Entrepreneuriat : la Fondation Tony Elumelu ouvre son programme 2026

Les aspirants entrepreneurs et chefs d’entreprise africains ont une nouvelle opportunité pour accélérer leurs projets. En effet, la Tony Elumelu Foundation (TEF) a ouvert les candidatures de son programme annuel d’appui à l’entrepreneuriat, un dispositif qui va bien au-delà d’un simple financement.

 

Un accompagnement complet pour lancer ou développer son entreprise

 

Le programme de la Tony Elumelu Foundation repose sur une approche globale. Les entrepreneurs sélectionnés bénéficient aussi d’un capital d’amorçage de 5 000 dollars américains, soit environ 3 millions de FCFA, accordé sans obligation de remboursement. À ce soutien financier s’ajoute un accès à une formation en ligne de haut niveau en gestion d’entreprise, dispensée via la plateforme numérique TEFConnect.

 

Mentorat et réseau panafricain au cœur du programme

Au-delà de l’aspect financier, la fondation met l’accent sur l’accompagnement humain. Chaque bénéficiaire est suivi par des mentors expérimentés, chargés de guider les entrepreneurs dans la structuration et la croissance de leurs activités. Le programme ouvre également les portes d’un vaste réseau panafricain, favorisant les partenariats, les échanges d’expériences et les opportunités d’affaires à l’échelle du continent.

 

Plus de dix ans d’impact sur l’économie africaine

Depuis sa création, la Tony Elumelu Foundation s’est imposée comme un acteur majeur de l’entrepreneuriat africain. En plus de dix ans, elle a mobilisé plus de 100 millions de dollars pour soutenir plus de 21 000 entrepreneurs. Ces initiatives ont contribué à la création de plus de 1,5 million d’emplois à travers l’Afrique, selon les données de la fondation.

 

Des candidatures ouvertes jusqu’au 1ᵉʳ mars 2026

Les inscriptions au programme ont débuté depuis le 1ᵉʳ janvier et se poursuivent jusqu’au 1ᵉʳ mars 2026. Particularité notable : il n’existe pas de quota strict de bénéficiaires. La sélection repose exclusivement sur la qualité des projets et leur potentiel d’impact, offrant ainsi une chance à tous les porteurs d’idées solides.

À travers ce programme, la Tony Elumelu Foundation invite les entrepreneurs africains à saisir une opportunité unique pour intégrer un véritable écosystème de réussite et transformer leurs ambitions en entreprises durables.

Pacifique: un navire togolais pris avec près de 5 tonnes de cocaïne

Une opération maritime d’envergure a récemment mis au jour l’un des plus importants trafics de cocaïne jamais enregistrés dans le Pacifique Sud. Le 16 janvier 2026, la marine française a intercepté un cargo naviguant sous pavillon togolais dans une zone maritime proche de la Polynésie française, révélant une cargaison illicite d’une ampleur exceptionnelle.

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Une cargaison destinée au marché australien

Lors de la fouille, les forces navales ont mis la main sur près de 4,9 tonnes de cocaïne, dissimulées dans plusieurs dizaines de ballots soigneusement emballés. Les trafiquants avaient acheminé la drogue depuis l’Amérique centrale pour la livrer en Australie, un marché particulièrement lucratif ciblé par les réseaux internationaux.

À bord du navire se trouvaient onze marins, principalement originaires du Honduras, ainsi qu’un ressortissant équatorien. Leur interpellation s’inscrit dans une opération coordonnée menée par la frégate Prairial, engagée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants dans le Pacifique Sud.

 

Pas de poursuites judiciaires en France

Fait notable, cette saisie spectaculaire ne donnera pas lieu à des poursuites judiciaires en France. Les autorités françaises ont choisi de traiter cette saisie spectaculaire par une procédure administrative, estimant que la cargaison n’était pas destinée au territoire national. La procureure compétente a précisé que les moyens judiciaires doivent prioritairement cibler les trafics ayant un impact direct sur la France et ses territoires.

Toutefois, cette absence de procédure judiciaire en France ne signifie pas la fin de l’affaire. Les États dont sont originaires les membres de l’équipage, notamment le Honduras et l’Équateur, disposent toujours de la possibilité d’engager des poursuites contre leurs ressortissants, conformément aux conventions internationales en vigueur.

