la place Bonke ainsi que l’axe hautement stratégique de la descente de Tokoin Hôpital.

Sur place, au milieu du vrombissement des engins de chantier et du ballet des équipes techniques, les ministres supervisent en direct les opérations de grand nettoyage et de pompage. L’objectif est double : évacuer au plus vite les sédiments apportés par les crues et rétablir la fluidité de la circulation sur ces artères qui desservent les principaux centres hospitaliers et administratifs de la ville. Par ailleurs, cette présence physique vise à rassurer une population éprouvée, tout en mettant les équipes d’intervention sous pression afin d’accélérer la cadence.

Ministère de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
© Ministère de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme

Au-delà de l’urgence, le défi structurel de la ville-hub

Si l’activisme des autorités permet, ce matin, de rouvrir progressivement les voies à la circulation, ce nouvel épisode pluvieux repose avec acuité la question de la vulnérabilité des infrastructures de Lomé. La descente de Tokoin Hôpital, en raison de sa topographie, subit de plein fouet les ruissellements provenant des points hauts de la ville dès que les précipitations dépassent les normales saisonnières.

Pour les urbanistes, le constat est récurrent : la gestion de l’immédiat après-crise est indispensable, mais elle devra s’accompagner d’investissements massifs et continus dans le recalibrage des collecteurs d’eaux pluviales. Alors que la saison des pluies bat son plein, Lomé joue sa crédibilité de métropole moderne. En attendant les réformes de fond, c’est à coups de balais mécaniques, de camions-bennes et grâce à la présence des ministres que la capitale togolaise tente, ce mardi, de reprendre son cours normal.

Ministère de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
© Ministère de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme

Afrique de l’Ouest : pluies torrentielles du 29 juin 2026 entre Togo, Côte d’Ivoire et Nigeria

C’était un lundi en apparence ordinaire de la saison des pluies. Pourtant, la journée du 29 juin 2026 restera gravée comme le témoin d’une vulnérabilité commune qui ignore les tracés frontaliers. En l’espace de quelques heures, un même front nuageux d’une intensité rare a balayé le littoral ouest-africain, transformant le Togo ,la Côte d’Ivoire et le Nigeria en un vaste théâtre de crises interconnectées.

Si la pluie est saisonnière, la tragédie de ce début de semaine a pris une dimension sous-régionale inédite, rappelant que, face au dérèglement climatique, le golfe de Guinée partage un destin commun.

Lomé sous les eaux, le Bas-Mono retient son souffle.

Au Togo, le Grand Lomé s’est réveillé les pieds dans l’eau. Des quartiers populaires et historiques comme Adakpamé, Adamavo, Akodesséwa, mais également les zones résidentielles et administratives de Nyékonakpoé, Kodjoviakopé et Agoè-Nyivé ont vu leurs artères principales se muer en torrents de boue. Les systèmes de canalisation, pourtant curés à l’approche de la saison des pluies, ont rapidement saturé sous la violence des précipitations.

Mais l’inquiétude s’est rapidement déplacée vers l’intérieur des terres. Dans la préfecture du Bas-Mono, les premiers bilans font état de dégâts matériels considérables. Les champs inondés et les habitations fragilisées font craindre une crise humanitaire et agricole à court terme, dans une région déjà éprouvée par les caprices du fleuve Mono.

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Le drame de Mossikro : la terre a cédé à Abidjan

Plus à l’ouest, en Côte d’Ivoire, la même onde pluvieuse a pris une tournure nettement plus dramatique. À Abidjan, la métropole aux reliefs escarpés, l’eau ne s’est pas contentée d’inonder : elle a tué.

Dans la commune d’Attécoubé, le quartier précaire de Mossikro a payé le plus lourd tribut. Gorgée d’eau, une colline s’est effondrée sur des habitations de fortune situées en contrebas. Le bilan est effroyable : huit victimes, dont quatre décès confirmés et quatre blessés, après le glissement de terrain survenu dans le quartier de Mossikro.. Ce drame remet brutalement en lumière la question des logements construits dans des zones non constructibles, un défi auquel les autorités abidjanaises tentent de répondre chaque année par des campagnes de déguerpissement, souvent jugées insuffisantes face à la pression démographique.

Une urgence climatique et urbaine transfrontalière

Au Nigeria voisin, la tempête a également provoqué d’importants dégâts matériels, notamment dans les zones urbaines de Cotonou, où la gestion des eaux pluviales reste un défi permanent.

Du Nigeria  — durement touché par ces intempéries — jusqu’à la Côte d’Ivoire, le constat des experts est identique. Ce lundi de pluies exceptionnelles n’est pas un événement isolé, mais le symptôme d’une double crise :

  • L’intensification des événements extrêmes : les volumes d’eau tombés en moins de 24 heures dépassent largement les normales saisonnières.

  • L’urbanisation galopante : l’imperméabilisation des sols dans les grandes capitales africaines empêche l’infiltration des eaux, transformant chaque averse majeure en menace vitale.

Alors que les secours s’activent encore à Abidjan et que les habitants de Lomé et du Nigeria tentent de sauver ce qui peut l’être, ce « lundi noir » appelle à une réponse globale. Les plans d’urgence nationaux montrent leurs limites ; c’est désormais à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest qu’une stratégie de résilience urbaine et d’alerte météorologique précoce doit être pensée. Car le ciel, lui, ne connaît pas de frontières.

L’Afrique de l’Ouest fait face à une saison des pluies particulièrement violente. Le lundi 29 juin 2026, des précipitations torrentielles ont frappé simultanément le Togo ,la Côte d’Ivoire et le Nigeria, paralysant plusieurs capitales côtières et provoquant de lourds dégâts matériels.

Ce nouvel épisode d’intempéries simultanées dans plusieurs pays du Golfe de Guinée rappelle les défis croissants que pose le dérèglement climatique aux métropoles côtières ouest-africaines. Il souligne également la nécessité de renforcer la coordination régionale, d’adapter les infrastructures urbaines et de mieux protéger les populations vivant dans les zones exposées aux risques d’inondation et de glissement de terrain.

Togo : face au défi climatique, la Région des Plateaux passe à l’offensive

Réunis à Atakpamé, les acteurs territoriaux et les partenaires internationaux ont lancé la diffusion du Plan Régional d’Adaptation (PRA). Porté par le gouverneur Dadja Maganawé et soutenu par la FAO, ce document stratégique décline 49 mesures concrètes pour prémunir les secteurs clés de la région contre les chocs climatiques.

Dans la Région des Plateaux, poumon vert et véritable grenier agricole du Togo, l’urgence climatique ne se conjugue plus au futur. Face à la modification des cycles de pluie et aux menaces pesant sur la sécurité alimentaire, les autorités locales ont choisi de passer à l’offensive. Ainsi, la semaine dernière, à Atakpamé, le gouverneur de la région, le général Dadja Maganawé, a officiellement ouvert l’atelier de diffusion du Plan Régional d’Adaptation au changement climatique (PRA).

Cette rencontre, qui s’est tenue avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), marque un tournant dans la territorialisation des politiques environnementales togolaises. En effet, l’objectif affiché est d’armer les décideurs locaux des compétences techniques indispensables pour naviguer dans l’écosystème complexe de la finance et de la gouvernance climatiques.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

49 mesures pour un bouclier vert

L’atelier a rassemblé un premier cercle d’acteurs stratégiques, allant des cadres du Gouvernorat et du Conseil régional aux représentants des services techniques de l’environnement et de l’agriculture, sans oublier les émissaires du Fonds vert pour le climat. Pour le général Dadja Maganawé, ce plan ne doit pas rester un document de plus sur les étagères de l’administration, mais s’imposer comme une véritable feuille de route opérationnelle.

Le PRA se structure autour de trois piliers fondamentaux :

  • La consolidation de la gouvernance locale, afin d’harmoniser les décisions politiques et environnementales ;

  • Le renforcement de la résilience des secteurs vitaux, que sont l’agriculture, la foresterie et la gestion des ressources en eau ;

  • La mobilisation active des financements, véritable nerf de la guerre pour concrétiser la transition.

Au total, ce sont 49 mesures concrètes qui ont été validées pour traduire les ambitions de la région en impacts réels sur le terrain.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

Le défi du financement et du suivi

La clôture de la cérémonie a donné lieu à une remise symbolique des documents officiels de planification au gouverneur, scellant l’engagement des autorités régionales. Cependant, le plus dur commence pour le comité de coordination et le comité régional, désormais chargés du suivi-évaluation.

« Le PRA constitue une véritable feuille de route pour renforcer la résilience de la Région des Plateaux », a martelé le gouverneur lors de son allocution.

Désormais, le succès de cette initiative reposera sur la capacité des équipes locales à formuler des projets bancables auprès des bailleurs internationaux, à l’instar du Fonds vert pour le climat. Dans un contexte sahélien et ouest-africain où l’adaptation coûte cher, la Région des Plateaux tente de concevoir un modèle de planification locale qui pourrait bien inspirer d’autres territoires de la sous-région.

« Planter aujourd’hui pour protéger demain » : le ministère de la Sécurité s’engage pour la Journée nationale de l’arbre

Lomé, le 2 juin 2026 – À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée le 1ᵉʳ juin 2026, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjouba, a marqué son engagement en faveur de la préservation de l’environnement par une série d’actions symboliques et concrètes. Dès les premières heures de la journée, il a participé au lancement officiel de la campagne nationale de reboisement sur le site du Centre technique d’enfouissement d’Aképé, aux côtés d’autres membres du gouvernement.

