Pakistan : les inondations de mousson font 109 morts et des milliers de déplacés

ISLAMABAD, 28 juillet 2026 —  Les eaux continuent de gagner du terrain au Pakistan. Dans plusieurs provinces de l’est du pays, les crues provoquées par les pluies de mousson ont transformé des villages entiers en îlots isolés, obligeant des milliers d’habitants à quitter précipitamment leurs maisons. Embarqués sur des bateaux de fortune ou évacués par les équipes de secours, les sinistrés tentent de rejoindre des zones épargnées par les inondations, tandis que les autorités redoutent une aggravation de la catastrophe.

La montée brutale des eaux a submergé des quartiers résidentiels, englouti des terres agricoles et interrompu de nombreuses voies de communication. Dans plusieurs localités, les habitants ont dû abandonner leurs biens en quelques heures seulement, emportant le strict nécessaire avant que les habitations ne soient envahies par les flots.

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Un lourd tribut humain depuis le début de la mousson

Au-delà des scènes d’évacuation, la catastrophe se mesure désormais en vies humaines. Selon les chiffres publiés par l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (NDMA), 109 personnes ont perdu la vie depuis le 26 juin dans des incidents directement liés aux pluies de mousson à travers le pays. Les intempéries ont également fait 362 blessés, confirmant l’ampleur de cette saison des pluies.

Le bilan révèle une vulnérabilité particulière des plus jeunes. Parmi les victimes figurent 48 enfants, aux côtés de 38 hommes et 23 femmes, illustrant la violence des phénomènes météorologiques qui frappent actuellement le Pakistan.

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Le Khyber Pakhtunkhwa en première ligne

Les statistiques de la NDMA montrent que la province du Khyber Pakhtunkhwa demeure la plus durement touchée avec 55 décès recensés. Elle est suivie par le Pendjab, où 36 personnes ont trouvé la mort.

Le Baloutchistan déplore 8 victimes, tandis que l’Azad Jammu-et-Cachemire en compte 7. Plus au sud, le Sindh enregistre 2 décès, alors que le Gilgit-Baltistan fait état d’une victime.

La répartition des blessés confirme également l’ampleur des dégâts dans certaines régions. Le Pendjab concentre 263 blessés, devant le Khyber Pakhtunkhwa avec 80 personnes blessées. Le Baloutchistan en totalise 15, tandis que le Sindh et l’Azad Jammu-et-Cachemire enregistrent 2 blessés chacun.

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Des infrastructures gravement endommagées

Au fil des jours, les pertes matérielles prennent une dimension considérable. Les pluies torrentielles et les inondations ont provoqué des destructions qui compliquent davantage les opérations de secours et le retour à une vie normale.

La NDMA fait état de 799 habitations endommagées, privant des centaines de familles de logement. Les inondations ont également entraîné la mort de 379 têtes de bétail, une perte importante pour les populations rurales dont les revenus reposent largement sur l’élevage.

Les intempéries n’ont pas non plus épargné les infrastructures publiques : la montée des eaux a endommagé ou détruit vingt-cinq ponts et fortement dégradé environ 23 kilomètres de routes. Ces dégâts perturbent fortement les transports, ralentissent l’acheminement de l’aide humanitaire et compliquent l’accès des secours aux localités isolées.

Une course contre la montre pour les secours

Sur le terrain, les équipes de secours poursuivent les opérations d’évacuation malgré des conditions météorologiques toujours défavorables. Les autorités mobilisent des embarcations pour extraire les habitants des villages encerclés par les eaux et acheminer des vivres ainsi que des produits de première nécessité vers les zones les plus affectées.

L’Autorité nationale de gestion des catastrophes a appelé les administrations provinciales à maintenir un niveau élevé de vigilance et à poursuivre les opérations de secours et de sauvetage tant que les pluies de mousson continueront de frapper le pays.

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Une vulnérabilité devenue chronique

Cette nouvelle catastrophe rappelle la fragilité du Pakistan face aux événements climatiques extrêmes. Chaque année, la mousson provoque des crues dévastatrices qui affectent des millions d’habitants, détruisent des infrastructures essentielles et fragilisent durablement les moyens de subsistance des populations rurales.