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Le rôle controversé des pavillons de complaisance

Au-delà de la saisie elle-même, cette affaire met en lumière l’utilisation fréquente des pavillons de complaisance dans le trafic maritime international. Bien que les autorités aient immatriculé le navire au Togo, c’est un équipage étranger qui l’exploitait pour un trafic reliant les Amériques à l’Océanie, une pratique que les spécialistes du secteur maritime dénoncent régulièrement.

 

Enfin, cette interception illustre la sophistication croissante des réseaux de narcotrafic et l’importance stratégique des routes maritimes dans la circulation mondiale de la drogue. Elle souligne également les défis que les États affrontent pour lutter efficacement contre des réseaux criminels qui opèrent bien au-delà des frontières nationales.

Togo : stagnation inquiétante des Éperviers dans le classement FIFA 2026

Lomé, 20 janvier 2026 – Le dernier classement FIFA, publié le 19 janvier 2026, confirme la domination du Maroc et du Sénégal sur le continent africain après la CAN 2025. Cependant, pour le Togo, la situation reste préoccupante : les Éperviers stagnent à la 124ᵉ place mondiale et à la 34ᵉ place africaine, derrière le Suriname, illustrant les difficultés persistantes de la sélection nationale.

 

Les grandes tendances du classement africain

Le Maroc, finaliste de la CAN 2025, continue son ascension et occupe désormais la 8ᵉ place mondiale, devant des nations européennes comme la Belgique ou l’Allemagne. Les Lions de l’Atlas confirment ainsi leur statut de première nation africaine.

Le Sénégal, champion d’Afrique, s’empare de la 12ᵉ place mondiale avec 1 706 points, consolidant sa réputation de puissance continentale.

Le Nigeria, classé 26ᵉ mondial, et l’Algérie, à la 28ᵉ place, demeurent des valeurs sûres du football africain, tandis que l’Égypte et la Côte d’Ivoire, respectivement 31ᵉ et 37ᵉ mondiales, complètent le top 6 africain.

 

Togo : une stagnation inquiétante

Pour le Togo, la situation est tout autre. Les Éperviers restent figés à la 124ᵉ place mondiale, juste derrière le Suriname et devant les Îles Féroé. Sur le continent, ils pointent à la 34ᵉ place, un rang qui reflète les difficultés rencontrées ces dernières années.

Cette stagnation est directement liée à l’absence de la sélection à la CAN 2025 et à des performances mitigées lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, où les Éperviers n’ont remporté qu’un seul match sur dix.

Le meilleur classement historique du Togo reste la 46ᵉ place mondiale, atteinte en 2006, après sa qualification historique pour la Coupe du Monde. Depuis, le pays peine à retrouver cette dynamique, et le dernier classement FIFA en est la preuve.

 

Les enjeux pour le football togolais

Pour espérer remonter dans le classement, le Togo doit impérativement :

  • Améliorer ses performances dans les compétitions officielles ;
  • Investir davantage dans la formation locale pour renforcer la relève ;
  • Participer régulièrement aux grandes compétitions continentales, afin de maintenir la visibilité et la compétitivité de la sélection.

À ce stade, les Éperviers font face à un défi immense, surtout dans un contexte où d’autres nations africaines, comme le Maroc et le Sénégal, progressent rapidement sur la scène mondiale.

Le classement FIFA de janvier 2026 illustre le contraste entre les locomotives du football africain, comme le Maroc et le Sénégal, et les nations en difficulté, telles que le Togo. Pour ne pas rester en marge du football mondial, la sélection togolaise doit agir rapidement et mettre en place une stratégie de développement durable, alliant formation, compétitions et infrastructures.

Lomé : « Bonne année 2026 », une soirée culturelle pour sauver les nouveau-nés

Lomé, 20 janvier 2026 – La capitale togolaise s’apprête à accueillir un événement culturel placé sous le signe de la solidarité. Le 24 janvier prochain, le Palais des Congrès vibrera au rythme du spectacle « Bonne année 2026 », une soirée artistique dont les bénéfices seront consacrés à l’achat d’équipements d’oxygénothérapie pour les nouveau-nés.

