AFRISTAT : le Togo trace la voie d’une Afrique mieux informée

 Le Togo à la tête de l’AFRISTAT : une présidence active pour refonder la gouvernance statistique en Afrique

Lomé, 7 août 2025 Le Togo assure la présidence du Conseil des ministres de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (AFRISTAT), une organisation intergouvernementale qui regroupe 22 États membres. Ce rôle de leader s’est illustré une nouvelle fois lors de la 32ᵉ session ordinaire du Conseil depuis janvier 2024. Tenue par visioconférence et présidée par Sandra Ablamba Johnson, Ministre et Secrétaire général de la Présidence du Conseil au nom du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, cette réunion a été l’occasion de consolider les avancées de l’organisation.

À la tête de l’AFRISTAT, le Togo impulse une réforme ambitieuse pour des données plus fiables et une Afrique mieux informée.
© À la tête de l’AFRISTAT, le Togo impulse une réforme ambitieuse pour des données plus fiables et une Afrique mieux informée.

Une présidence qui s’engage : appel à la solidarité financière

 

Dans son allocution d’ouverture, Mme Johnson a salué la confiance accordée au Togo pour piloter cette instance stratégique. Par ailleurs, elle a souligné les avancées enregistrées depuis le début du mandat et a appelé les États membres à honorer leurs engagements financiers envers le fonds AFRISTAT, une condition essentielle pour la pérennité des actions de l’Observatoire.

« L’AFRISTAT ne se limite pas à l’assistance technique. Au contraire, c’est un levier de coordination, de mobilisation de ressources et de crédibilité pour nos systèmes statistiques nationaux », a-t-elle affirmé, insistant sur l’importance d’une production de données harmonisée et fiable pour orienter les politiques publiques.

Quatre résolutions audacieuses pour moderniser l’AFRISTAT

 

À l’issue de cette session, quatre résolutions majeures ont été adoptées afin de moderniser l’institution et de la rendre plus agile :

  • D’abord, la première résolution autorise le président du Conseil à convoquer les prochaines réunions en dehors du cadre traditionnel des rencontres de la zone franc, offrant ainsi plus de flexibilité.
  • Ensuite, le « Conseil scientifique » est transformé en « Comité scientifique », une évolution qui vise à le rendre plus agile et efficace.
  • De plus, la troisième résolution fixe les modalités de révision du Traité fondateur de l’AFRISTAT, datant de 1993, pour l’adapter aux réalités actuelles.
  • Enfin, la quatrième entérine la nomination de Monsieur EDI Serges (Côte d’Ivoire) au poste de Directeur général adjoint pour la période 2026-2029.

 

Finances, vision et succession : les défis d’un développement durable

 

Les travaux ont également permis d’examiner les rapports d’exécution des plans d’action pour les années 2023 et 2024, de même que la situation des contributions financières des États membres sur les périodes 2006-2015 et 2016-2025. Dans la continuité de ces discussions, le Conseil a validé la répartition du fonds AFRISTAT pour la décennie 2026-2035, estimée à plus de 12,5 milliards de FCFA.

Quant à la succession, les États membres ont élu la Guinée équatoriale pour prendre la présidence du Conseil à partir de janvier 2026, dans une logique de rotation équilibrée.

À la tête de l’AFRISTAT, le Togo impulse une réforme ambitieuse pour des données plus fiables et une Afrique mieux informée.
© À la tête de l’AFRISTAT, le Togo impulse une réforme ambitieuse pour des données plus fiables et une Afrique mieux informée.

Le Togo parachève son mandat par un bilan exemplaire

 

Créé pour renforcer les capacités statistiques des pays d’Afrique subsaharienne, AFRISTAT est désormais un outil stratégique essentiel. Son action permet aux États de mieux piloter leurs politiques publiques, de répondre aux exigences des bailleurs internationaux et de renforcer leur souveraineté informationnelle.

Avec cette 32ᵉ session, le Togo confirme son rôle moteur dans la refondation de la gouvernance statistique régionale. Sa présidence a été active, axée sur la réforme, la transparence et l’efficacité. Dans un contexte de transformation numérique et de recherche de solutions durables, il sera intéressant d’observer comment la Guinée équatoriale, son successeur, poursuivra et consolidera ces acquis.

Ce remaniement permet de dynamiser la lecture et de mieux articuler les idées entre elles. L’ajout de connecteurs logiques comme « par ailleurs », « au contraire » et « à l’issue de cette session » rend le texte plus fluide. Les titres journalistiques, plus accrocheurs, attirent l’attention du lecteur. La nouvelle chute est plus percutante, tout en incluant une ouverture vers la suite du mandat de l’AFRISTAT.

Chine : La colère des cieux s’abat sur Yuzhong

Déluge mortel dans le Gansu : 10 morts, 33 disparus et des milliers de personnes piégées

 

Yuzhong, 8 août 2025 Une vague de pluies diluviennes a plongé le comté de Yuzhong, dans la province chinoise du Gansu, dans un paysage de désolation. Inondations soudaines et glissements de terrain ont provoqué des pertes humaines et d’importants dégâts. Depuis jeudi soir, ce déluge exceptionnel — avec jusqu’à 220 mm de précipitations en moins de 24 heures — a fait au moins 10 morts, 33 disparus et isolé plus de 4 000 habitants dans des villages enclavés en zone montagneuse. Les équipes de secours, déployées en urgence, peinent à accéder aux zones sinistrées, confrontées à des routes obstruées par des coulées de boue et des arbres arrachés. Face à l’ampleur de la catastrophe, le président Xi Jinping a lancé un appel à la mobilisation nationale pour venir en aide aux victimes.

