Coopération sino-togolaise : 300 forages d’eau potable pour transformer les Plateaux

Atakpamé, 17 juin 2026 — Dans un geste symbolique fort, le Gouverneur de la Région des Plateaux, le Général Dadja Maganawé, a reçu le mercredi 12 juin 2026 Mme Wang Min, Ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo. Au cœur des discussions : l’avancement du projet phare de 300 forages d’eau potable, financé par Pékin et destiné à révolutionner l’accès à l’eau dans cette région du centre-ouest togolais.

 Hydraulique rurale : Un projet ambitieux pour des résultats concrets dans les Plateaux

Lancé en décembre 2024, ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre la Chine et le Togo, deux pays liés par une relation diplomatique et économique de plus en plus étroite. Selon les informations communiquées lors de cette audience, les travaux sont désormais à un stade très avancé, avec une majorité des forages déjà opérationnels ou en phase finale de test.

Pour les populations des Plateaux, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, ce projet représente une avancée majeure. Les forages, répartis stratégiquement à travers la région, devraient permettre de réduire les distances parcourues par les habitants pour s’approvisionner en eau, tout en améliorant la qualité sanitaire de cette ressource vitale.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

Relations sino-togolaises : Une coopération « gagnant-gagnant » axée sur le développement

Lors de leur échange, le Général Maganawé et l’Ambassadrice Wang Min ont souligné l’excellence des relations sino-togolaises, qualifiées de « modèle de coopération Sud-Sud ». « Ce projet illustre parfaitement la volonté de la Chine d’accompagner le Togo dans son développement local », a déclaré Mme Wang Min, rappelant que Pékin reste un partenaire clé dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’agriculture.

De son côté, le Gouverneur a salué l’efficacité et la rapidité avec lesquelles les équipes chinoises et togolaises ont collaboré pour mener à bien ce chantier. « Ces forages ne sont pas seulement des points d’eau, ce sont des leviers de développement économique et social pour nos communautés », a-t-il affirmé.

Réception des ouvrages et maintenance : Les prochaines étapes clés du chantier

Si l’avancement des travaux est satisfaisant, les deux parties ont également évoqué les défis à venir :

  • La réception officielle des ouvrages, prévue dans les prochains mois, qui marquera leur livraison aux communautés locales.

  • La formation des populations et des techniciens à la maintenance des forages, afin d’assurer leur durabilité sur le long terme.

  •  L’exploration de nouveaux projets dans d’autres régions du Togo, où les besoins en eau potable restent criants.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

Infrastructures et santé : Un partenariat bilatéral qui dépasse la question de l’eau

Au-delà des forages, la Chine et le Togo multiplient les initiatives communes. En 2025, Pékin a déjà financé la construction d’un hôpital régional dans la zone de Sokodé, ainsi que des programmes de formation professionnelle pour les jeunes Togolais. Ces actions s’inscrivent dans la stratégie chinoise d’investissement en Afrique, où le continent représente un partenaire clé pour les prochaines décennies.

Pour le Togo, cette coopération permet de combler des lacunes structurelles, tout en renforçant son attractivité économique. « Nous sommes reconnaissants envers la Chine pour son soutien constant, mais nous veillons aussi à ce que ces projets profitent pleinement à nos populations », a précisé une source proche du gouvernement togolais.

Alors que les forages des Plateaux devraient être pleinement opérationnels d’ici la fin de l’année, toutes les attentions se tournent désormais vers l’impact concret de ce projet. Les autorités locales espèrent également une baisse des maladies liées à l’eau non potable, une amélioration des rendements agricoles et, in fine, une réduction de la pauvreté dans la région.

Reste à savoir si ce modèle de coopération pourra être dupliqué à plus grande échelle, notamment dans les zones rurales les plus isolées du pays. Une question qui, sans doute, sera au cœur des prochaines discussions entre Lomé et Pékin.

Togo-UNFPA : lancement de l’évaluation du 8ᵉ programme de coopération

Lomé a accueilli, le lundi 8 juin 2026, le lancement du plan d’évaluation du 8ᵉ programme de coopération entre le Togo et l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population). En effet, cette étape ouvre une phase de bilan destinée à apprécier les résultats obtenus depuis 2024 et à orienter la suite de ce partenariat stratégique.

La cérémonie a été présidée par Béguedouwé Paneto, secrétaire général du ministère de la Planification et président du groupe de référence de l’évaluation du programme pays UNFPA-Gouvernement du Togo. À ses côtés, la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam, a pris part aux travaux avec les partenaires de mise en œuvre et les représentants de la partie nationale.

UNFPA Togo
© UNFPA Togo

Un cadre de travail commun

Le lancement a réuni en présentiel et en ligne l’ensemble des acteurs concernés par la mise en œuvre du programme. Cette configuration a en effet permis de présenter les grandes lignes de l’évaluation et d’en partager les objectifs avec les participants.

Les autorités togolaises et l’UNFPA ont insisté sur la nécessité d’une participation active de tous les partenaires. L’enjeu est de conduire un exercice crédible, capable de produire des enseignements utiles pour la prochaine phase de coopération et pour le bien-être des bénéficiaires.

    UNFPA Togo
© UNFPA Togo

Cinq étapes pour mesurer les résultats

Au cours de la séance, les participants ont été informés des cinq principales étapes du processus d’évaluation :

  • La phase préparatoire et de cadrage ;
  • La conception méthodologique ;
  • La collecte des données sur le terrain ;
  • L’analyse des informations et la rédaction des rapports ;
  • La validation, la diffusion et l’utilisation des résultats.

Ainsi, cette séquence vise à donner un cadre clair au travail des évaluateurs et à garantir une lecture rigoureuse des actions menées. Elle doit aussi permettre d’identifier les acquis, les limites et les ajustements nécessaires.

UNFPA Togo
© UNFPA Togo

Un programme tourné vers les priorités nationales

Avant d’ouvrir officiellement la session, Béguedouwé Paneto a insisté sur l’importance d’aligner le prochain programme sur les priorités nationales de développement. Pour les autorités, cette convergence est essentielle afin de renforcer la cohérence entre les objectifs du partenariat et les besoins du pays. En fait, l’approche défendue repose sur une idée simple : une coopération efficace doit répondre à des priorités clairement définies, avec des interventions mieux coordonnées et davantage adaptées aux réalités locales.

L’évaluation en cours est indépendante. Cependant, elle doit permettre de mesurer la performance du programme, d’analyser les facteurs qui ont facilité ou freiné sa mise en œuvre et de formuler des recommandations concrètes pour le prochain cycle. Le futur programme de coopération devrait ainsi s’appuyer sur les enseignements tirés de cette phase de bilan, avec une attention particulière portée aux femmes, aux adolescents et aux jeunes. C’est là que se joue l’un des principaux enjeux du partenariat entre le Togo et l’UNFPA.

Lomé accueillera une Maison russe partenaire

Les relations culturelles et éducatives entre Lomé et Moscou s’apprêtent à franchir un nouveau palier opérationnel. Ce vendredi 22 mai 2026 au matin, le ministre togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpe, a officialisé sur son compte X le lancement du projet de création d’une « Maison russe » au Togo.

D’après les termes partagés par le membre du gouvernement, cette infrastructure marque « une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération culturelle et éducative entre nos peuples ». Cette annonce fait suite à une série de négociations bilatérales amorcées le 23 avril dernier à Moscou, puis consolidées lors d’un forum d’échanges à la mi-mai.

Isaac TCHIAKPE
© Isaac TCHIAKPE

Un partenariat tripartite pour un modèle flexible

Le déploiement de ce futur centre repose sur un partenariat stratégique entre l’agence fédérale russe Rossotroudnitchestvo — l’organe étatique de Moscou chargé de l’action culturelle à l’étranger — et l’Organisation autonome à but non lucratif « Eurasia ».

Sur le plan structurel, le projet adopte la formule d’une « Maison russe partenaire ». Contrairement aux centres culturels étatiques traditionnels qui exigent de lourdes procédures diplomatiques, ce modèle privé s’appuie sur le cofinancement de l’ONG Eurasia et la collaboration d’associations locales, souvent composées d’anciens étudiants africains formés en Russie. Ce dispositif technique permet donc une mise en service rapide des installations et une gestion plus flexible.

Éducation, cinéma et opportunités pour la jeunesse

Le programme d’action de la future structure ciblera principalement la jeunesse togolaise à travers plusieurs axes de développement. Ainsi, les enseignants dispenseront des cours de langue russe afin de faciliter l’accès aux bourses universitaires en Russie. Par ailleurs, les responsables du centre aménageront des espaces consacrés à la diffusion de la littérature et du patrimoine des deux pays. Enfin, ils organiseront régulièrement des projections de films et des événements culturels communs pour renforcer les échanges artistiques et cinématographiques.

Isaac TCHIAKPE
© Isaac TCHIAKPE

Un ancrage dans la stratégie continentale de Moscou

L’implantation de cette antenne à Lomé s’inscrit dans une dynamique d’expansion plus large de la diplomatie culturelle russe, qui compte désormais plus d’une vingtaine de structures de ce type sur le continent africain. Pour les autorités russes, ce réseau constitue un outil d’influence visant à promouvoir ses opportunités académiques, alors que le pays revendique l’accueil de plus de 34 000 étudiants africains sur son sol.

Du côté de Lomé, l’accent est mis sur la diversification des partenariats internationaux et l’accès à de nouvelles plateformes de formation pour les jeunes. Le ministre Isaac Tchiakpe a ainsi conclu son intervention en qualifiant cette initiative culturelle de « porteuse d’avenir » pour le développement des échanges éducatifs entre les deux nations.

Reste à voir comment cette Maison russe s’ancrera dans le quotidien des jeunes Togolais et si elle parviendra à transformer les ambitions diplomatiques en véritables opportunités culturelles et éducatives…

Biashara Africa : Le Togo et le Rwanda activent les leviers de la ZLECAf

En marge de la troisième édition du forum d’affaires panafricain Biashara Africa à Lomé, le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience le ministre du Commerce et de l’Industrie du Rwanda, Prudence Sebahizi. Au cœur de ce tête-à-tête : l’agro-industrie, l’exportation et l’activation des leviers de la ZLECAf.

À peine le ruban inaugural de la troisième édition du forum d’affaires Biashara Africa coupé, les grandes manœuvres diplomatiques et économiques ont débuté dans la capitale togolaise. Lundi, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a accordé une audience officielle à M. Prudence Sebahizi, actuellement en séjour à Lomé dans le cadre de ce grand rendez-vous continental.

Cette rencontre bilatérale de haut niveau a permis d’explorer des pistes concrètes de collaboration entre le Togo et le Rwanda, deux nations fermement décidées à jouer les premiers rôles dans l’intégration économique régionale.

L’agro-industrie et la valeur ajoutée comme fers de lance

Ainsi, les discussions entre le chef de l’État togolais et l’émissaire rwandais se sont rapidement cristallisées autour de secteurs économiques hautement stratégiques. Le commerce, les affaires et, plus spécifiquement, la transformation structurelle des économies locales ont dominé l’agenda.

« Nous avons également échangé sur les possibilités de collaboration entre nos deux pays, notamment en ce qui concerne la création de valeur ajoutée et l’exportation des produits agricoles », a précisé le ministre rwandais Prudence Sebahizi à l’issue de l’entretien.

Cette convergence de vues sur la valorisation locale des matières premières agricoles traduit la volonté commune de Lomé et de Kigali de rompre avec le modèle de l’exportation brute, afin de retenir davantage de richesse sur le continent et de créer des emplois durables.

La ZLECAf, levier d’une croissance commune

Les perspectives de partenariat entre le Togo et le Rwanda s’inscrivent directement dans le cadre des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette dynamique illustre l’engagement des deux pays à transformer ce traité historique en un véritable levier stratégique capable d’accélérer le commerce intra-africain et de renforcer l’attractivité du continent auprès des investisseurs étrangers.