Alors que les prévisions météorologiques annoncent la poursuite des intempéries dans plusieurs régions, les autorités redoutent une aggravation du bilan humain et matériel. Pour les milliers de familles contraintes à l’exode, la priorité demeure désormais l’accès à un abri, à l’eau potable et aux soins, dans un pays une nouvelle fois confronté à l’une des plus graves conséquences des dérèglements climatiques.

États-Unis–Afrique : Washington lance un programme stratégique d’investissement pour le secteur privé

Les États-Unis veulent tourner une page dans leurs relations économiques avec l’Afrique. En privilégiant désormais les investissements productifs au détriment de l’assistance traditionnelle, Washington affiche une stratégie qui place le secteur privé au cœur de son engagement sur le continent. Cette nouvelle orientation s’est traduite par le lancement du Programme stratégique d’investissement États-Unis–Afrique (U.S.-Africa Strategic Investment Program), une initiative destinée à stimuler les projets d’affaires dans des secteurs jugés stratégiques.

Porté sous l’autorité du secrétaire d’État Marco Rubio, le programme repose sur un principe simple : favoriser les échanges commerciaux, encourager les investissements et créer des partenariats économiques durables plutôt que de perpétuer une logique d’aide publique.

Une nouvelle doctrine économique

« Le commerce plutôt que l’aide. Les opportunités plutôt que la dépendance. L’investissement plutôt que l’assistance. » À travers cette formule, l’administration américaine résume la philosophie qui guide désormais sa politique économique envers l’Afrique.

Cette approche marque une évolution significative. Au lieu de concentrer son action sur les mécanismes classiques de coopération au développement, Washington entend mobiliser davantage les entreprises américaines et africaines autour de projets créateurs de valeur, d’emplois et de croissance.

L’objectif est de bâtir des relations économiques fondées sur des intérêts mutuels, dans lesquelles le capital privé devient le principal moteur des investissements.

Les minéraux critiques au centre des priorités

Le nouveau programme cible en priorité les minéraux critiques, devenus un enjeu majeur de l’économie mondiale. Lithium, cobalt, graphite, manganèse, nickel ou encore terres rares figurent parmi les ressources indispensables à la fabrication des batteries, des véhicules électriques, des semi-conducteurs et des technologies de transition énergétique.

L’Afrique, qui concentre une part importante des réserves mondiales de plusieurs de ces minerais, apparaît comme un partenaire stratégique dans la sécurisation des chaînes d’approvisionnement internationales.

Au-delà du secteur minier, le programme soutiendra également les initiatives relevant de la diplomatie commerciale, avec l’ambition de renforcer les échanges économiques entre les entreprises américaines et les marchés africains.

Des opportunités pour le secteur privé africain

Le Programme stratégique d’investissement États-Unis–Afrique est ouvert aux propositions émanant du secteur privé répondant aux critères définis par les autorités américaines. (Consultez les critères complets d’éligibilité ici.) Les entreprises, investisseurs et porteurs de projets pourront présenter des initiatives susceptibles de renforcer les partenariats économiques entre les deux rives de l’Atlantique.

Cette orientation pourrait offrir de nouvelles perspectives aux entreprises africaines souhaitant attirer des capitaux, développer des chaînes de valeur locales ou nouer des partenariats technologiques avec des groupes américains.

Dans un contexte de concurrence accrue entre les grandes puissances pour l’accès aux ressources stratégiques du continent, cette initiative illustre la volonté des États-Unis de renforcer leur présence économique en Afrique par le biais de l’investissement productif plutôt que par les seuls mécanismes d’assistance.

Si cette stratégie atteint ses objectifs, elle pourrait contribuer à accélérer la transformation industrielle de plusieurs économies africaines tout en consolidant les relations commerciales entre Washington et le continent.

Marché UMOA : le Togo lève 22 milliards FCFA

Le marché régional des titres publics continue d’attirer des capitaux abondants. Au terme des adjudications organisées au cours de la semaine du 20 au 24 juillet 2026, les États de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont mobilisé 156,03 milliards de FCFA, tandis que les investisseurs ont manifesté un intérêt nettement supérieur aux montants recherchés. Avec un taux de couverture de 187,26 %, le marché confirme une fois encore sa solidité et la confiance qu’il inspire aux opérateurs financiers.