Des inondations meurtrières frappent le comté de Yuzhong en Chine, isolant des milliers d’habitants et déclenchant une mobilisation nationale face à l’urgence climatique.
© Des inondations meurtrières frappent le comté de Yuzhong en Chine, isolant des milliers d’habitants et déclenchant une mobilisation nationale face à l’urgence climatique.

Yuzhong : déluge et désastre humain

 

Les averses, qui ont débuté jeudi à 18 h, ont déversé des quantités d’eau colossales sur Yuzhong, une région vallonnée près de Lanzhou, la capitale du Gansu. Dans certaines zones, comme la région de Xinglong Mountain, les précipitations ont atteint 195 mm, soit près de la moitié des 300 à 400 mm de pluie annuelle habituelle.

De ce fait, ces conditions extrêmes, amplifiées par la fragilité des sols limoneux du plateau de loess, ont déclenché des crues soudaines et un glissement de terrain dans le village de Maliantan, où trois personnes restent portées disparues. Des images diffusées par la télévision d’État CCTV montrent des flots boueux emportant voitures, arbres et débris, transformant les routes en rivières tumultueuses.

Course contre la montre pour les secouristes

 

Face à l’urgence, plus de 2 700 secouristes, épaulés par 980 véhicules et près de 8 500 équipements d’urgence, ont été déployés pour retrouver les disparus, évacuer les habitants et rétablir les infrastructures. En réponse à la situation, le président Xi Jinping a ordonné des efforts « tous azimuts » pour limiter les pertes humaines et rétablir au plus vite les réseaux d’électricité et de télécommunications, gravement endommagés dans plusieurs villages.

« La priorité absolue est de sauver les disparus et de protéger les populations menacées », a-t-il déclaré. Dans la zone de Xinglong Mountain, plus de 4 000 personnes restent coupées du monde, les routes étant obstruées par des coulées de boue et des débris.

Une région en sursis face au changement climatique

 

Le comté de Yuzhong, niché dans un paysage de collines et de ravins, est particulièrement exposé aux catastrophes naturelles en raison de son sol meuble, qui devient instable lorsqu’il est saturé d’eau. En outre, ces inondations s’inscrivent dans une série d’événements climatiques extrêmes frappant la Chine cet été. Depuis fin juillet, les pluies diluviennes ont causé la mort d’au moins 60 personnes dans le nord du pays, dont 44 à Pékin.

Les experts attribuent cette intensification des précipitations au changement climatique, qui perturbe les cycles de la mousson est-asiatique. À Yuzhong, les dégâts matériels sont considérables : maisons détruites, véhicules emportés et cultures dévastées menacent les moyens de subsistance des habitants.

 

Réponse nationale et désarroi des victimes de Yuzhong

 

Le gouvernement central a réagi rapidement, allouant 100 millions de yuans (environ 13,9 millions de dollars) pour soutenir les opérations de secours dans le Gansu, selon la Commission nationale du développement et de la réforme. Par ailleurs, depuis avril, Pékin a mobilisé plus de 6 milliards de yuans pour faire face aux catastrophes climatiques à travers le pays.

Les autorités locales, confrontées à une situation critique, ont également lancé des inspections pour évaluer les risques de nouveaux glissements de terrain. Dans les zones touchées, les habitants tentent de sauver ce qu’il reste de leurs biens. Zhang Changqin, un vendeur de fruits de mer de 65 ans, a déclaré à China Daily : « J’ai vu des inondations avant, mais jamais d’une telle ampleur. »

La Chine face à la multiplication des intempéries

 

Cette tragédie dans le Gansu intervient dans un contexte de conditions météorologiques extrêmes à travers la Chine. À Guangzhou, dans le sud, un glissement de terrain a fait sept morts mercredi, tandis que Zhengzhou, dans le Henan, a dû fermer écoles et usines face à des inondations. Cela n’est pas sans rappeler les inondations dévastatrices de 2021, qui avaient tué plus de 300 personnes dans le Henan.

Alors que les opérations de secours se poursuivent dans des conditions difficiles, les autorités locales appellent les habitants à la plus grande prudence et soulignent l’urgence d’adapter les infrastructures et les stratégies de prévention aux défis climatiques croissants. Cette catastrophe meurtrière n’est-elle qu’un sinistre avant-goût des défis qui attendent la Chine et le monde entier face à l’accélération du dérèglement climatique ?

 

Togo : la Cour suprême valide les municipales, les maires attendus sous 60 jours

Municipales 2025 : la Cour suprême valide les résultats, cap sur l’installation des conseils locaux

 

Lomé, 7 août 2025 La démocratie locale togolaise franchit une nouvelle étape. Le mercredi 6 août, la chambre administrative de la Cour suprême a officiellement validé les résultats des élections municipales tenues le 17 juillet dernier. Après examen des recours et ajustements mineurs, l’institution judiciaire a confirmé les chiffres communiqués par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), consolidant ainsi l’issue du scrutin.

