Apoutchou National demande de l’aide pour sa mère malade

Habitué à mobiliser ses abonnés, qu’il appelle ses « missionnaires », pour venir en aide à des personnes en difficulté partout dans la sous-région, Apoutchou National se retrouve aujourd’hui confronté à une épreuve familiale. L’influenceur ivoirien demande le soutien des autorités afin d’assurer la continuité des soins de sa mère, l’actrice Bleu Brigitte.

Dans un message relayé sur les réseaux sociaux, Stéphane Agbré, de son vrai nom, explique que sa mère a récemment subi une intervention chirurgicale en France après la découverte de trois tumeurs au cerveau. Il précise que l’opération a nécessité plusieurs milliers d’euros et que la famille doit encore faire face à d’importantes dépenses médicales.

Les informations disponibles reposent toutefois sur le témoignage de l’influenceur. Aucun dossier médical n’a été rendu public pour confirmer les détails de l’intervention.

Des démarches engagées dans un délai très court

Selon le récit d’Apoutchou National, la situation s’est aggravée alors que le visa de sa mère était arrivé à expiration. La famille aurait dû obtenir rapidement un nouveau document afin de lui permettre de rejoindre la France pour recevoir les soins requis. Cette course contre la montre aurait alourdi les difficultés financières liées à l’hospitalisation, au transport et au suivi médical. L’influenceur affirme ne pas pouvoir régler immédiatement l’ensemble des sommes nécessaires à la poursuite de la prise en charge.

Dans ses publications, il indique que sa mère va mieux après l’opération, mais qu’elle a encore besoin d’un accompagnement médical et financier. Il dit également souffrir de son éloignement, n’ayant pas pu rester auprès d’elle au moment de l’intervention.

Une demande adressée aux autorités

Très ému, Apoutchou National sollicite l’intervention des autorités ivoiriennes. Il demande notamment le déblocage d’un compte bancaire auquel il n’aurait momentanément pas accès. L’influenceur a interpellé le ministre de la Justice, Téné Birahima Ouattara, le député de Man Momo Bamba ainsi que le procureur. Il affirme qu’une partie de ses fonds se trouverait auprès de Creed Afrique, sans pouvoir les utiliser dans l’immédiat.

Cette requête intervient dans un contexte judiciaire sensible. Stéphane Agbré a été condamné en juin 2026 à trois ans de prison ferme dans une affaire de blanchiment de capitaux, selon des informations publiques rapportées par plusieurs sources. Il aurait annoncé son intention de faire appel.

Le poids d’une relation très exposée

L’influenceur rappelle qu’il est le seul fils de sa mère. Dans un message particulièrement personnel, il résume sa détresse par une phrase devenue largement commentée en ligne : « Je cherche des solutions partout sans en trouver, alors que ma maman est toute ma vie. »

Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions parmi ses abonnés et dans le milieu artistique ivoirien. Depuis plusieurs années, Apoutchou National s’est construit une audience importante autour de contenus mêlant divertissement, prises de position et actions de solidarité.

Son appel prend ainsi une dimension particulière : celui qui sollicitait régulièrement la générosité de sa communauté pour soutenir d’autres personnes se retrouve à demander de l’aide pour sa propre famille.

Entre solidarité et urgence médicale, Apoutchou National cherche une solution pour sa mère

Face à ce type de situation, les appels à la solidarité peuvent rapidement provoquer une forte mobilisation. Cependant à ce stade, Apoutchou National affirme surtout rechercher une solution institutionnelle lui permettant de financer les soins de sa mère. Il remercie les personnes qui accompagnent sa famille et dit conserver l’espoir d’une issue favorable.

L’affaire rappelle également les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les familles africaines lorsqu’elles doivent financer des soins spécialisés à l’étranger : coûts élevés, démarches administratives complexes et dépendance à des transferts de fonds parfois difficiles à effectuer. Pour Bleu Brigitte, la priorité reste désormais la continuité de la prise en charge médicale et la stabilisation de son état de santé.

Togo-Russie : des investisseurs explorent les opportunités de la PIA

La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a accueilli, mercredi 30 septembre 2026, une délégation d’entrepreneurs russes en visite au Togo dans le cadre de la première session de la Commission mixte intergouvernementale entre Lomé et Moscou. Cette rencontre, consacrée aux échanges commerciaux, économiques, scientifiques et techniques, a permis aux visiteurs de découvrir les infrastructures et les activités de la principale zone industrielle intégrée du pays. La commission mixte se tient à Lomé du 29 septembre au 1ᵉʳ octobre et vise à transformer le rapprochement diplomatique en projets économiques concrets.

