La commune de Golfe 2, dans le Grand Lomé au Togo, a lancé lundi 5 octobre 2026 sa quatrième et dernière session ordinaire de l’année. Pendant dix jours, les conseillers municipaux évalueront l’action de la collectivité, examineront ses perspectives pour 2027 et étudieront une convention de coopération avec la commune voisine de Golfe 3.
Le maire, Kpadé Koffi Gbékandé, a présidé l’ouverture en présence du représentant du préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, des forces de sécurité, du chef canton d’Amoutivé, des autorités traditionnelles, des responsables des comités de développement de quartier et des cadres de la mairie.
Cette session arrive à un moment décisif du mandat municipal. Elle doit permettre aux élus de mesurer les réalisations de la première année, d’identifier les retards et de préparer les orientations de l’exercice 2027. À cette occasion, le maire a résumé sa feuille de route autour de trois mots : « protéger, rassembler et transformer ». Il a également invité ses collaborateurs à maintenir l’effort engagé afin de rapprocher l’administration communale des besoins des habitants de Bè-Kpota et des quartiers environnants.
De son côté, le représentant du préfet du Golfe a placé la discussion sous le signe de la rigueur financière. Il a aussi demandé aux conseillers une assiduité accrue et a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente des ressources communales. Cet avertissement coïncide avec le recensement géoréférencé des ménages et des activités économiques, qui est destiné à produire une base de données fiable pour améliorer la planification locale mise en œuvre par le Golfe 2. Cette opération s’inscrit dans le Plan de développement communal 2023-2027, estimé à plus de 5,147 milliards de francs CFA.
Par ailleurs, l’un des dossiers les plus attendus de cette concertation municipale concerne la convention entre Golfe 2 et Golfe 3. En effet, les deux communes partagent des enjeux urbains similaires : densité démographique, assainissement, mobilité, équipements publics et pression sur les services de proximité. Une coopération formalisée pourrait permettre aux deux collectivités de mutualiser certaines expertises et de coordonner des interventions au-delà de leurs frontières administratives. Dans un Grand Lomé où les problèmes urbains ignorent souvent les limites communales, cette initiative constituera un test concret de la décentralisation togolaise.
En outre, les travaux de la session aideront à préciser les perspectives de développement de la commune pour 2027. Les précédents exercices ont mis en avant l’assainissement pluvial, l’accès à l’eau potable, l’hygiène, l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes. Pour l’exercice 2026, le budget de Golfe 2 avait été fixé à environ 1,7 milliard de francs CFA, dont près de 77 % consacrés au fonctionnement et 23 % à l’investissement. Désormais, les finances communales passent au crible. Les élus doivent démontrer que la collectivité peut intensifier son effort d’investissement sans fragiliser son équilibre financier.
En somme, cette dernière session ordinaire de 2026 offre à Golfe 2 l’occasion de démontrer sa capacité à relier bilan, planification et dialogue avec les populations. Pour les habitants, l’enjeu reste concret : des services plus fiables, un cadre de vie amélioré ainsi qu’une gestion des ressources qui inspire confiance. Pour les élus, il s’agit de transformer les principes de « protéger, rassembler et transformer » en résultats visibles avant l’ouverture du cycle budgétaire 2027.
La commune de Golfe 1, à Lomé, a ouvert ce lundi 5 octobre 2026 sa quatrième session de l’année, consacrée à l’examen et à l’adoption du budget primitif 2027. Pendant dix jours, les conseillers municipaux devront traduire en chiffres les priorités d’un territoire urbain dense, exposé aux inondations et confronté à des besoins croissants en infrastructures et en services publics.
Sous la conduite du maire, Gbloekpo Koamy Gomado, la séance d’ouverture a réuni les adjoints au maire, les représentants des ministères de tutelle et du Développement local, la préfecture du Golfe, les conseillers municipaux, les autorités traditionnelles ainsi que plusieurs organisations locales.
La session s’inscrit dans la continuité d’un processus participatif engagé début octobre. Les 1ᵉʳ et 2 octobre, la mairie avait organisé un débat citoyen au Centre communautaire de Bè afin de recueillir les attentes des populations avant la construction du budget.
Cette consultation n’a pas valeur de promesse automatique. Les propositions issues des comités de développement de quartier et des organisations locales seront examinées par le conseil municipal, mais leur financement dépendra des recettes réellement mobilisables. Selon les données présentées lors du débat citoyen, la commune avait mobilisé environ 1,5 milliard de francs CFA au 30 septembre 2026, soit un taux de réalisation annoncé de 40 %.