 

La Cour suprême : Unir conserve sa large avance et assoit son pouvoir local

 

Le parti Union pour la République (Unir), majoritaire au Parlement, maintient sa position dominante en remportant 1 150 sièges de conseillers municipaux sur les 1 527 disponibles, soit près de 75 % des postes. Les autres formations politiques, dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’Union des forces du changement (UFC), l’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI), ainsi que le regroupement indépendant Togolais, Viens Agir (TOVIA), se partagent les sièges restants.

Cette configuration confirme la stabilité politique locale et la continuité des équilibres observés lors des précédentes échéances électorales, avec un parti au pouvoir solidement ancré dans les territoires.

 

Un taux de participation en légère hausse, la démocratie s’anime

 

Le taux de participation, initialement estimé à 55,02 %, a été réévalué à 56,91 % après vérification des données. Ce chiffre correspond à 2 631 997 votants sur les 4 637 998 électeurs inscrits. Selon le président par intérim de la chambre administrative, le juge Badjona Samta, les corrections apportées n’ont eu aucun impact sur les résultats globaux du scrutin.

 

Vers l’installation des nouvelles instances locales

 

Avec cette validation, le processus électoral entre dans sa phase finale : l’installation des conseils municipaux, des maires et de leurs adjoints. Conformément à la Loi sur la décentralisation, cette étape devra être achevée dans un délai de 60 jours. Le mandat des nouveaux élus s’étendra jusqu’au 5 août 2031, date prévue pour le renouvellement des instances locales.

Ce jalon institutionnel marque le début d’un nouveau cycle de gouvernance territoriale, où les élus doivent répondre aux attentes des citoyens en matière de développement local, de services publics et de participation citoyenne.

 

L’équilibre politique local face au défi du développement

 

Au-delà des chiffres, cette validation judiciaire consacre la solidité du processus électoral togolais et renforce la légitimité des autorités locales à venir. Dans un contexte régional marqué par des tensions institutionnelles, le Togo mise sur la régularité des scrutins pour affirmer sa trajectoire démocratique.

Les partis d’opposition, bien que minoritaires, conservent des bastions stratégiques qui pourraient peser dans les arbitrages municipaux. L’installation des conseils locaux devient ainsi un terrain d’expression politique, où se joue non seulement la gestion des territoires, mais aussi l’équilibre des forces à l’échelle nationale.

L’enjeu désormais consiste à voir si la domination d’Unir se transformera en levier de progrès partagé, capable d impulser un développement équitable à l’échelle locale. Quelles actions concrètes les nouveaux élus pourraient-ils entreprendre pour améliorer la vie quotidienne des Togolais, tout en offrant une voix constructive à l’opposition?

Lomé : L’INAM élargit sa couverture

L’INAM élargit l’Assurance Maladie Universelle aux ayants droit des retraités civils et militaires

 

Lomé, 8 août 2025 Au Togo, la solidarité sanitaire franchit une nouvelle étape. L’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) a annoncé le mardi 5 août l’extension de la couverture de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) aux veufs, veuves, orphelins et parents directs des bénéficiaires de pensions civiles et militaires versées par la Caisse de Retraites du Togo (CRT). Il s’agit d’une avancée sociale majeure qui vient renforcer l’inclusion des ayants droit, souvent laissés en marge du système de santé.

L’INAM: une couverture élargie pour les populations les plus vulnérables

 

Cette mesure, qui fait suite à une initiative similaire lancée le mois dernier pour les affiliés de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), vise à offrir une protection médicale aux personnes fragilisées par la perte d’un proche ou par une dépendance économique. Elle concerne notamment les conjoints survivants, les enfants orphelins, les parents âgés et les membres de famille déclarés par les assurés actifs, comme les conjoints non-salariés ou les enfants à charge.

Par conséquent, l’INAM précise que les bénéficiaires concernés pourront obtenir une carte AMU, leur ouvrant l’accès aux soins essentiels dans les structures sanitaires agréées. Cette carte devient ainsi un passeport vers une prise en charge médicale digne et équitable.

 

Répondre à la précarité post-retraite : un engagement de justice sociale

 

En élargissant le champ des ayants droit, l’INAM entend répondre à une réalité souvent silencieuse : la vulnérabilité des familles après le départ ou le décès d’un salarié. L’institution souligne que cette démarche s’inscrit dans une logique de justice sociale, en garantissant aux proches des retraités une continuité dans l’accès aux soins, indépendamment de leur statut professionnel. Pour cela, les personnes nouvellement éligibles sont invitées à se rapprocher des services de l’INAM pour engager les démarches d’enregistrement et de délivrance de la carte AMU.

 

L’AMU, un projet structurant pour la santé publique

 

Lancé en janvier 2024 par l’INAM en partenariat avec la CNSS, le programme AMU vise à instaurer une couverture médicale universelle pour tous les Togolais, quel que soit leur secteur d’activité. En intégrant progressivement les différentes catégories de la population, le projet ambitionne de bâtir un système de santé plus inclusif, plus équitable et plus résilient.

