Togo-Chine : Quarante entreprises à la conquête du marché de Hebei

                                                           L’internationalisation du secteur privé togolais change d’échelle. Sous l’impulsion de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), une quarantaine d’entreprises nationales ont posé leurs valises, le 13 avril, dans la province chinoise du Hebei. Cette deuxième mission économique, organisée avec l’Association Culture d’Entreprise de Hebei, confirme la montée en puissance d’un partenariat bilatéral désormais orienté vers des résultats concrets.

Sur le terrain, les opérateurs togolais multiplient les prises de contact dans des filières à fort potentiel : automobile, électronique, énergies renouvelables, textile, mais aussi agroalimentaire et machinisme agricole. De fait, cette diversification sectorielle traduit une stratégie assumée : capter simultanément plusieurs relais de croissance. Surtout, cette mission s’inscrit dans la continuité de la première, dont les retombées, en matière de partenariats et d’échanges commerciaux, avaient déjà posé les bases d’une coopération plus structurée.

 

Une immersion au cœur de l’innovation

Dans cette dynamique, le programme de la mission a été pensé pour offrir une immersion complète dans le savoir-faire industriel chinois. Les délégués enchaînent ainsi les visites de sites de référence, notamment le Centre d’exposition des produits d’exportation du Hebei et le parc industriel dédié à l’économie numérique.

À cet effet, les organisateurs ont prévu des étapes ciblées au marché électronique de Taihe, à Shijiazhuang — véritable hub technologique — ainsi qu’au parc industriel de jouets en peluche. Ces séquences de terrain permettent aux chefs d’entreprise togolais d’observer directement, in situ, des processus industriels qu’ils pourront, à terme, adapter ou répliquer au Togo.

 

Des passerelles pour des partenariats durables

Au-delà des simples visites, le cœur de cette initiative réside dans la signature de contrats concrets. La mission privilégie les rencontres de mise en relation directe (B2B) et les séances de négociation. Elle vise à accroître l’exportation des produits « Made in Togo » vers l’immense marché chinois et à stimuler des investissements croisés profitables aux deux économies.

BEKLEY Esso-Byou (secteur industrie) et ASSIGNON Komlan (secteur régions) conduisent la délégation, et leur expérience garantit une expertise métier solide. En plus, la présence des directeurs du CFE et du CETEF assure un accompagnement institutionnel efficace pour lever les barrières administratives. Cette combinaison d’expertise privée et institutionnelle renforce la crédibilité et l’efficacité de la mission.

 

Un cadre juridique pour une coopération pérenne

Enfin, ce déplacement s’appuie sur une convention-cadre signée entre la CCI-Togo et ses partenaires chinois. Ce texte prévoit non seulement la facilitation des échanges, mais aussi l’organisation régulière de forums et l’accompagnement personnalisé pour l’implantation d’entreprises dans les deux pays.

À travers cette passerelle tendue vers l’Asie, la CCI-Togo confirme sa volonté de propulser l’innovation et la croissance nationale. En s’ouvrant à Hebei, le Togo ne cherche pas seulement des marchés, mais une place durable dans les chaînes de valeur mondiales. D’ailleurs, cette immersion à Hebei ouvre des perspectives inédites pour les entreprises togolaises, qui pourront transformer le paysage industriel national et renforcer la compétitivité internationale du pays.

Togo-Chine : Une nouvelle ère industrielle s’ouvre à Baoding

La coopération entre Lomé et Pékin a franchi un nouveau palier le 13 avril 2026. Dans le cadre de l’initiative « Entreprendre en Chine · Innover dans le Hebei », la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a officiellement lancé sa deuxième mission économique à Baoding. Cette cérémonie d’ouverture a réuni un panel prestigieux composé d’autorités locales, de diplomates et de chefs d’entreprises des deux nations.

En effet, cette rencontre s’appuie sur le succès d’une première mission organisée l’an dernier. Le ministre conseiller de l’ambassade du Togo en Chine a d’ailleurs souligné que cette expérience initiale a déjà permis de concrétiser des commandes fermes et de renforcer durablement les échanges commerciaux. Il a rappelé que la Chine demeure le premier partenaire commercial du Togo, ce qui confère à cette mission une portée stratégique.

Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo
© Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo

Des avantages douaniers au service de l’export

Par ailleurs, l’un des points forts de cette mission réside dans l’avantage compétitif offert par la Chine. Puisque les autorités chinoises ont décidé d’exonérer de droits de douane 98 % des produits togolais, les perspectives pour les exportateurs nationaux sont désormais immenses.

C’est pourquoi les opérateurs économiques togolais sont vivement encouragés à exploiter ces nouvelles facilités. L’objectif est double : booster les exportations togolaises et attirer davantage d’entreprises chinoises pour qu’elles s’implantent directement sur le sol togolais, favorisant ainsi une industrialisation locale. Cette deuxième mission vise donc à consolider les acquis de la première et à élargir le champ des opportunités.

Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo
© Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo

Baoding : un pôle technologique au service du Togo

De leur côté, les autorités de Baoding ont présenté leur ville comme un moteur du développement régional, travaillant en synergie avec la zone d’innovation de Xiong’an. Concrètement, plusieurs secteurs porteurs ont été mis en avant pour d’éventuels investissements :

  • L’industrie manufacturière de haute technologie
  • Les énergies nouvelles et les transports intelligents
  • L’économie numérique couplée à l’intelligence artificielle

En plus de ces secteurs, les responsables chinois ont détaillé les mesures d’incitation mises en place pour attirer les talents et les capitaux internationaux, garantissant ainsi un environnement d’affaires sécurisé et performant.

Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo
© Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo

Une immersion dans l’industrie automobile de demain

Toutefois, la mission ne s’est pas limitée aux discours institutionnels. En prélude à la cérémonie, la délégation togolaise a visité une usine de fabrication de véhicules électriques. Cette immersion a permis aux entrepreneurs togolais d’observer de près les chaînes de production et les dernières innovations technologiques.

De cette manière, les participants ont pu évaluer les opportunités de transferts de technologie, un levier essentiel pour moderniser le secteur industriel togolais. La CCI-Togo a profité de cette occasion pour réaffirmer son rôle de guide et d’accompagnateur auprès des entreprises désireuses de s’internationaliser.

Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo
© Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo

Vers des investissements croisés

Cette ouverture officielle à Baoding n’est que le point de départ d’une semaine d’échanges intensifs. Cependant, la volonté commune de Lomé et de Baoding est de bâtir des partenariats durables qui dépassent le cadre commercial pour devenir de véritables alliances industrielles. Au-delà des échanges commerciaux, Lomé et Baoding posent les bases d’une alliance industrielle qui pourrait redéfinir la place du Togo dans les chaînes de valeur mondiales.

Le Togo et la Russie scellent une alliance stratégique

C’est désormais officiel. Le ministre Kokou Edem Tengue a annoncé la signature d’un mémorandum d’entente historique entre le Togo et la Fédération de Russie. L’objectif principal de cet accord est de moderniser et de fluidifier la circulation des marchandises entre les deux nations.

En effet, ce partenariat ne se limite pas à de simples échanges commerciaux, mais vise une transformation profonde de l’efficacité des liaisons de transport actuelles.

 

Vers des corridors de transport intégrés

Dans le cadre de cet accord, les deux pays s’engagent à explorer ensemble la création de corridors de transport international. Concrètement, cela implique le développement de services de fret intégrés et la construction d’infrastructures communes de pointe.

C’est pourquoi ce projet dépasse les frontières nationales. Puisque le Togo se positionne comme la porte d’entrée naturelle de l’hinterland, ces futures liaisons bénéficieront directement à toute la sous-région ouest-africaine. Par conséquent, cette coopération technique devrait renforcer la compétitivité du Port autonome de Lomé sur l’échiquier continental.

 

Le fruit d’une diplomatie multi-vectorielle

Par ailleurs, ce rapprochement est le résultat direct de la vision diplomatique portée par le président du Conseil, Faure Gnassingbé. En diversifiant ses partenariats stratégiques sur tous les continents, le Togo consolide sa souveraineté économique.

Cependant, au-delà de l’aspect politique, c’est l’expertise technique russe en matière de grandes infrastructures qui est ici sollicitée. De cette manière, Lomé espère accélérer sa transformation en un hub logistique moderne, capable de répondre aux exigences du commerce mondial.

