Au terme de sa mission diplomatique au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, a été reçu ce jeudi par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’occasion pour le diplomate de dresser un bilan élogieux d’un partenariat qu’il décrit comme ayant considérablement gagné en ampleur et en portée.
Reçu en audience de départ, l’ambassadeur européen a salué, à sa sortie, l’élargissement du partenariat entre Bruxelles et Lomé lors de sa mission, un partenariat désormais déployé dans les domaines du développement durable, des infrastructures, de l’énergie, de la gouvernance, de l’éducation et de la sécurité. Il est venu, a-t-il expliqué, pour échanger avec le chef de l’État togolais, l’écouter et dresser un état des lieux de la coopération engagée.
Selon Gwilym Ceri Jones, ambassadeur de l’Union européenne au Togo, le bilan est celui d’un renforcement considérable de ce partenariat, tant en ampleur qu’en portée.
Le diplomate a insisté sur le renforcement des programmes d’investissement européens au Togo, évoquant un portefeuille porteur de nombreuses opportunités pour les secteurs privés togolais et européens. Selon lui, cette dynamique doit soutenir la croissance et l’emploi dans des filières jugées stratégiques, parmi lesquelles l’énergie, l’agriculture et le numérique.
Sécurité et développement, un couple indissociable
L’ambassadeur s’est également attardé sur l’approfondissement de la coopération en matière de paix et de sécurité, qu’il juge indissociable de tout projet de développement. Il a rappelé que l’Union européenne a renforcé son appui aux forces armées togolaises, tant dans la lutte contre le terrorisme que dans le renforcement de la sécurité maritime.
Gwilym Ceri Jones a par ailleurs tenu à saluer la qualité des relations nouées entre le Togo et l’Union européenne, se disant confiant dans la poursuite et l’approfondissement de ce partenariat au-delà de son propre mandat.
Les interventions européennes au Togo s’inscrivent dans le Document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) 2021-2027, doté d’un portefeuille de 201 millions d’euros. Ce cadre oriente les financements vers trois axes : le développement humain et l’inclusion socio-économique, les agro-industries durables et la gestion des ressources naturelles, ainsi que la consolidation d’une société togolaise apaisée et résiliente, fondée sur une gouvernance inclusive.
Un nouveau mécanisme tripartite pour les affaires
Cette dynamique de coopération a connu une impulsion supplémentaire en juin dernier, avec le lancement officiel d’un mécanisme de coopération tripartite associant le gouvernement togolais, l’Équipe Europe et Eurocham Togo. Ce cadre permanent de concertation ambitionne de rendre le climat des affaires plus attractif, de stimuler les investissements européens et d’accompagner les réformes économiques engagées par le gouvernement togolais.
Il doit également permettre d’orienter la coopération vers des résultats plus concrets : la création d’emplois, le développement du secteur privé et la transformation structurelle de l’économie togolaise. Autant d’initiatives qui, selon les deux parties, illustrent la solidité d’un partenariat appelé à se poursuivre au-delà du départ de l’ambassadeur Jones.
Le Togo attire désormais l’attention des grandes puissances économiques mondiales. Dans sa dynamique d’industrialisation accélérée, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) vient d’accueillir une importante délégation d’entreprises japonaises venue explorer les opportunités d’investissement offertes par le pays.
C’est une visite de prospection qui en dit long sur la nouvelle envergure économique du Togo. Conduite par le ministère délégué en charge de la Promotion des Investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, une délégation d’acteurs économiques nippons a posé ses valises à la PIA. L’objectif de cette mission est clair : découvrir sur le terrain l’écosystème qui fait aujourd’hui la force de frappe industrielle du pays.
Des infrastructures de classe mondiale pour convaincre
Lors de cette immersion, les représentants des entreprises japonaises ont pu mesurer pleinement la qualité des installations. Ils ont découvert un site totalement intégré, doté d’infrastructures industrielles et logistiques capables de rivaliser avec les meilleurs standards internationaux.