Par ailleurs, le ministre rwandais a profité de cette tribune pour saluer la qualité de l’organisation logistique et politique du forum Biashara Africa, qu’il érige en modèle d’intégration africaine.

« J’ai félicité Son Excellence Monsieur le Président du Conseil pour l’organisation réussie du forum Biashara Africa. Ce forum de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est un grand succès pour le continent et pour le pays », a-t-il déclaré.

À travers ce dialogue direct, le Togo et le Rwanda démontrent que l’intégration continentale ne se décrète pas uniquement dans les textes, mais qu’elle se construit concrètement à travers des corridors commerciaux bilatéraux et des alliances industrielles ciblées.

Togo–UNICEF : renforcer la nutrition de la petite enfance par la recherche et la formation

Le gouvernement togolais et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) poursuivent leurs échanges autour des questions liées à la nutrition de la petite enfance. Une rencontre de travail s’est tenue dans ce cadre le 12 mai 2026 entre le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, et une délégation de UNICEF conduite par sa représentante résidente au Togo, Erinna Corinne Dia.

 

Les discussions ont principalement porté sur les mécanismes à mettre en place afin d’améliorer l’alimentation des enfants en bas âge et de renforcer les dispositifs de prévention nutritionnelle au Togo. Les deux parties ont échangé sur plusieurs pistes de collaboration impliquant notamment les universités publiques, les centres de recherche et les acteurs intervenant dans le domaine de la santé maternelle et infantile.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Mobilisation des universités et centres de recherche

Au cours de cette séance de travail, le ministre délégué a réaffirmé l’engagement des autorités togolaises, sous l’impulsion du président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, à soutenir les initiatives destinées à améliorer la nutrition de la petite enfance. Il a indiqué que le sous-secteur de l’enseignement supérieur entend mobiliser les compétences scientifiques disponibles au sein des universités publiques ainsi que dans les laboratoires spécialisés et centres de recherche du pays.

Selon le ministre, ces structures pourront contribuer aux recherches sur la composition des repas destinés aux jeunes enfants afin de promouvoir une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins nutritionnels liés à la croissance. Les échanges ont également mis en avant la nécessité de renforcer les capacités des professionnels concernés dans l’encadrement alimentaire et sanitaire des enfants.

Dans cette perspective, l’accent a été mis sur la formation des sages-femmes ainsi que des responsables de cantines scolaires. Les autorités souhaitent mieux les outiller sur les besoins nutritionnels spécifiques des enfants en bas âge afin d’améliorer les pratiques d’alimentation et de prévention au sein des structures concernées.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un projet de centre d’excellence en nutrition

Par ailleurs, les échanges ont abordé le projet de création d’un centre d’excellence dédié à la nutrition de la petite enfance. À ce sujet, le ministre délégué a évoqué l’expérience du Togo dans la gestion des Centres d’Excellence Africains soutenus par la Banque mondiale. Il a exprimé l’intérêt du pays pour l’accueil d’une telle initiative et réaffirmé la disponibilité du gouvernement togolais à accompagner sa mise en œuvre.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions engagées par les autorités togolaises et leurs partenaires pour renforcer les politiques de nutrition et de santé en faveur des enfants.

TOGO–MALI : COOPÉRATION SUR LES DROITS HUMAINS

Lomé, 12 mai 2026 – Le Togo accueille depuis ce lundi une délégation malienne venue partager et s’imprégner des pratiques togolaises en matière de droits humains. Conduite par Mme Marie Thérèse Dansoko, conseillère technique au ministère malien de la Justice, et par M. Abdoul Karim Diarra, directeur national des droits de l’Homme, cette mission de six jours illustre la montée en puissance des coopérations institutionnelles africaines dans un domaine sensible : la gouvernance des droits fondamentaux.

MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS-TOGO
© MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS-TOGO

Un échange Sud-Sud stratégique

Au nom du Garde des Sceaux togolais, le Secrétaire général Anathère Talim a ouvert les travaux en saluant la confiance accordée à l’expertise nationale. Pour Lomé, cette visite confirme la reconnaissance régionale de ses dispositifs, notamment la Commission interministérielle de rédaction des rapports et le mécanisme national de suivi des violations des droits humains. Ces structures, souvent citées comme modèles, traduisent la volonté du Togo de consolider une gouvernance institutionnelle crédible et transparente.

MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS-TOGO
© MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS-TOGO

Capacités institutionnelles en construction

La délégation malienne a clairement affiché ses objectifs : renforcer les capacités de la jeune Direction nationale des droits de l’Homme, encore en phase de structuration. Après une mission similaire au Cameroun en mars, Bamako poursuit une stratégie d’apprentissage comparatif, cherchant à adapter des outils opérationnels éprouvés à son propre contexte. Cette démarche illustre une dynamique régionale où les administrations africaines privilégient désormais le partage d’expériences plutôt que l’importation de modèles extérieurs.

MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS-TOGO
© MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS-TOGO

Vers une coopération durable

Au programme figurent des présentations thématiques, des visites de terrain et des rencontres avec la Commission nationale des droits de l’Homme. L’approche retenue met l’accent sur la transparence, l’échange d’expériences et l’appropriation progressive des mécanismes. Pour les deux pays, l’enjeu dépasse la simple formation : il s’agit en effet de consolider une culture institutionnelle commune, capable de répondre aux défis régionaux liés à la protection des droits humains.

Cette mission s’inscrit dans un contexte où les États africains cherchent à renforcer leur crédibilité internationale en matière de droits humains, tout en développant des solutions adaptées aux réalités locales. En multipliant les échanges bilatéraux, le Togo et le Mali posent aussi les bases d’une coopération durable, fondée sur la confiance et la complémentarité.

Togo : Inauguration d’un centre d’urgence moderne avec les USA à Lomé

Face aux défis climatiques et sécuritaires qui secouent l’Afrique de l’Ouest, l’anticipation n’est plus une option, c’est un impératif. En effet, cette semaine à Lomé, le gouvernement togolais et ses partenaires américains ont franchi un palier décisif en inaugurant un tout nouveau centre d’opérations d’urgence. Derrière le ruban coupé, c’est une véritable tour de contrôle au service de la protection civile qui s’apprête à redéfinir la gestion des crises dans la région.

Ainsi, dans les moments de crise, chaque seconde sauvée est une vie épargnée. Qu’il s’agisse d’inondations subites, de catastrophes industrielles ou encore de menaces sécuritaires complexes, la rapidité d’action dépend d’une chose : la centralisation de l’information. C’est tout l’enjeu du nouveau Centre d’opérations d’urgence (COU) inauguré cette semaine dans la capitale togolaise.

La cérémonie a réuni des personnalités de premier plan, symbolisant la force de l’alliance entre Lomé et Washington. Par ailleurs, aux côtés du ministre togolais de la Sécurité, le Général Calixte Batossie Madjoulba, se trouvaient le Général de brigade Mitch Johnson, venu spécialement de la Garde nationale du Dakota du Nord, et la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Togo, Kim McClure.

 

Un cerveau technologique pour l’ANPC

Entièrement financée par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), cette nouvelle infrastructure est le fruit concret du programme de partenariat d’État de la Garde nationale du Dakota du Nord.

Concrètement, ce centre va servir de « cerveau » à l’Agence nationale de la protection civile (ANPC). Grâce à des outils de communication et de suivi de dernière génération, les équipes togolaises pourront désormais :

  • Coordonner en temps réel les informations remontant du terrain.
  • Prendre des décisions instantanées lors des catastrophes naturelles ou des alertes sécuritaires.
  • finalement, déployer les secours de manière ciblée et ultra‑rapide à travers tout le territoire togolais et, par extension, soutenir les dynamiques régionales.

Ambassade des Etats-Unis au Togo
© Ambassade des Etats-Unis au Togo

Un partenariat gagnant‑gagnant

Si les poignées de main étaient chaleureuses sous les flashes des photographes, la portée de cette inauguration dépasse largement le cadre d’un simple protocole diplomatique. Cet investissement américain est un signal fort envoyé à la sous‑région. En choisissant d’équiper le Togo, Washington valide et soutient le leadership de Lomé en matière de stabilité régionale.

<blockquote>« Ce centre n’est pas juste un bâtiment avec des écrans », analyse un expert en sécurité. « C’est le symbole d’un partage des charges intelligent. En aidant le Togo à sécuriser ses frontières et ses populations, les États‑Unis investissent aussi dans leur propre sécurité globale. Un Sahel stable, c’est un monde plus sûr. »

 

Un bouclier pour l’avenir

Par ailleurs, ce centre d’opérations d’urgence arrive à point nommé dans une période où le Togo fait face, comme ses voisins, à une pression sécuritaire accrue aux frontières septentrionales et à des aléas climatiques de plus en plus violents. Il offre à l’ANPC un véritable bouclier, à la fois technologique et humain.

En somme , à Lomé, les États‑Unis prouvent une fois de plus qu’ils sont des partenaires de poids pour moderniser les institutions. Pour les populations togolaises, cette inauguration se traduira très bientôt sur le terrain : des secours plus rapides, mieux organisés et une présence de l’État rassurante au cœur de la tempête.

Lomé accueille la 17ᵉ conférence des Présidents des Assemblées Francophones

                                                Le rideau s’est levé, mercredi 8 avril, dans la capitale togolaise, sur la 17ᵉ conférence des présidents des Assemblées de la région Afrique de l’APF. Plus qu’une simple réunion protocolaire, ce rendez-vous de haut niveau positionne le Togo comme le pivot d’une réflexion approfondie sur la stabilité géopolitique et la souveraineté africaine.

 

Un front uni contre les crises globales

Sous les dorures de la représentation nationale, l’ambiance est au sérieux. Le message porté par les délégations est clair : l’isolement n’est plus une option. Pour Hilarion Etong, président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), la coopération entre les élus constitue l’unique rempart face aux tempêtes contemporaines. Qu’il s’agisse de l’urgence climatique, des menaces sanitaires ou des fractures sociales, le patron de l’APF insiste sur le partage des « bonnes pratiques législatives » afin de porter la voix des peuples plus haut et plus fort.

La diversité des délégations venues du Bénin, de la Centrafrique, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Mauritanie, de la RDC, du Sénégal et du Tchad, ainsi que des représentants du Gabon et du Ghana, illustre la vitalité d’une francophonie parlementaire en quête de solutions face aux crises globales.

Ainsi, cette conférence traduit une volonté de faire de la diplomatie parlementaire un véritable instrument de résilience face aux crises contemporaines.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Le Togo, laboratoire de l’influence interparlementaire

En accueillant cette session, qui s’achève demain, le Togo rappelle son statut de membre pionnier depuis 1967. Le professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale togolaise, a d’ailleurs martelé la nécessité de transformer cette plateforme. Loin d’être un simple club de discussion, l’APF doit, selon lui, devenir un véritable levier d’influence capable d’orienter les grandes mutations du continent, notamment face à l’irruption de l’intelligence artificielle et aux impératifs de sécurité.

De son côté, l’honorable Germaine Kouméalo Anaté a salué cette mobilisation exceptionnelle. Pour elle, l’enjeu dépasse les discours : il s’agit de bâtir un « parlementarisme de solutions », capable de répondre concrètement à la soif de prospérité des citoyens de l’espace francophone.

Les interventions des présidents d’Assemblées ont renforcé cette dynamique : Joseph Djogbénou (Bénin) a insisté sur la solidarité indissociable entre le Togo et le Bénin ; Simplice Sarandji (Centrafrique) a rappelé la contribution des Togolais à la MINUSCA et la création d’un groupe d’amitié interparlementaire ; Patrick Achi (Côte d’Ivoire) a souligné la densité des échanges politiques et économiques, avec plus de 190 milliards de francs CFA en 2025.