 

Un levier de croissance régionale

En conclusion, la signature de ce mémorandum marque un tournant dans la stratégie de transport du pays. En s’alliant à une puissance comme la Russie, le Togo s’assure des ressources et une expertise de premier plan pour son développement. Désormais, les regards sont tournés vers les premières phases d’exécution de ces couloirs de fret prometteurs.

Pya : Faure Gnassingbé célèbre la tradition Kabyè

Tambours, chants et scènes de liesse : à Pya, la clôture de la chasse traditionnelle en pays kabyè a offert un spectacle saisissant. Le samedi 11 avril 2026, le domicile du père de la nation, à Pya, a vibré au rythme de la « danse des chasseurs ».

En présence du président du Conseil, Faure Gnassingbé, ce rituel a marqué la clôture officielle de la chasse traditionnelle en pays Kabyè. Ouverte le 11 mars dernier, cette saison s’achève symboliquement par la chasse dite « Eyadéma », dédiée au feu président Gnassingbé Eyadéma, reconnu comme un grand chasseur et promoteur de cette pratique ancestrale.

 

Une école de courage et de valeurs

Au-delà du folklore, cette célébration est avant tout une institution sociale. Le président du Conseil était accompagné du ministre de l’Administration territoriale, le colonel Awaté Hodabalo, du gouverneur de la Kara, le général Adjitowou Komlan, de son homologue des Plateaux, le général Dadja Maganawé, ainsi que de nombreuses autorités politiques, militaires et traditionnelles.

Le chef du gouvernement  a observé les chasseurs, vêtus de leurs tenues d’apparat, louer les ancêtres pour l’abondance du gibier.

En effet, comme l’explique Tidiyé Tchaa, un fils de la région, cette pratique constitue une véritable école de vie. D’une part, elle forge chez les jeunes le courage et l’endurance. D’autre part, elle renforce la solidarité, notamment à travers l’assistance mutuelle lors des expéditions en brousse. Les chants entonnés, riches en proverbes et récits de vie, servent également de vecteurs pour transmettre le respect des aînés et les normes culturelles aux nouvelles générations.

 

La femme au cœur de la moisson

Par ailleurs, la fête n’aurait pas été complète sans la participation active des femmes. Munies de tiges de sorgho, elles ont accueilli les chasseurs de retour avec une variété impressionnante de gibier : buffles, biches ou encore perdrix. De cette manière, elles célèbrent non seulement la réussite de la chasse, mais aussi la sécurité et la paix qui règnent dans le pays, permettant le maintien de tels rites.

 

L’appel de la terre

Enfin, ce samedi marque une transition majeure dans le calendrier kabyè. Puisque la chasse est désormais close, le peuple se tourne vers son autre pilier : l’agriculture. Comme l’a rappelé Tidiyé Tchaa, la clôture de la chasse traditionnelle en pays kabyè ouvre un nouveau cycle, celui des semis, avec l’annonce imminente des premières pluies.

À l’heure où les gourdins se rangent, ce n’est pas la fin d’un rituel, mais le début d’un autre combat : celui de faire vivre la terre.

 

Lomé : L’Université forme les leaders de l’économie verte

                                   Depuis ce lundi matin 13 avril 2026, le centre WASCAL de l’Université de Lomé devient le point de convergence de l’excellence scientifique régionale. Dans le cadre du projet IDBio (Ingénierie Durable des Produits Biosourcés), organisé du 13 au 17 avril 2026, des chercheurs venus du Bénin, du Burkina Faso, du Sénégal, de Madagascar, de la Côte d’Ivoire et également de France se réunissent pour une session de formation de haut niveau.

Sous l’égide de la Chaire UNESCO, cette rencontre vise en effet à structurer un réseau de compétences solides pour répondre aux défis climatiques et industriels de l’Afrique subsaharienne. Parmi les acteurs togolais impliqués figurent le Prof. Kpakpo Mawusse Akue Adotevi, directeur de la Coopération universitaire, et le Prof. Simplice D. Karou, directeur de l’ESTBA.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Maîtriser l’impact environnemental : de la théorie à l’outil

Au cœur de ce programme, l’accent est mis sur l’Analyse de Cycle de Vie (ACV). Ainsi, pendant trois jours, les participants vont s’approprier des logiciels de pointe pour mesurer l’empreinte écologique des produits, de leur conception à leur fin de vie.