Par ailleurs, les échanges sont allés bien au‑delà de la simple visite guidée. Les délégations ont abordé en profondeur le modèle de développement attractif de la plateforme ainsi que les nombreuses réformes engagées par le gouvernement togolais pour assainir et fluidifier le climat des affaires. De nombreuses perspectives de partenariat ont ainsi été esquissées dans des secteurs clés à fort potentiel.
À travers cette rencontre stratégique, la PIA prouve qu’elle est bien plus qu’une simple zone d’activités : elle s’impose aujourd’hui comme une destination privilégiée pour les capitaux étrangers et comme le véritable moteur de l’industrialisation togolaise.
Enfin, l’intérêt prononcé de ces entreprises venues du Japon illustre parfaitement la confiance grandissante des partenaires internationaux. C’est une validation directe du potentiel économique du pays et de la vision portée par le Président du Conseil : faire définitivement du Togo le carrefour logistique et industriel incontournable de toute l’Afrique de l’Ouest.
Étape décisive pour la protection des consommateurs et la sécurisation du commerce au Togo : la première antenne régionale de la Commission chargée du suivi du contrat entre l’État et l’entreprise SICPA SA vient d’être inaugurée à Kara. Un déploiement stratégique opéré en pleine période des luttes Evala.
C’est une avancée majeure dans le déploiement national de la Solution Automatisée de Marquage (SAM). En marge de l’ambiance festive et sportive des Evala 2026, les autorités ont officialisé le lancement de cette antenne régionale, destinée à renforcer la proximité avec les acteurs économiques du nord du pays.
Les Evala, un carrefour stratégique pour sensibiliser
Le choix de la ville de Kara et de la période des Evala ne doit rien au hasard. Événement phare du patrimoine culturel togolais, ces fêtes traditionnelles drainent chaque année des dizaines de milliers de visiteurs, de commerçants et d’opérateurs économiques.
Dans ce contexte, les responsables du projet voient dans cette forte affluence une vitrine idéale pour mener des actions de sensibilisation. Il s’agit aussi d’expliquer l’importance du marquage fiscal sécurisé, un système d’estampillage obligatoire qui permet de vérifier l’authenticité des produits en circulation et de garantir leur conformité avant qu’ils n’arrivent dans les paniers des ménages.
Protéger les consommateurs et soutenir les commerçants
Par ailleurs, cette initiative vise avant tout à renforcer la sécurité sanitaire et économique des Togolais. L’implantation de la Commission à Kara permettra d’assurer un suivi au plus près du terrain afin de lutter efficacement contre la fraude, la contrefaçon et la vente de marchandises illicites.
Comme l’a souligné le député Dr Esso-Wavana Ahmed Adoyi, cette antenne régionale ne vient pas pour sanctionner, mais pour accompagner les acteurs économiques. L’objectif est d’aider les commerçants et les producteurs locaux à intégrer la technologie SAM en toute simplicité, tout en offrant aux consommateurs la garantie d’acheter des produits sains et authentiques.
Finalement , avec cette première antenne régionale, le Togo franchit un nouveau cap dans la modernisation de son marché intérieur, en faisant de la souveraineté économique et de la santé publique une priorité accessible à tous.
Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie numérique. En signant un nouveau programme de coopération avec le Luxembourg, le pays ne se contente pas d’obtenir un financement : il se dote d’outils destinés à former une nouvelle génération d’experts, à développer une industrie locale de la cybersécurité et à renforcer sa souveraineté technologique.
Le numérique s’impose progressivement comme l’un des nouveaux terrains de coopération entre le Togo et ses partenaires internationaux. En visite officielle à Lomé, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur du Grand-Duché de Luxembourg, Xavier Bettel, a participé à une commission bilatérale présidée par le ministre togolais des Affaires étrangères, Professeur Robert Dussey. Les deux pays y ont officialisé un Programme de coopération 2026-2031, doté de 80 millions d’euros, dont 14 millions d’euros seront consacrés au développement de la cybersécurité.
À travers cet engagement financier, le Togo confirme son choix d’investir dans les technologies numériques comme levier de transformation économique et de compétitivité.