En effet, l’accueil de cette conférence par Lomé confirme la volonté du Togo de se positionner comme un hub parlementaire régional, où les débats dépassent le protocole pour devenir de véritables leviers d’action.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

La souveraineté au cœur des débats

L’agenda de ces quarante-huit heures est dense. Les élus planchent notamment sur :

  • l’actualité sécuritaire et électorale, un point crucial dans une zone marquée par des transitions parfois tumultueuses ;
  • la 32ᵉ Assemblée régionale Afrique, avec en ligne de mire une réflexion sur le rôle des parlements dans l’équilibre géopolitique mondial ;
  • la souveraineté économique, une thématique chère au Togo qui, sous la vision de Faure Essozimna Gnassingbé, prône un renforcement des institutions pour garantir une paix durable.

Les autres interventions ont élargi la portée des débats : Dansa Kourouma (Guinée) a évoqué une « communauté de destin » francophone ; Aimé Boji Sangara (RDC) a salué le rôle du Togo comme facilitateur dans le conflit RDC–Rwanda ; Mohamed Bamba Meguett (Mauritanie) a rappelé les défis sécuritaires et climatiques au Sahel ; Ali Kolotou Tchaïmi (Tchad) a souligné la solidarité historique entre les deux pays.

Or, ces thématiques ne sont pas abstraites : elles touchent directement les citoyens, qui attendent des parlements des réponses concrètes aux défis de sécurité, de prospérité et de stabilité.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Le Parlement, dernier rempart ?

Ce sommet de Lomé intervient à un moment où la légitimité des institutions est parfois remise en question par les populations. En mettant l’accent sur la « diplomatie parlementaire », les dirigeants de l’APF tentent de démontrer que les lois ne sont pas que des textes, mais de véritables boucliers contre l’instabilité. Reste à savoir si ces résolutions seront suivies d’effets dans les politiques publiques nationales.

Finalement, cette conférence incarne une souveraineté parlementaire en construction, où Lomé devient le théâtre d’une Afrique francophone désireuse de peser davantage dans les décisions mondiales, en s’appuyant sur une solidarité historique et des partenariats économiques concrets.

Le Togo et la BID renforcent leur partenariat pour l’enseignement supérieur

                  À Lomé, l’heure est au bilan et à l’accélération pour l’enseignement supérieur. Le ministre délégué, Prof. Gado Tchangbedji, a accordé une audience stratégique à une délégation de la Banque Islamique de Développement (BID). Au cœur des échanges : l’avenir des filières scientifiques et l’optimisation du projet PARESI.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un nouveau souffle pour le portefeuille togolais

Ce n’est pas une simple visite de courtoisie. En recevant le directeur régional de la BID, Dr Nabil Ghalleb, le gouvernement togolais marque sa volonté de dynamiser ses accords financiers. Cette rencontre a d’abord servi de cadre officiel pour introduire la nouvelle équipe de gestionnaires désormais aux manettes du portefeuille Togo.

En effet, la BID accompagne le Togo depuis plusieurs années dans des projets éducatifs et d’infrastructures. Ce partenariat ancien prend aujourd’hui une intensité nouvelle, car Lomé souhaite une exécution plus fluide des fonds pour garantir des résultats concrets sur le terrain académique.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

PARESI : le levier de la transformation scientifique

Le dossier brûlant sur la table reste le Projet d’Appui à la mise en œuvre de la Réforme de l’Enseignement supérieur en Sciences et Ingénieries (PARESI). Ce programme ambitieux vise à recalibrer les universités publiques pour qu’elles produisent des ingénieurs et des chercheurs immédiatement opérationnels sur le marché de l’emploi.

Durant l’entretien, les deux parties ont passé au crible les étapes franchies :

  • Les progrès : une meilleure structuration des maquettes pédagogiques.
  • Les obstacles : des défis logistiques et administratifs qui ralentissent encore certains chantiers.
  • Les solutions : une feuille de route réajustée pour répondre aux standards de modernisation fixés par l’État.

Ainsi, le PARESI ne se limite pas à une réforme académique : il ambitionne de transformer les campus togolais en pôles régionaux d’innovation, capables de rivaliser avec les standards internationaux et de répondre aux besoins du marché ouest-africain.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un partenariat politique et stratégique

Le Prof. Gado Tchangbedji a profité de cette tribune pour transmettre la reconnaissance des plus hautes autorités togolaises. Pour le ministre, la BID ne se comporte pas comme un simple bailleur de fonds, mais comme un allié de premier plan dans la quête d’excellence du système éducatif national.

Par ailleurs, cette alliance dépasse le cadre financier : elle traduit une vision partagée d’un Togo qui veut se positionner comme hub éducatif en Afrique de l’Ouest, en faisant de l’enseignement supérieur un levier de souveraineté et de compétitivité régionale.

En clair, l’objectif est de transformer les campus en véritables pôles d’innovation technologique grâce à cet appui financier et technique.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Vers une université 2.0 ?

Si le soutien de la BID est un signal fort, la réussite de cette réforme repose désormais sur la capacité du Togo à absorber ces investissements. Le pays réussira-t-il à faire de ses universités le moteur de son industrie ? La réponse dépendra de la célérité avec laquelle les recommandations du PARESI quitteront les bureaux ministériels pour s’incarner dans les laboratoires de Lomé et de Kara.

En définitive, campus aujourd’hui, pôles d’innovation demain ? Le PARESI pourrait bien devenir l’étendard d’une université africaine réinventée, où la science et la technologie deviennent les piliers d’une souveraineté durable.

 

Lomé : L’OAPI et l’INPI relancent la coopération en propriété intellectuelle

Un nouveau cap vient d’être franchi dans la consolidation du partenariat au service de la propriété intellectuelle en Afrique francophone. À Lomé, ce 1er avril 2026, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) de France ont tenu leur 20e commission mixte.

Les Directeurs généraux Denis Bohoussou et Pascal Faure ont signé le programme de coopération 2026‑2027. Ce document stratégique prévoit un renforcement de la formation, de la sensibilisation et du soutien aux acteurs économiques, dans le cadre de l’Alliance francophone de la PI.

OAPI
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Former, sensibiliser et soutenir les entrepreneurs

Ce programme vise à renforcer la formation et la sensibilisation autour de la propriété intellectuelle. Concrètement, il s’agit d’aider les entrepreneurs, les inventeurs et les artistes à défendre leurs idées et leurs créations. Dans un contexte où l’innovation est devenue un moteur de croissance, la propriété intellectuelle apparaît comme un outil essentiel pour donner aux acteurs économiques les moyens de se développer.

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Des chantiers stratégiques au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers stratégiques :

  • le colloque consacré aux 10 ans de l’accord de Bangui – Acte de Bamako,
  • les projets en cours et futurs portés par l’Alliance avec les offices de PI de l’espace francophone,
  • la formation en application des droits de propriété intellectuelle (DPI),
  • l’évaluation de l’efficience opérationnelle de l’OAPI,
  • ainsi que le bilan du précédent programme de coopération et les priorités stratégiques pour les années à venir.

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La justice mieux armée face aux litiges

Autre moment fort de cette rencontre au Togo : le lancement de la seconde phase du programme de formation des magistrats, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Ce dispositif, désormais élargi à trois pays pilotes – Togo, Guinée et Congo – vise à renforcer les compétences judiciaires face à la hausse des litiges en matière de propriété intellectuelle. L’objectif est de mieux préparer les juges à traiter ces contentieux, un domaine où les conflits se multiplient avec l’essor de l’innovation et du commerce.

OAPI
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Les entrepreneurs togolais au rendez-vous

La commission a également donné lieu à un panel de discussion avec une trentaine d’entrepreneurs. Ces échanges ont permis d’apprécier les perspectives qu’offre la propriété intellectuelle pour la compétitivité des entreprises togolaises. Les participants ont souligné que protéger une marque ou une invention, c’est aussi protéger des emplois et stimuler la croissance locale.

 

Une alliance tournée vers l’avenir

Par ailleurs, cette rencontre illustre une dynamique nouvelle : celle d’une francophonie économique qui mise sur la protection des idées pour bâtir un environnement plus sûr et compétitif. Grâce à la coopération entre l’OAPI et l’INPI France, les pays francophones entendent offrir aux créateurs et aux entrepreneurs un cadre propice à l’innovation et au développement durable.

À l’heure où l’économie mondiale se construit de plus en plus autour de la connaissance et de l’innovation, la propriété intellectuelle s’impose désormais comme un enjeu stratégique pour les pays africains. À travers leur coopération, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle et l’Institut national de la propriété industrielle posent ainsi les bases d’un écosystème où les idées, les inventions et les marques ne sont plus seulement protégées, mais deviennent de véritables leviers de développement.

Sécurité : Le Ghana et le Togo font bloc à Bolgatanga contre le djihadisme

C’est un front commun qui se dessine dans le Nord-Est du Ghana. Depuis mardi 24 mars 2026, la ville de Bolgatanga est le théâtre d’un dialogue stratégique entre hauts responsables et société civile. Objectif : cimenter la coopération avec le voisin togolais pour empêcher l’instabilité sahélienne de s’engouffrer dans les failles frontalières.

Dans les couloirs du 7ᵉ sommet sur la paix, l’ambiance est à l’urgence opérationnelle. Si le Ghana fait figure de havre de stabilité, les signaux d’alerte venus du Sahel ne laissent plus place à l’attentisme. Pour ce faire, une importante délégation du Togo, menée par la sénatrice Issoyotou Confort Kabissa-Lamboni, a franchi la frontière pour apporter son expertise de terrain.

REFED TOGO
© REFED TOGO

Une diplomatie des peuples contre l’extrémisme

Au-delà des protocoles officiels, l’innovation de cette rencontre réside dans l’alliance inédite entre les porteurs d’uniformes et les organisations de la société civile (OSC). Le constat est partagé par les experts de la Fondation STAR-Ghana et du WACCE : la réponse militaire seule ne suffit plus. Il faut désormais bâtir des « systèmes de résilience », une sorte de système immunitaire communautaire capable de rejeter les discours de haine avant qu’ils ne s’enracinent.

Le projet « SURE », soutenu par la diplomatie britannique, place d’ailleurs les femmes et les acteurs communautaires au premier rang de cette vigie. Car dans ces zones reculées, ce sont souvent les dirigeants locaux qui détectent les premiers signes de basculement.

REFED TOGO
© REFED TOGO

Éviter l’effet domino

Ainsi, pendant deux jours, les débats sortent des sentiers battus pour s’attaquer à la porosité des frontières. Désormais, l’enjeu est de transformer les zones de passage en zones de vigilance partagées.

  • Évaluer : que sont devenues les promesses des sommets précédents ?
  • Anticiper : comment bloquer les routes de ravitaillement logistique des groupes armés ?
  • Inclure : comment intégrer les populations marginalisées pour qu’elles ne deviennent pas des recrues faciles ?

Alors que les travaux s’achèvent ce mercredi 25 mars, les regards se tournent vers les recommandations finales. À Bolgatanga, on ne cherche pas seulement à protéger le Ghana ou le Togo, mais à préserver l’intégrité de tout l’espace ouest-africain. Une course contre la montre où la solidarité transfrontalière est devenue l’arme absolue.

Coopération Togo-Oman : des investisseurs du Sultanat en mission à Lomé

LOMÉ, 24 mars 2026 – Entre la péninsule arabique et le golfe de Guinée, un nouveau pont économique se dessine. Le lundi 23 mars, une délégation d’investisseurs omanais a entamé une mission stratégique au Togo. 