Par ailleurs, cette initiative, portée par la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance, a reçu un appui officiel lors d’une rencontre avec le ministre de l’Administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, le colonel Awaté Hodabalo. À cette occasion, l’humoriste ivoirien Gohou Michel, invité spécial de la soirée, a remis l’invitation officielle au ministre.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Un thème porteur d’espoir

Placée sous le slogan « Solidarité pour un nouveau-né », la soirée vise à sensibiliser le public à l’importance de l’accès à l’oxygénothérapie, un traitement vital pour les enfants dès leurs premiers instants de vie. De plus, les organisateurs espèrent mobiliser largement les citoyens afin de renforcer les moyens des structures sanitaires et de sauver des vies.

Dans ce contexte, chaque contribution compte pour améliorer les conditions des soins néonataux et soutenir les familles les plus vulnérables.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Un soutien institutionnel affirmé

Le ministre Awaté Hodabalo a salué l’engagement constant de la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance aux côtés des pouvoirs publics. En outre, il a assuré que son département accompagnera l’organisation de l’événement, soulignant que la solidarité envers les populations vulnérables reste une priorité nationale.

Ainsi, cette collaboration entre les autorités et la société civile illustre l’importance de l’implication collective pour améliorer la santé des nouveau-nés.

Ministère de l'Administration Territoriale
© Ministère de l'Administration Territoriale

Une soirée entre culture et engagement

Au-delà de l’aspect caritatif, « Bonne année 2026 » promet un moment festif et fédérateur. Par conséquent, la présence de Gohou Michel, figure incontournable de l’humour africain, devrait attirer un large public et donner à cette soirée une dimension à la fois culturelle et citoyenne.

Enfin, les organisateurs espèrent que l’événement suscitera un élan de solidarité durable et inspirera d’autres initiatives similaires dans tout le pays.

Lomé : l’OMS et le Ghana échangent sur Agenda de Lusaka

Lomé, 20 janvier 2025 – Le Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Hamadou Ndiaye, a reçu en audience le Haut-Commissaire du Ghana auprès de la République togolaise, dans le cadre de discussions axées sur le renforcement de la coopération régionale en matière de santé.

Cette rencontre s’est inscrite dans une dynamique de concertation et de partenariat, avec pour objectif principal de soutenir la mise en œuvre de l’Agenda de Lusaka, un cadre stratégique destiné à améliorer durablement les systèmes de santé en Afrique.

 

Une coopération au service des populations

Au cours des échanges, les deux personnalités ont souligné l’importance d’une approche coordonnée entre les États et les partenaires techniques, afin de renforcer l’impact des politiques de santé sur les populations. L’accent a été mis sur la nécessité d’adapter les stratégies de financement et de gouvernance aux réalités nationales, pour répondre plus efficacement aux besoins sanitaires.

 

L’Agenda de Lusaka, un levier pour des systèmes de santé autonomes

Adopté comme référence en matière de financement de la santé, l’Agenda de Lusaka vise à accompagner les pays dans leur transition vers des systèmes de santé plus autonomes, mieux alignés sur leurs priorités nationales et moins dépendants des financements extérieurs.

Ce programme encourage notamment une utilisation plus efficace des ressources, un leadership accru des États et une meilleure coordination des partenaires, dans la perspective de garantir un accès équitable aux soins.

 

Cap sur la couverture sanitaire universelle

Pour les participants, la mise en œuvre réussie de l’Agenda de Lusaka constitue un pas décisif vers la Couverture sanitaire universelle, un objectif majeur qui ambitionne de permettre à chaque citoyen d’accéder à des services de santé de qualité sans risque financier.

À travers ce dialogue, l’OMS et les autorités diplomatiques ghanéennes réaffirment ainsi leur engagement commun à placer la santé des populations au cœur des priorités de développement, dans un esprit de solidarité régionale et de responsabilité partagée.

Éthiopie : Le pari historique de la monnaie « Made in Addis »

Addis-Abeba, 20 janvier 2026 – Lors d’une déclaration faite à l’occasion du Finance Forward Ethiopia 2026, qui marque un tournant historique pour la Corne de l’Afrique, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé une mesure radicale pour l’indépendance financière du pays : l’Éthiopie va désormais produire sa propre monnaie localement. Cette décision met fin à des décennies de dépendance vis-à-vis de prestataires étrangers, notamment le géant britannique De La Rue, qui assurait jusqu’ici l’impression des billets de banque nationaux.