Faire du Togo une référence africaine en cybersécurité
Le principal chantier issu de cette coopération porte le nom de Togo Cyber+. Piloté par Africa Cyber Hub, ce projet ne vise pas uniquement à renforcer les systèmes informatiques de l’administration. Il ambitionne aussi de bâtir un véritable écosystème régional autour de la cybersécurité. Trois axes structurent cette initiative. Le premier prévoit la mise en place de capacités opérationnelles capables de répondre aux cyberattaques et de renforcer la protection des infrastructures numériques.
Le deuxième concerne la création d’un centre africain de certification des produits et services de cybersécurité. Cette structure devra garantir que les solutions développées répondent aux normes internationales les plus exigeantes, tout en renforçant la confiance des entreprises et des administrations. Enfin, le troisième pilier est consacré à la recherche de pointe. Les travaux porteront notamment sur l’intelligence artificielle et la cryptographie post-quantique, deux domaines considérés comme stratégiques pour la sécurité numérique de demain.
Former les talents qui porteront la transformation numérique
Au-delà des infrastructures, le projet mise fortement sur le développement du capital humain. Plus de 1 000 professionnels devraient bénéficier de formations spécialisées en cybersécurité durant les prochaines années.
L’objectif est de créer une nouvelle génération d’ingénieurs, d’analystes, de chercheurs et de spécialistes capables d’accompagner les administrations publiques, les entreprises privées et les institutions financières face à des menaces informatiques de plus en plus sophistiquées.
Cette stratégie vise également à encourager la recherche appliquée et à soutenir l’émergence de solutions technologiques conçues en Afrique pour répondre aux besoins du continent.
Le Luxembourg découvre l’écosystème numérique togolais
La coopération ne s’est pas limitée aux signatures officielles. La délégation luxembourgeoise s’est rendue à l’Agence Togo Digital, où elle a découvert plusieurs initiatives illustrant la montée en puissance de l’écosystème technologique togolais.
Accompagnée de la ministre de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, Cina Lawson, elle a notamment visité le Togo AI Lab, le Djanta Tech Hub ainsi que plusieurs start-up développant des solutions innovantes dans différents secteurs. Cette immersion a permis de mettre en lumière les avancées réalisées par le pays dans sa stratégie de digitalisation et son ambition de devenir un pôle technologique de référence en Afrique de l’Ouest.
Une coopération qui dépasse le simple financement
L’accord conclu entre Lomé et Luxembourg ne se résume pas à une enveloppe budgétaire. Il traduit une volonté commune de construire un partenariat fondé sur le transfert de compétences, l’innovation, la recherche scientifique et le développement des capacités locales. D’ailleurs, pour le Togo, cette coopération représente une opportunité d’accélérer sa souveraineté numérique en développant des expertises nationales dans un secteur devenu stratégique pour les États comme pour les entreprises.
Si ce programme est mis en œuvre efficacement, ses retombées pourraient dépasser largement le secteur des technologies. Le renforcement de la cybersécurité contribuera à mieux protéger les données personnelles des citoyens, les services publics numériques, les banques, les entreprises et les plateformes de paiement électronique contre les cyberattaques.
La formation de plus de 1 000 spécialistes favorisera également la création d’emplois qualifiés et offrira de nouvelles perspectives professionnelles à la jeunesse togolaise dans un secteur en forte croissance. Le développement de la recherche et des start-up locales pourrait, quant à lui, stimuler l’innovation, attirer davantage d’investissements étrangers et renforcer la compétitivité de l’économie nationale.
À plus long terme, le Togo pourrait s’imposer comme un acteur majeur de la cybersécurité en Afrique, à condition que les autorités gèrent les ressources mobilisées avec rigueur, transparence et efficacité. Les citoyens bénéficieraient alors de services numériques plus sûrs, d’une administration plus performante, d’opportunités d’emploi accrues et d’une économie numérique capable de soutenir durablement la croissance du pays.
Forces de sécurité, autorités publiques et partenaires internationaux se réunissent à Lomé pour renforcer un modèle qui mise sur la confiance entre les populations et les services de sécurité. L’objectif est de consolider une approche préventive face aux défis sécuritaires.