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Oman en visite à Lomé : le Togo séduit les puissances du Golfe

Le Togo confirme son attractivité auprès des puissances du Golfe. Après les Émirats arabes unis et le Qatar, c’est au tour du Sultanat d’Oman de poser ses valises à Lomé. Reçus par le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements, Dr Arthur Trimua, les émissaires omanais sont sur le territoire pour une mission de travail.

Cette mission, qui se poursuivra plusieurs jours, vise à identifier des projets concrets. Pour Lomé, l’arrivée de ces nouveaux partenaires s’inscrit dans une quête de souveraineté économique, avec l’ambition de diversifier ses sources de financement au‑delà des partenaires traditionnels occidentaux.

L’énergie et les mines : les dossiers brûlants

Si les discussions en sont encore au stade technique, les secteurs ciblés par le Sultanat demeurent hautement stratégiques. Le Togo, engagé dans une transformation structurelle, mise sur l’expertise omanaise dans les domaines du pétrole et du gaz, mais aussi dans les infrastructures et les ressources minières.

Cependant, c’est sans doute dans l’agriculture et l’énergie que les attentes sont les plus fortes. Le gouvernement togolais espère attirer des investissements structurants capables de moderniser les chaînes de valeur agricole et de renforcer l’autonomie énergétique du pays. Des séances de travail intensives sont en cours avec les ministères sectoriels, afin de transformer ces intentions en feuilles de route opérationnelles.

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Un signal fort pour les investisseurs mondiaux

Par ailleurs, l’intérêt croissant du Sultanat d’Oman valide la politique de réformes engagée par le Togo sous l’égide du président du Conseil, Son Excellence Faure Gnassingbé, pour améliorer le climat des affaires. En se positionnant comme une terre d’accueil sécurisée et dynamique pour les capitaux étrangers, Lomé espère ainsi créer un effet d’entraînement.

En somme, cette coopération naissante entre Mascate et Lomé pourrait bien être le prélude à une présence plus marquée du Sultanat en Afrique de l’Ouest, avec le port de Lomé comme porte d’entrée vers les marchés de l’hinterland.

Lutte contre le terrorisme : une mission stratégique de l’ONU en visite au Togo

Du 23 au 31 mars 2026, le Togo accueille une mission d’évaluation du Comité contre le terrorisme des Nations unies, conduite par la Sous-Secrétaire générale de l’ONU, Nathalia Gherman. Officiellement, il s’agit d’une visite technique. Mais en réalité, cette mission intervient dans un contexte régional marqué par l’expansion des groupes armés dans le Sahel et leurs tentatives d’infiltration vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest.

Ainsi, derrière les réunions techniques et les séances de travail, l’enjeu est clair : mesurer la capacité réelle du Togo à faire face à la menace terroriste et identifier les failles du dispositif sécuritaire national.


Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Le Togo face à la pression sécuritaire régionale

Depuis plusieurs années, le nord du Togo est exposé à des attaques et incursions de groupes armés venus des zones instables du Sahel. Dans ce contexte, la visite des experts des Nations unies apparaît comme une étape importante dans la coopération sécuritaire internationale.

Les autorités togolaises veulent profiter de cette mission pour présenter les efforts réalisés ces dernières années, notamment en matière de renforcement du dispositif militaire, de surveillance des frontières et de coopération régionale. Toutefois, cette évaluation doit aussi permettre d’identifier les insuffisances et les besoins en assistance technique.

Autrement dit, cette mission ne se limite pas à un simple diagnostic : elle pourrait déboucher sur de nouveaux programmes de soutien sécuritaire, technologique et financier.


Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Plusieurs secteurs sensibles passés au crible

Pendant cette mission, les experts internationaux vont analyser plusieurs aspects du dispositif togolais de lutte contre le terrorisme. Les discussions portent notamment sur le cadre juridique, la justice pénale, la lutte contre le financement du terrorisme, la surveillance des frontières, l’utilisation des technologies dans la sécurité, la prévention de la radicalisation et la question des droits humains.

Un autre point important concerne l’intégration du genre dans les politiques sécuritaires, un sujet désormais central dans les stratégies internationales de lutte contre l’extrémisme violent.

En parallèle, la mission doit également identifier les bonnes pratiques mises en place par le Togo, mais aussi les domaines dans lesquels le pays aura besoin d’un appui technique supplémentaire.


Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Une coopération sécuritaire qui se renforce

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’une première mission effectuée en 2019. Depuis cette période, la situation sécuritaire dans la région a fortement évolué, avec une progression des groupes armés vers les pays du Golfe de Guinée.

Dans ce contexte, le Togo cherche à renforcer sa coopération avec les partenaires internationaux afin d’éviter une déstabilisation de son territoire. Le gouvernement togolais insiste d’ailleurs sur sa volonté de travailler avec les institutions internationales pour améliorer ses capacités de prévention, de renseignement et de réponse aux menaces.


Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Entre évaluation et diplomatie sécuritaire

Au-delà de l’aspect technique, cette mission constitue également un signal diplomatique fort. Elle montre que le Togo veut apparaître comme un partenaire fiable dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest.

Cependant, certains observateurs estiment que l’enjeu réel se situe ailleurs : la capacité du pays à anticiper la menace plutôt qu’à la subir. Car la question n’est plus de savoir si la menace existe, mais quand et comment elle pourrait frapper de nouveau.

Une chose est sûre : à l’issue de cette mission, les recommandations des experts de l’ONU pourraient influencer les futures orientations sécuritaires du Togo pour les prochaines années.

Togo : Lomé renforce sa stratégie de communication entre diplomatie et santé publique

À Lomé, les échanges protocolaires prennent une dimension stratégique. En l’espace de quelques heures, la Ministre  de la Communication, Yawa Kouigan, a multiplié les rencontres avec des partenaires clés, révélant une priorité désormais assumée : faire de l’information un outil d’influence, de gouvernance et de santé publique.

Le 17 mars, deux visites distinctes, mais complémentaires, ont mis en lumière cette ambition. D’un côté, un dialogue diplomatique avec Mamadou Moustapha Loum, ambassadeur du Sénégal. De l’autre, une prise de contact avec Hamadou Nouhou, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé au Togo. Deux séquences, un même fil conducteur : la maîtrise des flux d’information dans un monde en mutation.

Une coopération médiatique au cœur des enjeux politiques

Dans un contexte marqué par la montée en puissance des réseaux sociaux et la circulation accélérée de l’information, Lomé et Dakar affichent leur volonté de renforcer leur coopération. Au centre des discussions : la communication institutionnelle et la sensibilisation citoyenne.

L’objectif est clair. Il s’agit non seulement de mieux informer, mais aussi de structurer un écosystème médiatique capable de résister aux fausses informations et de soutenir les politiques publiques. Une approche qui traduit une évolution du rôle des États, désormais engagés dans une véritable bataille narrative.

Santé publique : l’information comme outil de prévention

Quelques heures plus tard, le registre change, mais l’enjeu reste stratégique. Avec le représentant de l’OMS, les échanges ont porté sur la diffusion d’une information fiable en matière de santé.

Dans un pays où les défis sanitaires demeurent multiples, la communication apparaît comme un levier essentiel pour encourager des comportements responsables. Promotion des modes de vie sains, prévention des maladies non transmissibles, accès à une information claire : autant de priorités évoquées lors de cette rencontre.

Le Togo met également en avant ses avancées en matière de protection sociale, notamment l’assurance maladie universelle, présentée comme un pilier de sa politique sanitaire.

 Yawa Kouigan
© Yawa Kouigan

L’information, nouvelle frontière de l’action publique

Ces deux rencontres traduisent une réalité plus large : l’information n’est plus un simple outil d’accompagnement des politiques publiques, elle en devient un élément central.

À l’heure des mutations technologiques, les États africains cherchent à mieux encadrer leur communication, tout en renforçant les partenariats régionaux et internationaux. Une stratégie qui vise à consolider la confiance des citoyens, tout en améliorant l’efficacité des actions menées.

Une diplomatie discrète, mais stratégique

Si ces échanges se déroulent loin des projecteurs, ils participent néanmoins à redéfinir les contours de la coopération internationale du Togo. Entre diplomatie, santé et médias, Lomé tente de construire une approche transversale, adaptée aux défis contemporains.

Reste à savoir si cette dynamique se traduira concrètement sur le terrain, notamment auprès des populations, premières concernées par ces politiques d’information.

Togo : la Poste s’allie au ministère du Commerce pour accélérer la distribution des documents administratifs

À Lomé, l’administration togolaise poursuit sa transformation numérique. Le 4 mars 2026, le ministère délégué chargé du Commerce et du contrôle de la qualité a conclu un accord de partenariat avec la Société des Postes du Togo. L’objectif est de confier à l’opérateur postal la distribution de documents commerciaux désormais digitalisés.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des services publics et de simplification des démarches administratives. Concrètement, il s’agit de permettre aux opérateurs économiques d’accéder plus rapidement aux documents officiels liés à leurs activités commerciales, tout en réduisant les déplacements et les délais de traitement.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

La Poste au cœur de la chaîne de service

Dans ce dispositif, la Société des Postes du Togo devient un acteur clé. Grâce à son réseau implanté sur l’ensemble du territoire, l’institution sera chargée d’acheminer vers les usagers différents documents administratifs produits par le ministère.

Ainsi, les entrepreneurs, commerçants et autres acteurs du secteur économique pourront recevoir ces pièces directement via les circuits postaux. Cette organisation vise à fluidifier la circulation des documents et à renforcer la proximité entre l’administration et les usagers.

Par ailleurs, ce partenariat traduit la volonté des autorités togolaises de s’appuyer sur les infrastructures existantes pour accompagner la transition numérique de l’État.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

Un gain de temps pour les opérateurs économiques

Pour les entreprises et les commerçants, cette nouvelle collaboration pourrait transformer la gestion des formalités administratives. En effet, l’accès aux documents du commerce — souvent indispensables pour l’exercice des activités — devrait devenir plus rapide et plus simple.

Grâce à la digitalisation des procédures, le ministère pourra produire et transmettre ces documents de manière électronique. La Poste interviendra ensuite pour assurer leur livraison, offrant ainsi une solution hybride mêlant numérique et logistique traditionnelle.

Ce modèle vise notamment à réduire l’engorgement des guichets administratifs, tout en améliorant l’expérience des usagers.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

Vers une administration plus connectée

Outre l’accord lui-même, cette initiative reflète une tendance plus profonde : la transformation progressive des services publics togolais à l’ère du numérique.

Ainsi, en combinant digitalisation des documents et distribution via le réseau postal, les autorités cherchent à bâtir un système plus efficace et accessible. Cette approche pourrait, à terme, s’étendre à d’autres secteurs administratifs.

À moyen terme, certains observateurs estiment que ce type de partenariat pourrait ouvrir la voie à de nouveaux services, comme la livraison sécurisée de documents administratifs ou encore le développement de plateformes numériques intégrées.

Une évolution qui pourrait redéfinir le rôle de la Poste

Longtemps associée au transport du courrier traditionnel, la Poste togolaise voit son rôle évoluer. Avec la montée en puissance du numérique, elle s’oriente progressivement vers des missions logistiques et administratives élargies.

Si ce partenariat atteint ses objectifs, il pourrait servir de modèle pour d’autres collaborations entre institutions publiques et opérateurs de service.

Car au-delà de la distribution de documents, l’enjeu est aussi de construire une administration plus proche des citoyens et des acteurs économiques.

Washington consolide son partenariat avec l’Université de Kara

Le campus sud de l’Université de Kara a accueilli, le 10 février 2026, une délégation de l’Ambassade des États-Unis au Togo conduite par M. Krish Das, Directeur des affaires publiques. Une visite placée sous le signe du renforcement des coopérations universitaires et de l’approfondissement des échanges éducatifs entre Lomé et Washington.