Les inondations, test de résilience
Par ailleurs, les élus devront examiner les mesures de gestion des inondations. Le sujet revêt une importance particulière pour Golfe 1, une commune littorale du Grand Lomé où l’urbanisation rapide, le drainage insuffisant et les fortes pluies fragilisent plusieurs quartiers.
La question dépasse l’intervention d’urgence. En effet, elle impose une réflexion sur le nettoyage des caniveaux, la maîtrise de l’occupation des zones à risque, l’entretien des infrastructures et la capacité de la mairie à anticiper les saisons pluvieuses. Le budget 2027 devra donc arbitrer entre les besoins immédiats des populations et les investissements structurants destinés à réduire la vulnérabilité du territoire.
Les conseillers examineront également l’exécution du budget au troisième trimestre 2026. Cette évaluation permettra de mesurer le rythme de mobilisation des recettes, le niveau de réalisation des dépenses et l’avancement des projets engagés.
Le rapport d’activités de la mairie figurera aussi à l’ordre du jour. Les élus devront s’assurer que les orientations définies en début d’exercice se traduisent en services concrets pour les administrés : voirie, assainissement, équipements publics, appui aux quartiers et actions sociales.
Vers une communauté de communes
Un autre dossier pourrait modifier l’organisation territoriale locale : la création de la Communauté de communes de la Lagune de Bè. Le projet fera l’objet d’une délibération au cours de la session.
Cette initiative vise à encourager une coopération intercommunale autour d’un espace partagé, où les défis environnementaux, fonciers et d’aménagement dépassent les limites administratives d’une seule commune. Sa réussite dépendra toutefois de la clarté des compétences transférées, du financement et de la capacité des municipalités concernées à coordonner leurs actions.
Les conseillers recevront également une information sur la suite donnée par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC) à la demande de partenariat entre Golfe 1 et Moyen-Mono 1.
Ce rapprochement pourrait permettre aux deux collectivités de partager des expériences, des expertises et éventuellement des ressources. Dans un contexte de décentralisation encore en construction au Togo, de tels partenariats intercommunaux représentent un levier pour renforcer les capacités locales sans attendre uniquement les transferts de l’État.
Dix jours pour fixer les priorités
La première journée a servi à adopter le programme des travaux. Les débats à venir détermineront les grands équilibres du budget 2027 : fonctionnement, investissement, gestion des risques, services de proximité et projets intercommunaux.
En somme, pour les habitants de Golfe 1, l’enjeu est de voir leurs préoccupations se refléter dans les lignes budgétaires. Pour la municipalité, il s’agit de démontrer qu’un budget participatif peut devenir un instrument efficace de planification, et non une simple formalité avant l’adoption des comptes.
Dans le Golfe 1, la préparation du budget communal de 2027 s’appuiera sur les attentes exprimées par les habitants. La mairie a organisé, jeudi 1er octobre, une rencontre avec les forces vives de la commune afin d’évaluer l’action municipale à mi-parcours de 2026 et de recueillir les principales préoccupations de la population.
Le maire, Gbloekpo Koamy Gomado, a présidé les échanges, auxquels ont pris part plusieurs représentants de la communauté. La municipalité entend ainsi rapprocher la décision publique des réalités vécues dans les quartiers.
La rencontre a permis aux participants de formuler leurs demandes et de faire remonter les difficultés auxquelles ils font face. Ces contributions serviront à orienter la préparation du budget primitif 2027, notamment dans le choix des actions et des investissements à retenir.
Cette démarche permet à la commune de confronter son bilan à mi-parcours aux attentes des citoyens. Elle offre également aux acteurs locaux un cadre pour discuter des priorités de développement et des réponses que la mairie pourrait apporter au cours du prochain exercice budgétaire.
Les participants ont également été informés du fonctionnement prochain du Service public de salubrité de Golfe 1, connu sous le sigle SPS-G1. Ce dispositif doit renforcer les opérations de nettoyage, l’entretien des espaces publics et, plus largement, l’amélioration du cadre de vie dans la commune.
La mairie a présenté cette initiative comme un outil destiné à mieux structurer les efforts en matière de salubrité. Son efficacité dépendra toutefois de l’organisation du service et de la participation des habitants au maintien de la propreté dans les quartiers.
En clôturant la rencontre, le maire a invité les leaders communautaires à consolider la cohésion sociale et à maintenir le dialogue avec les populations. Il les a également appelés à soutenir les initiatives locales et à mobiliser les habitants autour des projets de développement de Golfe 1.