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Un acte de souveraineté économique

Pour le gouvernement éthiopien, l’enjeu dépasse la simple logistique industrielle. Cette transition vers une production nationale est avant tout un geste de souveraineté économique. En rapatriant l’impression de sa monnaie, l’Éthiopie entend reprendre un contrôle total sur l’un des symboles les plus régaliens de l’État.

Jusqu’à présent, comme de nombreuses nations africaines, Addis-Abeba devait sous-traiter la fabrication de sa monnaie à des imprimeries de haute sécurité en Europe. Ce processus, bien que courant, exposait le pays à plusieurs vulnérabilités. Le Premier ministre a ainsi souligné que cette relocalisation permettra de réduire les coûts substantiels de production et de transport, tout en éliminant les risques logistiques et géopolitiques liés à l’impression à l’étranger.

Ethiopian Investment Holdings (EIH)
© Ethiopian Investment Holdings (EIH)

L’EIH au cœur de la stratégie 2030

Cette annonce s’inscrit dans une vision macroéconomique plus large portée par Ethiopian Investment Holdings (EIH), le fonds souverain du pays. Créée en 2021, la société EIH supervisera ce projet et gérera les investissements nationaux. Le développement d’infrastructures capables de produire des billets de banque répond à une ambition claire : diversifier l’économie et renforcer les institutions financières nationales.

Le gouvernement a fixé un cap ambitieux pour les années à venir : porter la contribution de l’EIH à 20 % du Produit Intérieur Brut (PIB) d’ici 2030. En investissant dans des secteurs stratégiques et technologiques, comme la monétique de haute sécurité, le pays espère à la fois économiser des devises étrangères et stimuler l’innovation locale.

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Un symbole pour le continent ?

L’Éthiopie, pays au passé millénaire et siège de l’Union africaine, envoie ici un signal fort à l’ensemble du continent. Alors que le débat sur l’autonomie monétaire et la réduction de l’influence des anciennes puissances coloniales est plus vif que jamais, la décision d’Abiy Ahmed pourrait inspirer d’autres capitales africaines.

Si le défi technique est immense — l’impression de billets nécessitant des technologies de pointe pour contrer la contrefaçon —, l’Éthiopie semble prête à franchir ce cap pour asseoir définitivement son rôle de puissance émergente en Afrique de l’Est.

CAN 2025 : Entre sacré du Sénégal et chaos arbitral, le bilan d’une édition

Lundi 19 janvier 2026 – Le rideau est tombé sur la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, et le constat est aussi brillant qu’électrique. Alors que le président de la CAF, Patrice Motsepe, n’a pas hésité à qualifier cette édition de « meilleure CAN de tous les temps », le tournoi s’achève dans une atmosphère de tension extrême, marquée par une fronde sans précédent contre le corps arbitral.

 

Le sacre du Sénégal au bord de l’implosion

L’image reste gravée comme le point culminant de cette compétition : à la 112ᵉ minute de la finale opposant le Sénégal au Maroc, les Lions de la Teranga ont temporairement quitté la pelouse. Un geste de protestation radical face à un arbitrage jugé injuste, illustrant le fossé grandiose entre les acteurs du jeu et les décisions officielles. Si le retour des Sénégalais a permis de conclure la rencontre sur un sacré historique, cet incident symbolise à lui seul une CAN où le sifflet a souvent fait plus de bruit que le ballon.

 

La chute des icônes : le cas Samuel Eto’o

La sévérité des instances ne s’est pas fait attendre. Samuel Eto’o, figure emblématique du football continental, a été lourdement sanctionné. Pour avoir remis en question l’intégrité des arbitres lors des chocs contre le Maroc et le Cameroun, l’ancien international a écopé d’une amende de 20 000 dollars assortie d’une suspension de quatre matches. Un signal fort envoyé par la CAF : personne, pas même une légende, n’est au-dessus de l’autorité du terrain.