Parmi les trois États émetteurs de la semaine – la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo –, le Togo s’impose comme un acteur régulier du financement régional, poursuivant sa stratégie de mobilisation de ressources sur le marché communautaire.

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Le Togo lève 22 milliards de FCFA.

Selon les données publiées par UMOA-Titres, le Togo a obtenu 22 milliards de FCFA, soit 14,10 % des ressources levées durant la semaine.

Cette émission intervient dans un contexte où les autorités togolaises multiplient les recours au marché financier régional afin de financer les investissements publics, soutenir les dépenses budgétaires et accompagner les projets inscrits dans la feuille de route gouvernementale.

Même si le montant togolais demeure inférieur à celui de la Côte d’Ivoire et du Mali, il confirme la capacité du pays à accéder régulièrement aux financements du marché tout en bénéficiant de la confiance des investisseurs institutionnels.

La Côte d’Ivoire reste le principal emprunteur.

Premier émetteur de la semaine, la Côte d’Ivoire a mobilisé 79,03 milliards de FCFA, représentant 50,65 % des fonds collectés.

Le Mali suit avec 55 milliards de FCFA, soit 35,25 % du volume global.

À eux trois, les États ont ainsi réuni 156,03 milliards de FCFA, illustrant le rôle croissant du marché régional dans le financement des économies de l’UEMOA.

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Les obligations dominent les émissions.

L’analyse des adjudications révèle une nette préférence pour les financements de moyen et long termes. Les Obligations assimilables du Trésor (OAT) ont représenté 97,06 % des montants levés, contre seulement 2,94 % pour les Bons assimilables du Trésor (BAT).

Cette répartition traduit la volonté des États de sécuriser des ressources sur des maturités plus longues, tout en répondant à la demande des investisseurs en quête de placements offrant davantage de visibilité.

Un marché qui conserve toute son attractivité

Le taux de couverture de 187,26 % constitue l’un des principaux enseignements de la semaine. Cet indicateur mesure le rapport entre les soumissions reçues et le montant proposé lors des adjudications.

Concrètement, les investisseurs ont présenté des offres représentant près de deux fois les montants recherchés par les États. Cette forte sursouscription témoigne de l’abondance des liquidités disponibles et de la confiance persistante accordée aux titres publics émis sur le marché régional.

Pour le Togo, cette dynamique constitue un signal favorable. En s’appuyant sur un marché toujours aussi liquide et attractif, le pays dispose d’un levier supplémentaire pour financer ses priorités économiques sans dépendre exclusivement des financements extérieurs.

À mesure que les adjudications se succèdent, le marché des titres publics de l’UMOA confirme ainsi son rôle stratégique dans le financement des politiques publiques et le renforcement de l’intégration financière régionale.

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Affaire de la commande publique au ministère du Tourisme : l’ARCOP suspend le DAAF pour 10 ans

L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a tranché. À travers son Comité de règlement des différends (CRD), l’organe de régulation a prononcé une suspension de dix ans à l’encontre de Yaovi Kéké, directeur des Affaires administratives et financières (DAAF) du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. En cause : de graves irrégularités commises lors de la passation d’un marché public. Cette décision remet également en lumière la question des responsabilités hiérarchiques au sein des ministères.

Par la Délibération n° 023-2026/ARCOP/CRD, l’instance de régulation a infligé une lourde sanction disciplinaire à l’encontre de Yaovi Kéké. Il est reproché au DAAF d’avoir enfreint les règles élémentaires du Code des marchés publics à l’occasion de l’acquisition d’un véhicule pour le compte du ministère.

Des manquements graves aux procédures de passation de marché

À l’issue des investigations menées par le Comité de règlement des différends, plusieurs griefs majeurs ont été retenus à l’encontre du responsable financier :

  • une immixtion illégale dans le processus d’attribution du marché ;
  • l’établissement d’un faux procès-verbal de réunion de la Commission de contrôle des marchés publics ;
  • une simulation de mise en concurrence, masquant une procédure de gré à gré au profit du concessionnaire Japan Motors.