Accueillie par Idiola Sandah, administrateur général de l’Autorité de coordination de la PIA, en présence du directeur général de la PIA SAS, la délégation a parcouru plusieurs installations de la plateforme. Les échanges ont porté sur les conditions d’implantation, les services disponibles et les secteurs susceptibles d’intéresser les opérateurs russes.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA
La PIA veut séduire les industriels étrangers

La visite a mis en évidence le modèle d’écosystème intégré développé à Adétikopé. Implantée sur environ 400 hectares, la plateforme regroupe une zone industrielle, des espaces commerciaux, des entrepôts, une aire logistique et un parc à conteneurs d’une capacité annoncée de 12 500 unités. Elle dispose également d’un parking pouvant accueillir 700 camions ainsi que d’infrastructures de stockage pour le coton et d’autres matières premières.

La PIA propose aux entreprises un ensemble de services destinés à simplifier leur installation et leur fonctionnement : terrains aménagés, accès à l’eau et à l’électricité, dispositifs de traitement des déchets et des eaux, accompagnement administratif et avantages liés au régime de zone économique spéciale.

Son modèle repose sur la transformation locale des matières premières, la création de chaînes de valeur et l’exportation de produits finis. Le parc textile constitue l’un des exemples les plus visibles de cette stratégie, avec une organisation qui couvre l’approvisionnement, la fabrication et la commercialisation.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA
Des secteurs à explorer

Pour les opérateurs russes, la PIA peut offrir un point d’entrée vers le marché togolais et, plus largement, vers les économies de la sous-région. La proximité du port de Lomé, l’accès aux axes de transport et le cadre logistique de la plateforme renforcent son attractivité pour les activités industrielles et commerciales.

Les discussions pourraient ouvrir des perspectives dans plusieurs domaines :

  • la transformation agroalimentaire ;

  • le textile et l’habillement ;

  • la logistique et l’entreposage ;

  • les technologies industrielles ;

  • l’énergie et les solutions renouvelables ;

  • les équipements agricoles ;

  • la formation technique et professionnelle.

La rencontre ne vaut toutefois pas l’engagement d’investissement. Elle constitue d’abord une étape de prospection destinée à rapprocher les entreprises et à identifier les projets présentant un intérêt commun.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA
Une diplomatie économique en construction

La présence de la délégation russe s’inscrit dans une volonté affichée par les deux pays de donner davantage de contenu à leur coopération. Les échanges de la commission mixte doivent permettre d’examiner les relations commerciales existantes, les obstacles rencontrés par les opérateurs et les secteurs susceptibles de faire l’objet de nouveaux accords.

Cette approche marque une évolution du partenariat Togo-Russie. Après les contacts institutionnels, les autorités cherchent désormais à mobiliser les entreprises, les chambres consulaires et les plateformes industrielles afin de créer des opérations mesurables. La Chambre de commerce et d’industrie du Togo a déjà organisé des rencontres entre opérateurs des deux pays autour de projets liés à l’agriculture intelligente, à la formation professionnelle, aux infrastructures de transport et à l’aménagement urbain.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA
Quels bénéfices pour le Togo ?

Si les discussions débouchent sur des investissements effectifs, le Togo pourrait en tirer plusieurs avantages. L’arrivée de capitaux russes contribuerait d’abord à élargir les sources de financement de l’industrie et à réduire la dépendance à l’égard d’un nombre limité de partenaires. De nouveaux projets pourraient ensuite créer des emplois directs et indirects, notamment pour les jeunes formés dans les métiers techniques. La coopération technologique pourrait également améliorer la productivité des entreprises togolaises, moderniser certains procédés et favoriser le transfert de compétences.

L’implantation d’unités de transformation permettrait par ailleurs d’accroître la valeur ajoutée produite localement. Au lieu d’exporter des matières premières brutes, le pays pourrait développer davantage de produits semi-finis ou finis destinés au marché régional et international.

Enfin, l’ouverture de nouvelles routes commerciales renforcerait le rôle du Togo comme plateforme logistique en Afrique de l’Ouest. Pour que ces bénéfices se concrétisent, les autorités devront toutefois privilégier des partenariats transparents, vérifier la solidité des projets et veiller à ce que les investissements s’accompagnent de retombées réelles pour l’économie locale.

Togo : onze nouveaux médecins formés à l’Université de Kara

La Faculté des sciences de la santé de l’Université de Kara a accueilli, du 28 au 29 septembre 2026, les soutenances de thèse de onze étudiants de la quatrième promotion, inscrits entre 2018 et 2026. À l’issue de cette étape universitaire, les nouveaux docteurs ont prêté le serment d’Hippocrate, marquant leur entrée solennelle dans la profession médicale.

Les travaux se sont déroulés au Campus Nord, devant plusieurs jurys composés d’enseignants et de spécialistes. Durant deux jours, les candidats ont présenté leurs recherches, expliqué leurs méthodes et répondu aux questions portant sur leurs résultats.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle
La recherche au service des patients

Ces soutenances ont mis en lumière plusieurs années d’apprentissage, d’observation clinique ainsi que  de recherche consacrées aux enjeux de santé publique et à la prise en charge des patients.

