À Lomé, la réflexion sur l’avenir de la recherche africaine a occupé le devant de la scène académique pendant plusieurs jours. La 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) s’est officiellement achevée ce 12 mars 2026 au Palais des Congrès, au terme de quatre jours d’échanges intenses entre chercheurs, responsables universitaires et décideurs publics.
Cette rencontre scientifique d’envergure a rassemblé des délégations venues de plusieurs pays membres de l’organisation, dans un contexte où la question du rôle de la recherche dans le développement du continent africain suscite un intérêt croissant.
Une clôture officielle sous le regard des autorités togolaises
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques et académiques. Le ministre togolais de l’Éducation nationale, Mama Omorou, représentait à cette occasion le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, qui assure également la présidence du Conseil du CAMES.
Autour de lui se trouvaient notamment le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le secrétaire général du CAMES, des membres du gouvernement togolais ainsi que plusieurs responsables d’institutions publiques.
La présence de présidents d’universités publiques du Togo et d’enseignants-chercheurs venus de différents pays africains a confirmé l’importance accordée à cet événement dans l’espace universitaire francophone.
Quatre jours de débats sur l’avenir scientifique de l’Afrique
Au cœur de cette édition figurait une question centrale : comment structurer une recherche scientifique capable d’accompagner les transformations économiques et sociales du continent ?
Les participants ont ainsi échangé autour du thème : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ? »
Conférences, panels scientifiques et communications académiques ont permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs, notamment :
le financement de la recherche africaine
la coopération entre universités du continent
l’innovation scientifique au service du développement
la valorisation des résultats de la recherche dans les politiques publiques.
Pour de nombreux intervenants, la construction d’un espace scientifique africain plus intégré constitue désormais une priorité stratégique.
À l’issue des travaux, les organisateurs ont dressé un bilan global des échanges tout en mettant en avant les principales recommandations issues des différentes sessions scientifiques.
En outre, ces propositions devraient alimenter les réflexions des institutions membres du CAMES dans les mois à venir, avec l’ambition de renforcer les synergies entre universités africaines et de favoriser l’émergence d’une politique scientifique commune.
Pour plusieurs experts présents à Lomé, l’enjeu dépasse le seul cadre académique. Il s’agit également de mieux aligner la production scientifique africaine sur les grands défis du continent : transition climatique, sécurité alimentaire, transformation numérique ou encore développement industriel.
Un rendez-vous stratégique pour l’enseignement supérieur africain
Les Journées scientifiques du CAMES s’imposent progressivement comme un espace de dialogue privilégié entre chercheurs et décideurs politiques.
Dans un contexte marqué par la compétition mondiale pour l’innovation et les technologies, de nombreux universitaires plaident désormais pour un renforcement des investissements dans la recherche africaine.
Par ailleurs, ces initiatives pourraient contribuer à bâtir un écosystème scientifique plus solide et mieux connecté aux besoins du développement.
Au terme de cette 7ᵉ édition des Journées scientifiques du CAMES , une conviction semble s’imposer : la recherche africaine ne pourra pleinement jouer son rôle que si elle s’inscrit dans une vision collective et ambitieuse à l’échelle du continent.
La réflexion sur l’avenir de l’innovation africaine a pris une nouvelle dimension à Lomé. En marge de la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), la Foire internationale de l’Innovation et de l’Invention du Togo (F2I-Togo) s’est ouverte le 11 mars 2026 avec une ambition claire : faire sortir la recherche scientifique de son cadre académique pour l’inscrire pleinement dans l’économie réelle.
Pour les organisateurs, le message est sans équivoque : les découvertes scientifiques ne doivent plus rester confinées aux laboratoires. Elles doivent désormais nourrir les industries, soutenir l’entrepreneuriat et contribuer à la transformation économique des pays africains.
Lors de l’ouverture de la foire, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, a insisté sur la nécessité de rapprocher la recherche des réalités économiques.
Selon lui, la production scientifique ne peut plus être pensée uniquement comme un exercice académique. Elle doit désormais s’inscrire dans un écosystème où chercheurs, entreprises, investisseurs et institutions publiques travaillent de concert pour transformer les idées en solutions concrètes.
Dans cette perspective, la F2I-Togo se veut un espace de dialogue et de coopération entre les différents acteurs de l’innovation.
Portée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), l’initiative vise à créer des passerelles entre les mondes académique et entrepreneurial.
