Inondations à Vo 1 (Togo) : Les consignes de sécurité de la mairie

Les pluies diluviennes qui s’abattent sur le sud du Togo n’épargnent pas l’arrière-pays. À Vogan et ses environs, la mairie de Vo 1 sonne le tocsin face à des dégâts matériels considérables et active ses réseaux de secours. Plongée au cœur d’une municipalité en état d’urgence.

Les images du Grand Lomé sous les eaux ont capté l’attention des médias ces derniers jours, mais c’est à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, dans la préfecture de Vo, que le drame environnemental se joue désormais à huis clos. À Vogan, les autorités locales font face à un assaut climatique d’une rare violence. Les récentes précipitations exceptionnelles ont plongé plusieurs localités de la commune de Vo 1 sous les eaux, révélant la fragilité de l’habitat et des infrastructures rurales.

Le bilan matériel provisoire s’avère lourd : des maisons écroulées, des ponts structurellement touchés, des axes routiers totalement coupés et des dizaines d’hectares de champs de culture dévastés par les crues. Pour une population locale vivant essentiellement de l’agriculture, l’inondation des terres agricoles fait peser une menace immédiate sur la sécurité alimentaire de la région.

La municipalité en première ligne

Face à ce sinistre d’ampleur, l’exécutif communal de Vo 1 tente de structurer la riposte. La mairie a immédiatement exprimé sa compassion aux sinistrés tout en cherchant à rassurer les administrés sur le déploiement des secours. Les équipes municipales travaillent désormais en étroite collaboration avec les services de l’État et des partenaires humanitaires pour acheminer l’aide d’urgence et organiser l’assistance aux familles sans abri.

Au-delà des secours, c’est une véritable course contre la montre que mènent les autorités pour éviter des pertes en vies humaines. La municipalité multiplie les appels à la discipline collective, un défi de taille dans des zones où l’accès à l’information officielle reste parfois difficile.

Consignes de survie et numéros d’urgence

Dans ce contexte de crise, la mairie de Vo 1 appelle la population à modifier radicalement ses habitudes quotidiennes. Les autorités locales demandent instamment aux citoyens de suspendre les déplacements non essentiels et de proscrire toute tentative de traversée des cours d’eau en crue.

Les risques d’électrocution et d’effondrement tardif constituent la principale hantise des secouristes. La municipalité exhorte donc les riverains à s’éloigner des poteaux électriques tombés, des panneaux publicitaires et des arbres fragilisés par les vents. Une attention particulière est réclamée pour la protection des franges les plus vulnérables de la communauté, notamment les enfants et les personnes âgées.

Pour centraliser les alertes et coordonner les évacuations, le gouvernement et la commune rappellent l’existence de plusieurs lignes d’urgence gratuites, accessibles à tous :

  • 170 : Agence nationale de la protection civile (ANPC)
  • 118 : Sapeurs-pompiers
  • 1014 : Centre National de Commandement Unifié (CNCU)
  • 117 / 1244 : Police nationale

Alors que les prévisions météo restent incertaines pour la région Maritime, la solidarité communautaire s’organise, largement relayée par les médias locaux comme Vogan News. Cette crise rappelle, si besoin était, l’urgence pour les communes togolaises de repenser leur urbanisme et de renforcer leurs infrastructures face à des chocs climatiques de plus en plus récurrents.

Trafic Région Maritime : les ponts de Boko et d’Anfoin fermés

Alerte rouge pour les usagers de la route dans la région Maritime. Suite à une inspection technique alarmante, le gouvernement interdit l’accès aux ponts de Boko et d’Anfoin à tous les véhicules à quatre roues. Les services routiers dévient le trafic en urgence.

Prudence si vous devez circuler dans la région Maritime. Car les récentes intempéries secouent de plein fouet les infrastructures routières. Les autorités interdisent désormais, jusqu’à nouvel ordre, l’accès des ponts de Boko et d’Anfoin aux véhicules légers, aux poids lourds ainsi qu’aux transports en commun.

Une menace d’effondrement structurel

Cette décision radicale mais nécessaire fait suite à un rapport sans appel des services des Travaux publics. Une mission d’inspection dépêchée sur place a mis en évidence de graves fragilités structurelles sur les deux ouvrages, ce qui menace directement la sécurité des usagers. Pour prévenir tout risque d’accident ou d’effondrement, l’État a immédiatement acté cette fermeture.

À l’heure actuelle, la mesure de tolérance concerne uniquement les mobilités douces : seuls les piétons et les engins à deux roues (motos et vélos) peuvent encore franchir les deux ponts, sous réserve de respecter les consignes des agents sur place.

Le plan de déviation pour les automobilistes

Pour éviter une paralysie totale du trafic de marchandises et de voyageurs dans cette zone économique clé, les services routiers ont aménagé en urgence une voie de contournement.