Le Ministère de la Sécurité
© Le Ministère de la Sécurité

Un geste citoyen et une vision durable

Dans l’après-midi, le ministre a planté un arbre sur le site de son ministère, en présence du secrétaire général, des membres de son cabinet, des directeurs généraux, des directeurs centraux et des chefs de service. Ce geste, bien que symbolique, s’inscrit dans une démarche globale visant à sensibiliser les agents du ministère à l’importance du reboisement.

Lors de cette cérémonie, le colonel Calixte Batossie Madjouba a rappelé que le reboisement constitue « un instrument majeur de protection des écosystèmes, de lutte contre les effets du changement climatique et de prévention des catastrophes naturelles ». Il a également appelé l’ensemble des services de son département à faire de cette pratique un engagement durable, en alignement avec la vision nationale de restauration du couvert végétal et de préservation du patrimoine environnemental.

Le Ministère de la Sécurité
© Le Ministère de la Sécurité

Une initiative intégrée à la stratégie nationale

Cette journée d’action s’est déroulée à l’issue de la réunion mensuelle de sécurité, qui a réuni les principaux responsables des services de sécurité intérieure. Elle a également servi de cadre pour annoncer le calendrier de reboisement des différentes structures relevant du ministère. L’objectif est d’assurer une participation coordonnée et soutenue à l’effort national de reboisement, tout en renforçant la cohésion interne autour d’un projet commun : la protection de l’environnement.

En plantant un arbre, le ministère de la Sécurité envoie un message clair : la lutte contre la dégradation des sols, la désertification et les effets du réchauffement climatique est l’affaire de tous, y compris des institutions publiques. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de responsabilisation des acteurs étatiques dans la gestion durable des ressources naturelles.

Le Ministère de la Sécurité
© Le Ministère de la Sécurité

 Vers une généralisation des actions

Si cette journée a été l’occasion de poser des actes concrets, elle a aussi permis de lancer une réflexion sur la pérennisation de ces efforts. Le ministère de la Sécurité, souvent perçu comme un acteur de l’ordre et de la protection des citoyens, montre ainsi qu’il peut également jouer un rôle clé dans la protection de l’environnement. Reste à savoir si les engagements pris se traduiront par des actions durables sur le terrain.

Togo : campagne nationale de reboisement 2026 lancée à Aképé

Face à l’avancée des changements climatiques et à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, le Togo entend accélérer sa transition écologique. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a officiellement donné le coup d’envoi de la campagne nationale de reboisement 2026, ce lundi 1ᵉʳ juin, à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. Le lancement s’est déroulé sur le site du Centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la commune Avé 2, transformé pour l’occasion en symbole d’une nouvelle approche de la gestion environnementale.

L’événement a rassemblé un large éventail d’acteurs institutionnels et communautaires. Membres du gouvernement, sénateurs, gouverneurs, préfets, maires, responsables des services techniques de l’État, autorités traditionnelles et représentants de diverses organisations se sont mobilisés autour d’un objectif commun : renforcer le couvert végétal national et contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2

Une réponse concrète à l’urgence environnementale

Le choix d’Aképé n’a rien d’anodin. Ce centre constitue aujourd’hui l’un des maillons essentiels de la politique togolaise de gestion durable des déchets. Grâce à cette infrastructure moderne, les autorités ont considérablement amélioré le traitement des déchets ménagers dans le Grand Lomé, limitant ainsi les impacts négatifs sur les sols, les ressources en eau et la santé publique.

En lançant la campagne nationale de reboisement sur ce site, le gouvernement envoie un message fort : il ne considère plus la protection de l’environnement comme une question sectorielle, mais comme une priorité transversale qui mobilise plusieurs domaines d’action. Gestion des déchets, préservation des écosystèmes, restauration forestière et adaptation climatique doivent désormais s’inscrire dans une stratégie globale et cohérente.

Cette vision prend tout son sens alors que plusieurs régions du pays subissent l’érosion des terres, la raréfaction des ressources forestières et les effets de plus en plus visibles des perturbations climatiques. Les épisodes de sécheresse, les inondations récurrentes et la dégradation progressive des écosystèmes rappellent l’urgence d’agir.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2

Planter aujourd’hui pour protéger demain

Ainsi, la campagne de cette année s’inscrit dans une logique de résultats mesurables. Lors de la cérémonie officielle, les autorités, les partenaires et les participants ont mis en terre 2 500 jeunes plants sur le site d’Aképé. Mais l’ambition nationale va bien au-delà : les différents acteurs mobilisés à travers le pays prévoient de planter près de 16 millions d’arbres sur l’ensemble du territoire au cours de l’année 2026.

Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur des espèces reconnues pour leur capacité à s’adapter aux conditions locales tout en contribuant efficacement à la captation du carbone atmosphérique. Parmi elles figurent notamment le Terminalia catappa, le Khaya senegalensis et le Ceiba pentandra, des essences appréciées pour leur croissance, leur résistance et leur potentiel écologique.

Ces plantations devraient permettre non seulement de renforcer les puits de carbone naturels du pays, mais aussi de restaurer des espaces dégradés, de protéger la biodiversité et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2

Miser sur la survie des arbres plutôt que sur les chiffres

L’un des principaux défis des campagnes de reboisement reste toutefois le taux de survie des plants. Conscient de cette réalité, le gouvernement entend changer de paradigme. Présidant la cérémonie, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et des Changements climatiques, le professeur Kokoroko Komla Dodzi, a insisté sur l’importance du suivi post-plantation.

Désormais, l’accent ne sera plus uniquement mis sur le nombre d’arbres plantés, mais également sur leur entretien et leur croissance. Cette approche vise à garantir un impact réel et durable sur le couvert végétal national.

Selon les responsables du secteur, chaque arbre qui parvient à maturité représente un investissement environnemental stratégique. Il contribue à l’absorption du dioxyde de carbone, à la régulation des températures locales, à la protection des sols contre l’érosion et au maintien des équilibres écologiques.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2

Une mobilisation nationale pour un avenir durable

Outre les institutions publiques, cette campagne entend mobiliser l’ensemble des citoyens. Collectivités territoriales, organisations communautaires, établissements scolaires, associations et populations locales sont appelés à jouer un rôle actif dans la réussite de l’opération.

Cette dynamique collective traduit la volonté du Togo de faire de la préservation de l’environnement une responsabilité partagée. Car la reconstitution du patrimoine forestier national ne relève pas seulement d’une politique publique : elle constitue également un enjeu économique, social et sanitaire majeur pour les générations futures.

En accueillant le lancement de cette vaste campagne nationale, la commune Avé 2 s’inscrit ainsi au cœur d’un engagement qui dépasse les frontières locales. À Aképé, ce 1ᵉʳ juin 2026, ce ne sont pas seulement des arbres qui ont été plantés. C’est aussi une vision d’avenir qui a pris racine : celle d’un Togo plus vert, plus résilient et mieux préparé aux défis environnementaux du XXIᵉ siècle.

Togo : Journée nationale de l’arbre 2026 à Lomé

Lomé, 1ᵉʳ juin 2026 –    À l’instar de nombreux acteurs institutionnels et citoyens engagés dans la préservation de l’environnement, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, a pris  ce lundi part à l’opération nationale de reboisement organisée à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. L’activité s’est déroulée au Centre national d’enfouissement technique d’Aképé, sous l’impulsion du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de restauration du couvert végétal et de lutte contre les effets du changement climatique. Elle témoigne également de la volonté des autorités togolaises de renforcer les actions en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.

Isaac Tchiakpé
© Isaac Tchiakpé

Mise en terre symbolique des plants

Aux côtés des responsables administratifs, des agents publics et de plusieurs volontaires, Isaac Tchiakpé a participé à la mise en terre de jeunes plants, contribuant ainsi à l’effort collectif visant à accroître les espaces verts sur le territoire national. Par ce geste symbolique, le ministre a réaffirmé l’importance de l’engagement citoyen dans la préservation des ressources naturelles.

La Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque année au Togo, constitue un rendez-vous majeur de sensibilisation aux enjeux environnementaux. Elle permet de mobiliser les populations autour d’actions concrètes de reboisement et de promouvoir une gestion durable des écosystèmes.

Isaac Tchiakpé
© Isaac Tchiakpé

Un rendez-vous annuel de sensibilisation

À travers sa participation à cette opération, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a lancé un appel à la poursuite des efforts collectifs en faveur de la protection de l’environnement. « Ensemble, poursuivons nos efforts pour préserver notre environnement et construire un Togo plus vert au bénéfice des générations présentes et futures », a-t-il déclaré. Ce message rappelle aussi que la sauvegarde du patrimoine naturel demeure une responsabilité partagée, essentielle pour garantir un avenir durable aux générations actuelles et à venir.

Reste à savoir si cet élan citoyen et institutionnel saura se transformer en actions durables capables de relever les défis environnementaux du Togo.

À Aného, le projet WACA fait reculer la mer et renaître l’espoir

Les habitants d’Aného respirent mieux : la mer recule, la ville avance. Dimanche, Harold Tavares, administrateur du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique, a visité les chantiers du littoral dans la préfecture des Lacs afin d’évaluer les avancées d’un vaste programme de protection côtière soutenu par la Banque. L’objectif affiché est de freiner l’érosion, réduire les inondations, restaurer les milieux naturels et renforcer la capacité des populations à faire face au changement climatique.

Sur le terrain, les transformations sont déjà visibles. En effet, des zones gagnées sur l’océan, des passages lagunaires rétablis sur plusieurs kilomètres et la construction d’un brise-lame promettent désormais une défense durable contre les assauts marins qui rongent la côte depuis des décennies. Ces aménagements n’ont pas seulement reconstruit des berges ; ils ont également rendu à des familles des espaces de vie et de travail autrefois menacés.