Pour son président, José Kwassi Symenouh, l’objectif est d’encourager la rencontre entre l’invention et le marché. Par ailleurs, l’enjeu consiste à aider les universités et les centres de recherche à trouver des partenaires capables de transformer leurs innovations en projets industriels.
Au-delà d’une simple exposition technologique, la foire ambitionne donc de soutenir les projets les plus prometteurs et de leur offrir un accompagnement vers une valorisation économique.
La vision portée par les organisateurs est partagée par plusieurs responsables publics présents à l’événement. Pour Comlan N. Yakpey, l’innovation et l’invention constituent des instruments essentiels pour renforcer la résilience économique des États.
Dans un contexte mondial marqué par une forte compétition technologique, la capacité des pays africains à produire leurs propres solutions scientifiques apparaît désormais comme un enjeu stratégique.
La F2I-Togo s’inscrit ainsi dans la volonté du gouvernement togolais de promouvoir l’entrepreneuriat et de valoriser les résultats de la recherche nationale.
Chercheurs et entrepreneurs réunis autour d’un même objectif
Durant la foire, les visiteurs ont pu découvrir plusieurs projets conçus par des chercheurs et inventeurs venus de différentes régions du pays. Des prototypes technologiques aux solutions industrielles, les stands ont mis en lumière la créativité et le potentiel d’innovation de la communauté scientifique togolaise.
Un panel de discussions a également réuni enseignants-chercheurs, étudiants, innovateurs et entrepreneurs autour d’une question centrale : comment transformer les inventions issues de la recherche en véritables industries créatrices d’emplois ?
Les échanges ont ainsi permis d’identifier plusieurs pistes, notamment le renforcement des partenariats entre universités et entreprises, l’amélioration du financement de l’innovation et la mise en place de structures d’accompagnement pour les start-up technologiques.
Une dynamique qui dépasse le cadre togolais
Les projets présentés lors de la foire seront évalués et certains d’entre eux bénéficieront d’un accompagnement pour leur développement industriel et commercial.
Organisée en marge des Journées scientifiques du CAMES, l’initiative traduit la volonté croissante des universités africaines de rapprocher la recherche du monde économique.
Pour les pays membres du CAMES, l’enjeu est de bâtir un écosystème d’innovation capable de soutenir la transformation structurelle des économies africaines.
À Lomé, le message est clair : l’Afrique de demain se construira autant dans les laboratoires que dans les entreprises, à travers une alliance renforcée entre savoir et production.
Au Togo, le climat politique reste sous tension. Plusieurs formations de l’opposition et organisations de la société civile ont tiré la sonnette d’alarme le 11 mars 2026, évoquant ce qu’elles décrivent comme une possible stratégie politique du pouvoir visant à consolider l’influence du président Faure Gnassingbé.
Réunies devant la presse, ces organisations disent redouter l’émergence d’un nouveau scénario institutionnel susceptible de redessiner les équilibres politiques du pays.
Une coalition de mouvements sur ses gardes
Parmi les organisations à l’origine de cette mise en garde figurent notamment Touche Pas à Ma Constitution, la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) et la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK).
Ces groupes pointent des signaux politiques récents qu’ils interprètent comme les prémices d’une initiative du pouvoir visant à relancer le jeu institutionnel.
Selon eux, un tel plan pourrait prendre la forme d’un processus politique structuré comprenant plusieurs étapes.
Dialogue politique, réforme constitutionnelle et élections anticipées
D’après les déclarations faites lors de la conférence de presse, les organisations de l’opposition estiment qu’un scénario politique pourrait se dessiner à travers plusieurs mécanismes institutionnels. Selon leur analyse, ce processus pourrait notamment passer par l’ouverture d’un dialogue politique avec une partie de l’opposition, suivie d’une éventuelle révision de la Constitution.
Elles évoquent également la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale, qui pourrait conduire à l’organisation d’élections législatives anticipées. À leurs yeux, un tel enchaînement d’initiatives politiques pourrait permettre au pouvoir en place de redéfinir les équilibres institutionnels tout en cherchant à renforcer sa légitimité sur la scène politique nationale.
La crainte d’une recomposition du pouvoir exécutif
Au cœur des inquiétudes exprimées par l’opposition figure l’éventualité d’une recomposition du pouvoir exécutif. Selon leurs analyses, un tel scénario offrirait au président Faure Gnassingbé l’opportunité de revenir à la tête de l’État avec une nouvelle légitimité issue d’un cycle institutionnel renouvelé. Cette hypothèse s’inscrit dans un contexte où les débats sur les réformes constitutionnelles et l’équilibre institutionnel alimentent régulièrement la vie politique togolaise.
