Face à l’avancée des changements climatiques et à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, le Togo entend accélérer sa transition écologique. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a officiellement donné le coup d’envoi de la campagne nationale de reboisement 2026, ce lundi 1ᵉʳ juin, à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. Le lancement s’est déroulé sur le site du Centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la commune Avé 2, transformé pour l’occasion en symbole d’une nouvelle approche de la gestion environnementale.
L’événement a rassemblé un large éventail d’acteurs institutionnels et communautaires. Membres du gouvernement, sénateurs, gouverneurs, préfets, maires, responsables des services techniques de l’État, autorités traditionnelles et représentants de diverses organisations se sont mobilisés autour d’un objectif commun : renforcer le couvert végétal national et contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique.
Le choix d’Aképé n’a rien d’anodin. Ce centre constitue aujourd’hui l’un des maillons essentiels de la politique togolaise de gestion durable des déchets. Grâce à cette infrastructure moderne, les autorités ont considérablement amélioré le traitement des déchets ménagers dans le Grand Lomé, limitant ainsi les impacts négatifs sur les sols, les ressources en eau et la santé publique.
En lançant la campagne nationale de reboisement sur ce site, le gouvernement envoie un message fort : il ne considère plus la protection de l’environnement comme une question sectorielle, mais comme une priorité transversale qui mobilise plusieurs domaines d’action. Gestion des déchets, préservation des écosystèmes, restauration forestière et adaptation climatique doivent désormais s’inscrire dans une stratégie globale et cohérente.
Cette vision prend tout son sens alors que plusieurs régions du pays subissent l’érosion des terres, la raréfaction des ressources forestières et les effets de plus en plus visibles des perturbations climatiques. Les épisodes de sécheresse, les inondations récurrentes et la dégradation progressive des écosystèmes rappellent l’urgence d’agir.
Ainsi, la campagne de cette année s’inscrit dans une logique de résultats mesurables. Lors de la cérémonie officielle, les autorités, les partenaires et les participants ont mis en terre 2 500 jeunes plants sur le site d’Aképé. Mais l’ambition nationale va bien au-delà : les différents acteurs mobilisés à travers le pays prévoient de planter près de 16 millions d’arbres sur l’ensemble du territoire au cours de l’année 2026.
Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur des espèces reconnues pour leur capacité à s’adapter aux conditions locales tout en contribuant efficacement à la captation du carbone atmosphérique. Parmi elles figurent notamment le Terminalia catappa, le Khaya senegalensis et le Ceiba pentandra, des essences appréciées pour leur croissance, leur résistance et leur potentiel écologique.
Ces plantations devraient permettre non seulement de renforcer les puits de carbone naturels du pays, mais aussi de restaurer des espaces dégradés, de protéger la biodiversité et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Miser sur la survie des arbres plutôt que sur les chiffres
L’un des principaux défis des campagnes de reboisement reste toutefois le taux de survie des plants. Conscient de cette réalité, le gouvernement entend changer de paradigme. Présidant la cérémonie, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et des Changements climatiques, le professeur Kokoroko Komla Dodzi, a insisté sur l’importance du suivi post-plantation.
Désormais, l’accent ne sera plus uniquement mis sur le nombre d’arbres plantés, mais également sur leur entretien et leur croissance. Cette approche vise à garantir un impact réel et durable sur le couvert végétal national.
Selon les responsables du secteur, chaque arbre qui parvient à maturité représente un investissement environnemental stratégique. Il contribue à l’absorption du dioxyde de carbone, à la régulation des températures locales, à la protection des sols contre l’érosion et au maintien des équilibres écologiques.
Outre les institutions publiques, cette campagne entend mobiliser l’ensemble des citoyens. Collectivités territoriales, organisations communautaires, établissements scolaires, associations et populations locales sont appelés à jouer un rôle actif dans la réussite de l’opération.
Cette dynamique collective traduit la volonté du Togo de faire de la préservation de l’environnement une responsabilité partagée. Car la reconstitution du patrimoine forestier national ne relève pas seulement d’une politique publique : elle constitue également un enjeu économique, social et sanitaire majeur pour les générations futures.