Ces manœuvres ont conduit l’ARCOP à exclure le fonctionnaire de toute procédure de commande publique pour une durée de dix ans.

Obéissance hiérarchique : la ligne de défense du DAAF rejetée au regard des textes

Au cours de son audition devant l’instance de régulation, Yaovi Kéké a soutenu avoir agi sous la contrainte, en exécutant les instructions directes de son ministre de tutelle, M. Isaac Tchiakpe.

Toutefois, l’ARCOP s’est appuyée sur les dispositions strictes du Code d’éthique et de déontologie de la commande publique. La réglementation rappelle qu’un agent public demeure responsable de ses actes administratifs et qu’il a l’obligation légale de refuser d’exécuter un ordre manifestement illégal, en saisissant, au besoin, les autorités compétentes. L’argument de l’obéissance hiérarchique n’a donc pas permis de dédouaner le fonctionnaire.

Le silence ministériel face aux sollicitations de l’organe de régulation

L’affaire met également en lumière la situation de l’autorité ministérielle. Sollicité par courrier officiel en mars 2026 afin d’apporter des clarifications sur les affirmations de son collaborateur, le ministre Isaac Tchiakpe n’a pas donné suite à cette demande d’explications de l’organe de régulation.

À ce stade, le ministre ne fait l’objet d’aucune sanction de la part de l’ARCOP. En effet, la compétence disciplinaire de cette autorité administrative s’exerce spécifiquement sur les acteurs opérationnels de la commande publique (membres des cellules, gestionnaires de crédits, DAAF) et ne s’étend pas à la responsabilité politique ou administrative des membres du gouvernement.

Finalement, cette distinction entre responsabilité opérationnelle et responsabilité politique suscite aujourd’hui de vifs débats au sein de l’opinion publique et parmi les observateurs de la gouvernance administrative.

Togo : Carburant plus propre et norme 50 ppm de soufre à la pompe

Lomé, 27 juillet 2026 – La qualité du carburant distribué dans les stations-service togolaises répond désormais à des exigences plus strictes. À travers l’adoption de nouvelles normes techniques, les autorités entendent réduire les émissions polluantes, protéger la santé publique et aligner le pays sur les standards communautaires en vigueur en Afrique de l’Ouest.

Le fonctionnement des véhicules à moteur thermique repose sur la combustion du carburant avec l’oxygène. Ce mécanisme fournit l’énergie nécessaire au déplacement des automobiles, mais il génère également des substances nocives pour l’environnement et la santé humaine. Parmi les principaux polluants figurent les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone, les particules fines, les composés organiques volatils, le benzène ainsi que le dioxyde de soufre.

Les spécialistes rappellent toutefois que le niveau de ces émissions varie selon plusieurs paramètres. La qualité du carburant utilisé constitue un facteur déterminant, au même titre que le bon fonctionnement des équipements de dépollution installés sur les véhicules, notamment le pot catalytique, chargé de limiter les rejets dans l’atmosphère.

 Réduction des émissions polluantes : la norme 50 ppm de soufre désormais en vigueur

Soucieux d’améliorer la qualité de l’air, le gouvernement togolais a adopté, le 11 juillet 2025, un nouveau référentiel technique applicable à l’essence et au gasoil distribués sur le territoire national. Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la directive de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) visant à harmoniser les normes de qualité des carburants dans la sous-région.

L’une des principales innovations concerne la réduction de la teneur en soufre. Les nouvelles spécifications plafonnent désormais cette concentration à 50 parties par million (50 ppm). Cette diminution contribue à limiter les émissions de dioxyde de soufre et améliore également l’efficacité des dispositifs antipollution équipant les véhicules récents.

Par ailleurs, cette évolution représente un enjeu de santé publique. En réduisant la présence de substances nocives dans les gaz d’échappement, les autorités espèrent limiter les risques liés à la pollution atmosphérique, notamment les maladies respiratoires et cardiovasculaires qui affectent les populations vivant dans les zones urbaines à forte circulation.