Un appel à la vigilance citoyenne
Face à ce qu’ils qualifient de possible reconfiguration du pouvoir, les organisations signataires appellent les citoyens togolais à rester attentifs à l’évolution de la situation politique.
Elles affirment vouloir défendre ce qu’elles considèrent comme les piliers essentiels du système démocratique : le respect de la Constitution, la protection des libertés publiques et l’équilibre institutionnel.
Les revendications de l’opposition
Au-delà de leurs inquiétudes, les mouvements réunis exigent la libération des détenus politiques, le retour des exilés, des réformes profondes et l’ouverture d’une transition démocratique. Autant de revendications qui traduisent un climat politique toujours sensible au Togo, où les débats sur les institutions et la gouvernance continuent de structurer la vie publique.
Ce 12 mars 2026, le Garde des Sceaux togolais Pacôme Adjourouvi, qui assure également la présidence en exercice du Conseil des ministres de Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), a reçu le Secrétaire permanent de l’institution, Mayatta Ndiaye Mbaye.
Derrière cette visite de courtoisie se dessine en réalité une séquence stratégique pour l’organisation juridique panafricaine, alors que plusieurs chantiers de réforme sont engagés afin d’adapter ses mécanismes institutionnels aux défis économiques du continent.
Une réunion centrée sur la réforme interne de l’OHADA
Au cœur des échanges entre les deux responsables figurait l’évolution des travaux du comité ad hoc chargé de repenser le dispositif réglementaire qui encadre le fonctionnement des institutions de l’OHADA.
Ce groupe technique, actuellement réuni à Lomé, examine différentes pistes de modernisation visant à renforcer l’efficacité administrative et juridique de l’organisation. L’objectif est clair : adapter les structures de gouvernance de l’OHADA à un environnement économique africain en pleine mutation.
Depuis sa création en 1993, l’organisation s’est imposée comme l’un des piliers de la sécurité juridique pour les investissements dans plusieurs pays d’Afrique francophone et au-delà.
La présidence togolaise veut imprimer son rythme.
L’entretien a également permis d’aborder les priorités de la mandature togolaise à la tête du Conseil des ministres de l’OHADA. Pour Pacôme Adjourouvi, cette présidence représente une opportunité pour impulser une dynamique de réforme et renforcer l’attractivité juridique de l’espace OHADA.
Les discussions ont notamment porté sur les activités prévues dans les prochains mois, ainsi que sur les initiatives susceptibles de consolider l’harmonisation du droit des affaires dans les États membres.
Dans un contexte où les économies africaines cherchent à attirer davantage d’investissements internationaux, la modernisation du cadre juridique apparaît comme un levier déterminant.
Un geste symbolique pour marquer la responsabilité togolaise
Profitant de cette rencontre, le Secrétaire permanent de l’OHADA a remis au ministre togolais les insignes et symboles complémentaires liés à la présidence du Conseil des ministres de l’organisation.
Ce geste protocolaire vise à matérialiser la responsabilité exercée actuellement par le Togo à la tête de l’instance décisionnelle de l’organisation.
Il s’inscrit dans la continuité de la cérémonie officielle de passation de charges tenue le 13 février 2026 au CASEF, marquant l’entrée en fonction de la présidence togolaise.
L’OHADA face aux nouveaux enjeux économiques africains
Au-delà de la symbolique institutionnelle, cette rencontre illustre les défis qui attendent l’organisation dans les prochaines années.
Face à l’accélération des transformations économiques sur le continent – digitalisation des entreprises, nouvelles formes d’investissement ou encore développement des marchés financiers –, l’OHADA est appelée à renforcer son rôle de garant d’un environnement juridique stable.
Pour plusieurs États membres, ces évolutions sont cruciales : elles conditionnent la confiance des investisseurs et la compétitivité des économies africaines.
Ainsi, derrière cette audience diplomatique se dessine un chantier plus vaste : celui de la modernisation du droit des affaires africain, indispensable pour accompagner la prochaine phase de croissance du continent. À Lomé, la présidence togolaise entend inscrire son action dans cette dynamique, en plaçant l’OHADA au cœur des nouveaux enjeux économiques africains.
Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé par des années de tensions, la récente vague de frappes et de contre-attaques entre Israël et ses adversaires régionaux a ravivé le spectre d’une confrontation d’ampleur. Mais au-delà des explosions et des dégâts matériels, un autre front s’est ouvert : celui de la guerre de l’information, où rumeurs et annonces non vérifiées circulent à grande vitesse.
Des frappes qui ravivent les tensions régionales
Les dernières attaques ont provoqué des dégâts importants dans plusieurs zones sensibles, alimentant un climat d’alerte maximale au sein des forces de sécurité israéliennes. Les autorités ont rapidement mobilisé leurs services de secours et renforcé la surveillance des infrastructures stratégiques.
Dans les heures qui ont suivi, des informations spectaculaires ont envahi les réseaux sociaux, évoquant notamment des pertes au sein de hauts responsables sécuritaires israéliens. Ces affirmations, souvent relayées sans vérification, ont rapidement fait le tour du monde numérique.
Pourtant, aucune confirmation officielle ou indépendante n’est venue valider ces annonces.
L’ombre d’une guerre de l’information
Pour les spécialistes des conflits contemporains, cette avalanche de rumeurs n’est pas un hasard. Dans les guerres modernes, l’information est devenue une arme stratégique.
En diffusant des annonces de décès de responsables militaires ou politiques, certains acteurs cherchent à :
déstabiliser l’opinion publique adverse,
semer la confusion dans les chaînes de commandement,
influencer la perception internationale du rapport de force.
« La bataille médiatique est aujourd’hui aussi importante que la bataille militaire », résume un analyste en sécurité interrogé par plusieurs médias internationaux.
L’OTAN, entre prudence et observation
Dans ce contexte explosif, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) reste officiellement en retrait. L’alliance militaire occidentale ne participe pas directement aux opérations en cours.
Mais la question de son rôle potentiel revient régulièrement dans les analyses stratégiques. Plusieurs pays membres entretiennent en effet des relations sécuritaires étroites avec Israël, tandis que les tensions avec l’Iran constituent depuis longtemps un facteur d’instabilité régionale.
Pour l’instant, les capitales occidentales privilégient une posture de surveillance et de diplomatie prudente, conscientes qu’une implication directe pourrait transformer une crise régionale en confrontation internationale.
Un équilibre régional de plus en plus fragile
L’escalade actuelle intervient dans un contexte déjà marqué par de multiples foyers de tension : guerre à Gaza, rivalités entre puissances régionales, et compétition stratégique entre grandes puissances.
Chaque nouvelle frappe augmente le risque d’un engrenage difficile à maîtriser. Les chancelleries redoutent notamment qu’une erreur de calcul ou une attaque mal interprétée ne déclenche une riposte disproportionnée.
Dans ce climat de nervosité extrême, la diffusion d’informations non vérifiées pourrait elle-même devenir un facteur d’escalade.
Le danger des rumeurs en temps de guerre
L’épisode récent rappelle une réalité désormais bien connue : dans les conflits modernes, les réseaux sociaux peuvent amplifier les crises en quelques minutes.
Annonces de décès de responsables, images sorties de leur contexte, vidéos anciennes présentées comme actuelles : les mécanismes de désinformation se multiplient.
Pour les journalistes comme pour les analystes, la prudence reste donc de mise. Dans un environnement saturé d’informations contradictoires, la vérification devient plus que jamais une exigence fondamentale.
Une crise qui pourrait redessiner les équilibres
Au-delà des affrontements immédiats, la séquence actuelle pourrait avoir des conséquences durables sur l’architecture sécuritaire du Moyen-Orient. Si l’escalade se poursuit, les alliances régionales pourraient se reconfigurer, tandis que les grandes puissances seraient contraintes de clarifier leurs positions.
Pour l’heure, la priorité affichée par la communauté internationale demeure la même : éviter que la confrontation ne franchisse un seuil irréversible.
Mais dans une région où les tensions sont anciennes et les rivalités profondes, la marge de manœuvre reste étroite. Et chaque frappe, chaque rumeur, chaque déclaration peut désormais peser sur l’équilibre déjà fragile du Moyen-Orient.
Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau seuil après une série de frappes massives ayant visé plusieurs zones en Israël. Selon les premières évaluations, ces bombardements auraient causé d’importants dégâts matériels et humains, tandis que des informations circulant sur les réseaux sociaux évoquent des pertes au sein de hauts responsables sécuritaires israéliens. À ce stade, ces affirmations restent toutefois difficiles à confirmer de manière indépendante.