 

Le Togo, pionnier de l’inclusion sociale ?

 

Avec cette nouvelle extension, le Togo confirme sa volonté de faire de la protection sociale un pilier de sa politique publique, en plaçant la santé au cœur de la dignité citoyenne. L’AMU se positionne ainsi comme un projet structurant pour l’avenir du pays. L’enjeu maintenant est de déterminer si cette démarche réussira à toucher toute la population du Togo, et Comment le gouvernement réussira-t-il à relever les défis liés à la mise en œuvre pour assurer une couverture universelle véritable et efficace, en veillant à ne laisser personne de côté ?

Lomé célèbre ses futurs gestionnaires : la jeunesse togolaise à l’honneur

Togo : Le Ministre de l’Enseignement supérieur célèbre l’élan des futurs gestionnaires

 

Lomé, 7 août 2025 Une vague d’enthousiasme et de dynamisme a marqué la clôture de la Semaine des Futurs Gestionnaires 2025, qui s’est tenue du 29 juillet au 2 août. Ce jeudi, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, M. Komi Natchaba, a accueilli avec chaleur les organisateurs et les lauréats des compétitions inter-instituts pour les féliciter de leur engagement et de leur talent. Cet événement vibrant illustre l’ambition de former une jeunesse togolaise prête à relever les défis de demain.

L’excellence académique au service de la professionnalisation

 

Lors de cette audience, le ministre a tenu à saluer la qualité exceptionnelle de la Semaine des Futurs Gestionnaires, un rendez-vous qui a réuni des étudiants de divers établissements autour de thématiques pertinentes pour leur avenir professionnel. Les compétitions inter-instituts, point d’orgue de l’événement, ont permis de mettre en lumière les compétences et la créativité des participants. Ainsi, M. Natchaba a souligné que cette initiative joue un rôle clé dans la professionnalisation des jeunes, tout en renforçant leur sens des responsabilités.

La clôture de la Semaine des Futurs Gestionnaires 2025 à Lomé met en lumière l’engagement des étudiants et le soutien du gouvernement pour former une nouvelle génération de leaders au service du Togo.
© La clôture de la Semaine des Futurs Gestionnaires 2025 à Lomé met en lumière l’engagement des étudiants et le soutien du gouvernement pour former une nouvelle génération de leaders au service du Togo.

Futurs gestionnaires : une génération de leaders, un moteur pour le Togo de demain

 

Le ministre a aussi exprimé son admiration pour l’engagement des étudiants, qu’il a qualifié d’exemplaire. En les encourageant à persévérer dans l’organisation de telles initiatives, il a également rappelé leur importance pour préparer une nouvelle génération de leaders compétents et visionnaires. Ces moments d’échange et de formation, selon lui, sont essentiels pour doter le Togo de gestionnaires capables de répondre aux enjeux économiques et sociaux du pays. D’ailleurs, l’audience a  été l’occasion de rendre hommage à l’équipe organisatrice, dont le travail rigoureux a garanti le succès de l’événement. Les lauréats des compétitions, récompensés pour leurs performances, ont été mis à l’honneur, incarnant l’espoir d’un avenir prometteur pour la jeunesse togolaise.

 

Quand le gouvernement investit dans l’avenir de la jeunesse

 

En recevant les acteurs de la Semaine des Futurs Gestionnaires, M. Natchaba a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives qui valorisent le potentiel des jeunes. Par ailleurs, cet événement, par son rayonnement, pose les jalons d’une formation supérieure ancrée dans l’excellence et l’innovation, au service du développement national. Cette reconnaissance officielle renforce la dynamique de collaboration entre le ministère et les institutions académiques, créant une synergie bénéfique pour l’ensemble du pays.

La jeunesse togolaise, un pari gagnant pour le développement ?

 

En somme, la clôture de la Semaine des Futurs Gestionnaires 2025 marque bien plus qu’une simple cérémonie de récompenses. Elle symbolise une vision partagée entre le gouvernement et la jeunesse pour bâtir un Togo prospère et résilient. L’événement démontre que le talent et la motivation des étudiants sont des atouts précieux pour l’avenir économique du pays. La question est désormais de savoir si ces initiatives parviendront à s’inscrire durablement dans le paysage éducatif, et comment le Togo capitalisera sur ce dynamisme juvénile pour transformer ces talents en projets concrets, capables de générer croissance et emplois à l’échelle nationale ?

Togo : cap sur une diplomatie bucco-dentaire ambitieuse pour 2025

Togo : le ministre Jean-Marie Koffi Tessi et les chirurgiens-dentistes unissent leurs forces pour la santé buccale

Lomé, 6 août 2025 Une rencontre décisive s’est tenue hier, mardi 5 août, au ministère de l’Accès universel aux soins et de la couverture sanitaire à Lomé. Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, le ministre, a donné un signal fort en recevant officiellement le tout nouveau bureau du Conseil de l’Ordre National des chirurgiens-dentistes du Togo. À la tête de cette délégation, fraîchement élue, se trouvait le président entrant, Dr Daniel Lawson, épaulé par son prédécesseur, Dr Georges Tokofaï, venu transmettre le flambeau dans une atmosphère empreinte de respect institutionnel. Cette réunion marque un pas important vers le renforcement de la santé buccale dans le pays, avec des projets ambitieux comme la construction d’un centre de soins dédié et une meilleure couverture sanitaire pour les populations vulnérables.