C’est pourquoi la présence d’experts de l’INSA Toulouse et de l’IMT Mines Albi est stratégique : elle permet un transfert de technologie direct vers les enseignants-chercheurs togolais et africains. Ce réseau IDBio, qui inclut des institutions prestigieuses du Bénin, du Sénégal, du Burkina Faso, de Madagascar et de la Côte d’Ivoire, illustre la volonté de bâtir une expertise africaine forte et durable.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Transformer le chercheur en entrepreneur

Cependant, l’innovation ne s’arrête pas aux laboratoires. À cet effet, la formation consacrera deux jours entiers à la pédagogie active et au coaching entrepreneurial, avec pour objectif le déploiement massif du statut d’étudiant-entrepreneur au sein des incubateurs partenaires.

Pour ce faire, le programme mise aussi sur des formats dynamiques tels que :

  • Des témoignages d’entrepreneurs inspirés du modèle TEDx.
  • Des ateliers de simulation pour confronter les projets aux réalités du marché.
  • Un partage d’expériences entre les personnels techniques et les experts en accompagnement.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Vers une expertise africaine souveraine

Cette session du projet IDBio à l’Université de Lomé dépasse le simple cadre académique. En plus, elle pose les jalons d’une économie verte où l’expertise africaine est à la fois forte, durable et résolument tournée vers l’action. Désormais, les universités disposent de nouveaux leviers pour transformer les produits biosourcés en opportunités économiques concrètes.

Kara : 34 milliards pour transformer le CHU en hub régional

       Le 8 avril 2026 dernier, le Général Komlan Adjitowou, Gouverneur de la région de la Kara, a inspecté les travaux de réhabilitation du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kara. Lancé il y a deux ans, en avril 2024, dans le cadre du projet ELLIPSE, ce chantier titanesque s’inscrit dans une stratégie nationale de modernisation des infrastructures sanitaires. Aujourd’hui, les constatations font état d’un progrès monumental des travaux, confirmant ainsi la volonté de l’État de moderniser les infrastructures sanitaires.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Un plateau technique aux normes internationales

Grâce à un investissement global de 34 milliards de FCFA, le futur CHU de Kara va radicalement changer de dimension. En effet, l’établissement prévoit d’atteindre une capacité de près de 400 lits.

De plus, la modernisation repose sur deux piliers majeurs :

  • Un plateau médico-technique de pointe : incluant des blocs opératoires modernes, un service de réanimation et une unité d’imagerie de dernière génération.
  • Un pôle Mère-Enfant : spécialement conçu pour sécuriser les urgences gynéco-obstétricales et pédiatriques.

C’est pourquoi cet hôpital ne sera plus un simple centre de soins, mais un véritable centre de référence capable de traiter des spécialités complexes sur place, allant de la chirurgie à la pédiatrie, en passant par la médecine générale, les urgences et les soins intensifs, conformément aux standards hospitaliers internationaux.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Plus qu’un hôpital : un moteur pour l’emploi

Au-delà de l’aspect médical, le chantier se distingue par son impact social immédiat. Puisque la construction mobilise des ressources locales massives, le projet a déjà généré près de 2 700 emplois.

Par ailleurs, une innovation majeure a été intégrée : la création d’un « village d’accompagnement » de 30 chambres individuelles destinées aux proches des patients hospitalisés. De cette manière, les familles disposeront de conditions d’accueil dignes, une première pour une structure de cette envergure dans la région.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Le respect des délais comme priorité

Le Gouverneur a salué l’avancement des travaux et exhorté les entreprises à maintenir la qualité et le respect des délais. Par ailleurs, la réussite de ce projet ELLIPSE garantira aux populations de la Kara un accès aux soins de qualité, notamment en réduisant les évacuations sanitaires vers Lomé. Désormais, les regards se tournent vers la livraison finale pour voir naître ce nouveau fleuron de la santé togolaise.