Une escalade militaire aux conséquences régionales
Les explosions signalées dans plusieurs zones stratégiques ont provoqué une onde de choc politique et sécuritaire. Les autorités israéliennes ont rapidement placé leurs forces armées en état d’alerte maximale, tandis que les services de secours s’efforçaient d’évaluer l’ampleur des dégâts.
Dans ce contexte particulièrement tendu, les spéculations se multiplient quant à l’identité des cibles touchées et à l’impact réel de ces frappes sur l’appareil sécuritaire israélien. Certaines publications en ligne font circuler des noms de responsables de premier plan, mais les autorités n’ont publié aucune confirmation officielle complète au moment de la rédaction.
L’OTAN sous le feu des interrogations
Au-delà du bilan humain et matériel, la crise alimente également un débat international sur le rôle potentiel de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Plusieurs observateurs s’interrogent sur la manière dont l’alliance militaire occidentale pourrait réagir à une escalade impliquant directement ou indirectement l’Iran et Israël.
Officiellement, l’OTAN n’est pas engagée dans les opérations militaires au Moyen-Orient dans ce cadre précis. Toutefois, les relations stratégiques entre certains de ses membres et Israël, ainsi que les rivalités régionales avec l’Iran, alimentent les spéculations quant à un possible élargissement du conflit.
Une région au bord d’une nouvelle crise majeure
Alors que la communauté internationale appelle à la retenue, la situation demeure extrêmement volatile. Toute confirmation de pertes importantes au sein de l’appareil militaire ou sécuritaire israélien pourrait avoir des répercussions immédiates sur la stratégie de riposte de l’État hébreu.
Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé par plusieurs foyers de tensions, l’épisode actuel rappelle combien l’équilibre régional reste précaire. Une escalade incontrôlée risquerait d’entraîner non seulement les acteurs directs du conflit, mais aussi les grandes puissances qui observent, pour l’instant, l’évolution de la situation avec une prudence extrême.
Au Togo, la modernisation de la gestion de l’énergie franchit une nouvelle étape. Le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC) et la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) ont entamé un dialogue stratégique afin de préparer le déploiement progressif de compteurs électriques à prépaiement dans les administrations publiques et les collectivités locales.
Cette initiative, qui découle d’un arrêté interministériel adopté en octobre 2025, vise à transformer en profondeur la manière dont les communes consomment et gèrent l’électricité. Derrière cette réforme technique se cache en réalité un enjeu plus large : renforcer la discipline budgétaire des collectivités tout en modernisant les infrastructures énergétiques du pays.
Une réunion technique au cœur d’une réforme structurelle
Réunis le 11 mars 2026 à Lomé, les responsables techniques du MATGLAC et une délégation de la CEET ont examiné les modalités concrètes d’application de cette mesure. La rencontre, conduite par le secrétaire général du ministère, Esso Koudjoou, et par Edwige Dorso pour la CEET, a permis de clarifier les étapes du déploiement de ces nouveaux équipements dans les bâtiments administratifs locaux.
L’objectif est clair : remplacer progressivement les anciens compteurs électromécaniques par des dispositifs intelligents fonctionnant en prépaiement. Grâce à cette technologie, les collectivités pourront acheter leur électricité à l’avance et suivre leur consommation en temps réel.
Au-delà de la simple innovation technique, cette évolution devrait permettre aux municipalités d’éviter les factures imprévues et d’anticiper leurs dépenses énergétiques dans leurs budgets annuels.
Mieux contrôler la consommation énergétique des collectivités
Dans de nombreuses communes togolaises, la gestion de la facture d’électricité représente un défi financier récurrent. Les bâtiments administratifs, les équipements publics ou encore l’éclairage communal génèrent des coûts parfois difficiles à maîtriser.
Avec les compteurs communicants à prépaiement, les responsables locaux disposeront d’outils numériques permettant de suivre la consommation à distance et d’identifier rapidement les sources de surconsommation.
Cette capacité de contrôle constitue un levier important pour améliorer la gouvernance locale. Elle permettra également d’encourager une utilisation plus responsable de l’électricité dans les services publics.
Mais la réussite de cette réforme dépend aussi d’un autre dossier délicat : les arriérés de factures accumulés par certaines collectivités territoriales.