Reçu par le vice-président de l’institution, le professeur Boussanlègue Tchable, le responsable américain est venu mesurer les avancées d’un partenariat académique qui s’inscrit dans la durée. Au cœur des discussions : la consolidation des initiatives conjointes, en particulier celles portées par l’American Corner, centre de ressources et d’apprentissage linguistique implanté au sein de l’université.

Université de Kara
© Université de Kara

Une diplomatie académique assumée

Au-delà du protocole, la rencontre a mis en lumière une diplomatie d’influence fondée sur l’éducation et la formation. L’American Corner, espace dédié à l’apprentissage de l’anglais et à l’accès à des ressources pédagogiques américaines, constitue l’un des piliers de cette collaboration.

M. Krish Das a salué la vitalité des activités menées sur le site, soulignant la qualité de la coopération engagée avec l’université. Il a notamment relevé l’impact des programmes de formation linguistique et des initiatives destinées à élargir les perspectives académiques et professionnelles des étudiants.

Université de Kara
© Université de Kara

Former la jeunesse, investir dans l’avenir

Pour les autorités universitaires, cette visite illustre la solidité d’un partenariat stratégique.Par ailleurs  Le professeur Boussanlègue Tchable a transmis les remerciements de la présidente de l’Université de Kara, la professeure Prénam Houzou-Mouzou, à l’endroit de la délégation américaine. Celle-ci a été félicitée pour son engagement en faveur du développement des compétences, tant au bénéfice des étudiants que du personnel administratif et enseignant.

Les opportunités de formation et les échanges académiques offerts dans ce cadre participent, selon les responsables universitaires, à l’ouverture internationale de l’établissement et à la montée en compétence de la jeunesse togolaise.

 

Une coopération appelée à se renforcer

Dans un contexte où l’internationalisation des universités devient un levier majeur de compétitivité, l’Université de Kara entend aussi poursuivre l’élargissement de ses partenariats stratégiques. La visite du Directeur des affaires publiques de l’Ambassade des États-Unis apparaît ainsi comme un signal fort : celui d’une coopération académique appelée à s’intensifier.

Togo : Komi Selom Klassou reçoit la directrice de Plan International

Au Togo, la protection de l’enfance et l’égalité des genres s’invitent au sommet de l’État. En effet, le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a reçu le mardi 27 janvier la directrice générale de Plan International, Reena Ghelani. Une visite officielle de trois jours qui vise à sceller un partenariat législatif et social renforcé en faveur des plus vulnérables.

Dans les salons feutrés de l’Assemblée nationale, l’ambiance était à la convergence des vues. Pour sa première visite officielle à Lomé depuis sa prise de fonction en 2025, Reena Ghelani n’est pas venue les mains vides. La patronne de l’organisation humanitaire, forte de 25 ans d’expérience sur les terrains de crise, souhaite aligner les programmes de son ONG sur les priorités de la « Feuille de route Togo 2025 ».

Assemblée nationale
© Assemblée nationale

L’éducation, rempart contre les violences

Ainsi, au cœur des échanges : le maintien des filles à l’école. Pour Plan International, présent au Togo depuis plus de 40 ans, l’éducation reste l’arme la plus efficace contre les violences basées sur le genre (VBG).

« Nous voulons nous assurer que chaque enfant, fille comme garçon, puisse bénéficier d’une éducation de qualité dans un environnement protecteur », a martelé Reena Ghelani à la sortie de l’audience.

Assemblée nationale
© Assemblée nationale

Le Parlement comme bouclier législatif

De son côté, le professeur Komi Selom Klassou a rappelé le rôle stratégique du Parlement. Au-delà des discours, c’est par le vote de lois de protection et le contrôle de l’action gouvernementale que les droits des enfants s’inscrivent également dans la durée. L’Assemblée nationale togolaise se positionne ainsi comme un partenaire clé pour transformer les initiatives de terrain en politiques publiques solides.

La directrice générale a salué un gouvernement « convivial » et ouvert au dialogue, précisant aussi que Plan International travaille déjà activement sur les enjeux de santé et d’autonomisation économique. Avec cette visite, l’ONG espère porter un coup d’accélérateur à ses projets de lutte contre les mariages forcés et les discriminations, pour que l’égalité fille-garçon ne soit plus un horizon lointain, mais une réalité législative et sociale au Togo.

Togo : L’OMS et le PAM renforcent leur alliance pour la santé et la nutrition

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Les agences onusiennes au Togo unissent leurs forces pour optimiser la lutte contre la malnutrition et améliorer la couverture sanitaire, ont annoncé les représentations locales de l’OMS et du PAM.

Dans le cadre d’une rencontre stratégique tenue ce matin à Lomé, les représentants de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont réaffirmé leur volonté de passer à une « collaboration renforcée ». En effet, cette synergie vise à briser les silos administratifs pour proposer des interventions intégrées, touchant simultanément la santé et la nutrition.

 

Santé et nutrition : le binôme de la résilience

Les discussions ont principalement porté sur le déploiement de solutions mixtes, là où les besoins sont les plus criants :

  • En milieu scolaire : consolidation des cantines scolaires couplée à des programmes de déparasitage et de suivi de la croissance.
  • En milieu communautaire : mise en place d’unités mobiles de dépistage de la malnutrition et de sensibilisation aux pratiques d’hygiène.

Un impact direct sur les populations vulnérables

En somme, cette alliance stratégique répond aux défis de sécurité alimentaire et sanitaire qui touchent particulièrement les régions septentrionales du Togo. En coordonnant leurs ressources, l’OMS apporte son expertise médicale tandis que le PAM assure la logistique et l’apport nutritionnel, garantissant ainsi une prise en charge holistique du patient, du diagnostic à l’assiette.

« Ensemble pour une meilleure santé », tel est le mot d’ordre de cette coopération qui s’inscrit également dans la droite ligne des Objectifs de Développement Durable (ODD) visant la faim zéro et l’accès à la santé pour tous.

: Togo : Le PNUD dote la commune du Golfe 3 d’un véhicule électrique

LOMÉ, 23 janv. 2026 – La commune du Golfe 3, l’une des principales municipalités de la capitale togolaise, a franchi une étape symbolique dans sa transition énergétique en recevant, jeudi, son tout premier véhicule électrique offert par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Les clés du véhicule ont été remises au maire de la commune, M. Gnassingbé Essohanim, par Mme Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo. En effet, ce don s’inscrit dans un projet pilote de l’agence onusienne visant à promouvoir la mobilité durable et à soutenir les efforts du pays dans la lutte contre les changements climatiques.

Golfe 3
© Golfe 3

Un modèle de « mobilité verte » pour l’administration

L’initiative ne concerne pas uniquement le niveau municipal : le ministère de l’Environnement a également bénéficié d’un véhicule identique lors de cette cérémonie. Par ailleurs, L’objectif est d’inciter les institutions publiques togolaises à réduire leur empreinte carbone en abandonnant progressivement les énergies fossiles pour leurs déplacements urbains.

« Ce don est un appui significatif qui nous engage à un usage exemplaire au service de l’action publique locale », a déclaré le maire Essohanim, saluant ainsi un partenariat qui place sa commune à l’avant-garde des solutions écologiques au Togo.

Golfe 3
© Golfe 3

Vers un approfondissement du partenariat onusien

Au-delà de l’équipement, cette rencontre a permis à l’exécutif communal et aux responsables du PNUD — dont la vice-représentante résidente — de réaffirmer leur volonté de consolider leur coopération. Les discussions ont porté sur l’approfondissement des projets de développement durable prévus pour l’année 2026.

En somme, le Togo, qui s’est engagé dans une stratégie nationale de transition écologique, voit dans ces soutiens techniques et matériels un levier pour atteindre ses objectifs climatiques tout en modernisant ses services municipaux.

Golfe 3
© Golfe 3

Togo-Chine : Des motoculteurs pour mécaniser les champs de Kara

Kara, le 24 décembre 2025 – Le paysage agricole du Nord-Togo entre dans sa transformation. Dans une volonté commune de briser la pénibilité du travail de la terre, la Chine a bien remis, le 18 décembre denier, un lot important d’équipements de mécanisation destinés aux zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) de la région de Kara. En effet, cette remise, effectuée par l’ambassadeur de Chine, Wang Min, au directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, Konlani Dindiogue, marque une nouvelle étape dans l’ambition togolaise d’atteindre la souveraineté alimentaire.

 

Kara : sortir de l’agriculture de subsistance

Pendant longtemps, le rendement des petits exploitants togolais a été limité par l’usage exclusif d’outils rudimentaires. Par ailleurs, ce nouveau don chinois vient directement s’attaquer à ce goulot d’étranglement. Le lot d’équipements se compose de :

  • Motoculteurs polyvalents : Véritables couteaux suisses des champs, ils permettront de préparer les sols avec une rapidité décuplée.
  • Accessoires spécialisés : adaptés au travail dans les bas-fonds, les zones maraîchères et les périmètres rizicoles.
  • Équipements de protection : des bottes et des chapeaux pour garantir la sécurité et le confort des producteurs face aux intempéries.

Les ZAAP : le laboratoire du Togo agricole

Le choix des ZAAP de Kara pour recevoir ce matériel n’est pas anodin. Ces zones sont le fer de lance de la politique agricole du gouvernement, visant ainsi  à regrouper les producteurs pour leur offrir des services mutualisés. En introduisant la mécanisation légère, l’objectif est triple :

  1. Augmenter les rendements : en travaillant plus profondément et plus rapidement, les semis peuvent se faire au moment optimal de la saison des pluies.
  2. Étendre les surfaces : le motoculteur permet aussi à une seule famille d’exploiter des surfaces qu’il aurait été impossible de travailler manuellement.
  3. Réduire la pénibilité : un enjeu majeur pour attirer et maintenir la jeunesse dans le secteur agricole.

 

Kara : un partenariat stratégique pour l’autosuffisance

Pour le ministère de l’Agriculture, cet appui de Pékin s’inscrit dans la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, qui place la modernisation agricole au cœur de la croissance économique. Au-delà du matériel, c’est aussi un transfert de technologie qui s’opère, permettant au Togo de transformer ses bas-fonds en véritables greniers rizicoles.

En somme , cette dotation est bien plus qu’un simple don de machines ; c’est un investissement dans la dignité du producteur togolais. En remplaçant la maison par le moteur dans les plaines de Kara, le pays pose ainsi les jalons d’une agriculture de marché, performante et résiliente face aux défis climatiques.

ONU-FETAPH : un partenariat pour l’inclusion

Lomé, 18 décembre 2025 – Les Nations Unies au Togo et la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH) ont formalisé ce vendredi un partenariat , marquant l’aboutissement de plusieurs années de collaboration en faveur des droits des personnes en situation de handicap. En effet, cet accord vise à aligner les initiatives communes sur les orientations prioritaires des autorités nationales.

ONU-FETAPH :  une signature officielle pour consolider la coopération

 

La coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, Coumba Dieng Sow, et le président de la FETAPH, Enyonam Akakpo Numado, ont apposé leur signature sur le document, en présence des co-présidents de la commission interne de l’ONU dédiée à l’inclusion du handicap, le Dr Yayé Kanny Diallo et un représentant du Programme Alimentaire Mondial.

Par ailleurs, cet acte vient consolider des pratiques déjà efficaces, telles que les actions de plaidoyer coordonnées, l’intégration systématique des personnes handicapées dans les programmes onusiens, ainsi que des immersions professionnelles au sein des agences des Nations Unies au Togo. Ces mesures démontrent une meilleure représentation et une participation accumulée des acteurs concernés aux projets de développement.