Face à l’évolution des menaces sécuritaires dans la sous-région, le Togo poursuit sa stratégie de rapprochement entre les forces de défense et les citoyens. C’est dans cette dynamique que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec le ministère de la Sécurité et de la Protection civile et le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS), organise les 22 et 23 juillet 2026 un atelier conjoint consacré à la police communautaire.
Cette rencontre réunit les principaux acteurs engagés dans la sécurité de proximité afin d’évaluer les expériences déjà menées sur le terrain et d’identifier de nouvelles pistes pour renforcer la coopération entre les populations et les forces de sécurité.
Capitaliser les expériences pour renforcer la prévention
Par ailleurs, cet atelier ambitionne de dresser un bilan des initiatives déjà mises en œuvre dans le domaine de la police communautaire au Togo. Les participants examineront les acquis enregistrés, les difficultés rencontrées ainsi que les mécanismes susceptibles d’améliorer l’efficacité de cette approche, qui privilégie la prévention, l’écoute et le dialogue avec les communautés.
Le but est également de consolider les relations de confiance entre les citoyens et les forces de sécurité, considérées comme un élément essentiel pour anticiper les risques, prévenir les tensions et renforcer la stabilité dans les localités.
Une approche fondée sur le partenariat avec les communautés
La police communautaire repose sur un principe fondamental : faire des populations de véritables partenaires de la sécurité publique. Cette approche encourage une collaboration permanente entre les forces de sécurité, les autorités locales, les leaders communautaires et les citoyens afin de mieux identifier les préoccupations, prévenir les conflits et favoriser une réponse adaptée aux défis sécuritaires.
Dans un contexte régional marqué par la montée des menaces transfrontalières, cette stratégie apparaît comme un outil complémentaire aux dispositifs sécuritaires classiques.
L’OIM accompagne la stratégie sécuritaire du Togo.
À travers son bureau au Togo et le programme MSEC (Mécanisme de stabilité des États côtiers), l’Organisation internationale pour les migrations réaffirme son engagement à soutenir les efforts des autorités togolaises en faveur d’une sécurité plus inclusive et durable.
Cette initiative s’inscrit dans une vision qui privilégie non seulement le renforcement des capacités des forces de sécurité, mais également la participation active des communautés à la préservation de la paix.
En favorisant le dialogue, la confiance mutuelle et la coopération entre les différents acteurs, le gouvernement togolais et ses partenaires entendent consolider un modèle de sécurité de proximité capable de répondre efficacement aux défis actuels tout en renforçant la résilience des communautés.
En définitive, cette démarche s’inscrit dans une logique de protection et de stabilité : toutes ces initiatives sont pensées pour le bien de la population, afin de garantir une sécurité durable et une confiance renforcée entre citoyens et forces de défense.
Accusée de sorcellerie par son propre père, une adolescente de 16 ans n’a jamais eu la chance d’être protégée. La justice nigériane a condamné le pasteur Ubong Bassey Etim à la peine capitale, dans une affaire qui ravive le débat sur les violences liées aux croyances et la protection des personnes vivant avec un handicap.
La justice nigériane a rendu un verdict d’une rare sévérité dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique. La Haute Cour de Calabar, dans l’État de Cross River, a condamné à la peine de mort par pendaison le pasteur Ubong Bassey Etim, 51 ans, reconnu coupable du meurtre de sa fille âgée de 16 ans.
Selon les éléments retenus par la justice, l’adolescente, porteuse de trisomie 21, avait été injustement accusée de sorcellerie par son père. Au lieu de bénéficier de la protection et de l’accompagnement auxquels tout enfant a droit, elle a été victime de violences qui lui ont coûté la vie.
En prononçant cette condamnation, la Haute Cour a retenu la qualification de meurtre et appliqué la peine prévue par la législation nigériane pour ce type de crime.
Un verdict implacable de la justice nigériane
Au-delà du verdict, cette tragédie remet en lumière un phénomène qui continue d’inquiéter les organisations de défense des droits humains dans plusieurs régions d’Afrique : les accusations de sorcellerie visant des enfants ou des personnes vulnérables.
Dans certains contextes, des croyances profondément ancrées conduisent encore à des violences, à des abandons ou à des discriminations contre des personnes accusées, sans preuve, de pratiques occultes. Les enfants en situation de handicap figurent parmi les victimes les plus exposées à ces stigmatisations.