Maintien des subventions de l’État pour préserver le pouvoir d’achat des usagers

L’amélioration de la qualité des produits pétroliers entraîne toutefois un coût supplémentaire pour leur approvisionnement sur le marché international. Afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, l’État poursuit son effort de soutien financier en maintenant un mécanisme de subvention destiné à garantir l’accès à des carburants répondant aux nouvelles exigences de qualité.

À travers cette réforme, le Togo confirme son engagement en faveur d’une transition vers des carburants plus propres. En conciliant protection de l’environnement, santé publique et maintien de l’accessibilité des produits pétroliers, les autorités entendent inscrire durablement le pays dans une dynamique de modernisation du secteur énergétique conforme aux standards régionaux et internationaux.

Préparer un grand voyage : les leçons qu’on apprend seulement sur le terrain

Peu importe le nombre de guides lus, de blogs consultés ou de conseils recueillis auprès d’amis voyageurs, il y a toujours un moment où la réalité du terrain rattrape la théorie. Les grands voyages — ceux qui traversent plusieurs pays, plusieurs cultures, parfois plusieurs continents — enseignent des leçons qu’aucune préparation ne peut totalement anticiper. Mais certaines bases, elles, restent incontournables.

 

L’improvisation a ses limites

Il existe une forme de romantisme autour du voyageur qui part sans plan, sac sur le dos, ouvert à tout ce que la route lui réserve. Cette image séduit, et dans une certaine mesure, elle correspond à une réalité : les meilleurs souvenirs de voyage naissent souvent de l’imprévu. Mais cette liberté d’improviser ne fonctionne que si les bases administratives sont solides. Un visa mal préparé, une réservation ratée, un document manquant — et c’est toute la suite du voyage qui se complique, parfois irrémédiablement. Pour les destinations les plus exigeantes sur ce plan, beaucoup de voyageurs choisissent aujourd’hui de passer par une agence pour visa, simplement pour sécuriser cette étape sans y consacrer un temps démesuré.

 

Le Cameroun : la diversité comme identité

Surnommé « l’Afrique en miniature », le Cameroun concentre à lui seul des paysages qu’on trouve habituellement répartis sur tout un continent : plages atlantiques, forêts équatoriales, savanes du Nord, hauts plateaux volcaniques de l’Ouest. C’est une destination qui récompense les voyageurs curieux, prêts à parcourir de longues distances pour passer d’un écosystème à l’autre en quelques heures de route. Sur le plan pratique, se renseigner tôt sur les démarches pour un visa Cameroun évite les mauvaises surprises, notamment si le voyage combine plusieurs régions du pays nécessitant des justificatifs d’hébergement variés.

 

Le Nigeria : l’énergie d’un continent en mouvement

Première économie d’Afrique, le Nigeria incarne une autre facette du voyage : celle de la ville en perpétuelle effervescence. Lagos, mégapole tentaculaire, concentre une scène artistique et entrepreneuriale qui n’a rien à envier aux grandes capitales mondiales. C’est aussi un pays où la préparation administrative mérite une attention particulière : les exigences consulaires sont strictes, et il vaut mieux se renseigner sur le prix visa Nigeria plusieurs semaines avant le départ pour éviter tout contretemps de dernière minute.

 

Ce que le terrain enseigne malgré tout

Une fois ces bases sécurisées, le reste du voyage peut véritablement commencer à s’écrire sur le terrain. C’est précisément cette tension entre préparation rigoureuse et liberté d’improviser qui rend les grands voyages aussi formateurs. On apprend à négocier dans un marché local, à accepter un imprévu avec le sourire, à faire confiance à des inconnus qui deviennent parfois des amis pour la vie. Mais rien de tout cela n’est possible si les fondations administratives du voyage n’ont pas été posées correctement, en amont, loin de l’urgence et du stress.

