Coopération Aného – Nuremberg : Alexis Coffi Aquereburu en Allemagne

ANÉHO, 28 septembre 2026 — Le sénateur-maire de la commune des Lacs 1, Me Alexis Coffi Aquereburu, a entamé dimanche une mission de travail en Allemagne, avec des étapes prévues à Nuremberg et à Bonn. Ce déplacement est l’occasion pour l’élu togolais de consolider les relations entre Aného et la ville allemande, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement local.

Par ailleurs, la première séquence de la mission se déroule à Nuremberg, où le maire a rencontré ce lundi son homologue, Marcus König. Les deux responsables ont fait le point sur les projets déjà réalisés et examineront les prochaines priorités de leur coopération. Le partenariat entre Lacs 1 et Nuremberg a été signé le 31 juillet 2017.

 Énergie solaire et salubrité : les retombées concrètes d’un partenariat de 9 ans

La coopération a produit plusieurs réalisations dans les domaines de l’énergie, de l’éducation et de la gestion des déchets. Le Centre hospitalier préfectoral d’Adjido-Aného ainsi que le Lycée d’enseignement technique et professionnel d’Aného-Glidji ont notamment bénéficié d’installations solaires.

Ces équipements s’inscrivent dans un programme plus large associant Nuremberg, Aného et d’autres partenaires au développement des infrastructures énergétiques et de formation. Des installations photovoltaïques ont également été mises en place dans des établissements de santé et des lycées techniques togolais.

La commune des Lacs 1 a par ailleurs obtenu des engins destinés au ramassage des ordures, du matériel pour sa plateforme de compostage et des équipements de protection individuelle. La mairie d’Aného prévoit de réceptionner officiellement ces équipements le 9 octobre prochain.

Assainissement : l’enjeu crucial du maintien de l’expert local

Dans ses échanges avec les responsables allemands, Alexis Coffi Aquereburu demandera la prolongation d’un an du contrat de l’expert local chargé de la gestion des déchets solides. Ce contrat doit prendre fin en février 2027.

En effet, la commune considère cette expertise comme un appui majeur pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets. Une prolongation permettrait aux services municipaux de consolider les méthodes déjà introduites et de poursuivre le transfert de compétences au profit des équipes locales.

Le maire devrait également transmettre la reconnaissance du Conseil municipal et des habitants des Lacs 1 à la ville de Nuremberg pour son accompagnement dans les projets engagés depuis 2017.

Étape à Bonn : porter la voix des Lacs 1 à la table ronde « Vision 2040 »

Après Nuremberg, la délégation se rendra à Bonn, deuxième étape de la mission. Me Alexis Coffi Aquereburu participera mardi 29 septembre à une table ronde consacrée à la « Vision 2040 » des collectivités territoriales.

Cette rencontre portera sur l’évolution de la gouvernance locale et sur les moyens de renforcer la coopération entre territoires. À cet effet, le sénateur-maire y présentera l’expérience des Lacs 1, une commune confrontée aux défis de l’assainissement, de l’accès à l’énergie, de la formation technique et de la modernisation des services municipaux.

Quel est l’impact réel du partenariat Togo – Allemagne sur le quotidien des habitants ?

La mission allemande intervient à un moment où la coopération entre Aného et Nuremberg cherche à passer d’une logique de projets ponctuels à une approche plus structurée. Les équipements déjà obtenus doivent désormais produire des effets durables, grâce à un meilleur suivi local et à une implication accrue des services municipaux.

Pour la commune des Lacs 1, l’enjeu consiste à transformer ce partenariat en un levier de développement territorial. La gestion des déchets, la transition énergétique, la formation professionnelle ainsi que la gouvernance locale constituent les principaux domaines sur lesquels Aného entend approfondir son dialogue avec ses partenaires allemands.

En somme, cette mission allemande doit donc marquer un tournant opérationnel pour les Lacs 1. Il ne s’agit plus seulement d’accumuler les projets, mais de démontrer la capacité de la commune à traduire ces acquis diplomatiques en résultats tangibles : des rues plus propres, des infrastructures énergétiques autonomes et des services municipaux durablement modernisés.

Danyi 2 : Le conseil municipal réajuste son budget pour une école

Réuni en session extraordinaire, le conseil municipal étudie le déplacement d’une ligne budgétaire vers une infrastructure scolaire qui exige une réponse rapide. Dans cette commune rurale, plus de quatre habitants sur dix ont moins de 15 ans.

 

Les élus de Danyi 2 se sont retrouvés ce lundi 21 septembre en session extraordinaire pour examiner une question qu’ils jugent majeure : faut-il déplacer une somme déjà inscrite au budget communal vers une infrastructure scolaire dont l’état réclame une intervention rapide ?

La commune défend la démarche comme un acte de prévention. En effet, elle choisit d’agir avant que la situation empire, plutôt que de gérer les dégâts après coup.

Commune de Danyi Elavanyo
© Commune de Danyi Elavanyo

Une commune jeune

Les chiffres du dernier recensement donnent la mesure de l’enjeu. En novembre 2022, Danyi 2 comptait 14 420 habitants, tous en milieu rural. Parmi eux, 5 916 avaient moins de 15 ans, soit 41 % de la population.

Dans un tel contexte, l’état d’un bâtiment scolaire touche potentiellement un grand nombre de familles. Chaque retard de travaux pèse sur les élèves, leurs parents ainsi que leurs enseignants.

Commune de Danyi Elavanyo
© Commune de Danyi Elavanyo
Déplacer une ligne, sans abandonner le reste

Techniquement, l’opération consiste à retirer une ressource disponible d’une ligne du budget pour la verser à une autre, jugée plus pressante. La mairie prend soin d’écarter toute lecture de renoncement. À ses yeux, ce transfert n’efface aucun autre besoin de la commune : il montre cependant qu’elle sait réajuster ses priorités quand l’urgence l’exige.

Elle assure aussi que l’opération respectera les procédures administratives et budgétaires, ainsi que les règles de la commande publique, c’est-à-dire le cadre qui régit le choix des entreprises et l’attribution des marchés.

Réaffecter des crédits, mode d’emploi

Un budget communal répartit l’argent public par lignes. Réaffecter des crédits revient à prélever une somme sur l’une d’elles pour l’affecter à une autre, en règle générale après une délibération de l’assemblée élue.