 

Togo : UNIR célèbre 14 ans de parcours politique

Le parti Union pour la République (UNIR) s’apprête à souffler sa quatorzième bougie le 14 avril 2026. Pour anticiper sur l’événement, les responsables locaux ont mobilisé les militants dès le dimanche 12 avril à travers toute la région de la Kara.

En effet, des églises catholiques aux temples presbytériens, les cadres et sympathisants se sont réunis pour témoigner de leur reconnaissance envers le Créateur. Ces offices visaient non seulement à célébrer la vie du parti, mais aussi à invoquer la bénédiction divine sur son président fondateur, Faure Gnassingbé.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Une ferveur religieuse au service de la paix

D’un point de vue spirituel, les prédications se sont concentrées sur les valeurs de pardon et d’amour du prochain, présentées comme gages de paix et de stabilité. Les hommes de Dieu ont également rappelé la miséricorde du Christ ressuscité, invitant les fidèles à la réconciliation et à l’unité.

Cependant, au-delà du message religieux, ces rassemblements ont servi de socle pour réaffirmer l’attachement des militants à la stabilité nationale. Dans la Kozah, le secrétaire préfectoral Poro Katanga a rappelé que l’unité reste l’objectif suprême pour atteindre le développement. De la même manière, dans le Dankpen, la Binah ou encore le Bassar, les autorités administratives et militaires ont rejoint les fidèles pour prier pour la sécurité et la cohésion sociale, perçues comme le gage de tout progrès socio-économique.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Une mobilisation territoriale d’envergure

La présence massive des dignitaires politiques, administratifs, militaires et traditionnels souligne l’importance institutionnelle de cet anniversaire. Que ce soit à la paroisse Sts Pierre et Paul de Kara ou au temple EEPT, l’engagement des cadres est resté identique.

Dans chaque préfecture – Assoli, Kéran, Doufelgou, mais aussi Binah et Bassar –, les responsables locaux ont exprimé leur gratitude au président fondateur Faure Gnassingbé, saluant sa vision pour un développement inclusif et durable du Togo. Les offices ont ainsi réuni autorités et militants dans un même élan de reconnaissance et de ferveur.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Unir pour construire

En conclusion, ces 14 ans ne sont pas qu’une simple date sur le calendrier. Ce week-end de prières symbolise la volonté du parti de consolider ses acquis tout en renouvelant son pacte de confiance avec la population. Désormais, les regards se tournent vers les futurs projets de construction d’un Togo prospère et inclusif.

 

CTOP : vers un nouveau modèle coopératif au Togo

                   Malgré un cadre juridique moderne, les coopératives agricoles togolaises peinent encore à enrichir leurs membres. La Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), en partenariat avec le Mécanisme forêts et paysans (FFF), a réuni, ce 10 avril 2026 à Lomé, des experts et des producteurs afin de dessiner les contours d’un nouveau modèle coopératif, loin de la simple gestion de subsistance.

Le constat est lucide : au Togo, l’étiquette « coopérative » ne rime pas encore avec « prospérité ». Si l’Acte uniforme de l’OHADA offre depuis des années un cadre juridique aux sociétés coopératives, la réalité du terrain reste marquée par une fragilité structurelle. C’est pour briser ce plafond de verre que la CTOP et ses partenaires ont ouvert un chantier crucial.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

Des objectifs clairs pour un modèle viable

Cet atelier de partage et d’enrichissement du rapport sur le modèle coopératif poursuivait trois objectifs majeurs :

  • partager les expériences de modèles coopératifs réussis au Togo et à l’international (Tunisie, Burundi, etc.) ;
  • enrichir le modèle proposé par la personne ressource, en tenant compte des réalités locales ;
  • définir une feuille de route claire pour la mise en place de coopératives agricoles viables, économiquement solides et socialement performantes.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

L’inspiration venue d’ailleurs

Pour nourrir cette réflexion, la CTOP n’a pas travaillé en vase clos. Les participants ont étudié des modèles de réussite venus d’autres horizons. Des plateformes agricoles du Burundi aux structures de gestion de l’eau et des terres en Tunisie, l’objectif est d’extraire le meilleur des expériences internationales afin de l’adapter au contexte togolais.