Un nouveau souffle pour la santé dentaire : ambitions et projets phares

 

Sous l’œil bienveillant du ministre Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, les échanges ont permis de poser les jalons d’une collaboration renforcée. Le nouveau bureau a ainsi dévoilé son ambition : bâtir un siège moderne qui abriterait, en son sein, un centre de soins dentaires ouvert à toutes les couches sociales. L’idée est de mettre fin aux déserts médicaux bucco-dentaires en rapprochant les praticiens des territoires oubliés. Le ministre a d’ailleurs insisté sur l’urgence de sensibiliser la population à l’importance de la santé buccale, proposant une communication renforcée autour des initiatives de l’Ordre. « Informer, c’est déjà soigner », a-t-il déclaré, appelant à des campagnes éducatives pour promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène dentaire.

 

La relève et l’expansion territoriale : un défi national pour l’accès aux soins

 

Parmi les priorités énoncées figurent la formation et le soutien des jeunes diplômés en chirurgie dentaire. Pour le Dr Lawson, ces nouveaux profils constituent le socle de demain, une approche saluée par le Ministre, qui a rappelé l’urgence d’investir dans la jeunesse pour pérenniser la qualité des soins à venir.

De surcroît, les échanges ont porté sur l’extension des services dentaires à l’ensemble du territoire togolais. Aujourd’hui, de nombreux citoyens, notamment dans les zones rurales, doivent parcourir des centaines de kilomètres pour consulter un chirurgien-dentiste. Le ministre et le Dr Lawson ont convenu de travailler ensemble pour identifier des solutions, notamment via des partenariats avec l’INAM (Institut national d’assurance maladie) et des acteurs privés, dans le cadre de l’Assurance Maladie Universelle (AMU). Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement de Faure Gnassingbé, qui vise à couvrir 60 % de la population d’ici fin 2025, un défi ambitieux dans un pays où seulement 10 % des habitants bénéficient actuellement d’une protection sociale.

 

L’héritage et la vision : entre continuité et modernisation de l’Ordre

 

Le président sortant, Dr Georges Tokofaï, a pour sa part souligné la nécessité de mener des actions humanitaires ciblées, en lien avec la politique nationale d’Assurance Maladie Universelle. Il en a profité pour clarifier le statut de l’Ordre, souvent amalgamé avec celui des médecins généralistes, alors qu’il porte une mission spécifique axée sur la santé buccale. Le ministre Tessi, fort de son expérience dans le secteur des assurances avant sa nomination en septembre 2023, a félicité le nouveau bureau pour son dynamisme et son engagement, l’encourageant à poursuivre ses efforts pour professionnaliser et moderniser la pratique dentaire au Togo.

Avant de clore cette rencontre institutionnelle, le Dr Lawson a convié le Ministre à sa cérémonie d’investiture, prévue le 12 août 2025 à Lomé. Ce moment fort viendra marquer une nouvelle page dans l’histoire de la médecine dentaire togolaise, symbolisant le début d’une ère de collaboration renforcée et d’ambitions renouvelées pour la santé buccale au Togo.

Le Ministère togolais de la Santé accueille le nouveau bureau des chirurgiens-dentistes pour poser les bases d’une médecine bucco-dentaire accessible, moderne et tournée vers la jeunesse.
© Le Ministère togolais de la Santé accueille le nouveau bureau des chirurgiens-dentistes pour poser les bases d’une médecine bucco-dentaire accessible, moderne et tournée vers la jeunesse.

La santé buccale au Togo : un défi de taille pour une vision ambitieuse ?

 

En somme, cette rencontre illustre la volonté commune du ministère et de l’Ordre de faire de la santé buccale une priorité nationale. Alors que le Togo progresse vers une couverture sanitaire universelle, l’implication des chirurgiens-dentistes apparaît comme un maillon essentiel pour garantir des soins accessibles et de qualité à tous les citoyens. Avec des projets concrets et une vision partagée, cette collaboration pourrait transformer durablement l’accès aux soins dentaires dans le pays. La question est désormais de savoir si ces ambitions se concrétiseront à grande échelle, et comment le Togo parviendra-t-il à surmonter les obstacles logistiques et financiers pour assurer une santé buccale équitable à l’ensemble de sa population, y compris dans les zones les plus reculées, et ainsi concrétiser pleinement cette révolution des soins dentaires ?

 

Hanoï noyée sous les eaux : une pluie record paralyse la capitale

Hanoï sous les eaux : des pluies torrentielles paralysent la capitale vietnamienne

 

Hanoï, 6 août 2025 Une averse diluvienne s’est abattue sur Hanoï dans la soirée du mardi 5 août, transformant les rues de la capitale en véritables rivières et plongeant la ville dans le chaos. Après des semaines de chaleur écrasante, ces pluies soudaines ont submergé plusieurs quartiers, notamment celui de Xuan Dinh, où l’eau a atteint des hauteurs impressionnantes, dépassant les roues des motos. Par conséquent, la circulation s’est retrouvée totalement paralysée, laissant des habitants désemparés face à des véhicules immobilisés par les flots.