Commune de Danyi Elavanyo
© Commune de Danyi Elavanyo
Agir avant l’aggravation

Le raisonnement des élus tient en une idée. Lorsqu’une intervention préventive est possible, mieux vaut la mener tout de suite que subir une dégradation supplémentaire. La commune y voit une manière de protéger les élèves et de préserver leur avenir.

La décentralisation à l’épreuve du terrain

Au-delà du dossier scolaire, Danyi 2 revendique une gouvernance qui repose sur l’écoute, la responsabilité, la proximité et l’action concrète. Ce cap engage les élus : les habitants jugeront ces principes à la rapidité et à la clarté avec lesquelles la décision se traduira sur le terrain.

Les inconnues du dossier : montants, calendrier et école concernée

Le texte diffusé par la commune ne précise ni l’établissement concerné, ni le montant transféré, ni la nature des travaux, ni leur calendrier. Il ne renseigne pas non plus sur l’issue de la session. Ces éléments détermineront la portée réelle de la décision.

 

Dapaong : Sambire Labante nommé secrétaire général de Tône 1

DAPAONG, 16 septembre 2026 — L’administration municipale de Tône 1 amorce un virage stratégique dans sa gouvernance locale. Réunis ce mardi 15 septembre 2026 dans la grande salle du Centre culturel Robert Cornévin de l’Hôtel de Ville, les cadres de la commune ont assisté au passage de témoin officiel entre le secrétaire général sortant, Yambame Damitote, et son successeur, Sambire Labante.

Une transition managériale axée sur les résultats

Formalisé par l’arrêté ministériel nᵒ 0437/2026/MATDGLAC/CAB, ce changement de leadership administratif vise à insuffler une nouvelle dynamique au sein des services municipaux. Placé sous la présidence de la maire, Mélanie Nanwabe Lene, et en présence du représentant de la préfecture de Tône, cet événement a aussi permis aux responsables communaux de préciser une feuille de route axée sur la modernisation et la performance du service public.

En revenant sur ses années de service, Yambame Damitote a salué l’engagement des agents communaux et exprimé sa gratitude envers le Conseil municipal. Par ailleurs, le secrétaire général sortant s’est dit prêt à épauler la nouvelle équipe afin de garantir une continuité administrative sans rupture durant cette période de transition.

Renforcement stratégique et consolidation des projets de développement

De son côté, le nouveau secrétaire général, Sambire Labante, aborde son mandat avec une orientation claire : maximiser l’efficacité opérationnelle et réussir les projets d’aménagement territorial prioritaires. Dès sa première prise de parole, le responsable administratif a tenu à exprimer sa reconnaissance envers le ministre de l’Administration territoriale ainsi que le gouverneur de la région des Savanes pour la confiance placée en lui.

Tout en se félicitant du travail accompli par son prédécesseur, Sambire Labante a affirmé son ambition d’accélérer la transformation numérique et organisationnelle de la mairie. Enfin, l’exécutif municipal, mené par madame le maire, a rappelé que l’alignement des équipes, la synergie interservices et la culture du résultat resteraient les piliers de cette nouvelle phase de gestion pour répondre aux attentes des citoyens de Tône 1.

En somme, cette transition administrative marque plus qu’un simple changement de poste : elle ouvre une phase décisive où la modernisation et la culture du résultat devront se traduire en actes concrets. Si la feuille de route est respectée, Tône 1 pourra transformer sa gouvernance locale en véritable levier de développement ; à défaut, les ambitions risquent de rester au stade des intentions.

Mairie de Golfe 7 : vers une gestion financière optimisée

AFLAO-SAGBADO, 15 septembre 2026 — L’Exécutif communal du Golfe 7 passe à l’offensive pour accroître l’efficacité de ses services et optimiser la rentabilité des caisses locales. Lors d’un rassemblement général tenu vendredi 11 septembre à l’hôtel de ville, la maire, DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, a annoncé le règlement imminent des gratifications financières en souffrance, tout en sommant le personnel municipal de maximiser la collecte des ressources locales.

Mairie Golfe 7 - Officiel
© Mairie Golfe 7 - Officiel
Une carotte financière pour booster le recouvrement

Cette décision de débloquer les primes en suspens vise à créer un levier d’engagement immédiat au sein des équipes. Entourée de son bureau exécutif — ses trois adjoints et le secrétaire général —, l’édile a posé les bases d’un nouveau contrat de performance : la commune ne pourra financer ses investissements et pérenniser les avantages sociaux qu’à travers une hausse drastique des recettes municipales et une amélioration tangible du service rendu aux citoyens.

Mairie Golfe 7 - Officiel
© Mairie Golfe 7 - Officiel
Discipline de fer et assainissement du service public

Face aux agents réunis, la direction politique de la mairie a fixé un cadre opérationnel strict, axé sur l’assiduité, la ponctualité et la rigueur, ainsi que sur l’intégrité professionnelle. L’Exécutif a réaffirmé qu’aucune tolérance ne protégerait le laisser-aller, appelant chaque agent à assumer la responsabilité morale de sa mission d’agent public afin de restaurer la confiance des usagers.

Mairie Golfe 7 - Officiel
© Mairie Golfe 7 - Officiel
Alignement stratégique des agents municipaux

La stratégie patronale a immédiatement rencontré l’adhésion du personnel. Le délégué des agents, Adjalite Atamon, ainsi que le secrétaire général de la mairie, Degbey Kodzo Anani, ont salué l’apaisement des arriérés financiers, tout en promettant une remobilisation générale sur le terrain. Ainsi, en scellant ce compromis social, la commune du Golfe 7 compte transformer son administration de proximité en un moteur de développement local performant et financièrement autonome.

La Région Maritime place les collectivités au cœur de l’accès à l’eau

La Région Maritime veut placer les collectivités territoriales au premier plan de la réponse aux défis liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. À l’occasion de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL), prévue le jeudi 10 septembre 2026, le Conseil Régional Maritime réunira à Tsévié plusieurs acteurs publics et de la société civile pour examiner les moyens de rendre les territoires plus résilients et plus inclusifs.

Une rencontre centrée sur les capacités des collectivités

La célébration s’inscrit dans le cadre des orientations de la Commission de l’Union africaine, relayées au niveau national par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC).

Cette édition sera placée sous le thème : « Autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables : faire progresser des villes et territoires résilients, inclusifs et durables vers l’Agenda 2063. »

Par ailleurs, la rencontre entend surtout examiner la capacité des collectivités à concevoir, coordonner et suivre des réponses adaptées aux besoins des populations.