Assoli 1 : Bafilo forme sa jeunesse au leadership et à la gouvernance locale

Bafilo, 27 juillet 2026 – Dans la commune d’Assoli 1, le développement local passe désormais par l’implication des jeunes. Pendant deux jours, une quarantaine de participants ont pris part à une session de renforcement des capacités destinée à faire émerger une nouvelle génération de leaders communautaires, capables de contribuer activement à la gouvernance locale et à la vie citoyenne.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1

Un projet soutenu par le Centre Africa Obota et l’Ambassade des États-Unis 

Organisée les 22 et 23 juillet 2026 dans la salle de réunion de la mairie de Bafilo, cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion de l’engagement communautaire des jeunes pour renforcer l’État de droit au Togo », conduit par le Centre Africa Obota (CAO-Togo) avec l’appui financier et technique de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Togo.

L’initiative cible les jeunes de 18 à 35 ans et ambitionne de leur donner les outils nécessaires pour exercer un leadership responsable, participer aux décisions locales et s’impliquer davantage dans les actions de développement de leurs communautés.

Représentant le maire d’Assoli 1 à la cérémonie d’ouverture, l’adjoint au maire, Ouro-Bossi Abdoulaye, a salué une action qu’il considère comme un investissement dans l’avenir de la commune. Selon lui, une jeunesse mieux formée constitue un partenaire incontournable des collectivités territoriales pour relever les défis liés à la citoyenneté, à la cohésion sociale et au développement.

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Leadership et communication : des outils pour agir au sein de la commune 

Au cours de cette deuxième session de formation, les participants ont abordé plusieurs thématiques relatives au leadership, à la définition d’une vision personnelle, à la planification d’initiatives communautaires ainsi qu’aux techniques de communication participative. Les échanges ont alterné exposés, travaux de groupe, études de cas et exercices pratiques afin de favoriser une appropriation concrète des connaissances.

Les travaux ont également permis aux jeunes d’identifier les principales préoccupations de leur commune et de réfléchir à des solutions réalisables en collaboration avec les autorités locales. Cette approche participative visait à renforcer leur capacité à transformer les besoins exprimés par les populations en projets de développement.

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De la théorie à l’action : une activité citoyenne au centre de tissage de Bafilo 

La formation ne s’est pas limitée aux échanges en salle. Dans une démarche alliant apprentissage et engagement citoyen, les participants ont consacré une partie de la deuxième journée à une activité communautaire au centre de tissage de pagnes traditionnels de Bafilo. Munis d’outils d’entretien, ils ont procédé au désherbage, au sarclage et au nettoyage du site, mettant ainsi en pratique les principes de responsabilité collective et de volontariat développés durant l’atelier.

À travers cette initiative, le Centre Africa Obota entend encourager une jeunesse capable de dépasser le simple rôle de bénéficiaire des politiques publiques pour devenir une véritable force de proposition et d’action. En misant sur le leadership communautaire, le projet ambitionne de consolider la participation citoyenne, de promouvoir la paix et de renforcer les liens entre les jeunes et les autorités locales, dans une perspective de développement durable des collectivités togolaises.

 

Nigeria : un avion fait une spectaculaire sortie de piste à Benin City, 68 miraculés

Grosse frayeur, mais un immense soulagement à l’arrivée. Ce jeudi, un vol de la compagnie Enugu Air a connu un atterrissage particulièrement mouvementé à l’aéroport de Benin City, au sud du Nigeria. L’appareil a fini sa course hors de la piste, sans faire la moindre victime.

L’incident aurait pu tourner au drame, mais il se solde heureusement par un bilan extrêmement rassurant. Alors qu’il amorçait sa phase finale d’atterrissage sur le tarmac de l’aéroport de Benin City, un avion de ligne appartenant à la compagnie nigériane Enugu Air a brusquement quitté la piste.

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Une évacuation rapide et sans blessé

Immédiatement après la perte de contrôle de l’appareil, les protocoles d’urgence ont été activés. Les équipes de secours, rapidement déployées sur les lieux, ont procédé à l’évacuation complète de l’avion.

Les premiers témoignages sur place confirment la bonne nouvelle : les 68 passagers ainsi que l’ensemble des membres de l’équipage ont pu s’extraire de la carlingue en toute sécurité. Les autorités locales sont formelles, l’accident n’a fait aucun mort ni aucun blessé. Tous s’en tirent avec une belle frayeur.