La personne ressource sollicitée a présenté un prototype de « coopérative de nouvelle génération », reposant sur une gouvernance renforcée et une séparation nette entre la direction stratégique et la gestion opérationnelle, une faille souvent identifiée dans les organisations locales.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

Créer de la richesse plutôt que gérer la pauvreté

Le rapport enrichi lors de ces travaux met l’accent sur quatre leviers de transformation :

  • diversification des services : la coopérative doit aller au-delà de la collecte des récoltes et offrir des intrants, des conseils techniques et des solutions de financement ;
  • choix des filières porteuses : cibler les secteurs à fort potentiel pour mieux organiser les marchés collectifs et peser face aux acheteurs ;
  • transparence financière : instaurer des mécanismes rigoureux de redistribution des bénéfices afin de regagner la confiance des sociétaires ;
  • économie d’échelle : se regrouper pour acheter à moindre coût et vendre à de meilleurs prix.

 

Une feuille de route pour passer à l’action

Loin des grandes déclarations, l’atelier a débouché sur une feuille de route opérationnelle. Ce document définit les étapes clés pour que les organisations paysannes togolaises deviennent des acteurs économiques viables et performants, capables de garantir un revenu décent aux producteurs.

Au-delà de l’économie, l’ambition est également sociale : bâtir des coopératives capables de renforcer la solidarité, la gouvernance participative et l’inclusion des femmes et des jeunes.

 

Le défi de la mise en œuvre

Le défi est désormais de passer du papier au champ. Si la théorie semble solide, le succès dépendra de la capacité des dirigeants paysans à insuffler un esprit entrepreneurial au sein de leurs communautés.

Alors que le Togo ambitionne de devenir un pôle agro-industriel régional, cette transformation du modèle coopératif constitue-t-elle le chaînon manquant pour assurer une croissance qui profite enfin à la base de la pyramide ?

Dapaong : 414 gendarmes prêtent serment

         Le Tribunal de grande instance de Dapaong a accueilli, ce vendredi 10 avril 2026, la prestation de serment de 414 jeunes gendarmes. Ainsi, cet acte solennel marque leur entrée officielle dans les rangs des forces de défense et de sécurité et consacre leur engagement formel à servir la République dans le strict respect des lois.

Le silence dans la salle d’audience n’était pas celui des procès ordinaires. Il était chargé d’une gravité particulière : celle d’une jeunesse qui s’engage sous les drapeaux. Face aux magistrats, 414 hommes et femmes de la promotion 2024 ont levé la main droite. Ce geste transforme de simples recrues en officiers de police judiciaire et en agents de la force publique.

Sous le regard attentif du gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, cette cohorte rejoint désormais les rangs des forces de défense et de sécurité (FDS) du Togo.

Tribunal de Grande Instance
© Tribunal de Grande Instance

La loi comme boussole, le citoyen comme priorité

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dapaong a rappelé la portée juridique et symbolique de ce serment. Il ne s’agit pas d’une simple formalité administrative, mais du socle qui fonde leur responsabilité. Chaque intervention, chaque enquête devra se conformer à un triptyque non négociable : loyauté, discipline et intégrité.

Le président du tribunal, pour sa part, a insisté sur une notion capitale : la proximité. Dans une zone où la menace sécuritaire exige une vigilance constante, le gendarme ne doit pas seulement réprimer, mais aussi rassurer. « Le professionnalisme se mesure à l’aune du respect des droits humains », a-t-il souligné, exhortant ces nouveaux soldats de la loi à incarner rigueur et responsabilité au sein des communautés.

Tribunal de Grande Instance
© Tribunal de Grande Instance

Un renfort crucial pour le nord du pays

L’arrivée de ces 414 nouveaux agents répond à un impératif de terrain. La région des Savanes, en raison de sa position géographique et des enjeux transfrontaliers, demeure exposée à des défis sécuritaires majeurs. Ce renfort vient renforcer le dispositif de protection des biens et des personnes dans cette partie septentrionale du pays.

Par ailleurs, l’enjeu est de taille : incarner une force publique moderne, capable de rigueur tactique tout en restant ancrée dans les réalités sociales des populations locales. Cette promotion 2024 porte sur ses épaules l’espoir d’une stabilité durable.