Les acteurs territoriaux autour de la même table

Pour alimenter les discussions, le Conseil Régional Maritime convoquera une table ronde réunissant les élus régionaux, les autorités préfectorales, les directeurs régionaux des services sectoriels, les structures techniques intervenant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, notamment WASH et la Togolaise des eaux (TdE), ainsi que les organisations de la société civile.

Cette diversité d’intervenants doit permettre de rapprocher la décision politique des réalités opérationnelles du terrain. L’enjeu consiste notamment à améliorer la coordination entre les administrations, les collectivités et les partenaires engagés dans les projets d’accès à l’eau et d’assainissement.

Les infrastructures photovoltaïques au centre des échanges

Les participants analyseront également plusieurs initiatives territoriales déjà engagées dans la région. Le programme régional d’implantation de forages photovoltaïques solaires figurera notamment parmi les actions examinées.

Cette approche traduit la volonté de rechercher des solutions durables, capables de renforcer l’accès aux infrastructures hydrauliques tout en tenant compte des contraintes propres aux territoires. Les échanges devraient ainsi permettre d’identifier les conditions nécessaires à une meilleure mise en œuvre et à une coordination plus efficace des interventions.

Des recommandations attendues pour accélérer les actions

Le Conseil Régional Maritime veut faire de cette journée un espace de bilan et de propositions. Les participants devront évaluer les actions actuellement menées, relever les difficultés rencontrées et dégager des pistes d’amélioration susceptibles d’être traduites en mesures concrètes.

L’objectif affiché est de renforcer l’action locale afin d’accélérer l’accès aux services essentiels et de favoriser un développement territorial plus durable et inclusif dans la Région Maritime.

En somme, les résolutions techniques et les recommandations budgétaires qui émergeront de ces tables rondes de la rencontre qui se tiendra demain au siège du Conseil Régional Maritime, à Tsévié, dicteront les prochains cahiers des charges régionaux, redéfinissant concrètement la notion de résilience climatique et sanitaire à l’échelle locale.

Dapaong : Déploiement de la feuille de route gouvernementale 2026-2031

DAPAONG, 3 septembre 2026 — Les responsables locaux, organisations de la société civile, entreprises et autres partenaires du développement des Savanes devront désormais harmoniser leurs actions avec les priorités de l’État pour la période 2026-2031. Réunis ce jeudi à Dapaong, ils ont reçu les grandes orientations de la nouvelle feuille de route gouvernementale, conçue comme le cadre de référence de l’action publique durant les cinq prochaines années.

La rencontre, dirigée par le gouverneur Affoh Atcha-Dédji, marque une étape décisive : le gouvernement cherche à faire passer sa stratégie du niveau national aux réalités locales. En effet, l’objectif affiché est de convertir les engagements publics en services et projets mesurables pour les populations.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Trois principes directeurs pour transformer l’action publique locale

Le document repose sur trois principes directeurs — « Protéger, Rassembler et Transformer » — et s’inscrit dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Selon les autorités, cette architecture doit concentrer les efforts publics sur les besoins les plus pressants, notamment les soins de santé, l’école, l’eau potable, l’énergie, le numérique et l’insertion professionnelle des jeunes.

Pour le gouverneur, l’enjeu ne consiste pas seulement à présenter une stratégie. Il exige une exécution rigoureuse, particulièrement dans un environnement international instable où les financements et les ressources se font plus contraints. La réussite du programme dépendra donc de la capacité des administrations, collectivités et partenaires à prioriser leurs interventions et à éviter la dispersion des moyens.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Une stratégie coconstruite à travers des consultations nationales

Les autorités ont souligné que la feuille de route intègre des propositions recueillies lors des consultations nationales menées du 11 au 26 mai dans les régions et le Grand Lomé. Par ailleurs, ces échanges ont permis aux acteurs de terrain de faire remonter leurs attentes et leurs recommandations avant la finalisation du texte.

Etsri Homevor, conseiller à la Présidence du Conseil, a indiqué que ces contributions ont influencé l’ajustement de plusieurs priorités. Après des travaux avec les ministères concernés, le gouvernement a structuré le document autour de trois axes, neuf ambitions et quinze programmes majeurs.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Le suivi-évaluation au cœur du succès dans la région des Savanes

Le défi se situe maintenant dans l’application. Les participants ont examiné les dispositifs de suivi et d’évaluation destinés à vérifier l’avancement des engagements. Ils ont notamment insisté sur la nécessité de produire des données régulières, fiables et exploitables afin de détecter rapidement les retards, corriger les difficultés et mesurer l’impact réel des actions engagées.

En associant les collectivités territoriales, le secteur privé, les organisations professionnelles et la société civile, l’État veut créer une responsabilité partagée autour de ses objectifs. Pour les Savanes, cette session de restitution ouvre ainsi une phase où la crédibilité de la feuille de route se jouera moins dans ses annonces que dans sa capacité à améliorer concrètement les conditions de vie.

Golfe 5 : recrutement du coordonnateur du Bureau du Citoyen

La commune du Golfe 5 veut renforcer la participation des habitants à la gestion locale. Elle a officiellement lancé, lundi 24 août 2026, le processus de recrutement du coordonnateur et du rapporteur de son Bureau du Citoyen, lors d’une rencontre organisée à la Maison des jeunes de Lomé, à Amadahome.

Cette initiative vise à installer un dispositif capable de rapprocher davantage l’administration communale des populations et de faciliter la remontée de leurs préoccupations.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Un outil pour renforcer le contrôle citoyen

 

Présidée par le premier adjoint au maire, Mawabouwè Valatho PALANGA, la cérémonie a rassemblé des élus locaux, des représentants traditionnels, des acteurs communautaires, des organisations de la société civile, des femmes des marchés ainsi que des jeunes.

Au nom du maire Kossi Agbenyega ABOKA, le premier adjoint a présenté le Bureau du Citoyen comme un espace de dialogue entre la municipalité et les habitants. Selon lui, cet instrument doit permettre à la commune de mieux intégrer les attentes des populations dans son action et de renforcer la transparence dans la gestion publique locale.

Il a appelé les participants à s’approprier le dispositif et à relayer l’information auprès des citoyens afin d’élargir la participation au processus.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli
Les futurs responsables au cœur du dispositif

La rencontre a également permis aux participants de mieux comprendre le fonctionnement du Bureau du Citoyen. Les échanges ont porté sur son cadre juridique et institutionnel, ses missions, ses objectifs, ses mécanismes d’intervention et les moyens nécessaires à son fonctionnement.