 

Un continent uni dans la contestation

Mais le Sénégal et Eto’o ne sont pas des cas isolés. Tout au long de la phase finale, un vent de fronde a soufflé sur les pelouses marocaines :

  • Le Nigeria en colère : lors des demi-finales, les supporters des Super Eagles ont vivement déploré un arbitrage qu’ils ont qualifié de défaillant, estimant que le sort du match leur avait échappé pour des raisons extra-sportives.
  • L’Algérie conteste : la délégation algérienne a vraisemblablement manifesté son mécontentement après son duel face au Nigeria, pointant du doigt des décisions litigieuses ayant fait basculer la rencontre.
  • L’Égypte accuse : en demi-finale face au Sénégal, les joueurs égyptiens ont multiplié les gestes de dépit, accusant ouvertement l’arbitre de partialité en faveur des futurs champions.

 

Un bilan en demi-teinte ?

Si, sur le plan des infrastructures, du spectacle et de la ferveur populaire, Patrice Motsepe a raison de célébrer un succès historique, l’ombre de la suspicion pèse sur l’équité sportive. La CAN 2025 a prouvé que le football africain dispose de talents et de moyens colossaux, mais elle a également révélé une crise de confiance profonde envers l’arbitrage.

En somme, entre la gloire des Lions et la colère des vaincus, cette édition restera celle de tous les contrastes. Le défi pour la prochaine CAN sera de maintenir ce niveau d’excellence tout en réconciliant les cœurs avec les lois du jeu.

Erasmus+ à l’Université de Lomé : cap sur la mobilité académique

Lomé, 19 janvier 2026 – L’Université de Lomé a accueilli, ce lundi, une importante session d’information consacrée au programme Erasmus+, initiative phare de l’Union européenne dédiée à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la mobilité académique.

Organisée par le Ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en collaboration avec le Point focal national Erasmus+ et ses partenaires, cette rencontre s’est tenue à l’auditorium de l’Université de Lomé, en mode hybride, combinant participation en présentiel et en ligne.

Université de Lomé
© Université de Lomé

L’événement a réuni un large public composé des autorités universitaires et ministérielles, des enseignants-chercheurs, des étudiants, ainsi que du personnel administratif, témoignant de l’intérêt croissant de la communauté universitaire pour les opportunités internationales offertes par Erasmus+.

Université de Lomé
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Au cours de cette session, les autorités ont présenté aux participants les nombreuses possibilités qu’offre le programme, notamment en matière de mobilité académique, de coopération universitaire, de recherche et de renforcement des capacités. Ils ont également mis l’accent sur les mécanismes de montage et de participation aux projets Erasmus+, afin d’aider les enseignants-chercheurs, le personnel administratif et les étudiants à mieux répondre aux appels à projets.

Selon les autorités, cette initiative vise à encourager une plus forte implication de l’Université de Lomé dans les programmes internationaux, tout en améliorant sa visibilité académique et scientifique sur la scène régionale et internationale.

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Pour les participants, cette session constitue une opportunité majeure de s’ouvrir à l’international, de développer de nouvelles compétences et de renforcer les partenariats universitaires, dans un contexte où la coopération académique est devenue un levier essentiel du développement de l’enseignement supérieur.

Maroc-Sénégal : Une finale de CAN absolument folle !

Rabat, 19 janvier 2026 – Le football africain a basculé dans l’irréel hier soir.Ce qui devait être le couronnement attendu du Maroc, à domicile, s’est transformé en un thriller psychologique dépassant toutes les fictions. Entre décisions arbitrales contestées, un abandon de terrain frôlé et un dénouement cruel, la nuit de Rabat restera comme l’une des plus électriques de l’histoire de la CAN.

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Le tournant du chaos

Tout a basculé à la 92ᵉ minute, dans un stade en ébullition. Alors que le score est de 0-0, le Sénégal pense tenir son sacre grâce à un but libérateur. Mais l’arbitrage le refuse pour une faute légère, sans même consulter la VAR. La fureur sénégalaise explose, surtout quand, à la 96ᵉ minute, la vidéo intervient cette fois pour offrir un penalty au Maroc.

Le sentiment d’injustice est tel qu’à la 112ᵉ minute, un événement rarissime se produit : les Lions de la Teranga, excédés, quittent la pelouse sur ordre de leur entraîneur. On pense alors que la finale va se terminer par un forfait historique, plongeant le stade dans une confusion totale.

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Le coup de poker tragique de Brahim Diaz

Il aura fallu toute la sagesse de Sadio Mané pour aller chercher ses frères dans les vestiaires. À la 123ᵉ minute, le Sénégal revient sur le terrain, porté par une rage qu’on connaît au lion, leur emblème.