Des retombées sociales et économiques concrètes

« WACA a profondément amélioré le quotidien des communautés », a affirmé M. Tavares lors de sa visite, appelant à maintenir la pression contre les phénomènes climatiques et l’érosion côtière. À travers cette déclaration, son discours mettait l’accent sur la nécessité d’un effort continu, non seulement pour achever les ouvrages en cours, mais aussi pour pérenniser les bénéfices obtenus grâce à une gestion intégrée du littoral.

Par ailleurs, l’impact social et économique du projet dépasse largement les seuls travaux d’ingénierie. Des emplois locaux ont été créés sur les chantiers, des équipements de pêche ont été mis à la disposition des pêcheurs et des coopératives locales ont vu leurs capacités renforcées. Pour beaucoup d’habitants, la résilience se mesure désormais en opportunités concrètes : revenus restaurés, filets réutilisables et marchés plus sûrs pour leurs produits.

Entre sécurisation du littoral et défis de durabilité

Le segment Aného–Gbodjomé protège désormais la côte. Les équipes de terrain poursuivent cependant les interventions sur la portion restante du littoral, entre Gbodjomé, Agbodrafo et Goumoukopé; elles ont déjà achevé plusieurs structures de protection et en construisent d’autres. Elles progressent aussi dans le comblement des bras lagunaires, ce qui stabilise la côte et restaure des écosystèmes aquatiques essentiels.

 

Les autorités locales et les bénéficiaires restent néanmoins vigilants. La durabilité des aménagements dépendra à la fois de l’entretien des infrastructures, de la continuité des financements et de l’adhésion des communautés aux pratiques de gestion durable. À Aného, la mer laisse aujourd’hui place à l’espoir ; la prochaine étape sera désormais de transformer cet élan en gains durables pour les générations futures.

Climat : l’Université de Lomé forme les futurs négociateurs africains

 

Depuis ce mercredi 15 avril 2026, l’Université de Lomé (UL) vibre au rythme de la diplomatie environnementale. La salle Prof. Ahadzi-Nonou de la Présidence accueille, jusqu’au 21 avril, un atelier de formation intensif consacré aux négociations climatiques internationales. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer les compétences des acteurs togolais face aux défis complexes du réchauffement planétaire. Elle participe également à une stratégie plus large visant à positionner l’Université de Lomé comme un pôle de référence en matière de formation aux enjeux climatiques en Afrique de l’Ouest.

Dans ce contexte, le public cible se veut particulièrement large afin de garantir un impact maximal. La formation rassemble des étudiants, des enseignants-chercheurs, des cadres de l’administration publique, des professionnels issus de divers ministères ainsi que des représentants actifs de la société civile. Cette diversité de profils favorise une approche transversale, essentielle pour appréhender des enjeux climatiques qui croisent à la fois le droit, l’économie et les politiques publiques.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Maîtriser les codes complexes des COP

Au cœur de cet apprentissage, les participants explorent les mécanismes souvent opaques des Conférences des Parties (COP). Alors que les négociations climatiques internationales évoluent rapidement, notamment dans le cadre de l’Accord de Paris, le programme couvre des thématiques cruciales telles que :

  • l’atténuation, à travers le programme d’ambition de Charm el-Cheikh ;
  • la finance climatique, pour comprendre les leviers de mobilisation des ressources ;
  • les pertes et préjudices, un dossier central pour les pays en développement ;
  • l’article 6 de l’Accord de Paris, relatif aux marchés carbone et à la coopération internationale.

Dans un contexte où les pays africains cherchent à peser davantage dans les négociations internationales, cette formation apparaît comme un levier stratégique. Pour des États comme le Togo, particulièrement exposés aux effets du changement climatique, la maîtrise de ces mécanismes devient un impératif.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un parterre d’experts pour une expertise de haut niveau

La cérémonie de lancement a été marquée par la présence de figures institutionnelles et académiques de premier plan. Par ailleurs, le docteur Pyabalo Nabédé, directeur de cabinet représentant le ministre de l’Environnement, a présidé l’ouverture.

À ses côtés, le Prof. Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, a accueilli le professeur Guy Rossatanga-Rignault. En sa qualité de spécialiste du droit public et de la science politique à l’Université Omar Bongo, ce dernier apporte une dimension panafricaine et une expertise juridique précieuse pour décrypter les mécanismes des négociations internationales. La présence de tels experts contribue aussi  à aligner la formation sur les standards des grandes négociations multilatérales.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un engagement stratégique pour le Togo

En accueillant cette session dédiée aux négociations climatiques, l’Université de Lomé réaffirme son rôle de moteur de l’expertise nationale. Plus largement, ce renforcement des capacités s’inscrit dans une dynamique de préparation du Togo à une participation plus active et plus influente dans les instances internationales.

En définitive, cette initiative illustre la montée en puissance d’une nouvelle génération de cadres capables de comprendre, négocier et défendre les intérêts du pays dans les forums climatiques mondiaux. Désormais, le Togo peut compter sur des profils mieux formés pour transformer les engagements internationaux en actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement.

Assainissement à Lomé : opération coup de poing à Adétikopé

                                                La pression monte sur le front de l’assainissement dans la capitale togolaise. Ce jeudi 9 avril 2026, les engins et les équipes de terrain s’activent dans la commune d’Agoè-Nyivé 6. L’objectif est de désengorger les réseaux d’évacuation pour épargner aux riverains le calvaire des eaux stagnantes.

Commune Agoè -Nyivé 6
© Commune Agoè -Nyivé 6

Une technique offensive sur la Route Nationale 1

Le décor est planté sur l’axe stratégique de la RN1. L’entreprise MELIO GROUPE SERVICE INTERNATIONAL (MGSI) mène actuellement une opération coup de poing. Sous le regard vigilant des techniciens, les ouvriers extraient des tonnes de sédiments et de déchets qui obstruent les caniveaux.

Cette intervention ne doit rien au hasard. Elle répond à une nécessité absolue de salubrité publique alors que le Grand Lomé panse encore les drames des récentes crues. En effet, les inondations passées ont rappelé avec force la vulnérabilité des quartiers périphériques, justifiant l’urgence de ces opérations. En libérant ces artères souterraines, la municipalité espère fluidifier le passage des eaux de ruissellement et assainir durablement le cadre de vie à Adétikopé.

Commune Agoè -Nyivé 6
© Commune Agoè -Nyivé 6

La réponse politique face au péril des eaux

Ce déploiement de force s’inscrit dans une impulsion qui vient du sommet de l’État. Sous l’égide du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, une stratégie de réaction rapide voit le jour. L’idée-force : ne plus subir la météo, mais anticiper.

Pour mener à bien cette mission, l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) apporte son expertise technique. Le Maire de la commune, Monsieur Songoi Kézié, salue d’ailleurs cet engagement présidentiel qui permet aux communes périphériques de bénéficier de moyens conséquents pour transformer leur environnement quotidien. Ainsi, cette opération traduit une volonté politique de protéger les citoyens et de renforcer la résilience urbaine face aux intempéries.

Commune Agoè -Nyivé 6
© Commune Agoè -Nyivé 6

Un contrôle rigoureux pour des résultats durables

Loin d’être une simple opération de façade, ce chantier bénéficie d’une surveillance étroite. La division technique de la mairie d’Adétikopé inspecte chaque section nettoyée. Cette rigueur garantit que les prestations de l’entreprise MGSI respectent les normes de qualité afin d’éviter un éternel recommencement dès les sept revers.

Au-delà de la technique, l’impact attendu est concret pour les riverains : une meilleure mobilité, une réduction des risques sanitaires et une sécurité accrue. À travers ce chantier, Agoè-Nyivé 6 se veut le laboratoire d’une ville plus propre et plus sûre, en totale adéquation avec la feuille de route nationale sur le développement urbain.

Commune Agoè -Nyivé 6
© Commune Agoè -Nyivé 6

Au-delà du curage, le défi du civisme ?

Si ces travaux d’urgence soulagent temporairement les quartiers d’Adétikopé, ils posent une question de fond : celle de la gestion des déchets ménagers par les citoyens eux-mêmes. Le curage des caniveaux reste un effort financier colossal et cyclique tant que les collecteurs d’eau serviront de dépotoirs sauvages.

Dès lors, la réussite de cette stratégie dépendra aussi d’une véritable police de l’environnement et d’une sensibilisation citoyenne durable.

En somme, cette opération dépasse le simple curage des caniveaux : elle incarne une volonté politique et citoyenne de bâtir une capitale résiliente. Entre technique et civisme, Lomé trace les contours d’une ville capable d’anticiper les intempéries et de transformer chaque chantier en levier de salubrité durable.

Togo : le gouvernement lance une opération pour libérer les voies publiques et la plage à Lomé

Le gouvernement togolais hausse le ton face à l’occupation jugée désordonnée des abords des routes et du littoral dans le Grand Lomé. Réunis le 26 février 2026 au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, plusieurs membres de l’exécutif ont acté une nouvelle étape dans la gestion des espaces publics de la capitale.

Autour du ministre Awaté Hodabalo, les discussions ont porté sur une réalité visible au quotidien : étals improvisés le long des axes routiers, constructions précaires sur les emprises publiques, et occupation croissante du front de mer.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Un constat partagé : désordre et risques multiples

D’abord tolérées, certaines installations se sont multipliées au fil des années. Résultat : des voies rétrécies, une circulation ralentie, et des difficultés d’accès pour les services de secours. À cela s’ajoutent des problèmes d’insalubrité et une pression accrue sur l’écosystème côtier.

Sur la plage de Lomé, considérée comme un espace stratégique tant pour le tourisme que pour l’environnement, l’implantation anarchique de commerces et d’abris de fortune suscite également des inquiétudes.