Lors des échanges, les participants ont reconnu que ces dettes représentent un obstacle potentiel au déploiement du nouveau système. Pour y remédier, les autorités envisagent une collaboration étroite avec les institutions concernées, notamment le ministère chargé des finances.
L’objectif est d’assainir progressivement la situation financière afin de créer un environnement favorable à l’installation des nouveaux compteurs.
Une étape vers la modernisation du secteur énergétique
Au-delà des administrations locales, ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du réseau électrique togolais. L’introduction de compteurs intelligents permet non seulement une meilleure gestion de la consommation, mais aussi une optimisation globale de la distribution d’électricité.
Pour les autorités, cette réforme pourrait contribuer à renforcer la transparence dans la facturation et à améliorer la performance du service public de l’énergie.
Si la phase pilote s’avère concluante, elle pourrait ouvrir la voie à une généralisation progressive de ces technologies auprès d’autres catégories d’usagers.
À l’aube, dans la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, le calme fragile d’une cité sous tension a été brutalement rompu. Une attaque attribuée à des drones a frappé un quartier central de la capitale du Nord-Kivu, faisant au moins une victime parmi les travailleurs humanitaires et ravivant les inquiétudes sur la protection des civils dans une région déjà marquée par des décennies de conflits.
Au cœur de cette tragédie figure une humanitaire française, membre du personnel de l’UNICEF, dont la mort a été confirmée par les autorités françaises. L’incident intervient alors que les affrontements se poursuivent entre les forces congolaises et la rébellion du M23, qui contrôle aujourd’hui une partie importante de la province.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des détonations ont retenti aux premières heures de la matinée. Vers 4 h 30, une violente secousse aurait fait vibrer des habitations dans le quartier de Himbi, une zone résidentielle du centre-ville.
Un habitant raconte que deux explosions successives l’ont réveillé en sursaut. Dans l’obscurité de l’aube, difficile pour les riverains de comprendre immédiatement la nature de l’attaque. Certains évoquent des bombes, d’autres des drones, devenus l’un des nouveaux instruments militaires utilisés dans ce conflit.
D’après plusieurs sources locales, l’attaque impliquait deux engins aériens : le premier a sombré dans les eaux du lac Kivu, alors que le second a percuté de plein fouet une habitation. L’impact a causé des dégâts importants dans l’immeuble ciblé, où les flammes ont ravagé une partie de la structure.
Les informations restent toutefois contradictoires concernant le bilan humain.
Les responsables du mouvement rebelle M23, qui administre actuellement la ville, affirment que trois personnes auraient perdu la vie lors de l’attaque, parmi lesquelles l’humanitaire française Karine Buisset.
D’autres sources présentes sur les lieux évoquent pour leur part un bilan plus limité, faisant état d’une seule victime mais de destructions matérielles importantes.
La zone visée n’est pas anodine. Le quartier de Himbi abrite de nombreux bureaux d’organisations internationales, des résidences d’expatriés ainsi que des structures humanitaires opérant dans la région. À proximité se trouve également la résidence d’Olive Lembe Kabila, épouse de l’ancien président congolais Joseph Kabila.
Paris condamne et appelle à protéger les humanitaires.
Face à ce drame, la réaction de Paris ne s’est pas fait attendre. Sur le réseau social X, le président français Emmanuel Macron a confirmé la mort de l’humanitaire et exprimé son soutien à ses proches.
Le chef de l’État a également rappelé la nécessité de respecter le droit international humanitaire, insistant sur la protection des travailleurs humanitaires présents dans les zones de conflit pour porter assistance aux populations civiles.
Du côté de Kinshasa, aucune réaction officielle n’avait encore été rendue publique au moment des premières informations.
Un conflit régional aux multiples enjeux
Cette attaque intervient dans un contexte militaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC. Depuis la fin de l’année 2021, la rébellion du M23 a repris les armes et étendu son contrôle sur plusieurs territoires du Nord-Kivu.
Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir activement ce mouvement armé, une accusation régulièrement relayée par des rapports internationaux. Kigali rejette toutefois ces accusations.
Le conflit ne se limite pas à une confrontation militaire. Il s’inscrit aussi dans une bataille stratégique pour le contrôle des ressources naturelles de la région, notamment les minerais rares comme le coltan, indispensable à l’industrie électronique mondiale.
Le site minier de Rubaya, situé dans le Nord-Kivu, constitue d’ailleurs l’un des points névralgiques de cette économie de guerre. Selon plusieurs observateurs, l’exploitation et la taxation des minerais représentent une source majeure de financement pour les groupes armés.
