L’horloge tourne pour les chantiers publics d’Assoli. À deux semaines de la grande réunion régionale de la Kara, les autorités locales intensifient la pression sur les services administratifs afin de débloquer les projets d’infrastructure en souffrance sur le territoire.
Réunis ce vendredi 11 septembre dans la salle des délibérations du conseil municipal, maires, responsables des forces de sécurité, dignitaires coutumiers et acteurs civiques ont passé au crible l’avancement des réalisations préfectorales. En effet, sous la conduite du préfet, le lieutenant-colonel Mensah Kafui Viagbo, cette troisième session trimestrielle de la conférence administrative s’est transformée en une séance d’arbitrage stratégique.
L’exposé présenté par le chef de l’exécutif préfectoral a dressé un diagnostic lucide de la situation. Si plusieurs opérations de développement poursuivent leur cours, des lenteurs administratives ainsi que techniques freinent encore la livraison de certains chantiers prioritaires.
Refusant le constat passif, les participants ont engagé un débat direct sur les facteurs d’enlisement. Cette concertation a débouché sur l’élaboration de propositions pratiques destinées à réduire immédiatement les délais d’exécution et à lever les verrous opérationnels.
Pour garantir le succès de ces ajustements, la préfecture table sur un renforcement de la coordination interservices. Le lieutenant-colonel Viagbo a exhorté l’ensemble des décideurs — notamment les trois maires de la préfecture, le chef canton de Bafilo et les représentants des ONG — à décloisonner leurs actions.
Cette exigence de résultat s’inscrit dans le prolongement de la précédente session du 12 juin dernier, dont le rapport d’activité a été formellement adopté au terme des échanges. Les responsables locaux entendent désormais transformer ces orientations en résultats tangibles sur le terrain.
L’enjeu de cet alignement dépasse le cadre strict de la préfecture. Ainsi, les arbitrages rendus durant cette journée serviront de matière première à la synthèse qu’Assoli défendra lors de la conférence administrative régionale de la Kara, fixée au 25 septembre prochain. En affichant une capacité à corriger rapidement ses trajectoires de livraison, la collectivité cherche à consolider sa position institutionnelle et à sécuriser les investissements futurs accordés par le pouvoir central.
À Tsévié, la gouvernance locale s’attaque de front à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. En réunissant l’ensemble des décideurs régionaux le jeudi 10 septembre 2026 au siège du Conseil régional, les responsables territoriaux ont transformé la célébration de la 14ᵉ Journée Africaine de la Décentralisation en un atelier stratégique ciblé sur les infrastructures vitales.
Les collectivités territoriales placent désormais la maîtrise des ressources en eau au centre de leurs priorités d’aménagement. Lors des interventions, le gouverneur de la Région Maritime, El Hadj Taïrou Bagbiègue, a exhorté les élus et les services déconcentrés à coordonner leurs actions sur le terrain. En effet, la création de villes résilientes exige une capacité de décision accrue au niveau municipal. Par conséquent, l’autonomisation des communes doit s’accompagner de moyens techniques et financiers renforcés pour concrétiser la gestion durable des réseaux d’assainissement.
Pour encadrer cette feuille de route, les participants ont aligné leurs priorités sur les orientations stratégiques de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Sous la conduite du Conseil Régional Maritime, présidé par Komla Edoh, et avec l’appui technique de la Direction régionale de l’hydraulique, les représentants communautaires ont analysé les lacunes structurelles actuelles. Cette grille de lecture continentale permet ainsi d’adapter les politiques d’approvisionnement en eau aux réalités démographiques et environnementales spécifiques de la région.
Les travaux se sont achevés par la formulation de directives précises élaborées conjointement par la société civile, les directeurs régionaux et les autorités préfectorales.Ces recommandations imposent la mise en place d’outils d’évaluation rigoureux afin de mesurer l’impact réel des chantiers d’assainissement. En intégrant ces exigences dans le pilotage des services publics, la Région Maritime entend démontrer que la décentralisation constitue le moteur le plus efficace pour garantir l’accès égalitaire aux services de base.