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Enquête ouverte et vols perturbés

Si le pire a été évité, l’heure est désormais aux interrogations. Pourquoi l’avion a-t-il dévié de sa trajectoire lors de cette manœuvre pourtant courante ? Pour l’instant, le mystère reste entier. Météo capricieuse, défaillance technique ou erreur humaine : aucune piste n’est écartée. Les autorités aéroportuaires compétentes ont annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête technique pour déterminer avec précision les circonstances de cet incident.

Conséquence directe de cette sortie de piste : le trafic aérien à l’aéroport de Benin City a été temporairement paralysé. Le temps de sécuriser la zone, de mener les premières constatations et de procéder aux opérations de dégagement de l’appareil accidenté, les autres vols ont dû être suspendus et réorganisés.

Succession à l’ONU : qui remplacera António Guterres ?

Le successeur d’António Guterres ne sera pas seulement un diplomate chevronné. Il devra incarner la crédibilité des Nations unies dans un monde marqué par les guerres, les fractures géopolitiques et la défiance envers les institutions internationales. Alors que la course entre dans sa phase décisive, une exigence s’impose : le prochain secrétaire général devra être une personnalité au parcours irréprochable, capable de fédérer sans susciter de soupçons sur son intégrité ou son indépendance.

La compétition pour prendre les rênes des Nations unies a franchi une étape majeure jeudi 23 juillet 2026. Réunis au siège de l’organisation à New York, les six candidats officiellement déclarés ont présenté leur vision de l’avenir de l’ONU devant les États membres et des représentants de la société civile.

Cet exercice public, devenu un rendez-vous incontournable du processus de désignation, dépasse largement la simple présentation de programmes. Il constitue un test de crédibilité pour celles et ceux qui aspirent à diriger l’organisation internationale la plus influente au monde.

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Un poste où la confiance est un capital diplomatique

Le secrétaire général de l’ONU occupe une fonction unique sur la scène internationale. Ni chef d’État ni représentant d’une puissance, il est avant tout le gardien de la Charte des Nations unies, le médiateur des crises internationales et la voix morale de l’organisation.

Son influence repose moins sur un pouvoir coercitif que sur la confiance que lui accordent les États. C’est pourquoi son indépendance, son intégrité et sa capacité à dialoguer avec toutes les parties sont déterminantes.

Dans un contexte marqué par les conflits en Ukraine, au Moyen-Orient, au Soudan ou encore dans plusieurs régions d’Afrique, le futur secrétaire général devra convaincre qu’il peut parler à tous les acteurs. Il est particulièrement important qu’il ne soit pas perçu comme le relais d’intérêts nationaux ou géopolitiques.

Cette dimension explique pourquoi de nombreux observateurs estiment que la fonction doit revenir à une personnalité dont le parcours est exempt de reproches majeurs et dont la réputation inspire le respect sur tous les continents. Une telle exigence ne garantit pas le succès des médiations, mais elle renforce la légitimité de celui ou celle qui les conduit.

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Six profils pour une même ambition

Parmi les prétendants figure l’ancien président sénégalais Macky Sall, qui a mis en avant ses douze années à la tête du Sénégal ainsi que son expérience à la présidence de l’Union africaine. Il a également rappelé les démarches entreprises auprès des présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine afin de limiter les conséquences de la guerre en Ukraine sur les pays africains, notamment en matière d’approvisionnement en engrais.

Face à lui, cinq autres personnalités présentent des parcours internationaux solides : Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme ; Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique ; Rebeca Grynspan, économiste et dirigeante onusienne ; María Fernanda Espinosa, ex-présidente de l’Assemblée générale de l’ONU ; et Carolyn Rodrigues Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.

Les échanges ont également ravivé le débat sur l’éventualité de voir, pour la première fois depuis la création de l’organisation en 1945, une femme accéder au poste de secrétaire générale.

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Le Conseil de sécurité, arbitre de la première sélection

Après cette séquence publique, la compétition se déplace désormais vers le Conseil de sécurité, véritable centre de gravité du processus. Ses quinze membres devront dégager un consensus autour d’un seul nom. Les cinq membres permanents — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie — disposent chacun d’un droit de veto susceptible de bloquer n’importe quelle candidature, même largement soutenue.