Qu’est-ce que la trisomie 21 ? (Démystifier le handicap)
Contrairement à certaines idées reçues, la trisomie 21 n’a aucun lien avec des croyances mystiques ou surnaturelles.
Il s’agit d’une anomalie génétique présente dès la naissance. Habituellement, chaque être humain possède 46 chromosomes, répartis en 23 paires. Chez les personnes atteintes de trisomie 21, une copie supplémentaire du chromosome 21 est présente, portant leur nombre total de chromosomes à 47.
Cette particularité peut entraîner un développement intellectuel plus lent ainsi que certaines caractéristiques physiques ou des problèmes de santé associés. Toutefois, grâce à un suivi médical, à l’éducation spécialisée et à un environnement familial bienveillant, de nombreuses personnes vivant avec la trisomie 21 poursuivent leurs études, travaillent, développent leurs talents et participent pleinement à la vie sociale.
La trisomie 21 est donc une condition génétique, et non une maladie contagieuse, une malédiction ou une manifestation de sorcellerie.
Un signal fort pour la protection des enfants en situation de handicap
Cette affaire rappelle avec brutalité que les enfants, en particulier ceux vivant avec un handicap, demeurent parmi les personnes les plus vulnérables face aux violences familiales et aux préjugés.
Les organisations de défense des droits de l’enfant appellent régulièrement les États à renforcer la sensibilisation des communautés, à lutter contre les croyances qui alimentent les violences et à garantir une protection effective des enfants en situation de handicap.
En somme, la justice nigériane affirme, par ce jugement, que les crimes commis contre les personnes les plus vulnérables engagent pleinement la responsabilité pénale de leurs auteurs et entraînent les sanctions les plus lourdes prévues par la loi.
En s’associant à la HAPLUCIA et à l’Association ouest-africaine du commerce transfrontalier, l’Université de Kara franchit une nouvelle étape dans son développement. L’établissement entend désormais rapprocher davantage la formation académique des réalités du terrain en préparant des diplômés capables de relever les défis de la bonne gouvernance, de l’innovation et de l’intégration économique régionale.
L’Université de Kara accélère sa transformation. En l’espace d’une journée, l’institution a posé deux jalons majeurs dans sa stratégie de modernisation en concluant des partenariats qui dépassent le simple cadre académique. L’un vise à faire de l’intégrité un pilier de la formation universitaire, tandis que l’autre ouvre de nouvelles perspectives dans la recherche appliquée et le développement du secteur agroalimentaire.
Signés ce mercredi 22 juillet 2026 sur le campus Nord, ces accords traduisent une volonté affirmée de rapprocher davantage l’université des enjeux auxquels le Togo et l’Afrique de l’Ouest sont confrontés.
Former des diplômés qui conjuguent compétence et intégrité
Premier acte de cette nouvelle dynamique : la signature d’un accord-cadre entre l’Université de Kara et la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Un mois seulement après la création d’un comité de réflexion chargé d’intégrer la lutte contre la corruption dans les programmes de formation, l’université franchit une nouvelle étape en institutionnalisant cette collaboration.
Paraphé par la présidente de l’Université de Kara, Pr Prénam Houzou-Mouzou, et le président de la HAPLUCIA, Kimeabalou Aba, cet accord, conclu pour une durée de quatre ans renouvelable, prévoit une coopération dans plusieurs domaines, notamment la recherche scientifique, les échanges de données, la sensibilisation et la promotion de la culture de l’intégrité au sein de la communauté universitaire.
À travers cette initiative, l’établissement entend préparer des cadres capables d’exercer leurs responsabilités dans le respect des principes de bonne gouvernance et de transparence.
L’agroalimentaire devient un nouveau laboratoire d’innovation
Le second partenariat ouvre un autre chantier tout aussi stratégique. L’Université de Kara a signé une convention avec l’Association Ouest-africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTA). Conclu pour une période de trois ans renouvelable, cet accord vise à renforcer la coopération entre le monde universitaire et les acteurs économiques intervenant dans les chaînes de valeur agricoles et alimentaires.