Le déluge inattendu : quand les rues de Hanoï deviennent des torrents

 

Vers 19 h 50, les rues de Xuan Dinh, dans le district de Bac Tu Liem, sont devenues impraticables, l’eau envahissant routes et trottoirs. Les images partagées sur les réseaux sociaux montrent des motos et des voitures bloquées, leurs conducteurs contraints de pousser leurs véhicules à travers des torrents boueux. « J’ai mis une heure pour parcourir 500 mètres », raconte Nguyen Thi Lan, une habitante du quartier, encore sous le choc. En effet, selon le Centre national de prévision hydrométéorologique, certaines zones de Hanoï ont reçu jusqu’à 100 mm de précipitations en seulement deux heures, un volume exceptionnel pour une soirée d’été.

Hanoï face à ses limites : urbanisation et climat, un cocktail explosif

 

La saison des pluies, qui s’étend généralement de juin à novembre au Vietnam, expose régulièrement Hanoï à des inondations urbaines. Ce phénomène est d’ailleurs aggravé par le changement climatique et une urbanisation galopante. En outre, les systèmes de drainage, souvent vétustes, peinent à évacuer des averses aussi intenses. Les inondations ont également touché des arrondissements comme Thanh Xuan, Cau Giay et Ha Dong, ainsi que des axes majeurs comme Nguyen Trai et Nguyen Xien, avec des niveaux d’eau rendant la circulation quasi impossible. Bien que les autorités locales aient mobilisé des équipes d’assainissement pour dégager les égouts et pomper l’eau, les efforts ont été ralentis par l’ampleur des précipitations.

Le quotidien des Hanoïens submergé : une lutte acharnée contre les flots

 

Dans les zones les plus affectées, comme Xuan Dinh, les résidents ont dû retrousser leurs manches pour sauver leurs biens. Motos en panne, boutiques inondées et embouteillages monstres ont marqué la soirée. « On savait que la pluie arrivait, mais pas à ce point », confie Tran Van Minh, un commerçant local. Par ailleurs, les réseaux sociaux, notamment les groupes dédiés aux alertes météo, ont été inondés de messages et de photos montrant l’étendue des dégâts. Certains habitants ont même partagé des vidéos de rues transformées en canaux, où des passants pataugeaient dans une eau boueuse atteignant parfois les genoux.

 Une averse exceptionnelle transforme Hanoï en rivière urbaine, révélant les limites de ses infrastructures face à l’urbanisation et au dérèglement climatique.
© Une averse exceptionnelle transforme Hanoï en rivière urbaine, révélant les limites de ses infrastructures face à l’urbanisation et au dérèglement climatique.

Les autorités sous pression : des infrastructures à l’épreuve des éléments

 

Face à la crise, la compagnie d’assainissement et de drainage de Hanoï a déployé du personnel pour évacuer l’eau et réguler la circulation dans les zones critiques. Cependant, les infrastructures actuelles, conçues pour des précipitations moins extrêmes, ont montré leurs limites. Bien que Hanoï investisse depuis 2008 dans la modernisation de son réseau d’évacuation des eaux pluviales, les progrès restent insuffisants face à l’intensification des phénomènes climatiques. De surcroît, le Centre national de prévision hydrométéorologique a averti que d’autres averses pourraient frapper la capitale dans les prochains jours, appelant les habitants à la vigilance.

 

Anticiper l’inondation : Hanoï face à ses vulnérabilités futures

 

Ces inondations s’inscrivent dans un contexte plus large de vulnérabilité croissante du Vietnam aux catastrophes climatiques. Des initiatives comme le système Flood4Cast, soutenu par la Belgique, permettent désormais des alertes en temps réel pour certaines zones de Hanoï, mais leur portée reste limitée. Par ailleurs, une base de données sur les inondations historiques est en cours de constitution, avec un achèvement prévu d’ici fin 2025, pour mieux anticiper ces crises. En attendant, les habitants des quartiers périurbains, comme Xuan Dinh, continuent d’adapter leur quotidien à ces aléas, souvent avec des moyens limités.

Une averse exceptionnelle transforme Hanoï en rivière urbaine, révélant les limites de ses infrastructures face à l’urbanisation et au dérèglement climatique.
© Une averse exceptionnelle transforme Hanoï en rivière urbaine, révélant les limites de ses infrastructures face à l’urbanisation et au dérèglement climatique.

Hanoï : la capitale parviendra-t-elle à devenir résiliente face au climat ?

 

Alors que Hanoï panse ses plaies et se remet de cette soirée chaotique, les regards se tournent inévitablement vers les autorités, en quête de solutions durables. La capitale, avec ses 8 millions d’habitants, doit impérativement relever le double défi d’une urbanisation galopante et d’une adaptation à un climat de plus en plus imprévisible. Si ces averses ont apporté un répit bienvenu après la canicule, elles rappellent surtout la fragilité des grandes villes face aux colères de la nature. La question est désormais de savoir si Hanoï parviendra à accélérer sa transformation pour devenir une véritable ville résiliente, capable d’anticiper et de gérer ces phénomènes extrêmes, ou si elle restera à la merci des prochaines intempéries, menaçant ainsi son développement et le quotidien de ses habitants ?