En accueillant le lancement de cette vaste campagne nationale, la commune Avé 2 s’inscrit ainsi au cœur d’un engagement qui dépasse les frontières locales. À Aképé, ce 1ᵉʳ juin 2026, ce ne sont pas seulement des arbres qui ont été plantés. C’est aussi une vision d’avenir qui a pris racine : celle d’un Togo plus vert, plus résilient et mieux préparé aux défis environnementaux du XXIᵉ siècle.
Dakar, le 1ᵉ juin 2026 – Nouveau coup de tonnerre sur l’échiquier politique et judiciaire sénégalais. L’un des parlementaires les plus en vue et les plus loquaces de la sous-région, Guy Marius Sagna, fait face à une convocation de la justice. Le député des XIVᵉ et XVe législatures du Sénégal, également membre du Parlement de la CEDEAO, a annoncé avoir été convoqué ce lundi à 10 h 00 par la prestigieuse Section de recherches de la gendarmerie nationale pour une « affaire le concernant ».
Mais, contre toute attente, l’élu de la Nation a choisi de ne pas se présenter dans les locaux de la gendarmerie de Colobane. Une décision forte qu’il assume publiquement, tout en s’en expliquant.
Un refus poli mais ferme au nom des textes
Pour Guy Marius Sagna, cette position n’est en rien un acte de rébellion ou de mépris envers les institutions républicaines. « Ce n’est pas par manque de respect des hommes et des femmes de la gendarmerie. Ce n’est pas par défiance envers la justice sénégalaise », a-t-il immédiatement clarifié pour désamorcer les critiques d’outrage ou de rébellion.
Le député soutient que répondre à cette convocation reviendrait à valider une procédure qui foule aux pieds :
La Constitution de la République du Sénégal ;
Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale sénégalaise ;
Le Règlement intérieur du Parlement de la CEDEAO.
En clair, Guy Marius Sagna s’abrite derrière son immunité parlementaire, un bouclier juridique conçu pour protéger les élus contre d’éventuelles pressions ou procédures judiciaires non autorisées par l’hémicycle durant l’exercice de leurs fonctions.
« Focus sur le Congrès de PASTEF ! »
Par ailleurs, le leader politique a rapidement choisi de déplacer le débat du terrain judiciaire vers le terrain politique. En concluant son message par un très direct « Focus sur le Congrès de PASTEF ! », Guy Marius Sagna rappelle où se situent ses véritables priorités du moment.
Au sein du parti au pouvoir, la remobilisation des troupes et la préparation des grandes échéances internes semblent primer sur ce qu’il perçoit comme une diversion ou une erreur de procédure de la part des pandores.
Cette posture de fermeté ouvre désormais une délicate confrontation juridique entre le pouvoir législatif et l’appareil judiciaire. En choisissant de formaliser ses griefs dans un document écrit plutôt que de se murer dans un silence passif, le député panafricaniste renvoie la balle dans le camp des autorités judiciaires et du procureur. La Section de recherches choisira-t-elle de forcer le passage en engageant une procédure de levée de l’immunité parlementaire, ou fera-t-elle machine arrière en reconnaissant un vice de procédure ? Dans un Sénégal où les relations entre la justice et les acteurs politiques restent historiquement inflammables, l’issue de ce bras de fer pourrait bien redéfinir les contours de la protection des parlementaires face à la machine judiciaire.
Lomé, 1ᵉʳ juin 2026 – À l’instar de nombreux acteurs institutionnels et citoyens engagés dans la préservation de l’environnement, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, a pris ce lundi part à l’opération nationale de reboisement organisée à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. L’activité s’est déroulée au Centre national d’enfouissement technique d’Aképé, sous l’impulsion du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de restauration du couvert végétal et de lutte contre les effets du changement climatique. Elle témoigne également de la volonté des autorités togolaises de renforcer les actions en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.