Au-delà de la recherche, les deux institutions ambitionnent de développer des projets innovants, de favoriser le transfert de connaissances et d’encourager des solutions adaptées aux réalités du commerce régional des produits agricoles. Cette collaboration devrait également contribuer à rapprocher les travaux scientifiques des besoins concrets des producteurs, des transformateurs et des opérateurs économiques.
Une université qui s’ouvre davantage sur son environnement
Ces deux accords illustrent une évolution du rôle de l’Université de Kara. L’établissement ne souhaite plus être uniquement un lieu de transmission des connaissances. Il entend devenir un acteur du développement en créant des passerelles permanentes entre la recherche, les institutions publiques et le secteur privé.
Cette approche favorise une meilleure adéquation entre les formations proposées et les compétences recherchées sur le marché du travail, tout en renforçant la contribution de l’université aux politiques publiques et au développement économique.
Par ailleurs, ces partenariats pourraient transformer le parcours des étudiants de l’Université de Kara.
Grâce à la collaboration avec la HAPLUCIA, ils auront davantage accès à des formations spécialisées, à des conférences, à des projets de recherche et à des activités de sensibilisation qui renforceront leur culture de l’éthique et de la gouvernance. Des compétences de plus en plus recherchées dans les administrations publiques, les organisations internationales et les entreprises.
L’accord avec l’AOCTA ouvre, quant à lui, des perspectives encore plus concrètes. Les étudiants pourront bénéficier de collaborations avec les professionnels du secteur agroalimentaire, participer à des projets de recherche appliquée, multiplier les stages et développer des innovations répondant aux besoins des filières agricoles et du commerce transfrontalier.
En rapprochant l’université du monde professionnel et des institutions publiques, ces deux partenariats renforcent ainsi l’employabilité des futurs diplômés, stimulent leur capacité d’innovation et leur offrent un environnement propice à l’acquisition d’une expérience pratique avant même leur entrée sur le marché du travail. L’Université de Kara affirme ainsi son ambition de former des diplômés compétents, responsables et mieux préparés à relever les défis du développement du Togo et de l’Afrique de l’Ouest.
France, 22 juillet 2026 – La disparition tragique de Thomas, un jeune danseur togolais installé en France depuis environ six mois, provoque une vive émotion au sein de la communauté togolaise et alimente de nombreuses interrogations sur les circonstances de son décès.
Des circonstances troublantes et des versions divergentes
Selon plusieurs témoignages, Thomas avait rejoint en France son épouse, de nationalité française, qu’il avait épousée quelques mois auparavant. On aurait retrouvé son corps sans vie dans le jardin du domicile, présentant une grave blessure à la gorge. D’après les informations recueillies, son épouse affirme qu’il se serait lui-même infligé cette blessure. Toutefois, certains proches remettent aujourd’hui cette version en question.
Une mise en garde lancée la veille du drame
La veille de son décès, Thomas aurait confié à un ami rencontré lors d’un événement : « Si tu me laisses partir avec ces gens avec qui je suis ici, je suis mort. » Selon ce témoignage, les personnes qu’il désignait ainsi seraient son épouse et l’ancien compagnon de celle-ci.
L’enquête judiciaire doit encore éclaircir les faits.
À ce stade, ces éléments reposent essentiellement sur des témoignages et des informations que le public relaie, sans que les autorités judiciaires françaises n’aient apporté de confirmation officielle. Les investigations en cours doivent donc encore déterminer les circonstances exactes de ce décès.
La diaspora togolaise exige la vérité.
Cette affaire suscite une forte émotion au sein de la diaspora togolaise, où de nombreuses voix réclament la vérité sur les causes de la mort de Thomas. En attendant les conclusions de l’enquête, la prudence reste de mise afin d’éviter toute conclusion hâtive ou accusation non étayée.
L’opinion publique togolaise suit désormais cette affaire avec une attention particulière, dans l’espoir que les investigations permettront d’établir la réalité des faits et de rendre justice si l’enquête établit des responsabilités.