Les Nations Unies au Togo et la FETAPH signent un accord stratégique pour renforcer l’inclusion des personnes handicapées, aligner les actions sur les priorités nationales et promouvoir une participation équitable au développement.
© Les Nations Unies au Togo et la FETAPH signent un accord stratégique pour renforcer l’inclusion des personnes handicapées, aligner les actions sur les priorités nationales et promouvoir une participation équitable au développement.

Un mois d’inclusion marqué par des initiatives immersives

 

De plus, lors de cette rencontre, les signataires ont passé en revue les réalisations du Mois de l’inclusion , tenue du 15 novembre au 15 décembre. Durant cette période, l’ensemble des agences onusiennes au Togo a ouvert ses portes à des personnes en situation de handicap, leur offrant des stages et des expériences immersives afin de promouvoir l’égalité des chances et de sensibiliser les équipes internes.

En somme, ce partenariat marque une nouvelle étape dans l’ambition togolaise de promouvoir l’inclusion et de garantir le respect des droits pour tous. En harmonisant leurs efforts avec les politiques gouvernementales, l’ONU et la FETAPH ambitionnent d’accélérer les progrès vers une société plus équitable, où les personnes handicapées contribuent pleinement au développement national. Cette alliance renforcée pourrait inspirer d’autres initiatives régionales, illustrant ainsi comment la synergie entre partenaires internationaux et acteurs de terrain peut générer des transformations sociales profondes et pérennes.

Nouveau pacte aérien entre Lomé et Accra

Le Togo et le Ghana ont signé un accord de services aériens visant à renforcer la coopération entre leurs compagnies et à soutenir la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA). Cette nouvelle étape marque la volonté des deux pays de bâtir un ciel ouest-africain plus intégré et mieux connecté.

 

Lome, 21 novembre 2025-   En marge des assises de l’OACI à Punta Cana, le Togo a conclu un accord stratégique de services aériens avec le Ghana, marquant une étape décisive vers un espace aérien ouest-africain pleinement intégré.

 

En effet, le ministre conseiller du président  du conseil, Kokou Edem Tengué, a signé ce nouveau cadre de coopération avec la Vice-ministre ghanéenne des Transports, Hon. Dorcas Toffey, conformément aux orientations du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’accord vient officialiser des libertés aériennes déjà pratiquées par les compagnies des deux pays, tout en consolidant aussi les bases d’une collaboration plus structurée.

Le Togo et le Ghana signent un nouvel accord de services aériens pour renforcer la connectivité régionale et accélérer la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA).
© Le Togo et le Ghana signent un nouvel accord de services aériens pour renforcer la connectivité régionale et accélérer la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA).

Un pas important dans la mise en œuvre du MUTAA

 

Par ailleurs, ce partenariat s’inscrit directement dans la dynamique du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA), un programme continental visant à libéraliser l’aviation civile et à faciliter les liaisons entre les États africains.

En formalisant leurs engagements, Lomé et Accra démontrent leur volonté commune d’accélérer la libre circulation aérienne et d’offrir davantage d’opportunités aux transporteurs nationaux.

 

Vers un espace aérien plus ouvert et mieux connecté

 

Pour les deux nations voisines, cet accord représente bien plus qu’un simple document administratif. Il s’agit d’une étape clé dans la construction d’un ciel ouest-africain plus cohérent, plus accessible et capable de soutenir la mobilité des populations ainsi que les échanges économiques régionaux.

 

Le ministre s’est félicité de ce rapprochement avec le « pays frère » qu’est le Ghana, soulignant aussi qu’une connectivité renforcée constitue un levier essentiel pour l’intégration africaine et la compétitivité des compagnies locales.

 

En somme, avec cet accord, Lomé et Accra confirment leur volonté de hisser l’aviation ouest-africaine à un niveau d’intégration plus ambitieux, faisant du ciel un véritable moteur de rapprochement et de croissance pour la région.

Le Togo et la Russie scellent de nouveaux accords bilatéraux

Dans un contexte géopolitique où l’Afrique de l’Ouest est convoitée, le Togo prend une initiative audacieuse en diversifiant ses alliances. La rencontre entre les présidents Poutine et Gnassingbé à Moscou ouvre la voie à une coopération bilatérale renforcée, allant du commerce à l’énergie, en passant par la sécurité alimentaire et l’éducation.

 

Moscou, 20 novembre 2025— Le Palais du Kremlin a été le théâtre, mercredi 19 novembre 2025, d’une rencontre diplomatique de haut niveau entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé. Cette visite officielle s’inscrit clairement dans une stratégie togolaise d’élargissement de ses horizons économiques et politiques. Loin de se limiter aux enjeux classiques, les discussions ont visé à bâtir un partenariat « gagnant-gagnant » couvrant des secteurs jugés essentiels pour le développement et la stabilité future des deux nations.

Le Président Faure Gnassingbé a rencontré Vladimir Poutine à Moscou pour un partenariat Russie-Togo élargi.
© Le Président Faure Gnassingbé a rencontré Vladimir Poutine à Moscou pour un partenariat Russie-Togo élargi.

Un agenda bilatéral axé sur la croissance et la sécurité

 

L’entretien entre les deux chefs d’État a permis d’identifier et de consolider un éventail large de domaines de coopération. Ainsi, cette nouvelle feuille de route bilatérale met l’accent sur des secteurs stratégiques allant bien au-delà des relations traditionnelles :

  • Économie et Commerce : renforcement des échanges bilatéraux et attraction d’investissements russes.
  • Sécurité et Diplomatie : coordination accrue sur les questions de sécurité régionale en Afrique de l’Ouest et sur les enjeux diplomatiques globaux.
  • Secteurs de l’Avenir : focus sur l’énergie, l’agriculture (notamment les fertilisants pour la sécurité alimentaire), les formations professionnelles et la lutte contre les enjeux climatiques.

Les enjeux géopolitiques : positionnement du Togo

 

Cette visite officielle prend tout son sens dans le contexte géopolitique actuel. Pour la Russie, l’intérêt pour l’Afrique de l’Ouest s’inscrit dans une logique de concurrence internationale accrue.

Pour le Togo, cette démarche est un pilier de sa stratégie de diversification. En effet, Lomé cherche activement à valoriser ses atouts majeurs – sa position géographique stratégique, son port en eau profonde, et ses ressources – en multipliant les partenaires internationaux pour ne pas dépendre d’une seule sphère d’influence. La rencontre de Moscou symbolise la volonté du Togo de renforcer son rôle sur la scène internationale.

 

Perspectives : des investissements russes dans l’économie togolaise

 

Par ailleurs, les attentes concernant les résultats de cette rencontre sont élevées et portent sur plusieurs leviers de développement :

  • Infrastructures et Énergie : augmentation des investissements russes au Togo, ciblant prioritairement les infrastructures stratégiques et le secteur énergétique.
  • Sécurité Alimentaire : une coopération plus étroite dans les technologies agricoles et l’accès aux fertilisants russes pour améliorer les rendements togolais.
  • Capital Humain : développement de partenariats dans les domaines cruciaux de la formation, des échanges universitaires et de la recherche scientifique.

En conclusion, la rencontre entre le Président Poutine et le Président Gnassingbé ouvre une nouvelle ère pour la coopération russo-togolaise. Elle confère au Togo une importance accrue dans ses efforts pour bâtir une résilience économique et renforcer sa souveraineté, grâce à de nouvelles alliances internationales.

 

Togo–UE : 115 millions pour contrer les menaces explosives dans les Savanes

À Lomé, l’Union européenne a remis au Togo un lot d’équipements de détection et de formation d’une valeur de 115 millions FCFA pour renforcer les défenses civiles face aux menaces explosives dans les Savanes. Un geste fort qui illustre une coopération sécuritaire en pleine montée en puissance.

 

Lomé, 5 novembre 2025— Dans une région où les ombres de la violence planent encore trop bas, l’Union européenne envoie un signal fort de solidarité. Le 23 octobre dernier, en effet, une cérémonie discrète mais hautement symbolique s’est tenue à Lomé : des officiels européens et togolais ont scellé la livraison d’un arsenal technologique estimé à 115 millions de FCFA, destiné à contrer les menaces insidieuses qui pèsent sur les communautés des Savanes.

Financée par la Facilité mondiale UE-ONU dédiée à la lutte antiterroriste, cette dotation vise à renforcer les défenses civiles face aux engins explosifs improvisés (EEI), ces bombes artisanales qui frappent sans prévenir.

115 millions de FCFA : un arsenal stratégique pour les zones à haut risque

 

Au cœur de cette livraison, on trouve : une panoplie de matériels informatiques pour intensifier la veille numérique, des supports didactiques pour former les acteurs de terrain, et surtout 60 détecteurs de mines de dernière génération, capables de repérer les pièges enfouis sous les pistes poussiéreuses.

Les bénéficiaires de cet arsenal sont le Programme d’Urgence pour la Reconstruction et la Sécurité (PURS) et les Forces armées togolaises, c’est-à-dire ces vigies du front nord qui patrouillent chaque jour dans des zones où chaque pas peut virer au drame.

« Ces équipements ne sont pas qu’un don matériel ; ils incarnent plutôt un partenariat vivant pour un bouclier humain infaillible », a déclaré un représentant de l’Union européenne, soulignant ainsi l’engagement à ne pas laisser le Togo affronter seul les vents du Sahel.

L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.
© L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.

Former, sensibiliser, prévenir : une stratégie globale

 

De plus, cette initiative s’inscrit dans une offensive plus large, menée tambour battant depuis plusieurs mois dans les étendues arides du nord togolais. Des sessions de formation intensives ont déjà permis à des centaines de civils et de militaires de se familiariser avec les techniques de déminage. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation sillonnent les villages, apprenant aux éleveurs et agriculteurs à repérer les signaux d’alerte.

Le résultat est visible : une baisse notable des incidents, même si la vigilance reste de mise face aux groupes armés qui rôdent aux confins des frontières.

« Dans les Savanes, la paix n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale. Ces outils nous redonnent du souffle pour protéger nos familles », témoigne un chef communautaire de Dapaong, joint par notre rédaction.

L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.
© L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.

Sécurité Togolaise : 115 millions de FCFA pour blinder les Savanes contre les EEI

 

En ce sens, pour Bruxelles, ce geste s’ajoute à une série d’actions concrètes : exercices conjoints, aides humanitaires, renforcement logistique.

« Nous marchons main dans la main avec Lomé pour bâtir une stabilité durable, ancrée dans la résilience des peuples », a martelé l’ambassadeur européen, évoquant par conséquent un horizon où la coopération l’emporte sur la peur.

À l’heure où l’Afrique de l’Ouest peine à panser ses plaies sécuritaires, le partenariat entre l’UE et le Togo pourrait bien inspirer d’autres nations : il s’agit de transformer la vulnérabilité en vigilance, un EEI à la fois.

Une question en suspens : combien de vies sauvées ?

 

Finalement, tandis que les détecteurs prennent la route des avant-postes, une question plane : combien de vies seront épargnées grâce à ces 115 millions ?

Dans les Savanes, où le sable efface les traces mais jamais les souvenirs, la réponse se joue déjà sur le terrain. L’Union européenne et le Togo, unis, parient donc sur un nord sans embuscade.

 

Togo–Algérie : vers un partenariat économique sud-sud renforcé

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo a accueilli une délégation de haut niveau du patronat algérien, dans une démarche discrète mais stratégique de coopération économique . Portée par les présidents José Kwassi Symenouh et Abderrahmane Sidi Saïd, cette rencontre ouvre la voie à des partenariats concrets dans l’agro-industrie, les énergies renouvelables et la logistique, dans un contexte continental marqué par la montée en puissance de la ZLECAf.