C’est alors que survient l’instant qui hantera à jamais la carrière de Brahim Diaz. À la 125ᵉ minute, la star du Real Madrid a le destin de tout un peuple au bout du pied. Dans un excès d’assurance qui confine à l’imprudence, il tente une Panenka. Le geste est raté, le ballon capté, et le stade s’éteint d’un coup. Brahim Diaz s’effondre en larmes sur la pelouse marocaine, conscient d’avoir commis l’irréparable.

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Pape Gueye, le bourreau de Rabat

Le sport est d’une cruauté sans nom pour les uns, et d’une gloire éternelle pour les autres. Profitant du traumatisme marocain après ce penalty manqué, le Sénégal jette ses dernières forces dans la bataille. Au bout du bout des prolongations, Pape Gueye surgit pour climatiser l’enceinte de Rabat. Son but offre le trophée aux Sénégalais et plonge le royaume dans un silence de cathédrale.

Le Sénégal réalise l’exploit HISTORIQUE de s’imposer en terre marocaine au terme d’un match qui fera date pour son scénario absolument légendaire.

Médiation RDC à Lomé : Faure Gnassingbé reçoit le panel de l’UA

Lomé, 16 janvier 2026 — La capitale togolaise confirme son statut de plaque tournante de la médiation africaine. Au lendemain d’un ballet diplomatique intense au Palais de la Présidence du Conseil, le Togo s’impose plus que jamais comme le pivot des efforts du continent pour éteindre l’incendie qui ravage l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

En effet, hier, le Chef de l’État togolais, SE Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu une délégation exceptionnelle conduite par le Président de la Commission de l’Union Africaine (UA), SE Mahmoud Ali Youssouf. Par ailleurs, cette rencontre marque un véritable tournant dans la mission de médiation confiée au président togolais par l’organisation panafricaine.

 

Un « Panel de Sages » pour une paix durable

L’ampleur de la délégation dépêchée à Lomé témoigne de l’urgence de la situation. Le Président Mahmoud Ali Youssouf n’est pas venu seul ; il est accompagné d’un véritable « commando diplomatique » composé d’anciens chefs d’État dont l’expérience est inégalée sur le continent.

Ainsi, parmi les membres de ce Panel de facilitateurs présents au Palais Présidentiel, on retrouve :

  • Olusegun Obasanjo (Nigéria) et Uhuru Kenyatta (Kenya), médiateurs historiques du continent ;
  • Sahle-Work Zewde (Éthiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique), figures de proue de la diplomatie de paix ;
  • Mokgweetsi Masisi (Botswana), dont la sagesse politique est unanimement reconnue.

En réunissant ces personnalités, l’Union Africaine entend donner un poids supplémentaire à la médiation dirigée par le Président Gnassingbé. Leur rôle ne se limite pas à des échanges symboliques : il s’agit d’engager des discussions au plus haut sommet, de restaurer la confiance entre les belligérants et d’harmoniser les différentes initiatives régionales pour aboutir, enfin, à une solution politique durable.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Lomé, capitale de la médiation africaine

En sa qualité de médiateur principal de l’UA pour l’Est de la RDC, Faure Gnassingbé a mené des consultations approfondies avec ses hôtes. Dans la continuité des efforts déjà engagés, cette mission vise à évaluer les progrès réalisés et à identifier les nouveaux leviers pour rétablir la sécurité et la stabilité dans une région meurtrie par des décennies de violences.

Dès leur arrivée à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, le Ministre des Affaires étrangères, le Professeur Robert Dussey, a accueilli les émissaires de l’UA. Ce geste protocolaire, au-delà de la courtoisie, souligne également l’importance capitale que le Togo accorde à cette mission.

 

Vers une issue politique ?

Alors que les solutions purement militaires montrent leurs limites, l’UA parie sur cette médiation de haut niveau. De fait, l’expertise combinée de ces anciens dirigeants, sous la coordination du Togo, vise à créer un espace de dialogue sincère entre Kinshasa et les différents acteurs du conflit.

Le défi est immense. Néanmoins, la mobilisation liée à Lomé envoie un signal fort au reste du monde : l’Afrique prend sa responsabilité pour résoudre ses propres crises. Le chemin vers la paix dans le Kivu passe désormais, de manière incontournable, par les couloirs diplomatiques de Lomé.