Pour les autorités, la situation ne peut plus perdurer. Elles estiment que l’État doit désormais faire respecter la réglementation afin de préserver l’ordre public et la sécurité des usagers.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Un comité technique pour structurer la riposte

Face à ces enjeux, le gouvernement a décidé de mettre en place un comité technique interministériel. Sa mission : proposer dans les plus brefs délais un plan d’action concret pour réorganiser les emprises routières et le domaine public maritime.

Toutefois, l’exécutif assure vouloir procéder avec méthode. Une campagne de sensibilisation précédera toute opération de déguerpissement. L’objectif affiché est de rappeler les règles en vigueur et d’informer les occupants concernés avant toute intervention sur le terrain.

Le ministre en charge de l’Environnement a insisté sur un principe : l’application stricte de la loi. Selon lui, la protection durable du littoral et la sécurité collective exigent des décisions fermes.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Entre impératif d’ordre public et enjeux sociaux

Si la volonté de rétablir l’autorité de l’État est clairement affichée, la question sociale demeure sensible. De nombreux occupants tirent leurs revenus de ces activités informelles.

Dès lors, le défi pour les autorités togolaises sera de concilier restauration de l’ordre urbain et prise en compte des réalités économiques des populations concernées.

En toile de fond, c’est aussi l’image de Lomé qui se joue. Capitale en pleine mutation, la ville cherche à moderniser ses infrastructures tout en protégeant son littoral, fragilisé par l’érosion et les pressions humaines.

 

Une opération sous haute attention

Les prochaines semaines devraient préciser les contours du plan gouvernemental. Entre dialogue, pédagogie et fermeté, l’exécutif togolais entend reprendre le contrôle des espaces publics stratégiques du Grand Lomé.

Reste à savoir comment cette opération sera accueillie sur le terrain, dans une capitale où l’espace public constitue aussi un lieu de survie économique pour de nombreux ménages.

À Lomé, l’Afrique s’attaque au fléau silencieux du plomb dans les peintures

À première vue, la peinture évoque la couleur, la rénovation, l’embellissement des villes. Mais derrière l’éclat des façades se cache parfois un danger invisible : le plomb. Les 11 et 12 février, Lomé a accueilli une rencontre régionale consacrée à l’élimination progressive de la peinture contenant ce métal lourd toxique. Autour de la table : des représentants de 23 pays africains, issus des ministères de l’Environnement et de la Santé, des organisations de la société civile et des industriels du secteur.

L’enjeu dépasse le cadre technique. Il touche à la santé publique, à l’avenir industriel du continent et à la protection des générations futures.

 

Le plomb, un risque majeur pour les enfants

Le plomb est reconnu pour ses effets délétères sur l’organisme. L’exposition, même à faible dose, peut provoquer des troubles neurologiques irréversibles, une baisse du quotient intellectuel, des difficultés d’apprentissage et des atteintes au système nerveux. Chez l’enfant, dont le corps est en plein développement, les conséquences sont particulièrement graves.

Selon les normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé, la concentration de plomb dans les peintures doit rester en dessous d’un seuil strict. Or, au Togo, près de 30 % des 27 échantillons analysés dépassent cette limite. Un chiffre qui interpelle et justifie l’urgence d’une action coordonnée.

Au-delà des habitations, le risque concerne aussi les écoles, les crèches et les aires de jeux, où les surfaces peintes peuvent devenir des sources d’exposition par ingestion de poussières ou d’écailles.

Ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique
© Ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique

Une coopération africaine en construction

Pendant deux jours, les participants ont échangé sur les expériences nationales et les dispositifs réglementaires existants. L’objectif : harmoniser les normes, renforcer les mécanismes de contrôle et accompagner les fabricants vers des alternatives plus sûres.

Il ne s’agit pas seulement d’interdire, mais d’organiser une transition. « La transition vers des peintures sans plomb n’est pas une contrainte, mais une opportunité industrielle qui favorise l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois verts, tout en protégeant ce que nous avons de plus cher : nos populations », a souligné Dimizou Koffi Aoufoh, secrétaire général du ministère togolais en charge de l’environnement.

Derrière cette déclaration, une conviction : l’abandon du plomb peut stimuler la recherche locale, moderniser les chaînes de production et renforcer la crédibilité des industries africaines sur les marchés internationaux.

 

Entre réglementation et sensibilisation

L’un des défis majeurs reste l’application effective des normes. Dans plusieurs pays africains, les cadres juridiques existent, mais les contrôles demeurent limités. Les discussions ont donc porté sur la mise en place de systèmes de surveillance plus rigoureux et sur la formation des acteurs du secteur.

Au Togo, des campagnes de sensibilisation sont en cours pour informer fabricants, commerçants et consommateurs des dangers liés au plomb. Car la bataille se joue aussi dans les choix quotidiens : privilégier des peintures certifiées sans plomb devient un acte de prévention.

 

Un enjeu sanitaire et économique

La problématique dépasse la simple question environnementale. Les coûts liés aux maladies provoquées par l’exposition au plomb pèsent lourdement sur les systèmes de santé et sur la productivité des pays. À long terme, investir dans des peintures sûres revient à protéger le capital humain.

En accueillant cette rencontre régionale, Lomé s’inscrit dans une dynamique continentale visant à éliminer un risque sanitaire longtemps sous-estimé. L’Afrique, confrontée à de multiples urgences, place ainsi la santé environnementale au rang de priorité stratégique.

Car derrière chaque mur fraîchement peint se joue parfois un enjeu vital : celui d’une croissance qui ne sacrifie ni la santé des enfants ni l’avenir industriel du continent.

Golfe 3 : Succès de l’opération Togo-Propre (Janvier 2026)

Le samedi 3 janvier 2026, l’avenue du Nouveau Palais Présidentiel a vibré au rythme d’une mobilisation citoyenne sans précédent. Pour le premier acte de l’opération « Togo-Propre » de l’année, la commune du Golfe 3 a prouvé que la propreté n’est pas qu’une affaire de balais, mais une question de solidarité.

Golfe 3
© Golfe 3

Une synergie inédite sous le soleil de Lomé

Dès l’aube, le carrefour GTA a pris un visage inhabituel. Exit, le ballet habituel des voitures : place à une armée de citoyens déterminés. Si les agents communaux et les Comités de Développement de Quartier (CDQ) étaient fidèles au poste, la grande surprise est le lieu de la diversité des participants. En effet, ils étaient plusieurs centaines , mobilisés dès 6h00 du matin.

Pour cette édition 2026, l’alliance s’est élargie :

  • Les institutions : Le District Autonome du Grand Lomé et l’ANASAP.
  • Le privé : des entreprises et des structures parapubliques.
  • Les citoyens : des centaines de riverains venus prêter main-forte.

Cette « nouvelle synergie », comme l’appellent les organisateurs, marque un tournant dans la gestion de l’espace public : la salubrité devient l’affaire de tous.

Golfe 3
© Golfe 3

Plus qu’une corvée, un moment de partage dans le Golfe 3

Loin d’être une contrainte, l’opération s’est déroulée dans une atmosphère presque festive. Le crissement des balais sur le bitume et le va-et-vient des brouettes ont rythmé la matinée. Entre deux coups de pelle, on a pu voir des éclats de rire et des échanges entre conseillers municipaux et simples citoyens.

C’est là tout l’esprit de « Togo-Propre » : transformer une action environnementale en un véritable ciment social.

 

Un engagement au sommet, des actions à la base

Cette mobilisation massive n’est pas un hasard. Elle s’inscrit directement dans la vision nationale de protection de l’environnement portée par le Chef du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé. En rendant leur commune plus propre, les habitants du Golfe 3 envoient un message fort : le leadership national trouve un écho concret dans chaque quartier.

Golfe 3
© Golfe 3

Golfe 3 : cap sur le mois de février !

Le message est dépassé, mais la mission continue. L’exécutif communal et les partenaires de l’opération ont déjà les yeux rivaux sur le calendrier. La propreté est un marathon, pas un sprint.

À vos agendas : Le prochain grand rendez-vous pour garder notre commune rayonnante est fixé au samedi 7 février 2026 .

Lomé dégringole dans le classement des villes africaines les plus propres

Lomé, 15 décembre 2025 – Le dernier classement des villes africaines les plus propres, publié par Jeune Afrique, place une fois de plus Kigali en tête avec un indice impressionnant, suivi de Rabat, tandis que Cotonou intègre le podium à la troisième place. Or, pour le Togo, l’information est amère : Lomé chute lourdement, passant de la 16ᵉ à la 25ᵉ position. Cette régression brutale interroge directement la gouvernance urbaine togolaise et expose les failles persistantes dans la gestion des déchets à Lomé, la capitale qui concentre les défis environnementaux du pays.

 

La chute de Lomé du classement des villes propres : un reflet des problèmes chroniques

 

Ce classement, basé sur les perceptions des résidents et des indicateurs concrets comme la collecte des déchets et l’entretien des espaces publics, a mis en lumière des contrastes critiques en Afrique de l’Ouest. À Lomé, la collecte des déchets solides couvre à peine une partie de la ville, laissant des quartiers entiers noyés sous les ordures. Les dépotoirs anarchiques prolifèrent, les plastiques envahissent les plages et les caniveaux, favorisant les inondations et les maladies. De fait, les rues de la capitale togolaise restent encombrées de dépotoirs sauvages et d’eaux usées stagnantes – des problèmes que les autorités peinent à endiguer malgré des initiatives sporadiques comme la relance de l’opération « Togo Propre ».