L’itinéraire de déviation officiel :

Tous les conducteurs de voitures, de minibus et de gros porteurs doivent obligatoirement contourner la zone en empruntant l’axe : Vogan — Agnron Copé — Glidji.

Les autorités appellent les syndicats de transporteurs, les chauffeurs routiers ainsi que les populations riveraines à la plus grande discipline et à respecter scrupuleusement les panneaux de signalisation pour faciliter la fluidité du trafic sur l’axe de déviation. Pour l’instant, les autorités n’ont pas encore communiqué de calendrier précis quant au démarrage des travaux de consolidation des deux ponts.

Togo : Quel avenir pour la Céni et le dialogue politique à Lomé ?

À Lomé, la deuxième session annuelle du Cadre permanent de concertation (CPC) s’est ouverte sous le signe de la division. Alors que des réformes clés sont sur la table, la stratégie de la chaise vide choisie par une partie de l’opposition interroge sur sa capacité à peser dans le nouveau jeu institutionnel.

C’est une scène qui illustre à elle seule les fractures persistantes de la vie politique togolaise. D’un côté, des sièges occupés par des responsables politiques déterminés à négocier ; de l’autre, le vide laissé par les tenants d’une ligne dure. Jusqu’à vendredi, le Palais des Congrès de Lomé accueille les travaux du Cadre permanent de concertation (CPC). Une session cruciale, mais boudée par plusieurs formations de l’opposition qui contestent la légitimité même de ce cadre.

Pourtant, l’ordre du jour n’a rien d’anodin. Les participants doivent plancher sur la transformation de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en une structure plus technique, sur le statut des candidats indépendants et sur le bilan d’efficacité du CPC lui-même. Des dossiers majeurs, d’autant plus que le pays entre dans la phase opérationnelle de son nouveau régime parlementaire.

L’art du compromis face au dogme du refus

Pour les partisans de la participation, le calcul est avant tout pragmatique : on ne peut pas transformer les règles du jeu en refusant de s’asseoir à la table des négociations. Si de nombreux observateurs jugent légitimes les critiques de la nouvelle Constitution ou la méfiance à l’égard du pouvoir, ils considèrent l’absence volontaire des débats comme un manque de maturité stratégique. Comment prétendre défendre les intérêts des populations si l’on refuse la seule tribune officielle permettant d’infléchir les décisions ?

Cette ligne réaliste est portée par une partie de l’opposition qui refuse de s’enfermer dans une contestation stérile hors les murs. « C’est précisément dans les contextes de tensions que le CPC doit jouer son rôle d’espace de sérénité et d’écoute mutuelle », a ainsi déclaré Me Mohamed Tchassona Traoré, président du MCD (Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement), pour justifier sa présence face au gouvernement.

Le pouvoir en position de rassembleur

Du côté de l’exécutif, on profite de ces divisions pour afficher une posture d’ouverture et de rassemblement, tout en renvoyant les boycotteurs à leurs propres contradictions. Le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, a rappelé que le CPC restait un espace d’inclusion pour ceux qui ne disposent pas d’autres canaux d’expression : « Seul, on ne peut rien faire, et pour aller loin, on doit avancer ensemble. »

En filigrane, le message du pouvoir est limpide : la porte est ouverte, et ceux qui choisissent de rester à l’écart prennent le risque de s’auto-exclure des futures grandes orientations électorales du pays.

Le risque de l’invisibilité politique

L’histoire politique de la sous-région montre que le boycott est une arme à double tranchant qui s’use rapidement. En désertant le CPC, l’opposition radicale prive ses électeurs d’une voix au moment où se dessine l’avenir de la Céni. Surtout, elle laisse le champ libre au parti au pouvoir et à l’opposition modérée pour conclure des compromis sans elle.

À l’ère du régime parlementaire, où chaque texte se négocie et où chaque équilibre compte, la politique du spectateur indigné montre ses limites. Pour peser durablement dans le débat politique, l’opposition togolaise devra, tôt ou tard, faire le choix de l’action et défendre sa vision au sein des institutions, sous peine de devenir spectatrice de sa propre marginalisation.

Kodjo Akpatigbe, nouveau patron de Deloitte Togo-Bénin

Nommé Managing Partner de Deloitte pour l’axe Lomé-Cotonou, cet expert-comptable togolais, pur produit des institutions régionales, incarne cette nouvelle génération de leaders que les géants du conseil s’arrachent pour décrypter les mutations financières de l’Afrique de l’Ouest.