Le représentant du chef canton d’Aflao Gakli, Togbui SEBLE 1er, a pour sa part encouragé les citoyens à saisir l’occasion offerte par l’appel à candidature. Il a insisté sur l’importance de leur implication dans le fonctionnement de cet outil de participation locale.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli
L’appel à candidatures officiellement présenté

À l’issue des présentations et des échanges, le secrétaire général de la commune, Koffivi Joël SOTOHOU, a dévoilé l’avis d’appel à candidature pour les deux postes.

Le recrutement du coordonnateur et du rapporteur constitue ainsi une première étape dans la mise en place opérationnelle du Bureau du Citoyen du Golfe 5. La commune mise sur ces deux fonctions pour structurer le dialogue avec les habitants et donner davantage de portée au contrôle citoyen de l’action publique.

L’initiative s’inscrit plus largement dans une logique de gouvernance locale fondée sur la proximité, la transparence et l’implication directe des populations.

Copé-Yéyé : Togbui DEDJRO 1er officiellement intronisé chef du village

HAHO 3, 20 août 2026— La chefferie de Copé-Yéyé dispose désormais d’un chef officiellement reconnu par l’État. Le préfet de Haho, le lieutenant-colonel GNAKOU Alowegnim, a remis jeudi 20 août 2026 l’arrêté ministériel consacrant l’intronisation de Amoussou Albert, désormais connu sous le nom de règne Togbui DEDJRO 1er.

 

La cérémonie a réuni les autorités administratives et municipales, les chefs traditionnels des localités voisines, les forces de sécurité ainsi qu’une importante mobilisation populaire.

Haho 3,
© Haho 3,

Une reconnaissance qui marque une nouvelle étape

 

La remise de l’arrêté ministériel N°0526/MATDCC/CAB/SG/DCT/DivCT vient officialiser l’exercice des fonctions de chef du village par Togbui DEDJRO 1er. Le document, signé dans le cadre de la reconnaissance des autorités coutumières le 18 décembre 2024, établit son statut au sein de l’organisation traditionnelle de Copé-Yéyé, dans la commune Haho 3, canton d’Akpakpakpé.

 

Au-delà de sa portée administrative, cette reconnaissance conforte le rôle de la chefferie dans la gestion de proximité et la préservation des valeurs communautaires.

Haho 3,
© Haho 3,

Le préfet fixe la ligne de conduite

À l’occasion de la cérémonie, le préfet de Haho a appelé le nouveau chef à placer l’intérêt collectif au-dessus de toute considération personnelle.

Il lui a notamment recommandé de privilégier la sagesse, l’impartialité, l’intégrité, l’humilité et la disponibilité dans l’exercice de son autorité. Pour l’administration, le chef traditionnel doit également contribuer à prévenir les tensions, favoriser le dialogue entre les habitants et accompagner les initiatives destinées à améliorer les conditions de vie dans la communauté.

 

Cette approche donne à la chefferie une responsabilité qui dépasse le cadre coutumier. Elle en fait également un interlocuteur de proximité pour l’administration et un acteur potentiel de la cohésion sociale.

Haho 3,
© Haho 3,

La mairie promet une collaboration étroite

Le député-maire de Haho 3, AMOUDJI Komlan, a assuré Togbui DEDJRO 1er de la disponibilité de la commune à travailler avec lui.

Il a encouragé le nouveau chef à maintenir un dialogue permanent avec les autorités municipales et a invité les habitants de Copé-Yéyé à reconnaître son autorité et à participer collectivement au développement de leur localité.

 

Cette collaboration entre chefferie et municipalité apparaît particulièrement importante pour les populations. Elle peut faciliter la mobilisation communautaire autour des projets locaux, améliorer la circulation de l’information et contribuer à résoudre plus rapidement certains problèmes de proximité.

 

Haho 3,
© Haho 3,
Un rôle déterminant pour la cohésion locale

Dans une communauté villageoise, l’installation d’un chef traditionnel ne constitue pas uniquement un événement protocolaire. Elle peut créer un cadre de dialogue entre les différentes composantes de la population et renforcer les mécanismes locaux de règlement des différends.

 

Pour Copé-Yéyé, le défi consiste désormais à transformer cette nouvelle étape institutionnelle en actions concrètes : préserver la paix, renforcer l’entente entre les habitants, soutenir les initiatives de développement et maintenir un dialogue constructif avec les autorités publiques.

 

La présence des chefs des villages environnants et des forces de sécurité lors de la cérémonie a d’ailleurs illustré l’importance accordée à cette installation dans la vie de la communauté.

Haho 3,
© Haho 3,

Une intronisation célébrée dans la ferveur

La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère festive. Les prestations des groupes folkloriques ont accompagné les différents temps forts de l’événement, tandis que la population exprimait sa satisfaction autour de cette reconnaissance officielle.

 

Avec son intronisation, Togbui DEDJRO 1er entame ainsi un mandat placé sous le signe de la responsabilité, de la paix et de la collaboration avec les autorités locales. Pour les habitants de Copé-Yéyé, l’enjeu sera désormais de faire de cette nouvelle chefferie un levier de cohésion et de développement communautaire.

Togo : Togbui Assiatahoun VIII, nouveau chef canton d’Attitogon

ATTITOGON, 19 août 2026 — Le vide institutionnel aura duré près d’une décennie. Le 18 août, la préfecture du Bas‑Mono a officiellement tourné la page de huit années d’incertitude à la tête du canton d’Attitogon, en actant la reconnaissance étatique de Togbui Yaovi Kouakou Assiatahoun VIII.

La cérémonie d’investiture a scellé l’alliance entre la légitimité coutumière et l’autorité républicaine. En effet, le Gouverneur de la Région Maritime, El Hadj Taïrou Bagbiegue, a personnellement remis le décret officiel au nouveau dignitaire. L’événement a mobilisé massivement l’appareil d’État local — élus, forces de l’ordre, responsables religieux — et une population impatiente de retrouver son ancrage traditionnel.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM
Loyauté, neutralité et stabilité territoriale

Le gouvernement togolais conçoit la chefferie non pas comme un simple héritage folklorique, mais comme un rouage opérationnel de l’administration territoriale. Ainsi, en s’appuyant sur le cadre rigoureux de la loi de 2007 régissant le statut des chefs traditionnels, le Gouverneur Bagbiegue a fixé un cahier des charges strict au nouveau dirigeant.