Crash au Ghana : deux ministres périssent en mission nationale

Le Ghana en deuil : un crash d’hélicoptère emporte deux ministres

 

Adansi Akrofuom, 6 août 2025 – Une onde de choc a frappé le Ghana ce mercredi, alors qu’un hélicoptère militaire s’est écrasé dans la région d’Adansi Akrofuom. Le drame a emporté la vie de deux figures majeures du gouvernement : le ministre de la Défense, le Dr Edward Kofi Omane Boamah, et le ministre de l’Environnement, des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation, Ibrahim Murtala Muhammed. Cette tragédie nationale plonge le pays dans le deuil.

Un crash tragique aux lourdes conséquences

 

L’accident s’est produit peu après 9 h 12 GMT. L’hélicoptère Z-9 des Forces armées ghanéennes (GAF), en route d’Accra vers Obuasi, a alors perdu tout contact avec le contrôle aérien. Au total, huit personnes se trouvaient à bord, parmi lesquelles trois membres d’équipage et cinq passagers. Parmi ces derniers figuraient les deux ministres ainsi qu’un ancien ministre de l’Agriculture. Selon les premiers témoignages, l’appareil s’est écrasé dans une zone boisée, provoquant un incendie qui a réduit l’hélicoptère en cendres. Pour l’heure, aucun survivant n’a été signalé, et les autorités poursuivent leurs investigations pour déterminer les causes exactes de ce drame.

Un hélicoptère militaire s’écrase à Adansi, tuant deux ministres en route pour un projet stratégique, plongeant le Ghana dans le deuil
© Un hélicoptère militaire s’écrase à Adansi, tuant deux ministres en route pour un projet stratégique, plongeant le Ghana dans le deuil

Le pays pleure ses leaders et une perte politique immense.

 

La disparition de ces hauts responsables laisse un vide profond au sein de l’administration et de la société ghanéenne. Le Dr Edward Kofi Omane Boamah, figure respectée du parti National Democratic Congress (NDC), était un acteur clé de la politique ghanéenne, reconnu pour son expertise en matière de sécurité. Quant à Ibrahim Murtala Muhammed, il s’était illustré par son engagement en faveur de politiques environnementales inclusives et innovantes. En hommage aux défunts, le chef d’état-major, Julius Debrah, a exprimé ses condoléances au nom du président John Mahama, saluant le dévouement des victimes au service de la nation.

Un deuil national décrété pour honorer les victimes

 

Face à l’ampleur du choc ressenti à travers le pays, les autorités ont pris des mesures exceptionnelles. En effet, en hommage aux défunts, le gouvernement a ordonné la mise en berne de tous les drapeaux officiels jusqu’à nouvel ordre. De plus, les autorités ont annoncé cette mesure lors d’une conférence de presse émouvante à la présidence et l’ont accompagnée de la suspension des activités officielles du président Mahama. Le gouvernement a également promis un soutien total aux familles endeuillées, traduisant ainsi la solidarité de la nation.

Morts en mission pour une cause nationale

 

Le caractère tragique de l’accident est d’autant plus saisissant que les victimes se rendaient à Obuasi pour une mission d’intérêt public. Elles devaient y participer au lancement du Responsible Cooperative Mining and Skills Development Programme (rCOMSDEP), une initiative visant à lutter contre l’exploitation minière illégale tout en promouvant des pratiques durables. Ce contexte rend la perte d’autant plus poignante, car les défunts ont littéralement consacré leurs dernières heures à une cause nationale.

Un hélicoptère militaire s’écrase à Adansi, tuant deux ministres en route pour un projet stratégique, plongeant le Ghana dans le deuil
© Un hélicoptère militaire s’écrase à Adansi, tuant deux ministres en route pour un projet stratégique, plongeant le Ghana dans le deuil

Le Ghana fait face à l’adversité : quelles suites pour l’enquête et le projet ?

 

Alors que le Ghana pleure ses leaders et ses héros, les regards se tournent vers les enquêtes en cours pour élucider les circonstances de cette catastrophe. Ce drame, survenu seulement un an après un autre accident d’hélicoptère (sans victimes) dans la région occidentale, rappelle la fragilité de la vie et l’importance de l’unité nationale face à l’adversité. La grande question est désormais de savoir si cette perte immense affectera la mise en œuvre du programme minier qu’ils s’apprêtaient à lancer, et comment la nation se relèvera-t-elle de ce double choc, en menant à bien les projets que les défunts avaient à cœur de concrétiser ?

L’Aude en proie aux flammes : un « ouragan » de feu dévaste les Corbières

Un incendie dévastateur ravage l’Aude : un mort, des milliers d’hectares réduits en cendres

 

Narbonne, 6 août 2025 Le sud de la France est en proie à une catastrophe sans précédent. Surnommé « l’ouragan Wildfire » sur les réseaux sociaux, un incendie d’une violence inouïe embrase le département de l’Aude, laissant derrière lui un paysage de désolation. Déclenché mardi après-midi près de Ribaute, dans le massif des Corbières, le sinistre a déjà consumé plus de 13 000 hectares, coûté la vie à une femme à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse et blessé neuf personnes, dont un civil grièvement atteint. Face à l’ampleur du désastre, plus de 1 800 pompiers et des moyens aériens exceptionnels luttent sans répit pour contenir les flammes, tandis que l’autoroute A9, axe vital vers l’Espagne, reste fermée.