 

Le contraste cruel : Cotonou, l’exemple d’une politique volontariste

 

Pendant ce temps, Cotonou, voisine immédiate, bondit dans le top 3 grâce à des investissements massifs en assainissement et une mobilisation citoyenne renforcée. La comparaison avec la métropole béninoise est cruelle : Cotonou démontre qu’une politique volontariste – modernisation des infrastructures, partenariats public-privé et éducation citoyenne – peut transformer une ville en modèle régional. Inversement, Lomé, autrefois mieux positionnée, paie aujourd’hui le prix d’une inaction prolongée. Cette dégringolade dans le classement n’est pas anodine – elle reflète un manque d’engagement soutenu à plus haut niveau et une gouvernance locale défaillante face à l’urbanisation galopante.

 

Les conséquences de la chute de Lomé du classement des villes propres: au-delà de l’image ternie

 

Au-delà de l’image ternie, cette insalubrité a de lourdes répercussions. L’état de la capitale impacte directement la santé publique, décourage le tourisme et freine les investissements. Malgré des projets pilotes soutenus par des partenaires internationaux et des campagnes de sensibilisation, la réalité sur le terrain reste alarmante : taux de collecte insuffisant, manque de ressources municipales et incivisme persistant minent les efforts. Dans un contexte où la propreté urbaine devient un critère clé d’attractivité économique, le Togo risque de voir sa capitale reléguée au rang des métropoles négligées.

 

Appel à l’action : réformer la gouvernance environnementale

 

Les autorités togolaises doivent urgemment passer à l’action : renforcer les mécanismes de collecte, investir dans le recyclage, sanctionner l’incivisme et impliquer réellement les communautés. Des initiatives comme l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) existent, mais elles manquent cruellement de moyens et de coordination. La chute de Lomé dans ce classement 2025 sonne comme un avertissement sévère : sans réforme profonde de la gouvernance environnementale, la capitale continue de s’enfoncer, au détriment de ses habitants et de l’image du pays tout entier.

Le temps presse : Lomé peut-elle inverser la tendance avant que le classement ne devienne un miroir impitoyable d’un échec collectif ?

Togo : lancement du 170, numéro d’urgence inondations

Face à la montée des risques d’inondation, le Togo franchit un cap décisif en lançant le numéro d’urgence gratuit 170, dédié aux alertes hydriques. Porté par l’Agence nationale de protection civile et la Croix-Rouge togolaise, ce dispositif accessible 24h/24 promet une réponse rapide et coordonnée aux appels de détresse.

 

Lomé, 4 novembre 2025 – Dans un pays où chaque saison des pluies se transforme en roulette russe pour des milliers de familles, les autorités togolaises viennent de franchir un cap décisif. Ce lundi, l’Agence nationale de protection civile (ANPC), en partenariat avec la Croix-Rouge togolaise (CRT), a lancé le 170, un numéro d’urgence gratuit et accessible 24h/24, exclusivement dédié aux alertes inondations. Une avancée majeure dans la gestion des risques climatiques, alors que le pays fait face à une recrudescence des débordements fluviaux.

 

 Le 170 : Une ligne de vie pour les populations vulnérables

 

Imaginez une famille réfugiée sur un toit instable dans les bas-fonds de Lomé, ou un village côtier du Mono englouti par les eaux : désormais, un simple appel au 170 suffit pour déclencher une intervention. Ce dispositif ne se limite pas à filtrer les appels de détresse : il mobilise des équipes de secours pour des évacuations rapides, distribue des kits de survie et prodigue des conseils pratiques pour se prémunir contre les crues.

« C’est notre ligne de front numérique contre le chaos des eaux », résume un porte-parole de l’ANPC, soulignant l’importance de cette réponse coordonnée dans un pays où 20 % des ménages ruraux sont exposés chaque année aux aléas climatiques.

 Des simulations grandeur nature pour affûter les réflexes

 

Ce lancement s’inscrit dans la continuité d’une série d’exercices de préparation menés dans les zones les plus vulnérables : Bas-Mono, Lacs, Yoto. Pompiers, volontaires de la Croix-Rouge et forces locales ont participé à des simulations de catastrophes – barrages rompus, routes coupées – afin de tester les chaînes de commandement et cartographier les failles. Objectif : renforcer la capacité de réaction face à une saison des pluies qui s’annonce particulièrement intense, sous l’effet du phénomène El Niño.

Une stratégie de résilience à plusieurs niveaux

 

Au-delà de l’urgence, le gouvernement togolais déploie une stratégie globale de résilience : cartographie des zones à risque, renforcement des infrastructures hydrauliques, campagnes de sensibilisation. La CRT, forte de ses 5 000 bénévoles répartis sur le territoire, joue un rôle clé en formant les appelants à devenir des relais communautaires.

« On passe d’une réaction paniquée à une anticipation collective », observe une coordinatrice de la Croix-Rouge, qui évoque déjà une vingtaine d’appels testés lors des phases pilotes.

 

Le 170 :  un signal fort pour un Togo plus résilient

 

Pour les habitants des marécages du sud ou des plaines du centre, le 170 n’est pas qu’un numéro : c’est un fil d’Ariane dans la tempête. Alors que les premières pluies de novembre s’abattent déjà, cette initiative incarne l’espoir d’un Togo mieux préparé, où la vulnérabilité cède la place à une solidarité active.

Les défis restent nombreux : atteindre les populations les plus isolées, garantir la pérennité du dispositif, et faire en sorte que les promesses ne s’évaporent pas dans l’humidité ambiante. Mais une chose est sûre : avec cette ligne unique, le pays fait un pas décisif vers un avenir moins noyé.

COP30 : le Togo prépare un pavillon qui fera date

À Lomé, le Togo affine sa stratégie pour la COP30. Un pavillon ambitieux, porté par le ministère de l’Environnement et le PNUD, incarnera les engagements écologiques du pays.

 

LOMÉ, 19 septembre 2025 – Tandis que le monde a les yeux rivés sur le Brésil qui s’apprête à accueillir la COP30 en 2026, le Togo se prépare déjà à marquer les esprits. Pour ce faire, Katari Foli-Bazi, ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, a tenu une réunion stratégique avec Seynabou Diaw Ba, Représentante Résidente Adjointe du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo. L’objectif est clair : faire du pavillon togolais un espace dynamique, capable de représenter les ambitions écologiques d’un pays déterminé à peser sur la scène internationale.

Le Togo se mobilise pour la COP30 avec un pavillon innovant. Objectif : valoriser ses actions climatiques, engager les communautés et affirmer son rôle sur la scène internationale.
© Le Togo se mobilise pour la COP30 avec un pavillon innovant. Objectif : valoriser ses actions climatiques, engager les communautés et affirmer son rôle sur la scène internationale.

Un pavillon pour incarner l’engagement écologique du pays

 

Au cœur des discussions, la conception du pavillon togolais pour la COP30. Cet espace se veut être plus qu’une simple vitrine ; il est conçu pour incarner l’engagement du Togo pour un avenir durable. Il mettra ainsi en avant les initiatives du pays en matière de gestion des ressources naturelles, de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité.

« Nous voulons que la participation du Togo soit pertinente et bénéfique, tant pour notre pays que pour la communauté internationale », a déclaré le ministre Foli-Bazi, soulignant l’importance d’une présence forte et cohérente.

 

Le PNUD, un partenaire clé pour la conception du pavillon

 

La rencontre avec Seynabou Diaw Ba a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée avec le PNUD, un partenaire essentiel dans les efforts environnementaux du Togo. En effet, les échanges ont porté sur la conception d’un pavillon qui saura capter l’attention des délégations du monde entier tout en valorisant les avancées togolaises. Reforestation, énergies renouvelables, gestion durable des forêts : le Togo entend bien partager ses réussites et ses ambitions, tout en s’inspirant des bonnes pratiques internationales.

« Le PNUD est à nos côtés pour faire de ce pavillon un espace de dialogue et d’innovation », a ajouté le ministre.

Une réponse togolaise aux enjeux mondiaux

 

La COP30, prévue pour 2026, sera un rendez-vous crucial pour accélérer les engagements climatiques mondiaux. Pour le Togo, ce sommet représente une opportunité unique de mettre en lumière ses efforts de protection de l’environnement, mais aussi de plaider pour un soutien international accru en faveur des pays en développement. Par ailleurs, le pavillon togolais adoptera une approche inclusive, en donnant la parole aux communautés locales, aux jeunes et aux femmes, des acteurs indispensables de la transition écologique.

 

Le Togo, un espoir pour l’avenir ?

 

À mesure que les préparatifs s’intensifient, le Togo se positionne comme un acteur engagé et visionnaire. Avec le soutien du PNUD, le pavillon de la COP30 promet d’être un symbole d’espoir et de détermination, prouvant que même les petites nations peuvent jouer un rôle majeur dans la lutte pour un avenir durable. Le véritable enjeu consiste désormais à savoir si cette mobilisation autour d’un événement international se traduira par des actions concrètes et des politiques durables qui transformeront réellement le quotidien des Togolais et protégeront l’environnement sur le long terme.

Le Togo en première ligne pour sauver la couche d’ozone

Ce 16 septembre 2025, à l’occasion de la 38ᵉ Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, le Togo transforme la science en action. Sous l’impulsion de la ministre Katari Foli Bazi, le pays lance une série d’initiatives concrètes pour réduire les gaz nocifs et sensibiliser la population. À Lomé, l’engagement environnemental devient un acte citoyen, et le Togo s’impose comme un modèle régional dans la lutte pour un avenir climatique plus sûr.

Lomé, 16 septembre 2025 – Imaginez un filet invisible qui nous protège des rayons assassins du soleil, menacés par nos propres inventions quotidiennes. Ce mardi, à l’occasion de la 38ᵉ Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, le Togo réaffirme son rôle de gardien vigilant de ce bouclier vital. La ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Katari Foli Bazi, a lancé avec panache les activités commémoratives aux côtés du ministre de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpe, sous l’égide du gouvernement et du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Il s’agit d’un engagement fort pour un Togo – et un monde – plus vert, alors que la science nous rappelle que la guérison de l’ozone est en marche.