Le représentant de l’État a exigé de Togbui Assiatahoun VIII une neutralité politique absolue et une loyauté sans faille envers la République. Dans ce contexte, où les garants des us et coutumes agissent souvent comme les premiers modérateurs des tensions locales, le gouverneur a rappelé que l’exemplarité personnelle reste la condition indispensable pour maintenir la cohésion sociale à la base.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM
Un agenda axé sur la relance et l’unité

Conscient des défis accumulés par la longue vacance de son siège, le nouveau chef canton a immédiatement projeté son mandat vers l’action. Après avoir publiquement remercié le Président du Conseil pour la validation institutionnelle de sa désignation, Togbui Assiatahoun VIII a défini une ligne directrice claire : relancer le développement économique d’Attitogon.

Pour y parvenir, il a promis de faire du dialogue son outil de gouvernance principal afin de fédérer une communauté restée trop longtemps sans leadership unifié. Par ce retour à la normale, l’administration réaffirme sa volonté d’intégrer étroitement les autorités coutumières à la machine étatique, sécurisant ainsi la gestion de proximité et la préservation du patrimoine local.

Cette investiture marque une étape décisive : elle rétablit l’équilibre entre tradition et République, tout en offrant à Attitogon un leadership capable de transformer la loyauté coutumière en moteur de développement et d’unité.

Togo : Les citoyens aux commandes du développement local

TSÉVIÉ, 18 août 2026 — L’État togolais opère un changement de paradigme radical dans sa stratégie d’aménagement  territorial : transférer le pouvoir décisionnel et opérationnel directement aux communautés locales. Pour accélérer la construction d’infrastructures et garantir leur pertinence, le gouvernement délaisse l’approche verticale traditionnelle au profit du Développement conduit par les communautés (DCC), une méthode qui entre aujourd’hui dans sa phase d’institutionnalisation.

 

 

 

L’efficacité par la décentralisation des chantiers

 

La logique derrière cette réorganisation est strictement pragmatique. En effet, les projets dictés depuis le sommet de l’État s’enlisent fréquemment dans des goulets d’étranglement administratifs. À l’inverse, lorsque les habitants d’un quartier ou d’un village identifient eux‑mêmes leurs urgences, planifient les travaux et assurent le contrôle qualité, l’exécution s’accélère drastiquement.

 

Cette maîtrise d’ouvrage communautaire permet de lancer des dizaines d’investissements en parallèle sur tout le territoire. De plus, les citoyens impliqués développent un fort sentiment d’appropriation qui garantit la durabilité et l’entretien des infrastructures sur le long terme. Le succès indiscutable du projet pilote COSO — déployé récemment dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience (PURS) — a fourni à l’exécutif les preuves tangibles de l’efficacité de ce modèle.

 

 

Une large consultation pour graver la méthode dans le marbre

 

Pour transformer cet essai réussi en politique d’État permanente, l’administration a rassemblé, le 18 août à Tsévié, les décideurs clés de la Région maritime. Autour du représentant du gouverneur Taïrou Bagbiegue et du préfet de Zio, Mawouna Gadewa, les maires, les secrétaires généraux et la société civile ont confronté leurs expériences.

 

L’objectif de cette session n’était pas de présenter un texte figé, mais de soumettre le projet d’institutionnalisation à la critique du terrain. Ainsi, l’État compte sur les retours de ces acteurs de première ligne pour purger les futures procédures de toute lourdeur bureaucratique.

 

 

 

Vers une gouvernance locale modernisée

 

En ancrant définitivement le DCC dans son architecture institutionnelle, le Togo s’apprête à moderniser son action publique. Le pays se dote ainsi d’un mécanisme de financement pérenne, hautement redevable, et capable de répondre à la vitesse de l’urgence aux besoins réels des populations.

Finalement, l’institutionnalisation du DCC consacre une révolution silencieuse: désormais, ce sont les citoyens eux‑mêmes qui deviennent les architectes de la gouvernance locale, transformant chaque projet en symbole de transparence, de rapidité et de proximité.

Cinkassé : Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II prend officiellement les rênes du canton

CINKASSÉ, 17 août 2026 — La chefferie du canton de Cinkassé entre dans une nouvelle étape. Le samedi 15 août 2026, le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, a officiellement remis à Sa Majesté Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II le décret reconnaissant son accession à la tête du canton.

La cérémonie, qui a également donné lieu aux rites traditionnels d’installation, a réuni une importante mobilisation populaire. Des habitants de Cinkassé et de plusieurs autres localités du Togo, ainsi que des participants venus des pays voisins, ont pris part à cet événement qui marque à la fois la reconnaissance institutionnelle du nouveau chef et son entrée effective dans ses fonctions traditionnelles.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Une reconnaissance qui scelle l’accession à la chefferie

La remise du décret constitue l’aboutissement institutionnel d’un processus engagé sur le plan coutumier. Elle inscrit désormais officiellement Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II dans l’exercice de ses responsabilités à la tête du canton de Cinkassé, conformément au cadre juridique applicable à la chefferie traditionnelle au Togo.

Le nouveau chef avait été désigné le 20 janvier 2025, à l’issue d’une procédure fondée sur le consensus coutumier. Plus d’un an après cette désignation, la cérémonie du 15 août vient donc formaliser son installation et donner une dimension officielle à son mandat.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Le défi de la cohésion sociale

En remettant le décret de reconnaissance, Affoh Atcha-Dédji a placé la paix et la cohésion sociale au centre de la mission qui attend désormais le nouveau chef.

Le gouverneur a appelé Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II à exercer son autorité avec le souci constant de préserver l’entente entre les différentes composantes de la communauté. Il a également insisté sur la contribution que la chefferie traditionnelle peut apporter à la prévention des tensions et au règlement des différends.

Cette responsabilité prend une importance particulière dans les territoires où les chefs traditionnels restent des interlocuteurs de proximité pour les populations. Leur connaissance des réalités locales peut faciliter le dialogue, la transmission des valeurs culturelles et la recherche de solutions adaptées aux conflits communautaires.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Un appel à l’unité autour du nouveau chef

Le gouverneur n’a pas limité son message au nouveau titulaire de la chefferie. Il a également invité les filles et fils de Cinkassé à accompagner leur chef dans l’accomplissement de ses nouvelles responsabilités.

Pour les autorités, la réussite de cette nouvelle étape dépendra aussi de la capacité de la communauté à préserver son unité et à soutenir les initiatives susceptibles de favoriser son développement. La chefferie doit ainsi s’inscrire dans une dynamique collective plutôt que fonctionner comme une institution isolée.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
La jeunesse comme priorité annoncée

Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II a, pour sa part, remercié les autorités nationales pour la confiance accordée à sa personne. Il s’est engagé à exercer sa fonction avec responsabilité et impartialité, en privilégiant l’intérêt général.