Dans le monde feutré de la haute finance ouest-africaine, son nom est synonyme de rigueur méthodique. En confiant la direction de ses activités au Togo et au Bénin à Kodjo Akpatigbe en qualité de Managing Partner, le géant mondial de l’audit et du conseil Deloitte ne fait pas seulement un choix de compétences. Il valide une stratégie : celle de l’ancrage local pour piloter des marchés en pleine mutation.

Alors que Lomé s’impose chaque jour un peu plus comme la place financière incontournable de la sous-région, le profil de Kodjo Akpatigbe coche toutes les cases de l’expert stratégique dont le marché a besoin.

L’architecte de la conformité dans l’espace UMOA

Si le grand public découvre son visage à la faveur de cette nomination, les banquiers et les régulateurs de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), eux, connaissent parfaitement sa signature. Kodjo Akpatigbe a fait de l’audit et de l’accompagnement des institutions financières sa grande spécialité.

Dans un contexte régional marqué par le durcissement des normes prudentielles (Bâle II / Bâle III) et la digitalisation accélérée des services bancaires, sa maîtrise des rouages de la zone UMOA constitue un atout majeur. Il est également celui qui murmure à l’oreille des conseils d’administration pour sécuriser leurs trajectoires de croissance et garantir leur conformité aux exigences de la Commission bancaire de l’UMOA.

L’engagement institutionnel comme boussole

Mais limiter le nouveau patron de Deloitte pour le Togo et le Bénin à son seul rôle de consultant serait réducteur. L’homme est avant tout un pilier de la structuration de sa profession.

Membre influent de l’Ordre national des experts-comptables et comptables agréés du Togo (ONECCA-Togo), où il préside aussi  une commission clé, il œuvre activement pour l’alignement des pratiques comptables locales sur les meilleurs standards internationaux. Cet engagement dans l’écosystème national lui confère une crédibilité unique : il ne se contente pas d’appliquer des règles, il participe également  à la réflexion globale sur l’assainissement du climat des affaires.

Le défi de l’axe Lomé-Cotonou

En prenant la tête de ce bi-pôle Togo-Bénin, Kodjo Akpatigbe hérite d’une feuille de route ambitieuse. Lomé et Cotonou, ports de transit majeurs et corridors économiques dynamiques, regorgent de filiales bancaires, de compagnies d’assurance et d’institutions de microfinance en quête de restructuration ou de levées de fonds.

Sa mission sera claire : consolider la position de Deloitte face à la concurrence féroce des autres membres du Big Four, tout en séduisant les champions nationaux des secteurs public et privé. Avec un dirigeant qui comprend aussi bien le langage des affaires que les réalités spécifiques du terrain macroéconomique local, Deloitte s’offre bien plus qu’un manager : le cabinet s’offre une passerelle de confiance avec les décideurs économiques des deux pays.

Togo : le FoNAT 2026 place les agricultrices au cœur de la transformation agricole

Réunies à Lomé à l’occasion du Forum national de l’agricultrice togolaise (FoNAT 2026), les femmes du secteur agricole veulent faire entendre leur voix sur les principaux défis qui freinent leur contribution à la sécurité alimentaire et au développement économique. Derrière les échanges, une ambition commune : transformer leur rôle dans les politiques agricoles.

 

Lomé, 1ᵉʳ juillet 2026 – Elles assurent une part importante de la production agricole, participent à la transformation des produits et alimentent les marchés locaux. Pourtant, leur accès à la terre, au financement ou encore aux technologies agricoles demeure limité. C’est pour remettre ces enjeux au cœur du débat public que plusieurs centaines d’actrices du monde rural sont réunies depuis le 30 juin à Lomé dans le cadre du Forum national de l’agricultrice togolaise (FoNAT 2026).

Organisée par la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) et la Plateforme nationale des agricultrices du Togo (PNAFAT), cette rencontre intervient dans le contexte de l’Année internationale des agricultrices proclamée par les Nations Unies pour 2026.

Par ailleurs, le forum se veut un espace de dialogue entre organisations paysannes, partenaires techniques et financiers ainsi que décideurs publics afin d’identifier les leviers susceptibles de renforcer la place des femmes dans les chaînes de valeur agricoles.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

Lever les obstacles qui freinent les agricultrices

Au fil des échanges, plusieurs problématiques reviennent avec insistance. L’accès au foncier reste l’un des principaux défis rencontrés par les femmes rurales, souvent confrontées à des contraintes juridiques, coutumières ou économiques qui limitent leurs capacités d’investissement.

Les discussions portent également sur l’amélioration de l’accès aux financements, la diffusion des innovations agricoles, l’adaptation aux effets du changement climatique ainsi que le développement des activités de transformation et de commercialisation des produits locaux.

Pour les participantes, ces différents leviers apparaissent indissociables d’une meilleure autonomie économique et d’une contribution accrue des femmes à la sécurité alimentaire nationale.