Derrière chaque laboratoire performant se cache souvent un chercheur qui a consacré sa vie à former d’autres chercheurs. À l’Université de Lomé, cette conviction a pris tout son sens avec l’hommage rendu au professeur Mohou, figure majeure de la physique des matériaux au Togo. Plus qu’une cérémonie de départ à la retraite, l’événement a mis en lumière le rôle stratégique de la recherche scientifique dans la souveraineté technologique et énergétique de l’Afrique.
Un héritage scientifique qui dépasse les amphithéâtres
Pendant trois jours, du 15 au 17 juillet 2026, l’Auditorium de l’Université de Lomé est devenu le point de rencontre de chercheurs venus de plusieurs pays. Officiellement organisé autour d’un colloque international et d’un hommage au professeur Mohou, l’événement a surtout offert une réflexion sur la place de la science africaine face aux grands défis du XXIᵉ siècle.
Spécialiste reconnu des semi-conducteurs et de l’optoélectronique, le professeur Mohou laisse derrière lui 35 années consacrées à la recherche, à la formation universitaire et au développement du Laboratoire de Physique des Matériaux et des Composants à Semi-conducteurs (LPMCS).
Ses travaux ont notamment porté sur les matériaux utilisés dans les cellules solaires et les dispositifs optoélectroniques, des domaines aujourd’hui au cœur des innovations liées aux énergies renouvelables.
Former des chercheurs, une contribution aussi importante que publier
Au fil des interventions, un même message est revenu avec insistance : la véritable mesure d’un scientifique ne réside pas uniquement dans ses publications, mais dans les femmes et les hommes qu’il a formés. En ouvrant la cérémonie au nom du président de l’Université de Lomé, le professeur Edinam Kola a rappelé qu’une université ne se construit pas seulement avec des bâtiments ou des équipements de pointe. Elle repose avant tout sur l’engagement de chercheurs capables de transmettre leur savoir et de bâtir des équipes scientifiques durables.
Le professeur Eklu-Gadegbeku, doyen de la Faculté des Sciences, a décrit le professeur Mohou comme un bâtisseur ayant profondément marqué le département de physique et contribué à structurer le LPMCS.
Quand la recherche africaine dialogue avec le monde
L’hommage s’est prolongé par un colloque scientifique international réunissant, en présentiel et à distance, des enseignants-chercheurs issus de plusieurs pays. Les échanges ont porté sur les avancées en physique des matériaux, un domaine dont les applications concernent aussi bien les technologies électroniques que les systèmes photovoltaïques ou encore les composants utilisés dans les équipements de nouvelle génération. En accueillant cette rencontre scientifique, l’Université de Lomé confirme son ambition de renforcer sa visibilité dans les réseaux internationaux de recherche.
Professeur Mohou : une carrière dédiée aux générations formées
Très applaudi, le professeur Mohou a choisi de parler moins de ses travaux que des personnes rencontrées tout au long de son parcours. Revenant sur ses trente-cinq années de carrière, il a estimé qu’une vie universitaire se mesure avant tout à l’impact laissé sur les générations formées. Pour lui, la retraite ne constitue pas une fin, mais une simple étape administrative, sa passion pour la recherche demeurant intacte.
Cette vision a trouvé un écho particulier dans les témoignages de ses anciens étudiants, collègues et proches, qui ont salué autant le scientifique que l’homme, reconnu pour sa rigueur, sa discrétion et son sens de la transmission.
Un signal fort pour l’avenir de la recherche togolaise
L’événement traduit une volonté plus large : faire de la recherche scientifique un levier de développement national. À travers le Laboratoire de Physique des Matériaux et des Composants à Semi-conducteurs, l’Université de Lomé entend poursuivre les travaux dans des secteurs stratégiques comme les matériaux avancés, les technologies des semi-conducteurs et les solutions énergétiques de demain.
À l’heure où les pays africains cherchent à renforcer leurs capacités en innovation et en transition énergétique, la carrière du professeur Mohou rappelle qu’investir dans les chercheurs est aussi déterminant qu’investir dans les infrastructures. Les découvertes de demain commencent souvent par la transmission du savoir aujourd’hui.