Au-delà de l’évaluation académique, l’exercice a permis aux impétrants de démontrer leur capacité à analyser des problématiques médicales et à mobiliser des connaissances scientifiques dans la pratique. Cette articulation entre formation, recherche et soins constitue l’un des axes de la Faculté des sciences de la santé, qui forme notamment des médecins et des professionnels appelés à renforcer l’offre de soins au Togo.

Un engagement éthique

La cérémonie a atteint son moment le plus solennel avec la prestation du serment d’Hippocrate. Par cet engagement, les nouveaux médecins reconnaissent les obligations morales qui accompagnent l’exercice de leur métier : respecter la dignité des patients, protéger leur vie privée, agir avec probité et placer l’intérêt de la personne soignée au cœur de leur décision.

Ce serment rappelle également que la compétence médicale ne se réduit pas à la maîtrise des connaissances techniques. Elle exige une conduite responsable, une écoute attentive et une vigilance constante face aux conséquences humaines de chaque acte de soins.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle
Une relève pour le système de santé

La clôture des soutenances, le 29 septembre, a mis fin à un parcours de huit années. Elle ouvre désormais une nouvelle phase pour ces jeunes médecins, appelés à poursuivre leur carrière dans les établissements de santé, la recherche ou d’autres secteurs liés à la médecine.

Cette promotion intervient alors que l’Université de Kara continue d’élargir son offre dans les sciences de la santé. À partir de la rentrée 2026-2027, la Faculté prévoit notamment l’ouverture d’une section consacrée aux sciences pharmaceutiques, destinée à former de futurs pharmaciens selon le système Licence-Master-Doctorat.

Kara renforce son pôle médical

Avec cette quatrième promotion, la Faculté des sciences de la santé confirme sa contribution à la formation de praticiens et de chercheurs togolais. Créée en 2015, elle participe au développement des compétences médicales dans le nord du pays et au renforcement du vivier scientifique national.

L’arrivée de ces onze nouveaux docteurs intervient ainsi à un moment où l’Université de Kara consolide progressivement son rôle dans l’enseignement supérieur médical. Leur entrée dans la vie professionnelle prolonge la mission de l’institution : former des soignants capables de répondre aux besoins des populations tout en contribuant à l’évolution de la recherche en santé.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Incendie du marché de Kpalimé : les commerçantes soutenues

Kpalimé, 1ᵉʳ octobre 2026 — Les commerçantes touchées par l’incendie du marché municipal de Kpalimé bénéficient de l’attention des autorités locales. Hier, mercredi 30 septembre, les parlementaires de la circonscription de Kloto, accompagnés du maire de la commune de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku, ont rencontré les femmes sinistrées afin de recueillir leurs préoccupations et de constater les conséquences du sinistre sur le terrain.

La rencontre a permis aux commerçantes de présenter les difficultés auxquelles elles font face depuis l’incendie. Les échanges ont porté notamment sur leur situation et les perspectives de reprise de leurs activités. Les parlementaires ont écouté les préoccupations exprimées et témoigné leur solidarité aux victimes. Ils les ont également encouragées à faire preuve de courage et de résilience, tout en indiquant leur volonté de poursuivre la réflexion sur les réponses susceptibles d’être apportées à leur situation.

Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
© Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
Les dégâts constatés sur le terrain

À l’issue des échanges, la délégation s’est rendue sur le site du marché municipal. Cette visite a permis aux responsables d’évaluer directement l’ampleur des dégâts et de mieux apprécier les réalités auxquelles font face les commerçantes sinistrées. Le déplacement vient ainsi compléter les échanges avec les victimes et permet aux autorités de prendre la mesure des conséquences de l’incendie.

Au cours de cette démarche, le maire de la commune de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku, a réaffirmé sa compassion envers les victimes et annoncé une mesure d’accompagnement. Il s’est engagé à accorder aux commerçantes sinistrées six mois sans paiement de ticket de place. Cette mesure vise à alléger leurs charges pendant cette période et à leur permettre de se consacrer davantage à la reprise de leurs activités.

Le maire a également appelé à la mobilisation des différents acteurs autour des préoccupations exprimées par les femmes touchées par l’incendie.

Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
© Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
La commune maintient le dialogue.

Au lendemain de cette rencontre, la situation des commerçantes sinistrées reste au centre de l’attention des autorités locales. La commune de Kloto 1 indique poursuivre les démarches avec les acteurs concernés afin de rechercher des réponses adaptées aux difficultés nées du sinistre.

L’accompagnement des victimes constitue ainsi un enjeu majeur pour favoriser la reprise progressive de leurs activités et maintenir le dialogue entre les commerçantes et les autorités locales.