Le nouveau chef a notamment placé la jeunesse parmi ses priorités. Il entend faire de cette frange de la population un partenaire de la consolidation de la paix et du développement local.

Son installation ouvre ainsi une nouvelle séquence pour le canton de Cinkassé. Entre héritage coutumier, responsabilités sociales et attentes en matière de développement, le nouveau chef devra désormais transformer cette reconnaissance officielle en une autorité au service de l’unité et de la stabilité de sa communauté.

Gouvernorat Région des Savanes
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Yoto : Togbui Adodo V, nouveau chef canton de Tométy-Kondji

Le gouverneur de la Région Maritime, El hadj Taïrou Bagbiegue, a remis mercredi le décret de reconnaissance de Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V, désigné chef de canton selon les règles coutumières, lors d’une cérémonie qui a rassemblé élus, autorités et population.

Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V est officiellement le nouveau chef du canton de Tométy-Kondji, dans la préfecture de Yoto. Le gouverneur de la Région Maritime, El hadj Taïrou Bagbiegue, lui a remis le décret de reconnaissance de sa désignation coutumière le mercredi 13 août 2026, onze mois après le décès de son prédécesseur à la tête du canton.

La cérémonie s’est tenue devant une forte mobilisation de la population locale et en présence d’un sénateur, de plusieurs députés, de maires, du préfet de Yoto ainsi que d’autorités administratives, traditionnelles et religieuses.

Gouvernorat Régional Maritime
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Le drapeau, symbole de la charge confiée

Au-delà de la remise du décret, le gouverneur a procédé à la remise symbolique du drapeau au nouveau chef canton. Ce geste marque, dans la tradition administrative togolaise, l’entrée en responsabilité du chef coutumier au service de sa communauté.

Une minute de silence a été observée en hommage à l’ancien chef canton de Tométy-Kondji, décédé onze mois plus tôt.

Gouvernorat Régional Maritime
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Le nouveau chef promet une gestion collégiale du canton

Prenant la parole après la remise du décret, Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V a remercié le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, ainsi que le gouverneur de la Région Maritime pour la confiance placée en lui.

“Le nouveau chef du canton de Tométy-Kondji a réaffirmé son engagement à travailler avec toutes les composantes de la communauté pour le développement du canton.” — Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V

Il a également adressé sa gratitude à ses pairs chefs traditionnels et à l’ensemble de la population de Tométy-Kondji, qu’il a associés à sa désignation.

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La reconnaissance des chefs de canton au Togo

Au Togo, un chef de canton désigné par voie coutumière n’entre officiellement en fonction qu’après la publication d’un décret de reconnaissance, adopté en Conseil des ministres puis remis localement par le gouverneur de région ou son représentant.

Cette procédure vise à faire des chefferies traditionnelles un relais reconnu entre l’administration publique et les populations, tout en validant le respect des règles coutumières de désignation.

La cérémonie de Tométy-Kondji consacre ainsi l’installation officielle du nouveau chef canton et réaffirme, selon les intervenants présents, l’engagement collectif en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement local.

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Togo : Le SNAT impose une nouvelle donne économique à la Kara

KARA, 13 août 2026 — Pendant des décennies, la planification étatique en Afrique de l’Ouest a souvent obéi à une logique centralisatrice : appliquer une formule de développement unique à des territoires aux réalités disparates. Or, le Togo amorce aujourd’hui une rupture officielle avec ce modèle.

En déployant son nouveau Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT), dont les grandes lignes ont été présentées le mardi 11 août aux décideurs de la région de la Kara, le gouvernement togolais acte un changement de paradigme : la fin de l’uniformisation au profit d’une spécialisation économique des régions.

Gouvernorat Région de la Kara
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L’avantage comparatif comme moteur de croissance

Le constat qui sous-tend cette nouvelle architecture étatique est clair : le développement national ne peut plus reposer sur la seule macrocéphalie de la capitale, Lomé. Ainsi, pour atteindre l’ambition fixée à l’horizon 2045 — celle d’une nation compétitive, résiliente et à la prospérité partagée —, l’État mise désormais sur l’avantage comparatif de chaque zone géographique.

L’objectif du SNAT n’est pas de lisser les différences régionales, mais de les exploiter. Le document stratégique redessine la carte du pays autour de grands corridors logistiques et de pôles urbains structurés. En effet, l’exécutif fonde son argumentaire sur l’efficacité : en concentrant les investissements sur les atouts naturels et démographiques d’un territoire spécifique, l’État espère catalyser la croissance locale et endiguer l’exode rural.

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La Kara, laboratoire de cette décentralisation économique

C’est dans cette optique que la région de la Kara a été appelée à redéfinir son logiciel de gouvernance lors d’un conclave stratégique tenu le mardi 11 août. Devant un parterre réunissant préfets, maires, chefs traditionnels, opérateurs privés et forces de sécurité, le gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, agissant au nom du ministère de l’Aménagement du territoire, a posé les nouveaux jalons de l’action publique locale.

Pour la Kara, la commande gouvernementale est explicite : la région ne doit plus se penser comme une simple entité administrative, mais comme un pôle de compétitivité. Le SNAT identifie clairement ses leviers de croissance : un vivier démographique jeune, un maillage solide d’infrastructures éducatives et sanitaires, de riches ressources naturelles et un potentiel touristique encore sous‑exploité.

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L’obligation de résultat pour les élus locaux

Cette nouvelle doctrine s’accompagne d’une injonction stricte en matière de gouvernance. Le SNAT devient le référentiel absolu et contraignant pour toutes les politiques publiques locales. Ainsi, le gouverneur a mis les maires et les préfets face à leurs responsabilités : les futurs Plans de Développement Communaux (PDC) et Régionaux (PDR) devront s’aligner scrupuleusement sur les orientations de ce schéma national.

En d’autres termes, l’ère des micro‑projets locaux déconnectés de la vision globale est révolue. Le gouvernement togolais exige désormais une cohérence d’ensemble où chaque région joue une partition spécifique, mais indispensable, dans la marche du pays vers 2045. Toutefois, si l’intention politique est forte, le véritable test consistera à doter ces acteurs locaux des ressources financières nécessaires pour transformer cette architecture théorique en chantiers tangibles.