 

 

 Lomé, 4 novembre 2025—  Dans un élan diplomatique discret mais porteur d’ambitions, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), le Dr José Kwassi Symenouh, a reçu ce mardi une délégation de haut niveau du patronat algérien, conduite par Abderrahmane Sidi Saïd, président de l’Organisation du Patronat Algérien (OPA). Cette rencontre marque une étape stratégique dans le renforcement des relations économiques sud-sud, à l’heure où l’Afrique cherche à bâtir des réseaux d’affaires plus résilients face aux turbulences mondiales.

À Lomé, la CCI-Togo et le patronat algérien ont exploré des pistes de coopération économique. Objectif : créer des synergies industrielles et logistiques dans le cadre de la ZLECAf.
© À Lomé, la CCI-Togo et le patronat algérien ont exploré des pistes de coopération économique. Objectif : créer des synergies industrielles et logistiques dans le cadre de la ZLECAf.

Deux figures, deux visions convergentes

 

Expert en assurance et ancien cadre de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Symenouh incarne une CCI tournée vers l’innovation et l’attractivité. Depuis sa prise de fonction, il multiplie les initiatives pour fluidifier les démarches administratives et dynamiser l’écosystème entrepreneurial, comme en témoigne le lancement du magazine « Entrepreneurs Mag ».

Face à lui, Sidi Saïd, enseignant de formation et président de l’OPA depuis 2019, représente un patronat algérien en pleine mutation, engagé dans une diversification post-hydrocarbures et une ouverture vers le continent.

 

Des échanges concrets et des pistes de coopération

 

Dans les salons feutrés de la CCI à Lomé, les discussions ont rapidement pris une tournure opérationnelle. En effet, les deux délégations ont exploré les circuits de création d’entreprise au Togo, les guichets uniques, les incitations fiscales et les mécanismes d’accompagnement pour les investisseurs maghrébins.

L’attention s’est portée sur les zones industrielles du sud togolais, propices à des implantations agroalimentaires ou manufacturières, et sur les corridors logistiques reliant Lomé au port d’Alger. Des secteurs comme l’agro-industrie, les énergies renouvelables ou l’ingénierie ont été identifiés comme terrains de joint-ventures à fort potentiel.

« C’est l’occasion de créer des synergies mutuellement bénéfiques, où chaque partenaire apporte sa pierre à un édifice continental », a résumé Symenouh dans un communiqué.

 

 Une ambition continentale partagée

 

Au-delà des aspects techniques, cette rencontre réaffirme une ambition commune : ériger le Togo et l’Algérie en piliers d’une coopération économique sud-sud renforcée. Dans le sillage de la Zone de Libre-Échange Continentale (ZLECAf), les deux parties plaident également pour un maillage plus dense entre acteurs privés, avec des forums d’affaires et des campagnes de promotion déjà inscrits à l’agenda.

Sidi Saïd a salué « un climat d’affaires togolais accueillant, prêt à accueillir des idées neuves », soulignant l’intérêt croissant du patronat algérien pour les marchés ouest-africains.

Coopération économique : vers des retombées concrètes

 

Finalement, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par Symenouh, qui a déjà noué des partenariats avec des universités et des chambres consulaires régionales pour stimuler l’innovation. Pour l’Algérie, elle prolonge une stratégie d’expansion africaine, après des accords structurants avec le Maroc et la Tunisie.

À terme, ces « ponts solides », comme les qualifient les observateurs, pourraient irriguer l’économie togolaise de capitaux frais, générer également des emplois et favoriser les transferts technologiques.

Il reste à voir si ces intentions ambitieuses se traduiront en chantiers concrets, dans un Togo qui mise sur son positionnement géostratégique pour rayonner en Afrique de l’Ouest.

 

SPT & OMNIBSIC : le Togo et le Ghana renforcent leur alliance pour la logistique et l’inclusion financière

La Société des Postes du Togo (SPT) et OmniBSIC-Bank Ghana redynamisent leur partenariat bilatéral. La rencontre de haut niveau à Lomé vise à accélérer la digitalisation des services postaux et à développer des solutions financières innovantes pour connecter l’Afrique de l’Ouest.

Lomé, 17octobre 2025 – Dans un élan de solidarité régionale, la Société des Postes du Togo (SPT) consolide ses partenariats Sud-Sud. Mercredi, le Directeur Général de la SPT, M. Kwasi Kwadzo Dzodzro, a accueilli son homologue ghanéen, M. Asiedu Daniel, d’OmniBSIC-Bank Ghana, pour une visite de travail riche en perspectives. Au menu : une redynamisation des collaborations pour booster le développement mutuel dans un contexte économique ouest-africain en pleine mutation.

La Société des Postes (SPT) et OmniBSIC-Bank renforcent leur partenariat Sud-Sud. L'objectif est de digitaliser les services pour l'inclusion
© La Société des Postes (SPT) et OmniBSIC-Bank renforcent leur partenariat Sud-Sud. L'objectif est de digitaliser les services pour l'inclusion

SPT & OMNIBSIC :  un partenariat historique à l’épreuve du renouveau

 

Les deux institutions, piliers respectifs de leurs systèmes postaux et financiers, entretiennent depuis longtemps des liens étroits. Cette rencontre, tenue au siège de la SPT à Lomé, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales. « Les échanges ont porté sur le renforcement et la redynamisation du partenariat entre les deux institutions, dans une perspective de coopération accrue et durable », a indiqué la Poste togolaise.

Face aux défis communs comme la digitalisation des services et l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest, cette visite marque une étape clé. En effet , elle vise à la fois à consolider les acquis, et à explorer de nouveaux horizons pour une intégration économique plus fluide entre le Togo et le Ghana, deux voisins frontaliers aux ambitions partagées.

 

Des axes prometteurs pour un développement partagé

 

Au cours de ces discussions constructives, plusieurs pistes de collaboration ont émergé comme particulièrement porteuses. Parmi elles, l’optimisation des services postaux transfrontaliers, le développement de solutions financières innovantes pour les populations rurales, et le partage d’expertises en matière de technologies numériques. Ces axes pourraient ouvrir des opportunités concrètes, telles que des plateformes de paiement inclusives ou des réseaux logistiques renforcés, au bénéfice des entreprises et des citoyens des deux pays.

« Des axes de collaboration prometteurs ont été identifiés pour consolider leurs relations et ouvrir de nouvelles opportunités de développement mutuel », souligne le document de la SPT. Pour M. Dzodzro, cette coopération Sud-Sud incarne également  l’essence d’une Afrique unie, capable de s’autonomiser face aux fluctuations mondiales.

Vers une Afrique de l’Ouest plus connectée

Par ailleurs, cette initiative s’aligne sur les priorités de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui prônent une intégration accrue. En misant sur des partenariats bilatéraux solides, la Poste du Togo positionne le pays comme un hub logistique et financier régional, favorisant ainsi  l’emploi et la croissance inclusive.

Cette visite pourrait bien catalyser des projets phares dans les mois à venir grâce à la poursuite des échanges, confirmant ainsi le rôle de la Poste comme moteur de l’inclusion économique.

 

SPT & OMNIBSIC :  le réseau postal, nouveau pont numérique pour l’intégration Ouest-Africaine

 

En fin de compte, ce rapprochement entre la SPT et OmniBSIC n’est pas seulement un accord bilatéral, mais un signal fort pour l’Afrique de l’Ouest. En transformant le réseau postal traditionnel en un pont logistique et financier moderne, le Togo et le Ghana posent aussi les bases d’une intégration économique de terrain. Le défi est maintenant de déployer rapidement ces solutions numériques pour que les populations, notamment en zone rurale, bénéficient concrètement de cette dynamique de coopération Sud-Sud, faisant ainsi de la Poste un véritable catalyseur de l’inclusion régionale.

UNGA 2025 : Epsy Campbell Barr et Dussey tissent un pont panafricain

À New York, l’Afrique et sa diaspora latino-américaine esquissent un pont de réconciliation : Epsy Campbell Barr et Dussey initient une diplomatie transatlantique inclusive.

 

New York, 26 septembre 2025 Dans les couloirs effervescents de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, où les voix du monde entier convergent pour redessiner les contours d’une coopération globale, deux figures emblématiques de la diaspora et du continent africain ont scellé un partenariat visionnaire. En effet, le 23 septembre, Epsy Campbell Barr, ancienne vice-présidente du Costa Rica (2018–2022), a rencontré Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, pour approfondir l’alliance panafricaine entre les peuples d’ascendance africaine, le Togo et l’Union africaine.

Epsy Campbell Barr et Dussey ont posé les bases d’un partenariat panafricain entre le Togo, l’Union africaine et les peuples d’ascendance
© Epsy Campbell Barr et Dussey ont posé les bases d’un partenariat panafricain entre le Togo, l’Union africaine et les peuples d’ascendance

Epsy Campbell Barr et Dussey  : une rencontre porteuse de réconciliation historique

 

Au-delà d’un simple échange diplomatique, cette audience a posé les jalons d’une réconciliation historique, reliant les rives de l’Atlantique par des initiatives concrètes. Ainsi, les discussions ont porté sur des mécanismes pour institutionnaliser cette alliance : des forums annuels de dialogue, des programmes d’échange pour les jeunes diasporiques et une intégration accrue des communautés afro-latines dans les politiques continentales.

 Le « Pont de la Réunification » : une vision transatlantique

Epsy Campbell Barr, Afro-Costa-Ricaine et militante infatigable pour les droits des descendants d’Africains, incarne l’esprit de cette alliance. Sa proposition phare, le « Pont de la Réunification et de la Réconciliation entre l’Afrique et ses Descendants », vise à guérir les fractures du passé colonial et esclavagiste. Pour ce faire, elle promeut des échanges culturels, éducatifs et économiques durables, en lien avec les objectifs de l’Union africaine.

Des consulats honoraires pour renforcer la diplomatie de proximité

 

Par ailleurs, un volet particulièrement innovant concerne la promotion des consulats honoraires africains en Amérique latine. Cette mesure, évoquée comme un levier diplomatique accessible, permettrait d’établir des représentations consulaires non professionnelles dans des pays comme le Costa Rica, le Brésil ou la Colombie — foyers de millions de descendants d’Africains.

« Ces consulats honoraires serviraient de hubs pour la mobilité, le commerce et la préservation culturelle, renforçant la voix de la diaspora au sein de l’Union africaine », a implicitement souligné la rencontre.

 Une panafricanité inclusive en construction

De ce fait, cette rencontre à l’UNGA marque un pas décisif vers une panafricanité inclusive, embrassant non seulement l’Afrique subsaharienne mais aussi ses ramifications mondiales.

« Approfondir l’alliance panafricaniste entre les peuples d’ascendance africaine, le Togo et l’Union africaine », tel était l’objectif affiché — un écho poignant aux résolutions de l’AGNU sur l’égalité raciale.

Epsy Campbell Barr et Dussey : un horizon tangible pour les diasporas afro-latines

À l’échelle des diasporas — ces millions de Latinos d’origine africaine au Costa Rica ou au Brésil, souvent marginalisés malgré leur héritage — cet engagement bilatéral promet un horizon tangible. En effet, il ouvre la voie à des visas facilités pour les échanges académiques, à des initiatives entrepreneuriales croisées et à une plateforme pour aborder les legs de la traite transatlantique.

 Une diplomatie enracinée dans la mémoire et tournée vers l’avenir

Tandis que l’UNGA se poursuit, cette rencontre entre Lomé et San José rappelle que la diplomatie se nourrit de racines partagées. Pour les descendants d’Africains d’Amérique latine ou les Togolais de la diaspora, c’est un appel à l’unité : un pont non pas de pierre, mais de solidarité forgée dans le présent.

Reste à suivre comment cette alliance transatlantique sera concrétisée dans les mois à venir, et si elle parviendra à inscrire durablement les diasporas afro-latines dans les politiques continentales africaines. Car dans les mots d’Epsy Campbell et Robert Dussey, se profile une Afrique réunifiée — inclusive, plurielle et résolument tournée vers l’avenir.