Des initiatives diplomatiques fragiles
Sur le plan diplomatique, plusieurs tentatives de médiation ont été engagées ces derniers mois pour mettre fin aux combats.
Un accord de paix parrainé par les États-Unis a été signé début décembre, mais son application reste incertaine. L’Angola, impliqué dans la médiation régionale, avait également proposé un cessez-le-feu à la mi-février. Cette initiative n’a toutefois pas permis de réduire durablement les hostilités.
Parallèlement, Washington a récemment annoncé des sanctions visant l’armée rwandaise en raison de son soutien présumé au M23, accentuant les tensions diplomatiques dans la région.
Les civils, premières victimes de la guerre
Pour les organisations humanitaires présentes sur le terrain, cette nouvelle attaque rappelle surtout la vulnérabilité croissante des populations et des travailleurs humanitaires.
Dans l’est de la RDC, les combats ont déjà provoqué le déplacement de millions de personnes et plongé de vastes zones dans une crise humanitaire chronique.
L’incident survenu à Goma souligne une réalité de plus en plus préoccupante : la ligne entre zones civiles et zones militaires devient floue, exposant davantage les habitants et les acteurs humanitaires à la violence du conflit.
Tant que les négociations politiques resteront fragiles et que les intérêts économiques liés aux ressources minières continueront d’alimenter les tensions, la perspective d’un apaisement durable dans la région demeure incertaine.
À Atakpamé, dans la région des Plateaux, une nouvelle étape s’ouvre dans la politique d’identification des citoyens au Togo. Réunis au Roc Hôtel, élus locaux, autorités administratives et acteurs communautaires ont officiellement lancé une campagne de mobilisation autour du projet WURI-Togo, un programme régional visant à doter les populations d’une identité unique et reconnue par l’État.
Cette rencontre marque le début d’une phase stratégique : préparer les communautés à l’enregistrement biométrique de masse et garantir que chaque citoyen comprenne les enjeux de cette initiative.
Une mobilisation locale pour préparer les populations
Dès l’ouverture de l’atelier, l’accent a été mis sur l’importance de la sensibilisation. Les représentants des quatre communes de la préfecture de l’Ogou – Ogou 1, Ogou 2, Ogou 3 et Ogou 4 – ont été conviés à renforcer la diffusion d’informations fiables afin d’éviter les incompréhensions et de favoriser l’adhésion des habitants.
Dans cette logique, le maire de la commune Ogou 1, le Dr Komlan Mensah Kassamada, a pris part aux travaux. Il a réaffirmé la volonté de sa municipalité d’accompagner l’opération sur le terrain, notamment en s’appuyant sur les relais communautaires, les leaders locaux et les organisations de base pour toucher les populations dans les quartiers et villages.
Par ailleurs, l’objectif est clair : instaurer un climat de confiance avant le démarrage de l’enregistrement biométrique et garantir une participation massive.
Le programme WURI (Identification Unique pour l’Intégration Régionale et l’Inclusion) s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer l’accès des citoyens aux services essentiels.
Au Togo, le projet bénéficie d’un financement de 72 millions de dollars de la Banque mondiale, mobilisés sous forme de don et de crédit. Mis en vigueur en septembre 2020 pour une durée de six ans, il ambitionne en effet d’augmenter considérablement le nombre de personnes disposant d’une preuve d’identité officielle.
À terme, cette identité biométrique doit faciliter l’accès à plusieurs services publics et sociaux, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation ou encore des programmes d’aide sociale.
Un mécanisme de gestion des plaintes pour garantir la transparence
Conscientes que de tels projets peuvent susciter interrogations ou inquiétudes, les autorités ont également présenté un Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP).
Ce dispositif, conçu pour renforcer la transparence et la confiance, repose sur trois niveaux d’intervention :
un comité local de gestion des plaintes ;
un comité communal de gestion des plaintes ;
un comité national de gestion des plaintes.
L’atelier d’Atakpamé doit notamment permettre d’installer ces structures au niveau communal et de former leurs membres. Les participants apprendront également à recevoir, analyser et suivre les plaintes éventuelles liées au projet, afin de garantir une réponse rapide aux préoccupations des populations.
Les autorités appellent à une mobilisation collective.
Lors de la cérémonie d’ouverture, plusieurs interventions ont souligné la portée stratégique du projet.