Tribunal de Grande Instance
© Tribunal de Grande Instance

Une armée de l’ombre pour une paix au grand jour

Alors que la cérémonie s’est achevée sous les applaudissements des familles et des autorités militaires, une nouvelle réalité commence pour ces jeunes gendarmes. Dès le lendemain, ils quitteront le cadre solennel du tribunal pour affronter la réalité du terrain, entre pistes poussiéreuses et missions de patrouille.

Dans une région où les défis sécuritaires demeurent pressants, cette montée en puissance des effectifs de la gendarmerie suffira-t-elle à stabiliser durablement les zones sensibles du pays ? La réponse dépendra moins de leur nombre que de leur capacité à tisser, jour après jour, un lien de confiance solide avec chaque citoyen togolais.

Togo : la PIA d’Adétikopé accueille une délégation francophone

            Au nord de Lomé, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a troqué ses bruits de machines pour le ballet des diplomates. Une délégation de parlementaires francophones, conduite par Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale du Togo, a sillonné ce poumon économique le 10 avril 2026. Derrière les sourires officiels, le Togo joue sa carte de hub régional incontournable et affirme son rayonnement francophone.

Le bitume est encore frais et les hangars s’étendent à perte de vue. Sous un soleil de plomb, le décor de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a servi de cadre à une visite de haut niveau. Ce vendredi, ce n’était pas seulement le business qui était à l’ordre du jour, mais bien la « diplomatie économique ».

Sous l’égide de Komi Selom Klassou, et en présence du ministre de la Promotion des investissements, Arthur Trimua, ainsi que de l’administrateur général de la PIA, Idiola Sandah, une cohorte d’élus venus de tout l’espace francophone a pu toucher du doigt ce que le « Made in Togo » a de plus ambitieux.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Le textile et l’acier en tête d’affiche

Le parcours de la délégation n’est pas le fruit du hasard. Accompagnés des autorités togolaises, les parlementaires ont plongé dans les entrailles de Star Garments Togo. Ici, le bruit des machines à coudre symbolise le renouveau de l’industrie textile togolaise, désormais capable d’exporter vers les marchés occidentaux.

La visite s’est poursuivie chez Vivace Group, un autre pilier de cet écosystème. Pour les visiteurs, le constat est clair : la PIA n’est plus un projet sur papier, mais une réalité concrète qui transforme les matières premières locales en produits à forte valeur ajoutée. Ces deux unités incarnent le dynamisme de la zone et sa capacité à attirer des capitaux internationaux.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Un modèle d’intégration pour l’Afrique de l’Ouest

Au-delà des ateliers, les échanges ont porté sur la vision stratégique de la zone. Pourquoi le Togo réussit-il là où d’autres peinent à attirer des capitaux ? La réponse tient en trois piliers :

  • la sécurité juridique : un cadre fiscal attractif pour les investisseurs étrangers ;
  • l’intégration régionale : une position géographique qui connecte le Port autonome de Lomé aux pays de l’hinterland ;
  • le capital humain : des milliers d’emplois créés pour la jeunesse locale, dont de nombreuses femmes dans le secteur textile.

Les parlementaires de la Francophonie ont ainsi vu dans ce modèle une réponse concrète aux défis du chômage et de la dépendance aux importations. La PIA s’impose comme un laboratoire de croissance et un hub industriel stratégique qui dépasse les frontières du Togo.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Une attractivité qui ne doit pas faiblir

Le succès de cette visite confirme la montée en puissance du hub d’Adétikopé sur l’échiquier africain. Cependant, l’enjeu pour les mois à venir sera de maintenir ce rythme soutenu. Le ministre Arthur Trimua l’a rappelé : l’attractivité du pays repose sur la stabilité et la capacité à offrir en continu des infrastructures de classe mondiale.

Alors que les rideaux tombent sur cette rencontre diplomatique, une question reste en suspens dans les cercles décisionnels : le Togo parviendra-t-il à dupliquer ce modèle industriel dans d’autres régions du pays afin d’assurer une prospérité équilibrée et de renforcer son rôle de vitrine francophone en Afrique de l’Ouest ?