La mairie inscrit ce débat dans le cadre de l’article 19 de la loi n° 2019-006 du 26 juin 2019 relative à la décentralisation et aux libertés locales. Cette disposition reconnaît aux citoyens le droit d’être informés des décisions publiques et consultés sur les affaires qui touchent leur quotidien.Avec cette consultation, Golfe 1 cherche à faire du prochain budget communal le reflet des priorités exprimées sur le terrain.
L’horloge tourne pour les chantiers publics d’Assoli. À deux semaines de la grande réunion régionale de la Kara, les autorités locales intensifient la pression sur les services administratifs afin de débloquer les projets d’infrastructure en souffrance sur le territoire.
Réunis ce vendredi 11 septembre dans la salle des délibérations du conseil municipal, maires, responsables des forces de sécurité, dignitaires coutumiers et acteurs civiques ont passé au crible l’avancement des réalisations préfectorales. En effet, sous la conduite du préfet, le lieutenant-colonel Mensah Kafui Viagbo, cette troisième session trimestrielle de la conférence administrative s’est transformée en une séance d’arbitrage stratégique.
L’exposé présenté par le chef de l’exécutif préfectoral a dressé un diagnostic lucide de la situation. Si plusieurs opérations de développement poursuivent leur cours, des lenteurs administratives ainsi que techniques freinent encore la livraison de certains chantiers prioritaires.
Refusant le constat passif, les participants ont engagé un débat direct sur les facteurs d’enlisement. Cette concertation a débouché sur l’élaboration de propositions pratiques destinées à réduire immédiatement les délais d’exécution et à lever les verrous opérationnels.
Pour garantir le succès de ces ajustements, la préfecture table sur un renforcement de la coordination interservices. Le lieutenant-colonel Viagbo a exhorté l’ensemble des décideurs — notamment les trois maires de la préfecture, le chef canton de Bafilo et les représentants des ONG — à décloisonner leurs actions.
Cette exigence de résultat s’inscrit dans le prolongement de la précédente session du 12 juin dernier, dont le rapport d’activité a été formellement adopté au terme des échanges. Les responsables locaux entendent désormais transformer ces orientations en résultats tangibles sur le terrain.
L’enjeu de cet alignement dépasse le cadre strict de la préfecture. Ainsi, les arbitrages rendus durant cette journée serviront de matière première à la synthèse qu’Assoli défendra lors de la conférence administrative régionale de la Kara, fixée au 25 septembre prochain. En affichant une capacité à corriger rapidement ses trajectoires de livraison, la collectivité cherche à consolider sa position institutionnelle et à sécuriser les investissements futurs accordés par le pouvoir central.
À Tsévié, la gouvernance locale s’attaque de front à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. En réunissant l’ensemble des décideurs régionaux le jeudi 10 septembre 2026 au siège du Conseil régional, les responsables territoriaux ont transformé la célébration de la 14ᵉ Journée Africaine de la Décentralisation en un atelier stratégique ciblé sur les infrastructures vitales.
Les collectivités territoriales placent désormais la maîtrise des ressources en eau au centre de leurs priorités d’aménagement. Lors des interventions, le gouverneur de la Région Maritime, El Hadj Taïrou Bagbiègue, a exhorté les élus et les services déconcentrés à coordonner leurs actions sur le terrain. En effet, la création de villes résilientes exige une capacité de décision accrue au niveau municipal. Par conséquent, l’autonomisation des communes doit s’accompagner de moyens techniques et financiers renforcés pour concrétiser la gestion durable des réseaux d’assainissement.
Pour encadrer cette feuille de route, les participants ont aligné leurs priorités sur les orientations stratégiques de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Sous la conduite du Conseil Régional Maritime, présidé par Komla Edoh, et avec l’appui technique de la Direction régionale de l’hydraulique, les représentants communautaires ont analysé les lacunes structurelles actuelles. Cette grille de lecture continentale permet ainsi d’adapter les politiques d’approvisionnement en eau aux réalités démographiques et environnementales spécifiques de la région.
Les travaux se sont achevés par la formulation de directives précises élaborées conjointement par la société civile, les directeurs régionaux et les autorités préfectorales.Ces recommandations imposent la mise en place d’outils d’évaluation rigoureux afin de mesurer l’impact réel des chantiers d’assainissement. En intégrant ces exigences dans le pilotage des services publics, la Région Maritime entend démontrer que la décentralisation constitue le moteur le plus efficace pour garantir l’accès égalitaire aux services de base.