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Valoriser les produits locaux et les savoir-faire

En marge des travaux, une mini-foire met en avant des produits agricoles transformés par des femmes entrepreneures. Cette vitrine permet non seulement de promouvoir les productions locales, mais aussi de favoriser les échanges commerciaux entre productrices, acheteurs et partenaires.

Au-delà de l’exposition, cette initiative illustre aussi la volonté des organisateurs de rapprocher les réflexions stratégiques des réalités économiques du terrain, en montrant le potentiel de transformation porté par les entreprises agricoles féminines.

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Un rendez-vous inscrit dans une dynamique internationale

Le FoNAT 2026 bénéficie du soutien de plusieurs partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Coopération basque, le Forum rural mondial, le Programme de résilience des systèmes alimentaires au Togo (FSRP), le projet AgSyS/GIZ, Carrefour International Canada, la FAO et la GIZ.

À travers cette mobilisation, les organisateurs espèrent faire émerger des propositions capables d’alimenter les politiques publiques en faveur des femmes rurales. Dans un contexte où l’agriculture demeure un pilier de l’économie togolaise, le renforcement des capacités des agricultrices apparaît désormais comme un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire, la création de revenus et la résilience des territoires face aux défis climatiques.

Komi Selom Klassou ravive l’axe Lomé–N’Djamena

Invité d’honneur à la clôture de la session parlementaire à N’Djamena ce mois de juin 2026, le président de l’Assemblée nationale togolaise, Komi Selom Klassou, a ravivé le mythe fondateur de l’axe Lomé-N’Djamena. Une séquence nostalgique qui cache des enjeux géopolitiques bien contemporains.

N’Djamena, 1ᵉʳ juillet 2026 – C’est une image d’Épinal que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, mais que Lomé prend grand soin de dépoussiérer dès que l’occasion se présente. En avril 1980, alors que le Tchad traversait une grave guerre civile, le président togolais de l’époque, le Général Gnassingbé Eyadéma, n’avait pas hésité à traverser le fleuve Chari à bord d’une simple pirogue pour tenter une médiation directe entre les frères ennemis tchadiens.

Quarante-six ans plus tard, ce geste fort a été longuement évoqué dans l’enceinte du Palais de la Démocratie à N’Djamena. Invité d’honneur de la clôture de la première session ordinaire de la législature tchadienne, le président de l’Assemblée nationale togolaise, le Professeur Komi Selom Klassou, a choisi de s’appuyer sur cette histoire commune pour marquer les esprits.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

La diplomatie parlementaire, un outil discret mais efficace

Le protocole a suivi son cours habituel : hymnes nationaux, poignées de mains et discours chaleureux du président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi. Cependant, le but principal de ce voyage est de concrétiser un accord de coopération signé entre les deux parlements à Lomé, le 7 avril 2024.

Pour le Togo, le dialogue entre parlements est devenu une force dans sa politique étrangère. Moins visible que les réunions de chefs d’État, cette méthode permet de créer des liens solides. En partageant son expérience de la rédaction des lois et de la gestion des institutions avec un Tchad en pleine réorganisation politique, le Togo renforce son rôle de partenaire stratégique.

« Le Togo apporte sa fraternité ; le Tchad offre sa résilience », a résumé Komi Selom Klassou devant les députés tchadiens.

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Togo et Tchad : L’alliance de deux médiateurs du continent

Le rapprochement actuel entre Lomé et N’Djamena s’explique par la situation géopolitique régionale. L’Afrique de l’Ouest et le Sahel connaissent des changements majeurs, notamment avec le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger des instances régionales traditionnelles. Face à ces tensions, le Togo et le Tchad ont choisi une position similaire : celle de maintenir le dialogue avec tout le monde.

Le président du Conseil, Faure Gnassingbé est devenu un intermédiaire respecté par les régimes militaires du Sahel. De son côté, le président tchadien Mahamat Idriss Déby tente de garder l’équilibre entre ses partenaires occidentaux et ses nouveaux contacts avec la Russie. En se rapprochant, Lomé et N’Djamena créent un espace de discussion qui va de l’Afrique de l’Ouest jusqu’au cœur de l’Afrique centrale.

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Les défis au-delà des discours

Reste à savoir si cette bonne entente portera des fruits concrets. Si le président de l’Assemblée tchadienne a salué une visite qui ouvre de réelles perspectives de travail, les défis de la région (comme la sécurité au Sahel et le développement économique) demanderont plus que des échanges de textes juridiques.

En rappelant le geste audacieux de 1980, Komi Selom Klassou a subtilement rappelé au Tchad que le Togo a toujours été son allié des jours sombres. Une manière de signifier que, dans la tempête géopolitique actuelle, la pirogue togolaise est toujours prête à reprendre du service.

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