De la science à l’action concrète

Le 16 septembre n’est pas une date anodine : c’est l’anniversaire du Protocole de Montréal de 1987, ce traité pionnier ratifié par tous les pays du globe, qui a permis de bannir progressivement les substances nocives comme les chlorofluorocarbones (CFC) responsables du fameux « trou » dans la couche d’ozone. Cette année, la 38ᵉ édition porte le slogan évocateur « De la science à l’action globale », célébrant aussi le 40ᵉ anniversaire de la Convention de Vienne de 1985. Grâce à ces efforts, la couche d’ozone montre des signes de régénération, le trou au-dessus de l’Antarctique, qui culminait à 29,9 millions de km² en 2000, pourrait se refermer d’ici 2060.

Au Togo, pays pionnier en Afrique de l’Ouest avec sa ratification du Protocole en 1991, les festivités ont pris une tournure concrète. Katari Foli Bazi, aux côtés d’Isaac Tchiakpe et en partenariat avec Edutech Gouv Tg, a donné le coup d’envoi des activités. Des ateliers de sensibilisation et des campagnes de détection de fuites dans les climatiseurs sont ainsi prévus. L’objectif est de réduire les émissions d’hydrochlorofluorocarbones (HCFC) et de promouvoir des alternatives écologiques.

Le Togo célèbre la Journée mondiale de la couche d’ozone avec des actions concrètes pour l’environnement. Ateliers, sensibilisation et engagement politique marquent cette mobilisation nationale pour le climat.
© Le Togo célèbre la Journée mondiale de la couche d’ozone avec des actions concrètes pour l’environnement. Ateliers, sensibilisation et engagement politique marquent cette mobilisation nationale pour le climat.

Le Togo, un leader engagé pour l’ozone et le climat

« Nous avons réaffirmé l’engagement du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé et du gouvernement à faire de la protection de la couche d’ozone une priorité nationale », a déclaré la ministre Foli Bazi dans un message vibrant partagé sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, cet engagement s’inscrit dans une politique environnementale holistique : le Togo, confronté aux défis du changement climatique comme les inondations et la désertification, voit dans la lutte contre les gaz destructeurs d’ozone un levier pour atténuer le réchauffement global. En effet, ces gaz sont aussi de puissants gaz à effet de serre.

Les activités visent à mobiliser les citoyens, les entreprises et les jeunes. Des opérations de maintenance sur les systèmes de froid, des conférences sur les innovations technologiques et des partenariats avec l’Association des Frigoristes du Togo (AFRITO) promettent d’avoir un impact direct. « Protéger l’ozone, c’est protéger nos vies, nos cultures et notre avenir », martèle le Bureau National Ozone, qui orchestre ces initiatives.

L’urgence de l’action, l’espoir de la régénération

Au Togo, cette journée n’est pas qu’une commémoration : c’est un catalyseur pour des habitudes durables, comme adopter des réfrigérants verts ou recycler les vieux appareils. En somme, avec ce lancement à Lomé, le message est clair : la science a alerté, l’action suit. Le Togo, avec ses leaders comme Katari Foli Bazi, montre la voie. Une chose est sûre : l’ozone, ce héros invisible, a besoin de nous autant que nous avons besoin de lui.

Et si l’exemple du Togo inspirait d’autres nations à accélérer leurs efforts, pour que le bouclier de notre planète soit définitivement restauré plus tôt que prévu ?

Togo : une vague verte déferle sur Aného pour un avenir durable

Aného, 1ᵉʳ septembre 2025 – Dans la ville côtière d’Aného, une initiative vibrante a réuni des acteurs clés autour d’un objectif commun : bâtir un Togo plus vert. Le 28 août dernier, 500 arbres ont pris racine dans la forêt urbaine d’Aného, un geste fort porté par une coalition d’autorités, d’organisations internationales et de jeunes engagés. En effet, cet élan s’inscrit dans l’ambitieux projet du gouvernement togolais de planter un milliard d’arbres d’ici 2030, un défi pour contrer le changement climatique et préserver la richesse environnementale du pays.

Aného, ville pionnière d’un Togo plus vert

 

Sous l’égide du ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, Katari Foli-Bazi, et de la secrétaire adjointe d’ONU Climat, Noura Hamladji, cette opération de reboisement a mobilisé des figures de premier plan. Le maire de la commune des Lacs 1, Me Alexis Aquereburu, a brillé par son leadership, orchestrant cet effort aux côtés de la Représentante résidente des Nations Unies au Togo, des chefs d’agences onusiennes et des jeunes de l’Université de Lomé, ainsi que du comité Ambassadeurs de l’Environnement. Leur engagement collectif illustre une volonté partagée de faire d’Aného un modèle de développement durable.

Des partenaires de poids, tels que le directeur du Financement du Développement Durable de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), M. Moukaila, et le secrétaire exécutif de la Commission Climat de la Région du Sahel, M. Boureima, ont également joint leurs efforts. D’ailleurs, leur présence souligne l’importance régionale de cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre la déforestation et de promotion de la résilience climatique.

Le 28 août 2025, Aného a lancé une opération de reboisement avec 500 arbres plantés, mobilisant autorités, partenaires internationaux et jeunesse togolaise. Une étape clé vers l’objectif national d’un milliard d’arbres d’ici 2030.
© Le 28 août 2025, Aného a lancé une opération de reboisement avec 500 arbres plantés, mobilisant autorités, partenaires internationaux et jeunesse togolaise. Une étape clé vers l’objectif national d’un milliard d’arbres d’ici 2030.
Le 28 août 2025, Aného a lancé une opération de reboisement avec 500 arbres plantés, mobilisant autorités, partenaires internationaux et jeunesse togolaise. Une étape clé vers l’objectif national d’un milliard d’arbres d’ici 2030.
© Le 28 août 2025, Aného a lancé une opération de reboisement avec 500 arbres plantés, mobilisant autorités, partenaires internationaux et jeunesse togolaise. Une étape clé vers l’objectif national d’un milliard d’arbres d’ici 2030.

La jeunesse togolaise, un moteur pour la transition écologique

 

Au cœur de cette journée, les jeunes Togolais se sont distingués par leur ferveur. Étudiants et membres d’associations locales ont planté ces 500 arbres avec une détermination qui témoigne également de leur rôle moteur dans la préservation de l’environnement. En plus, cette action s’ajoute à l’objectif ambitieux des Nations Unies au Togo de planter deux millions d’arbres en 2025, une étape clé vers la transformation écologique du pays.

Un appel à l’action pour une mobilisation collective

 

Cette initiative à Aného n’est qu’un début. Le ministre Foli-Bazi et les organisateurs ont lancé un vibrant appel aux habitants, et particulièrement aux enfants d’Aného, pour qu’ils s’impliquent dans la protection de leur environnement. Chaque arbre planté est un pas vers un avenir où le Togo conjugue développement et respect de la nature. Par conséquent, alors que le pays avance vers son objectif d’un milliard d’arbres, cette mobilisation collective pourrait bien inspirer d’autres régions à suivre l’exemple d’Aného.

L’avenir vert du Togo commence à Aného

 

En cette journée mémorable, Aného a prouvé qu’un avenir durable est à portée de main, porté par la volonté d’une communauté unie et d’une jeunesse prête à relever le défi climatique. Reste à voir si cet élan citoyen et politique se maintiendra sur le long terme pour faire du Togo une référence en matière de durabilité environnementale.

Atakpamé au cœur d’un projet ambitieux contre le changement climatique

Environnement : le Togo renforce son plan de lutte contre le réchauffement climatique

 

Atakpamé, 29 août 2025 – Le Togo accélère sa lutte contre le changement climatique avec détermination. En effet , les 28 et 29 août 2025, la ville d’Atakpamé a accueilli un atelier décisif pour valider le document du projet « Renforcement de l’adaptation au changement climatique des communautés locales des Plateaux ». Organisée par le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières en partenariat avec la FAO et soutenue financièrement par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), cette initiative marque une étape majeure vers un avenir durable et résilient pour les populations de la région des Plateaux-Est.

Le réchauffement climatique : un projet pour protéger et autonomiser

 

Ce programme, financé dans le cadre du Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF) du FEM8, repose par ailleurs sur trois piliers fondamentaux : la gestion intégrée des paysages, l’adaptation des moyens de subsistance et un suivi rigoureux pour tirer des enseignements durables. Conçu avec une approche inclusive mettant l’accent sur l’égalité des genres, il vise à protéger les écosystèmes fragiles, à promouvoir des pratiques économiques durables, à renforcer la sécurité alimentaire et à soutenir l’autonomisation des femmes et des jeunes. D’ailleurs, ces objectifs ambitieux répondent directement aux défis climatiques qui menacent les communautés locales.

Le Togo lance un programme ambitieux pour renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.
© Le Togo lance un programme ambitieux pour renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

Une réponse aux enjeux climatiques

 

Dans une région où les effets du changement climatique – sécheresses, inondations et dégradation des sols – pèsent lourdement sur les moyens de subsistance, ce projet se veut aussi une réponse concrète. En effet, en intégrant des pratiques agricoles résilientes et des stratégies de gestion des ressources naturelles, il cherche à doter les populations des outils nécessaires pour s’adapter aux conditions climatiques changeantes tout en préservant leur environnement.

Le Togo lance un programme ambitieux pour renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.
© Le Togo lance un programme ambitieux pour renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

Un partenariat pour un impact durable

 

L’atelier, fruit d’une collaboration étroite entre le gouvernement togolais, la FAO et le FEM, a permis également d’examiner et de peaufiner le document de projet pour garantir son efficacité. De plus, cette synergie illustre l’engagement du Togo à aligner ses actions sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), avec un accent particulier sur la résilience communautaire et l’équité sociale.