Togo–USA : sécurité et commerce au cœur du partenariat

À Lomé, la visite du Brigadier Général Johnson illustre un partenariat stratégique entre le Togo et les États-Unis, alliant sécurité régionale et diplomatie économique.

 

Lomé, le 24 septembre 2025 – Dans un élan de diplomatie active, le Chargé d’Affaires de l’ambassade des États-Unis au Togo, Michaels, a accueilli à Lomé le Brigadier Général Mitchell Johnson, Adjudant-Général de la Garde Nationale du Dakota du Nord, et son équipe. Cette visite s’inscrit dans le cadre du Programme de Partenariat d’État (State Partnership Program, SPP), un pilier de la coopération bilatérale depuis 2014.

Au cœur des échanges avec les autorités togolaises : le renforcement de la coopération sécuritaire, la préparation aux situations d’urgence et la promotion de la diplomatie commerciale. L’ambassade américaine a aussi souligné que ces discussions, symbolisées par des échanges de cadeaux et des photos officielles, visent à rendre les deux nations « plus sûres et plus prospères ».

 

Un partenariat au service de la stabilité régionale

 

Le partenariat entre le Togo et la Garde Nationale du Dakota du Nord se distingue par son approche de « régionalisation » innovante, qui permet des engagements conjoints multilatéraux. Cette stratégie favorise des entraînements partagés et une interaction accrue entre militaires et civils, non seulement au Togo, mais aussi dans toute la région ouest-africaine.

Comme l’avait déclaré à l’époque le Maj. Gén. Sprynczynatyk, ce partenariat est conçu pour être « coopératif et mutuellement bénéfique ». Ainsi, le lien s’est étendu au fil des ans à des domaines tels que la lutte contre les menaces hybrides et le soutien aux opérations de maintien de la paix, en parfaite adéquation avec les objectifs d’AFRICOM (Commandement des États-Unis pour l’Afrique).

 Le Togo a accueilli le Brigadier Général Johnson dans le cadre du State Partnership Program. Cette visite renforce la coopération sécuritaire et ouvre des perspectives commerciales durables entre Lomé et Washington.
© Le Togo a accueilli le Brigadier Général Johnson dans le cadre du State Partnership Program. Cette visite renforce la coopération sécuritaire et ouvre des perspectives commerciales durables entre Lomé et Washington.

Une sécurité partagée grâce à des échanges concrets

 

Lors de cette visite, l’équipe de la Garde Nationale a rencontré de hauts responsables togolais, dont le ministre de la Sécurité, Calixte Madjoulba, et le Chef d’État-Major des Forces armées togolaises (FAT), le Brig. Gen. Dimini Allaharé. Les discussions ont porté sur des priorités communes, à savoir l’amélioration des capacités de gestion des crises humanitaires, la coordination face aux défis sécuritaires régionaux (comme les incursions djihadistes au Sahel) et l’identification d’opportunités commerciales.

Le Chargé d’Affaires Michaels a d’ailleurs confirmé que « Nous renforçons la coopération sécuritaire, nous consolidons la préparation aux urgences et nous identifions des opportunités commerciales à travers le Programme de Partenariat d’État ». Des cadeaux symboliques ont été échangés, sous l’égide de l’Agence Nationale de la Protection Civile, pour sceller ces engagements.

 

Des avantages mutuels pour la sécurité et la prospérité

 

Ce partenariat est une véritable force pour les deux nations. Pour le Togo, le SPP offre un accès à des formations avancées et à des équipements modernes, essentiels pour un pays qui déploie des contingents en Centrafrique et au Mali. De leur côté, les États-Unis renforcent leur influence stratégique en Afrique de l’Ouest, où la stabilité est un rempart contre le terrorisme et les flux migratoires.

L’ambassade américaine a d’ailleurs martelé sur les réseaux sociaux que « Des partenariats plus solides rendent les États-Unis et le Togo plus sûrs et plus prospères ». On s’attend également à des retombées économiques, notamment à travers de nouvelles opportunités commerciales pour le Togo, en parfaite cohérence avec le Plan National de Développement (PND).

 

Un avenir prometteur pour le partenariat bilatérale

 

En somme, cette visite du Brig. Gen. Johnson, qui s’est conclue par des engagements pour des exercices conjoints en 2026, illustre la vitalité des relations entre le Togo et les États-Unis. En accueillant Johnson, le Togo réaffirme sa position de partenaire fiable, à l’heure où Washington cherche à renforcer ses alliances sur le continent. Ce partenariat exemplaire prouve que la diplomatie proactive, qui allie sécurité et développement commercial, est la clé d’une prospérité partagée. La visite a-t-elle ouvert la voie à un modèle de coopération durable pour toute la région ?

 

 

Le Togo affine sa stratégie pour la COP30 au Brésil

À l’approche de la COP30, le Togo se positionne comme un acteur majeur du climat.

LOMÉ, 8 septembre 2025 – Le Togo s’engage avec détermination dans une préparation minutieuse pour la COP30 qui se tiendra en novembre 2025 à Belém, au Brésil. À cet effet, le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, Katari Foli-Bazi, mène une série de consultations stratégiques avec des partenaires internationaux afin d’affiner la position togolaise en amont de ce sommet crucial. Par ailleurs, l’objectif est de faire entendre la voix du pays et de le positionner comme un acteur clé dans la lutte contre le changement climatique.

À l’approche de la COP30, le Togo multiplie les consultations avec l’OIM et la FAO pour renforcer sa feuille de route climatique et défendre
© À l’approche de la COP30, le Togo multiplie les consultations avec l’OIM et la FAO pour renforcer sa feuille de route climatique et défendre

Le Togo renforce ses alliances stratégiques pour un impact maximal

 

Dans cette optique, le ministre Foli-Bazi a récemment tenu une réunion fructueuse avec le chef du bureau de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Togo. Cet échange a permis de recueillir des propositions concrètes qui enrichiront la feuille de route togolaise pour la COP30. De même, une séance de travail avec Oyetounde D., représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Lomé, a offert une plateforme d’échange d’idées novatrices. Les contributions de ces deux organisations sont aussi cruciales pour optimiser l’impact du Togo lors de cet événement mondial, où des engagements ambitieux pour la préservation de l’environnement seront au cœur des débats.

COP30 : des actions concrètes pour une ambition affirmée

 

Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté affirmée du gouvernement togolais de renforcer sa stratégie climatique. En mobilisant des partenaires de premier plan comme l’OIM et la FAO, le Togo démontre son engagement à élaborer des solutions durables face aux défis environnementaux. Les suggestions recueillies lors de ces rencontres nourriront les préparatifs techniques, notamment l’élaboration de documents stratégiques pour mobiliser les financements climatiques, qui sont essentiels pour les projets d’adaptation et de mitigation.

À l’approche de la COP30, le Togo multiplie les consultations avec l’OIM et la FAO pour renforcer sa feuille de route climatique et défendre
© À l’approche de la COP30, le Togo multiplie les consultations avec l’OIM et la FAO pour renforcer sa feuille de route climatique et défendre

À l’approche de la COP30, le Togo se positionne comme un acteur résolu, prêt à transformer ses ambitions climatiques en actions tangibles. Cependant, au-delà de ces préparatifs stratégiques, le pays saura-t-il convertir les promesses et les accords en un impact réel et visible sur ses territoires et ses populations les plus vulnérables ?

Lomé : les prothèses s’ouvrent à tous, grâce au don japonais

Le Japon offre un don crucial au Togo : L’espoir renaît pour les personnes en situation de handicap

Lomé, 4 août 2025— Ce lundi, la ville de Lomé a vibré au rythme d’un événement porteur d’espoir pour des milliers de Togolais. Une cérémonie officielle a marqué la remise d’un don destiné à l’extension de la Centrale d’Achat de Produits de Prothèses de Lomé. Par ailleurs, l’événement a rassemblé des figures clés, dont un représentant du ministère de l’Action sociale et Son Excellence M. Gomakubo, ambassadeur du Japon au Togo. Ce projet, fruit d’une coopération renforcée entre le Togo et le Japon, marque une étape décisive dans l’amélioration de l’accès aux dispositifs médicaux pour les personnes en situation de handicap.

Le Togo franchit une nouvelle étape vers l’inclusion en lançant l’extension de sa Centrale d’Achat de Produits de Prothèses, avec le soutien du Japon pour améliorer l’accès aux soins des personnes handicapées.
© Le Togo franchit une nouvelle étape vers l’inclusion en lançant l’extension de sa Centrale d’Achat de Produits de Prothèses, avec le soutien du Japon pour améliorer l’accès aux soins des personnes handicapées.

Une alliance pour l’inclusion : Les prothèses deviennent plus accessibles

 

Sous un ciel éclatant, l’événement s’est déroulé dans une ambiance solennelle, mêlant émotion et optimisme. Le projet d’extension de la Centrale d’Achat de Produits de Prothèses vise à renforcer les capacités de cette structure essentielle, qui approvisionne les centres de santé togolais en prothèses orthopédiques. Grâce à ce don généreux du Japon, le Togo ambitionne de réduire les obstacles financiers et logistiques qui limitent l’accès à ces équipements, souvent coûteux et difficiles à obtenir pour les populations vulnérables.

Le représentant du ministère de l’Action sociale a salué l’engagement du Japon, soulignant que ce partenariat s’inscrit dans la vision du gouvernement togolais de promouvoir l’inclusion sociale et l’égalité des chances. « Ce don va changer des vies. Il permettra également à des personnes en situation de handicap de retrouver leur mobilité, leur dignité et une place active dans la société », a-t-il déclaré, la voix empreinte de gratitude.

 

Le Japon, allié de longue date, réitère son soutien à la santé togolaise

 

L’ambassadeur Gomakubo a, quant à lui, réaffirmé l’engagement du Japon à soutenir le développement du Togo, particulièrement dans le domaine de la santé. « Ce projet reflète notre volonté commune de bâtir un avenir où chaque individu, quelles que soient ses circonstances, peut vivre pleinement », a-t-il souligné. Ce n’est pas la première fois que le Japon apporte son soutien au secteur médical togolais. En 2022, une mission humanitaire soutenue par des partenaires japonais avait déjà permis la pose de prothèses de hanche à Lomé, en collaboration avec l’association « Mains d’espoir et de solidarité ».

Disponibilités de Prothèses : Un projet ambitieux pour une couverture médicale élargie

 

L’extension de la Centrale d’Achat permettra d’augmenter la disponibilité des prothèses, notamment pour les personnes atteintes de pathologies comme la drépanocytose, qui fragilise les articulations et nécessite des interventions spécifiques. De plus, ce projet inclut des initiatives de formation pour le personnel médical, garantissant une meilleure prise en charge des patients. Cette démarche s’aligne sur les objectifs de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, qui place la santé et l’inclusion au cœur de ses priorités. Les bénéficiaires directs de ce projet pourront ainsi accéder à des prothèses de qualité à des coûts réduits. Ce soutien logistique et financier devrait également renforcer la chaîne d’approvisionnement, en facilitant l’importation et la distribution des équipements médicaux à travers le pays.

 

Un pas de géant vers un Togo plus inclusif : L’espoir comme moteur d’avenir

 

Cette cérémonie, marquée par des échanges chaleureux et des engagements renouvelés, illustre la force de la coopération internationale face aux défis de santé publique. À Lomé, où le port autonome joue un rôle clé dans l’économie régionale, ce projet symbolise aussi une volonté de faire du Togo un hub d’innovation et d’inclusion. En effet, pour beaucoup, cette journée restera gravée comme le jour où le Togo a fait un pas de plus vers un avenir où la mobilité et la dignité ne sont plus un luxe, mais un droit accessible à tous, incarnant l’espoir et l’humanité au cœur de son développement.