À leurs côtés siègent cette année dix membres élus : Bahreïn, Colombie, Danemark, Grèce, Lettonie, Libéria, Pakistan, Panama, République démocratique du Congo et Somalie. Pour obtenir une recommandation, un candidat devra recueillir au moins neuf voix favorables sans subir le veto d’un membre permanent.

Un choix aux conséquences mondiales

Le Conseil de sécurité transmettra ensuite à l’Assemblée générale des Nations unies le nom du candidat qu’il aura recommandé. Les États membres procéderont alors au vote final à la majorité en septembre 2026 afin de désigner le prochain secrétaire général de l’ONU. Par ailleurs, cette désignation façonnera la capacité de l’ONU à intervenir dans les crises, à défendre le multilatéralisme et à préserver sa crédibilité auprès des États comme des opinions publiques.

Dans un environnement international de plus en plus polarisé, le futur secrétaire général sera attendu non seulement pour ses compétences diplomatiques, mais aussi pour son autorité morale. Car la force de cette fonction réside avant tout dans la confiance qu’elle inspire, une confiance qui repose sur l’intégrité, l’impartialité et un parcours capable de résister à l’examen de la communauté internationale.

Kara : Santé Intégrée évalue son plan stratégique et prépare le transfert vers le système public

À mi-chemin de son plan stratégique 2023-2028, l’ONG Santé Intégrée ne se contente plus de mesurer ses performances. Dans la région de la Kara, l’organisation prépare désormais une nouvelle étape : ancrer durablement ses acquis dans le système public de santé. Une démarche qui place les autorités locales au cœur de la pérennisation des interventions communautaires.

Reçue le mercredi 22 juillet 2026 par le gouverneur de la région de la Kara, le Général Komlan Adjitowou, une délégation du Conseil consultatif stratégique local de l’ONG Santé Intégrée a lancé une mission de terrain consacrée à l’évaluation à mi-parcours de son plan stratégique 2023-2028. Conduite par la présidente du Conseil d’administration de l’organisation, Dr Grunitzky-Bekele Meskerm, cette mission vise à mesurer l’impact des actions déjà engagées tout en définissant les prochaines priorités.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Un modèle de santé communautaire en phase de consolidation

Au-delà du simple exercice d’évaluation, cette tournée traduit la volonté de l’ONG de renforcer la coopération avec les institutions locales afin d’assurer la continuité des services de santé au bénéfice des populations.

Les discussions avec les autorités régionales ont porté sur les réalisations enregistrées dans la Kara, mais aussi sur les mécanismes permettant de consolider les partenariats autour d’un objectif commun : rapprocher davantage les soins des communautés.

Depuis plusieurs années, Santé Intégrée concentre ses interventions sur des domaines jugés essentiels pour le système sanitaire. L’organisation accompagne notamment le renforcement des compétences des agents de santé communautaire, améliore la qualité des soins obstétricaux et contribue à la promotion des soins essentiels destinés au développement de l’enfant.

Gouvernorat Région de la Kara
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Préparer l’après-projet

L’un des principaux enjeux de cette mission réside dans le transfert progressif des activités vers les structures publiques. Cette approche entend garantir que les résultats obtenus puissent être maintenus au-delà de la durée des projets financés.

Le gouverneur de la région de la Kara a salué l’apport de l’organisation dans l’amélioration de l’accès aux soins de proximité. Selon lui, les initiatives portées par Santé Intégrée renforcent les efforts engagés par le gouvernement togolais pour bâtir un système de santé plus accessible, plus efficace et davantage ancré dans les réalités des communautés.

De son côté, Dr Grunitzky-Bekele Meskerm s’est félicitée de la qualité des échanges avec les autorités régionales. Elle a également obtenu l’assurance de leur accompagnement pour poursuivre les actions de l’ONG au profit des populations de la Kara.

À l’heure où les politiques de santé misent de plus en plus sur les soins de proximité, cette mission d’évaluation apparaît comme une étape déterminante pour transformer des projets pilotes en acquis durables au sein du système sanitaire togolais.