Le réchauffement climatique : un avenir qui se dessine

En plaçant les femmes et les jeunes au cœur de cette initiative, le projet ambitionne de transformer les dynamiques sociales et économiques des Plateaux-Est. Cet atelier marque un pas décisif vers un Togo plus résilient, où les communautés locales sont mieux équipées pour faire face aux défis climatiques tout en bâtissant un avenir prospère. Le gouvernement togolais parviendra-t-il à mettre en œuvre cette initiative avec succès et à en faire un modèle pour les autres régions du pays ?

À Lomé, le Togo outille ses acteurs pour préserver la biodiversité

 Lomé mobilise pour la biodiversité : un atelier stratégique pour outiller les acteurs du changement

 

Lomé, 20 août 2025 — Face à l’urgence environnementale, le Togo réunit à Lomé des organisations de la société civile pour un atelier crucial. En effet, l’objectif est de renforcer les capacités des ONG, des associations, des groupes de jeunes et de femmes dans la mise en œuvre de la Stratégie et du Plan d’Actions National pour la Biodiversité (SPANB) 2021-2030, qui vise à transformer le rapport des sociétés à la nature.

À Lomé, un atelier réunit ONG, jeunes et femmes pour renforcer la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la biodiversité.
© À Lomé, un atelier réunit ONG, jeunes et femmes pour renforcer la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la biodiversité.

Une mobilisation citoyenne pour une nature protégée

 

Organisé par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, cet atelier marque une étape décisive dans la concrétisation des engagements du Togo au sein du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, adopté en 2022. Ce cadre vise, à terme, à ce que l’humanité vive « en harmonie avec la nature » d’ici 2050.

Le Colonel DIMIZOU Aoufoh Koffi, Secrétaire Général du ministère, a officiellement lancé les travaux au nom du ministre de tutelle. En outre, il a souligné que cet atelier constitue un point de départ pour une série d’actions futures, essentielles à la réussite de la SPANB.

 

Quatre jours pour comprendre et agir pour préserver la biodiversité 

 

Durant cette session, les participants seront aussi formés sur plusieurs thématiques essentielles :

  • Les mesures de conservation de la biodiversité
  • Les cibles nationales de la SPANB
  • Les opportunités de financement pour les actions de terrain
  • Les mécanismes de collecte et de centralisation des données

L’objectif est clair : permettre à ces acteurs de terrain de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de la stratégie nationale, en définissant des actions concrètes et adaptées aux réalités locales.

Une vision partagée pour le développement durable

 

Le Colonel SAMAROU Moussa, représentant de la Directrice des Ressources Forestières, a salué l’engagement des participants et rappelé l’importance de la SPANB comme outil de gouvernance environnementale. En plus, il a insisté sur la nécessité de renforcer les synergies entre les institutions, les communautés et les partenaires techniques pour atteindre les objectifs fixés.

« Le gouvernement togolais reste fermement engagé pour la conservation de la biodiversité et le développement durable », a réaffirmé le Colonel DIMIZOU Aoufoh Koffi.

En somme, le Togo met en place les outils et les formations nécessaires pour que la préservation de la biodiversité devienne l’affaire de tous. Par ailleurs,  cet atelier de renforcement des capacités marque un pas important vers la concrétisation de la stratégie nationale. Le défi sera maintenant de transformer cette ambition en résultats tangibles sur le terrain. Les actions définies par ces acteurs de la société civile permettront-elles de freiner la perte de biodiversité et de garantir un avenir plus durable pour le pays ?

Togo – Luxembourg : 22,5 millions d’euros pour accélérer la transition verte

Togo : un financement de 22,5 millions d’euros pour révolutionner la gestion des déchets et protéger la biodiversité

Lomé, 12 août 2025 – Le Togo franchit une étape majeure dans sa lutte pour un avenir vert. Un accord de financement de 22,5 millions d’euros a été signé avec le Luxembourg, en présence de l’Union européenne. Lors d’une réunion fructueuse à Lomé, le ministre de l’Environnement, Katari Foli-Bazi, a scellé ce partenariat stratégique. Ce soutien financier, alloué au Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique (PALCC+), vise à renforcer la gestion des déchets et à protéger les parcs naturels du pays.

Le Togo signe un accord de financement avec le Luxembourg et l’Union européenne pour renforcer la gestion des déchets et protéger ses parcs naturels dans le cadre du programme PALCC+.
© Le Togo signe un accord de financement avec le Luxembourg et l’Union européenne pour renforcer la gestion des déchets et protéger ses parcs naturels dans le cadre du programme PALCC+.

22,5 millions d’euros pour une gestion des déchets innovante

 

Le cœur du projet PALCC+ repose sur l’amélioration de la collecte, du traitement et de la valorisation des déchets dans six grandes villes. Grâce à ce financement, des infrastructures modernes, telles que des centres de tri et de recyclage, seront construites. Selon Katari Foli-Bazi, ces fonds vont « transformer notre approche de la gestion des déchets, tout en créant des opportunités économiques pour les communautés locales ». Ce projet s’inscrit pleinement dans la Feuille de route Togo 2025, qui ambitionne de faire du pays un modèle de durabilité en Afrique de l’Ouest.

 

Togo – Luxembourg : préserver la biodiversité, une priorité nationale

 

Une partie significative des fonds servira à la protection des parcs prioritaires, tels que le parc national de Fazao-Malfakassa. Pour ce faire, le projet prévoit des mesures renforcées contre le braconnage et la déforestation, ainsi que des programmes de sensibilisation pour les communautés riveraines. En tant que membre de l’Initiative pour la protection des éléphants (EPI), le Togo réaffirme ainsi son engagement à préserver ses espèces emblématiques dans un contexte de changement climatique.

Togo – Luxembourg : un partenariat international exemplaire pour un avenir durable

 

Les discussions, menées en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne, Joaquín Tasso Vilallonga, ont mis en lumière la solidité des relations entre le Togo et ses partenaires européens. Le Luxembourg, déjà impliqué dans le projet Forests4Future, confirme son rôle de partenaire clé. Comme l’a indiqué un représentant luxembourgeois, « ce financement reflète notre confiance dans la vision environnementale du Togo ». Ce soutien s’inscrit dans le cadre de l’initiative Équipe Europe, qui vise à coordonner les efforts des pays de l’UE pour un impact maximal.

 

Le Togo, futur hub de la gouvernance climatique 

 

Ce partenariat avec le Luxembourg et l’UE illustre l’ambition du Togo de devenir un hub régional pour la gouvernance climatique. En effet, en mobilisant des ressources internationales et en alignant sa politique sur les objectifs de développement durable, le Togo se positionne comme un acteur majeur de la transition écologique en Afrique de l’Ouest. Alors que les défis climatiques s’intensifient, le pays peut-il réussir son pari et inspirer ses voisins dans la lutte pour la protection de l’environnement ?

Togo : lancement d’un guide révolutionnaire pour redessiner le destin des régions

Lomé, berceau d’une révolution verte : Le Togo écrit l’avenir de ses Régions avec un guide national

Lomé, 1ᵉʳ juillet 2025 – Dans la chaleur frémissante de Lomé, où les rêves d’un Togo émergent se mêlent aux défis d’un monde en mutation, un événement s’est déroulé ce matin, aussi discret qu’historique : le lancement d’un guide national pour l’élaboration des Plans de Développement Régionaux (PDR). Sous l’égide du ministère de l’Aménagement et du Développement des Territoires (MADT), et avec le soutien vibrant des Nations Unies à travers la FAO et le PNUD, ce document stratégique promet de redessiner l’horizon des régions togolaises. Porté par une ambition sans précédent, il conjugue inclusion sociale, égalité de genre et résilience face aux changements climatiques, comme un manifeste pour une nation qui refuse de plier sous les vents de l’adversité. Le Togo s’apprête-t-il à entrer dans une nouvelle ère de développement équitable ?

Le Togo lance un guide national pour les Plans de Développement Régionaux (PDR) avec l'appui de la FAO et du PNUD, visant à une planification inclusive, égalitaire et résiliente face aux défis climatiques.
© Le Togo lance un guide national pour les Plans de Développement Régionaux (PDR) avec l'appui de la FAO et du PNUD, visant à une planification inclusive, égalitaire et résiliente face aux défis climatiques.
Une vision harmonieuse : la planification régionale au cœur du Togo 2025

Ce 1ᵉʳ juillet, la salle de conférences du MADT à Lomé s’est transformée en un laboratoire  d’idées, où décideurs, experts et partenaires internationaux ont convergé pour poser la première pierre d’un édifice audacieux. Le Ministre Gbloekpo Koamy Gomado, figure centrale de cette entreprise, n’a pas mâché ses mots : « Ce guide national établira un cadre formel et harmonisé pour la planification du développement régional, un levier pour transformer nos territoires en pôles de prospérité inclusive. » Son discours a résonné comme un appel à l’unité, dans un pays où les disparités entre Lomé et les régions des Savanes ou des Plateaux restent criantes.

Ce guide, fruit d’une collaboration entre le MADT, la FAO et le PNUD, s’inscrit dans la droite ligne de la Feuille de Route Togo 2025, qui vise une croissance de 7 % et une transformation structurelle de l’économie. Cependant, là où il se distingue, c’est dans son ambition d’intégrer des enjeux cruciaux : la lutte contre les changements climatiques, qui menace les récoltes et les moyens de subsistance ; l’égalité de genre, pour donner aux femmes un rôle central dans le développement ; et l’inclusion sociale, pour ne laisser aucun Togolais au bord du chemin. Selon un rapport du PNUD de 2024, 47 % de la population togolaise vit en situation de pauvreté multidimensionnelle, un défi que ce guide entend relever en dotant chaque région d’un plan adapté à ses réalités.