Blitta : Préfets et gouverneurs en séminaire pour moderniser l’État

À Blitta, les gouverneurs et préfets du Togo ont été invités à revoir leurs méthodes de travail pour rendre l’administration territoriale plus réactive, mieux coordonnée et davantage tournée vers les attentes des citoyens. Réunis les 5 et 6 août 2026, ils ont dressé le bilan du premier semestre et arrêté une feuille de route pour la suite de l’année.

Pendant deux jours, l’administration territoriale togolaise s’est livrée à un exercice qui dépasse le bilan administratif ordinaire. Les 5 et 6 août, gouverneurs et préfets ont confronté leurs expériences de terrain, leurs difficultés et leurs pratiques afin de mieux organiser l’action de l’État au plus près des populations.

Organisé par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le séminaire national a réuni les premiers représentants de l’État dans les régions et les préfectures. Parmi eux figuraient le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, accompagné des préfets de la région, ainsi que le gouverneur de la région Maritime, El Hadj Taïrou Bagbiegue.

Gouvernorat Région des Savanes
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Un bilan pour corriger les faiblesses

Ce séminaire constituait avant tout un exercice de vérité. Les participants ont examiné les actions conduites lors des six premiers mois de 2026 et identifié les difficultés qui entravent encore l’efficacité de l’administration territoriale. À l’ouverture des travaux, le ministre de tutelle, le colonel Hodabalo Awaté, a appelé les responsables territoriaux à faire preuve de responsabilité et de lucidité dans l’évaluation de leurs actions.

L’enjeu consiste désormais à passer d’une administration qui exécute à une administration capable d’anticiper, de coordonner et de mesurer les résultats de son action. Les échanges ont notamment porté sur le maintien de l’ordre public, la prévention des crises, l’accompagnement de la décentralisation et la coordination entre les différents services déconcentrés de l’État.

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La proximité comme nouvelle exigence

Derrière ces discussions administratives se dessine une préoccupation plus concrète : rapprocher davantage l’État des citoyens. Les procédures administratives, la coordination des services et le partage des bonnes pratiques ont ainsi occupé une place importante dans les travaux. Une table ronde consacrée aux nouveaux défis du pilotage territorial a également permis d’aborder les exigences liées à une administration de proximité.

Pour les autorités territoriales, cette proximité suppose une meilleure circulation de l’information entre les services centraux et les représentants de l’État sur le terrain. Elle exige aussi une capacité à identifier rapidement les difficultés locales et à apporter des réponses adaptées, sans attendre que les problèmes prennent une dimension plus significative.

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Les Savanes misent sur le partage d’expériences

La participation du gouverneur des Savanes et des préfets de la région s’inscrit dans cette logique de mutualisation des expériences. Dans une région où les enjeux territoriaux exigent une coordination constante des services publics, l’échange de pratiques peut constituer un levier pour améliorer le fonctionnement de l’administration.

Le séminaire a ainsi permis aux responsables territoriaux de confronter leurs méthodes et de tirer des enseignements des expériences conduites dans différentes régions et préfectures. Cette dynamique doit également contribuer à consolider les acquis et à harmoniser les pratiques administratives à l’échelle nationale.

Gouvernorat Région des Savanes
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Une feuille de route pour le second semestre

Les deux journées de travaux se sont conclues par l’adoption d’une feuille de route assortie de recommandations opérationnelles. Celles-ci visent notamment à renforcer la coordination entre les services centraux et les autorités déconcentrées, à harmoniser les pratiques administratives et à améliorer le pilotage territorial de l’action publique.

À travers cette démarche, le gouvernement entend faire des gouvernorats davantage que de simples relais administratifs. Ils doivent devenir de véritables centres d’impulsion capables de traduire les politiques publiques en actions concrètes sur le terrain.

Le défi du second semestre sera désormais de transformer les recommandations de Blitta en résultats mesurables dans les régions et les préfectures. C’est à cette condition que la volonté d’une administration plus proche, plus réactive et davantage orientée vers les citoyens pourra se traduire dans les faits.

Golfe 7 : L’OTR forme les élus aux démarches foncières

LOMÉ-AFLAO, 4 août 2026 — C’est dans une atmosphère de grande concorde républicaine que s’est tenue, le lundi 3 août 2026, une importante journée d’étude et d’orientation administrative dans les locaux de la mairie d’Aflao-Sagbado. En marge des travaux de la 3ᵉ session ordinaire du Conseil municipal, l’Office togolais des recettes (OTR) est venu dispenser ses précieux enseignements aux forces vives de la collectivité locale.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Un dialogue direct entre l’administration fiscale, les élus et les autorités coutumières

Placée sous l’autorité vigilante de Madame le Maire, DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, cette séance de travail a rassemblé dans l’hémicycle municipal l’ensemble des conseillers locaux, les gardiens de la tradition et de la coutume, ainsi que les agents de la fonction publique communale.

Face aux litiges qui entravent trop souvent le développement économique, le fisc républicain est venu clarifier la législation en matière de propriété solide. Les techniciens du Cadastre ont exposé avec pédagogie les règles modernes de l’immatriculation administrative, véritable bouclier contre la spoliation des biens fonciers.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Renforcer les compétences locales pour mieux orienter et protéger les citoyens

Au cours de débats d’une haute tenue civique, les notables et les représentants du peuple ont pu lever le voile sur les lenteurs administratives du passé. Désormais armés d’un savoir technique irréprochable, ces intermédiaires de confiance seront en mesure de guider les citoyens dans la régularisation légale de leurs parcelles.

Cette grande campagne d’explication démontre la volonté inébranlable de la municipalité du Golfe 7 d’instaurer une gestion moderne, intègre et accessible de son territoire, garantissant ainsi la paix sociale et la prospérité des foyers.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Chefferie dans la Kara : Nouveaux chefs à Bassar et Doufelgou

Le protocole d’État s’est allié à la ferveur des traditions ce week-end dans la région de la Kara. En effet, en l’espace de quarante-huit heures, les cantons de Sanda-Afohou (préfecture de Bassar) et de Niamtougou (préfecture de Doufelgou) ont officiellement scellé l’avenir de leur gouvernance locale. Sous la houlette du gouverneur de la région de la Kara, le général Komlan Adjitowou, deux nouveaux chefs ont reçu leurs attributs légaux de pouvoir. Il s’agit d’un tournant institutionnel majeur, destiné à renforcer la cohésion sociale et à booster le développement à la base. Au-delà du protocole, un message politique et social fort a été délivré : le chef moderne n’est plus seulement le gardien des us et coutumes, il est désormais le pivot du développement local.