Le Directeur général de l’Agence nationale d’identification (ANID) a présenté les différentes étapes du programme et son alignement avec les priorités nationales en matière d’inclusion sociale.
De son côté, le préfet de l’Ogou, Kodjo Agbéko Ekpe, représentant le gouverneur de la région des Plateaux, a exhorté les participants à devenir de véritables relais d’information auprès des populations. Il a également salué la vision des autorités togolaises visant à renforcer l’accès de tous les citoyens aux services publics grâce à l’identification.
Après les échanges techniques et une photo de famille, la première journée de travaux s’est achevée dans l’après-midi, laissant place à une deuxième phase consacrée à la formation des membres des comités de gestion des plaintes.
Dans les prochains jours, les communes de la préfecture de l’Ogou comptent multiplier les actions de proximité. Ainsi, l’objectif sera d’expliquer concrètement les avantages de l’identification biométrique et de rassurer les populations sur le processus.
Pour la commune Ogou 1, la priorité reste d’atteindre les zones rurales et les quartiers périphériques afin que chacun puisse bénéficier de cette nouvelle identité numérique.
Au-delà de l’enregistrement biométrique, les autorités locales espèrent ainsi poser les bases d’une identification inclusive, capable de faciliter l’accès des citoyens aux services publics et de renforcer leur participation à la vie administrative et économique du pays.
Alors que Lomé accueille la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), une autre rencontre stratégique se tient en parallèle dans la capitale togolaise : la réunion extraordinaire du Comité Consultatif Général (CCG). Parmi les participants figure le professeur Ballo Zié, président de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, venu prendre part aux discussions qui structurent l’avenir de la recherche académique dans l’espace CAMES.
Dans les couloirs des rencontres scientifiques, cette réunion attire l’attention. Car derrière son intitulé technique, le CCG représente l’un des piliers du système d’évaluation et de reconnaissance académique en Afrique francophone.
Le cœur du système académique du CAMES
Le Comité Consultatif Général est considéré comme l’organe central de coordination scientifique du CAMES. C’est à ce niveau que sont examinées et validées les conclusions issues des différents Comités Techniques Spécialisés (CTS).
Ces travaux concernent notamment :
l’évaluation des enseignants-chercheurs ;
les décisions de promotion universitaire ;
la reconnaissance des qualifications académiques ;
l’harmonisation des standards scientifiques entre les universités membres.
Autrement dit, les décisions prises dans ce cadre ont un impact direct sur la carrière de milliers d’enseignants-chercheurs dans les universités d’Afrique francophone.
Une rencontre au cœur des Journées scientifiques du CAMES
Cette réunion intervient en marge des Journées scientifiques du CAMES, un rendez-vous organisé tous les deux ans qui rassemble chercheurs, universitaires, ministres et experts issus des 19 pays membres de l’organisation.
Depuis leur création dans le cadre du Plan stratégique de développement du CAMES adopté à Cotonou en 2013, ces journées visent aussi à stimuler la coopération scientifique entre universités africaines et à encourager une approche collective de la recherche.
À Lomé, les débats s’articulent autour d’un thème ambitieux :
« Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».
Un thème qui reflète les préoccupations actuelles du continent : renforcer l’innovation, réduire la dépendance scientifique et mieux orienter la recherche vers les défis africains.
Lomé, laboratoire d’une coopération scientifique africaine
Pendant plusieurs jours, la capitale togolaise devient ainsi un véritable carrefour du monde universitaire africain. Conférences, panels et discussions stratégiques se succèdent entre responsables d’universités, chercheurs et décideurs politiques.
Pour de nombreux participants, ces rencontres doivent aussi permettre de dépasser la simple production académique pour aller vers une recherche plus utile aux sociétés africaines, capable d’accompagner les transformations économiques, sociales et environnementales du continent.
L’enjeu : construire une recherche africaine plus influente
Si l’Afrique dispose aujourd’hui d’un nombre croissant d’universités et de chercheurs, plusieurs défis demeurent : financement limité de la recherche, manque d’infrastructures scientifiques, ou encore coopération insuffisante entre institutions.
Dans ce contexte, les discussions menées à Lomé pourraient contribuer à dessiner les futures orientations de la recherche dans l’espace CAMES, notamment en matière de gouvernance universitaire et de valorisation scientifique.
Car au-delà des décisions administratives, une question traverse toutes les interventions : Recherche scientifique en Afrique : de la publication académique à l’impact sociétal, comment briser le plafond de verre ?