Aux côtés des responsables administratifs, des agents publics et de plusieurs volontaires, Isaac Tchiakpé a participé à la mise en terre de jeunes plants, contribuant ainsi à l’effort collectif visant à accroître les espaces verts sur le territoire national. Par ce geste symbolique, le ministre a réaffirmé l’importance de l’engagement citoyen dans la préservation des ressources naturelles.
La Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque année au Togo, constitue un rendez-vous majeur de sensibilisation aux enjeux environnementaux. Elle permet de mobiliser les populations autour d’actions concrètes de reboisement et de promouvoir une gestion durable des écosystèmes.
À travers sa participation à cette opération, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a lancé un appel à la poursuite des efforts collectifs en faveur de la protection de l’environnement. « Ensemble, poursuivons nos efforts pour préserver notre environnement et construire un Togo plus vert au bénéfice des générations présentes et futures », a-t-il déclaré. Ce message rappelle aussi que la sauvegarde du patrimoine naturel demeure une responsabilité partagée, essentielle pour garantir un avenir durable aux générations actuelles et à venir.
Reste à savoir si cet élan citoyen et institutionnel saura se transformer en actions durables capables de relever les défis environnementaux du Togo.
À Tchamba, la cohésion sociale prend un nouveau visage : celui de la jeunesse. À l’occasion de la célébration de la Tabaski, les autorités locales ont officiellement rencontré, ce dimanche 31 mai 2026, les ambassadeurs de la cohésion sociale de la commune, de jeunes volontaires appelés à devenir des acteurs clés du vivre-ensemble et du développement communautaire.
Réunis autour du préfet de Tchamba, El-Hadj Issaka Laguebande, et du maire de la commune de Tchamba 1, Hamza Titikpina, ces jeunes ambassadeurs sont venus présenter leurs vœux de l’Aïd El-Kebir. Mais au-delà de cet échange de courtoisie, la rencontre a surtout permis d’établir un premier contact officiel entre les autorités et ces nouveaux relais communautaires investis d’une mission citoyenne ambitieuse.
Portée par les cadres de la commune et soutenue par les autorités locales, l’initiative « Ambassadeur de la cohésion sociale » prévoit la mise en place, dans chaque quartier, d’équipes composées de cinq jeunes, dont trois hommes et deux femmes. Leur rôle consiste à servir de pont entre les autorités et la jeunesse tout en promouvant les valeurs de paix, de civisme, de cohésion sociale et de respect des symboles de la République.
Saluant cette démarche, le préfet El-Hadj Issaka Laguebande a félicité le maire pour la concrétisation du projet et encouragé les jeunes à mesurer la portée de leur engagement. « Dans la vie, on peut choisir d’éclairer comme une petite bougie ou comme un grand lampadaire. Vous avez opté pour la seconde option », a-t-il déclaré, les invitant à adopter des comportements exemplaires.
Pour le maire Hamza Titikpina, ces ambassadeurs constituent désormais un maillon essentiel dans la prévention de l’insécurité et la lutte contre l’incivisme. Sans se substituer aux forces de défense et de sécurité, aux autorités judiciaires ou aux chefs traditionnels, ils contribueront à renforcer le dialogue et la vigilance au sein des communautés.
Les conseillers municipaux Mawe Afo Aledjou et Samsoudine Tchakondo ont également insisté sur la responsabilité de la jeunesse dans la préservation de la paix. Selon eux, aucun développement durable n’est possible sans cohésion sociale ni implication active des jeunes. Afin d’outiller davantage ces nouveaux acteurs de terrain, la commune prévoit prochainement des sessions de renforcement des capacités destinées à mieux définir leurs missions et leurs limites d’intervention.
La rencontre a enfin servi de cadre de sensibilisation à la Campagne 2026 de Distribution de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides (CDMII-2026), preuve que les autorités entendent faire de ces ambassadeurs de véritables relais de proximité au service du bien-être collectif. À Tchamba, le message est clair : la paix, le civisme et le développement se construisent désormais avec une jeunesse engagée, responsabilisée et résolument tournée vers l’avenir.