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Sanda-Afohou : la fin d’une longue vacance

Le vendredi 3 juillet 2026, l’émotion était palpable à Bassar. Après plusieurs années d’attente et d’incertitude, le canton de Sanda-Afohou dispose enfin d’un dirigeant officiel. Welessa Bissossou a reçu son décret de reconnaissance des mains du gouverneur, en présence du préfet, le lieutenant-colonel Assiah Hodabalo.

En transmettant le précieux document au nouveau récipiendaire, le général Komlan Adjitowou n’a pas manqué de tracer une feuille de route rigoureuse. L’autorité régionale a rappelé les vertus cardinales qui doivent guider le règne du nouveau chef : l’impartialité et le sens du rassemblement pour recoudre le tissu social après des années de transition, l’intégrité et la responsabilité face aux aspirations de ses administrés, ainsi que l’innovation et le dévouement, indispensables pour inscrire le canton sur la trajectoire du développement durable.

Gouvernorat Région de la Kara
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Dans la foulée, le général Adjitowou a exhorté la population locale à faire bloc autour de Welessa Bissossou, en lui accordant toute la légitimité et le soutien nécessaires à la réussite de sa mission. Intronisé par ses pairs, le nouveau chef a immédiatement affiché ses ambitions. Prenant la parole pour sa première allocution officielle, Sa Majesté Welessa Bissossou a témoigné sa profonde gratitude envers les plus hautes autorités du pays pour la confiance accordée. Il s’est solennellement engagé à être un « chef exemplaire », promettant de travailler main dans la main avec les forces vives pour l’essor de Sanda-Afohou.

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Niamtougou : la continuité coutumière validée par l’État

Le lendemain, samedi 4 juillet, le cap a été mis sur la préfecture de Doufelgou pour une célébration tout aussi stratégique. Élu selon les règles ancestrales et reconnu par décret présidentiel depuis avril dernier, Katoma Himana est désormais officiellement le chef du canton de Niamtougou.

Devant un parterre d’officiels, le général Komlan Adjitowou a remis le décret présidentiel en présence du préfet de Doufelgou, le colonel Aziaba Ayi Sessi. À cette occasion, il a redéfini le rôle moderne du chef de canton, courroie de transmission entre l’État et les communautés : « Le chef traditionnel doit être le garant de l’harmonie, le promoteur de la paix et du vivre-ensemble, mais aussi le premier relais des orientations stratégiques du gouvernement sur le terrain. »

Gouvernorat Région de la Kara
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Par la suite, le Conseil préfectoral de la chefferie traditionnelle a procédé à l’intronisation coutumière du nouveau garant des valeurs de Niamtougou. Conscient de l’ampleur de la tâche, Katoma Himana a remercié l’État pour cette reconnaissance, salué ses prédécesseurs et appelé à l’union sacrée pour poursuivre les chantiers de développement du canton. Accueilli chaleureusement par la population, le nouveau chef s’est engagé à mobiliser toutes les forces vives pour poursuivre la modernisation initiée par ses prédécesseurs.

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Le soft power des chefs : ce que l’autorité attend d’eux

Lors des deux cérémonies, le général Komlan Adjitowou a fixé une feuille de route aux nouveaux chefs traditionnels, appelés à incarner cinq piliers : rassembler des communautés plurielles avec impartialité, promouvoir la paix et la cohésion sociale, moderniser la tradition en l’ouvrant à l’avenir, accompagner sur le terrain les politiques de développement et garantir un lien loyal entre la population et l’État.

Ainsi, en appelant Bassar et Doufelgou à faire bloc derrière leurs chefs, l’autorité régionale a insisté sur le rôle des cantons dans la stabilité nationale. Pour Welessa Bissossou et Katoma Himana, l’enjeu est désormais de transformer la légitimité du décret en résultats concrets.

En définitive, ce week-end de double investiture dans la Kara illustre la place centrale de la chefferie traditionnelle dans l’administration togolaise. La présence du gouverneur et des préfets souligne que sécurité, discipline territoriale et développement avancent de concert. À Sanda-Afohou comme à Niamtougou, l’ère des transitions s’achève, laissant place à l’action.

Togo : Une ambulance médicalisée pour le CHR de Tsévié

Tsévié, 24 avril 2026 — À la veille des célébrations de l’indépendance, le Conseil régional Maritime a doté le Centre hospitalier régional (CHR) de Tsévié d’une ambulance médicalisée flambant neuve. Un investissement stratégique, financé sur le budget 2025 du Conseil, qui vise à combler les lacunes persistantes du système d’évacuation sanitaire dans le sud du pays.

Dans les couloirs du CHR, le soulagement est palpable. Le jeudi 23 avril, la cour de l’établissement a servi de cadre à une cérémonie sobre mais hautement symbolique : la remise officielle d’un véhicule équipé de dispositifs de soins intensifs, destiné à renforcer les capacités d’évacuation et à améliorer la prise en charge des patients.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM

L’urgence comme priorité

Jusqu’ici, les transferts vers les structures spécialisées de la capitale ou le maintien des fonctions vitales lors des évacuations constituaient un défi logistique permanent. L’arrivée de cette ambulance représente bien plus qu’une simple dotation matérielle : c’est un levier essentiel pour réduire la mortalité liée aux délais de prise en charge, notamment lors des urgences obstétricales et des accidents fréquents sur l’axe Lomé‑Tsévié.

La remise des clés a été effectuée par El Hadj Taïrou Bagbiegue, gouverneur de la région Maritime. Dans son allocution, il a exhorté le personnel à un usage « responsable » et à une maintenance rigoureuse, rappelant ainsi que l’entretien reste souvent le talon d’Achille des structures publiques. Ce rappel traduit une préoccupation récurrente des autorités : garantir que les équipements de pointe bénéficient durablement aux populations.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
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Un symbole politique à l’approche du 27 avril

Au‑delà de l’aspect médical, cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale. À quelques jours du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo, période traditionnellement marquée par des inaugurations et des gestes forts de l’exécutif, la dotation prend une valeur symbolique supplémentaire.

En inscrivant cette action dans la Politique nationale de protection sociale (PNPS), portée au plus haut niveau de l’État par le président Faure Essozimna Gnassingbé, les autorités régionales rappellent l’alignement de leurs initiatives sur une vision nationale. Pour le gouvernement, l’enjeu est double : démontrer que la décentralisation, encore jeune au Togo, porte ses premiers fruits, et prouver que la réponse aux besoins essentiels peut désormais s’organiser à l’échelle locale.