Pacte régional : les PDR, clés d’un avenir résilient et inclusif

Le Togo, avec ses 8,8 millions d’habitants et une densité croissante, fait face à des pressions inédites : urbanisation rapide, érosion côtière, sécheresses dans le nord, et inondations dévastatrices. Le Plan National d’Adaptation (PNA) de 2018, actualisé grâce au financement du Fonds Vert pour le Climat, a déjà posé les bases d’une résilience climatique. Néanmoins, le guide des PDR va plus loin, en décentralisant la planification pour donner aux régions les outils d’une autonomie éclairée. Les Groupes Techniques de Travail Multisectoriels (GTTM), sensibles au genre et inclusifs, seront les chevilles ouvrières de cette entreprise.

« Le Togo a renforcé sa gouvernance décentralisée », a déclaré Sukati, saluant l’engagement du gouvernement à travers le ministère de l’Action Sociale et de la Promotion de la Femme. Ce guide, qui sera déployé dans les cinq régions du pays, s’appuie sur des processus participatifs, impliquant les communautés locales, les femmes et les jeunes. Il s’inspire des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 5 sur l’égalité de genre et l’ODD 13 sur l’action climatique, pour garantir que chaque plan régional soit un bouclier contre les crises et un tremplin vers la prospérité.

Le Togo lance un guide national pour les Plans de Développement Régionaux (PDR) avec l'appui de la FAO et du PNUD, visant à une planification inclusive, égalitaire et résiliente face aux défis climatiques.
© Le Togo lance un guide national pour les Plans de Développement Régionaux (PDR) avec l'appui de la FAO et du PNUD, visant à une planification inclusive, égalitaire et résiliente face aux défis climatiques.

Synergie internationale : le Togo, modèle de développement durable ?

Le rôle des partenaires internationaux est au cœur de cette initiative. La FAO, avec son expertise en agriculture durable, accompagne l’élaboration des Plans Régionaux d’Adaptation (PRA), tandis que le PNUD, présent au Togo depuis 1966, apporte son soutien technique et financier. En 2023, le PNUD a déjà financé une étude sur l’intégration des ODD dans la planification nationale, coordonnée par l’Université de Lomé et impliquant des acteurs comme l’UNICEF, la Banque mondiale et le FMI. Ce guide s’inscrit dans cette continuité, renforçant les capacités des 60 communes togolaises.

Mais l’enjeu dépasse les frontières du Togo. En s’alignant sur l’Accord de Paris et les engagements pris lors de la COP21, le pays ambitionne une réduction de 50,57 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Le guide des PDR intégrera ces objectifs, en promouvant des pratiques agroforestières et des chaînes de valeur durables. Les femmes, souvent en première ligne face aux impacts climatiques, seront au cœur de ces initiatives.

 

Le Togo lance un guide national pour les Plans de Développement Régionaux (PDR) avec l'appui de la FAO et du PNUD, visant à une planification inclusive, égalitaire et résiliente face aux défis climatiques.
© Le Togo lance un guide national pour les Plans de Développement Régionaux (PDR) avec l'appui de la FAO et du PNUD, visant à une planification inclusive, égalitaire et résiliente face aux défis climatiques.
Un guide national : les régions togolaises, architectes de leur propre destin

Ce lancement, loin d’être une simple formalité, est un cri d’espoir pour un Togo qui refuse de se résigner. Dans les champs arides des Savanes, où les sécheresses mettent à rude épreuve les agriculteurs, ou sur les côtes érodées de Lomé, où la mer grignote les terres, ce guide promet une planification qui écoute les territoires et leurs habitants. Il incarne une vision où le développement n’est pas un luxe réservé à la capitale, mais un droit pour chaque village, chaque femme, chaque jeune.

À Lomé, ce 1ᵉʳ juillet, les partenaires réunis ont planté une graine. Si elle germe, elle pourrait faire du Togo un modèle de décentralisation inclusive, où les régions, armées de leurs PDR, deviennent les architectes de leur propre destin. Toutefois, le chemin est long, et les défis – financement, coordination, appropriation locale – sont immenses. Dans ce pari audacieux, le Togo ne mise pas seulement sur des plans, mais sur la force de son peuple à écrire, ensemble, un futur où personne n’est laissé pour compte. Le Togo est-il en passe de devenir un leader en matière de développement territorial inclusif en Afrique ?

Lomé : La capitale déclare la guerre aux inondations

Togo : Le projet RAINE entre dans une phase décisive pour juguler les inondations à Lomé

Lomé, le 24 juin 2025 – Sous le ciel clément d’hier, lundi 23 juin, le quartier d’Hédzranawoé, situé dans la commune du Golfe 2, s’est métamorphosé en un théâtre d’espoir, où s’écrivent les promesses d’un avenir enfin préservé des inondations. Lors d’une visite de terrain cruciale, la Ministre en charge de l’Assainissement, Mila Aziablé, a constaté l’entrée dans une phase active des travaux du Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-Inondation des Espaces (RAINE). Ce projet d’envergure est destiné à révolutionner la résilience climatique de la capitale togolaise. Ce jalon, loin d’être anodin, incarne l’ambition d’un Togo résolu à dompter les caprices des eaux pluviales pour offrir à ses citoyens un cadre de vie pérenne et sécurisé.

RAINE : un pari audacieux contre les aléas climatiques pour Lomé

Inaugurés il y a quelques mois, les travaux du RAINE s’inscrivent dans une vision stratégique visant à conjurer le spectre des inondations qui, chaque saison des pluies, plongent Lomé dans la détresse. À Hédzranawoé, la Ministre Aziablé a pu observer l’avancement des études géotechniques du deuxième puits souterrain, une étape cruciale pour garantir la solidité des infrastructures à venir. En effet, ces investigations, minutieuses, sondent la composition et la résistance du sol, préparant l’installation d’un micro-tunnelier de 7,5 kilomètres, véritable artère souterraine destinée à canaliser les eaux pluviales vers le fleuve Zio.

Ce dispositif, d’une ingéniosité remarquable, promet de transformer le paysage urbain de plusieurs quartiers vulnérables de la capitale. Ainsi, Hédzranawoé, Bè-Adidomé, Tokoin, Attiégou, Togo 2000, ainsi que les environs de l’Assemblée nationale et de l’aéroport, bénéficieront d’une protection accrue contre les crues dévastatrices. « Lorsque les pluies tomberont, il n’y aura plus d’inondations dans ces quartiers », a assuré la ministre avec une conviction palpable, détaillant le rôle du micro-tunnelier dans l’acheminement des eaux vers leur exutoire naturel. Ce projet, au-delà de son caractère technique, porte en lui une promesse d’équité : celle de rendre à chaque habitant un environnement préservé des aléas climatiques.

Le RAINE : plus qu’un projet, un catalyseur de bien-être et de résilience urbaine

Le RAINE ne se contente pas de répondre à une urgence hydrologique ; il s’érige en catalyseur d’une transformation durable du cadre de vie des Loméens. En effet, en jugulant les inondations, il libère les quartiers de l’angoisse des eaux stagnantes, sources de maladies et de désolation. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus vaste du gouvernement togolais qui, face à l’intensification des phénomènes climatiques, multiplie les efforts pour renforcer la résilience urbaine. De ce fait, le RAINE illustre une volonté de conjuguer progrès économique et protection environnementale.

La Ministre Aziablé, lors de sa visite, n’a pas manqué de saluer l’engagement des équipes sur le terrain, dont le labeur discret pave la voie à un avenir plus serein. « Il s’agit concrètement de construire un micro-tunnelier souterrain pour drainer les eaux pluviales et les rediriger vers le Zio », a-t-elle expliqué, soulignant la précision et l’ambition de ce chantier. Cette clarté dans l’exposé traduit une volonté de transparence, essentielle pour fédérer les citoyens autour d’un projet qui, par sa portée, touche au cœur de leur quotidien.

Lomé : un modèle global de solidarité face aux défis climatiques

Lomé, par le truchement du RAINE, affirme une forme de solidarité qui unit les générations autour d’un environnement préservé. À l’heure où les défis climatiques redessinent les priorités mondiales, le Togo, par cette initiative, se positionne comme un acteur résolu, capable d’anticiper et d’agir. Dès lors, le micro-tunnelier, bien plus qu’une prouesse technique, symbolise une aspiration collective à transcender les obstacles pour bâtir une capitale résiliente, où chaque pluie devient une bénédiction plutôt qu’une menace.

Lomé se prépare à un avenir libéré des inondations

Les travaux du RAINE, désormais dans leur phase active, marquent un tournant décisif dans la lutte contre les inondations à Lomé. À Hédzranawoé, les études géotechniques en cours préfigurent l’érection d’une infrastructure qui, à terme, redessinera le destin de quartiers entiers. La Ministre Mila Aziablé, par sa présence sur le terrain, incarne l’engagement d’un gouvernement déterminé à transformer les défis en opportunités. Si les pluies ont longtemps été synonymes de chaos, le RAINE promet un avenir où elles couleront sans entraves, laissant derrière elles des rues sèches et des cœurs apaisés.

En somme, le RAINE s’inscrit dans une dynamique de progrès où chaque geste compte pour un Lomé plus sûr. Alors que les travaux avancent, la capitale se prépare à écrire un nouveau chapitre de son histoire, celui d’une ville libérée des inondations, prête à affronter les défis climatiques avec audace et sérénité. Dans les rues d’Hédzranawoé, un vent d’espoir souffle, porté par la certitude qu’un avenir plus sûr est à portée de main. Les Loméens peuvent-ils enfin dire adieu à l’angoisse des pluies diluviennes ? L’avenir du RAINE le dira !