L’entreprise chinoise UBTech a dévoilé sa nouvelle génération d’androïdes bioniques à l’apparence humaine hyperréaliste. Vendus à partir de 15 500 euros, ces « compagnons émotionnels » ciblent un marché colossal : les millions de personnes souffrant de solitude, notamment les célibataires et les seniors.
En Chine, la technologie s’attaque à l’un des plus grands fléaux du XXIe siècle : l’isolement social. UBTech, géant mondial de la robotique, a récemment présenté, sous sa marque grand public UWorld, une gamme inédite de robots humanoïdes baptisée U1. Oubliez les bras articulés d’usine ou les automates robotiques sans âme ; l’entreprise fait le pari de ramener le robot directement dans votre salon, avec une promesse forte, presque vertigineuse : offrir de l’affection « pour la vie ».
Un marché colossal face à une urgence sociale
La solitude s’impose désormais comme un enjeu majeur de santé publique en Chine. Avec le lancement du robot compagnon U1, UBTech cible deux publics particulièrement vulnérables : les célibataires, estimés à plus de 120 millions, et les seniors, dont le nombre dépasse les 320 millions et ne cesse de croître avec le vieillissement accéléré de la population. Pour Michael Tam, directeur général d’UWorld, ces groupes expriment un besoin pressant de compagnie, capable d’apporter un véritable réconfort affectif et de rompre l’isolement.
Une prouesse technique au service du mimétisme humain
Pour que l’illusion fonctionne et que l’attachement se crée, la mécanique pure ne suffit plus. L’androïde doit paraître humain, et UBTech n’a pas lésiné sur les moyens :
Hyperréalisme : le robot est doté d’une peau souple en silicone reproduisant les pores et les rides, allant jusqu’au mimétisme des veines sur les modèles les plus avancés.
Expressivité : équipé de 88 articulations motorisées, le robot peut afficher près de 300 micro-expressions faciales, cligner des yeux et soutenir le regard de son interlocuteur.
Intelligence conversationnelle : animé par un modèle d’IA générative centré sur les émotions, le robot apprend à connaître son propriétaire, adapte le ton de sa voix et propose des paroles apaisantes s’il détecte de la fatigue ou du stress.
Pas de ménage, juste de l’empathie
Contrairement aux promesses classiques de la robotique domestique, le U1 n’effectue aucune tâche ménagère (ni cuisine, ni repassage). Il ne s’agit pas non plus d’un androïde destiné à des relations intimes. Sa fonction est strictement conversationnelle et émotionnelle. Il est programmé pour :
écouter patiemment les soucis du quotidien ;
détecter des signes de faiblesse et rappeler la prise de médicaments ;
suggérer des tenues vestimentaires ou proposer des activités, comme regarder un match de football ensemble.
Le prix de cette présence artificielle s’échelonne selon le niveau de réalisme souhaité. Le modèle d’entrée de gamme (le « U1 Lite », qui se résume à un demi-buste) est commercialisé à partir de 119 800 yuans (environ 15 500 euros). Quant au modèle « Ultra », offrant un corps complet et le réalisme le plus poussé, la facture dépasse allègrement les 128 000 euros.
La prouesse technologique impressionne, mais elle soulève des dilemmes éthiques. Un robot à 15 500 euros répond-il vraiment au besoin inné de connexion humaine ou traduit-il la marchandisation des sentiments ? Le risque de dépendance affective, ainsi que les inquiétudes liées à la protection des données — l’androïde filmant et écoutant en permanence — alimentent déjà le débat.
L’innovation est indéniable, mais les experts s’interrogent : un androïde peut-il combler le vide relationnel ou risque-t-il, au contraire, d’accentuer l’isolement en remplaçant un lien authentique par une simulation ? Malgré ces interrogations, la demande explose : UBTech revendique plus de 13 300 précommandes, preuve qu’un nombre croissant de personnes sont prêtes à payer cher pour une machine qui leur répond avec bienveillance.
Alors que l’intelligence artificielle affective progresse à grande vitesse, UBTech parie que la technologie deviendra notre prochain interlocuteur. Reste à savoir si ces compagnons de métal et de code sauront réellement réchauffer les foyers les plus silencieux.