Bilan tragique et scènes de chaos dans  l’Aude

 

Les conséquences de l’incendie sont effroyables. Attisé par un vent violent et une sécheresse persistante, le feu a progressé avec une rapidité fulgurante, ravageant garrigues, forêts de pins et vignobles. À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une femme a trouvé la mort dans sa maison, et une personne reste toujours portée disparue, selon la préfecture de l’Aude. On dénombre également neuf blessés, dont sept pompiers et deux civils, l’un d’eux dans un état critique. Sur LCI, Jean-Jacques Marty, président des maires ruraux de l’Aude, a témoigné du choc immense pour la population : « C’est apocalyptique, je ne sais pas si l’Aude s’en relèvera ».

 

Une mobilisation titanesque face à un brasier incontrôlable

 

Pour faire face à cet enfer, les autorités ont lancé une véritable course contre la montre. Près de 2 000 sapeurs-pompiers, soutenus par 400 véhicules et un arsenal aérien composé de neuf Canadair, cinq Dash et plusieurs hélicoptères bombardiers d’eau, combattent les flammes. Malgré ces moyens déployés, Rémi Recio, sous-préfet de Narbonne, a précisé que « le feu n’est ni maîtrisé ni fixé », en raison de conditions météorologiques défavorables, marquées par un vent de 40 km/h et une humidité extrêmement basse. Les rotations aériennes, interrompues de nuit, ont repris à l’aube et bénéficient de l’ensemble des moyens de la nation.

 

L’évacuation de villages entiers et la panique des habitants de l’Aude

 

La progression de l’incendie a semé la panique dans plusieurs communes, dont Lagrasse, Fabrezan, Tournissan et Coustouge. À Tournissan, les autorités ont évacué une trentaine de maisons, tandis que des habitants ont tenté en vain de protéger leurs jardins avec des tuyaux d’arrosage. À La Palme, les responsables ont vidé par précaution deux campings hébergeant environ 500 vacanciers. « On a vu les flammes arriver à une vitesse terrifiante », a raconté un habitant de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, où le feu a détruit des maisons et une trentaine de véhicules. Pour aggraver encore la situation, la coupure d’électricité touche près de 2 500 foyers, plongeant les habitants dans un profond désarroi.

 

Un département sous la menace constante des feux

 

L’Aude, placée en vigilance rouge pour les feux de forêt par Météo-France, subit de plein fouet les conséquences d’une sécheresse prolongée et de températures élevées.  La disparition progressive des vignes, qui agissaient comme des coupe-feu naturels, a amplifié le sinistre. Malheureusement, ce n’est pas le premier incendie estival : un feu début juillet près de Narbonne avait déjà ravagé 2 000 hectares, le plus important depuis 1986. « On était à 300-400 hectares par an au début des années 2000 », a rappelé Jean-Paul Baylac, responsable des feux de forêt au SDIS de l’Aude, témoignant de l’augmentation alarmante des surfaces brûlées.

 

La réponse politique et l’écho du changement climatique

 

Face à la crise, le Premier ministre François Bayrou se rendra sur place ce mercredi après-midi pour évaluer la situation et soutenir les secours. Le président Emmanuel Macron a exprimé sa solidarité sur X, saluant l’engagement des pompiers et assurant que « tous les moyens de la Nation sont mobilisés ». La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a, pour sa part, souligné la gravité de la situation en comparant l’ampleur de ce sinistre à la totalité des surfaces brûlées en France en 2024, appelant à une prise de conscience face au changement climatique.

Une catastrophe écologique aux conséquences durables

 

Les panaches de fumée, visibles jusqu’en Espagne et captés par les satellites de la NASA, illustrent parfaitement l’étendue du désastre. La faune et la flore, déjà fragilisées par les incendies à répétition, subissent un coup dur. Marilyse Rivière, maire de Tournissan, l’a résumé d’une phrase poignante : « Nos paysages vont changer, il faudra s’adapter ». En attendant, la préfecture appelle la population à éviter le secteur pour ne pas entraver les opérations, à ne pas encombrer les lignes d’urgence et à respecter également les consignes de sécurité.

 

L’Aude face à son destin : un combat sans fin ?

 

Cet incendie, le plus destructeur de l’été 2025 en France, s’inscrit dans une vague de feux qui touche le sud du pays. Alors que les pompiers poursuivent leur combat acharné contre un brasier qui reste indomptable, la solidarité s’organise dans les villages pour accueillir les évacués. La question qui se pose désormais est de savoir si, face à un été qui s’annonce de plus en plus sous tension, le sud de la France pourra résister à la multiplication de ces « ouragans » de feu. Les autorités et les populations locales sont-elles prêtes à faire face à une menace qui semble désormais faire partie de leur quotidien ?

 

Lomé – Shandong : un axe parlementaire en construction

Le Togo renforce son partenariat parlementaire avec la province chinoise du Shandong

Lomé, 5 août 2025 — Le siège de l’Assemblée nationale togolaise a accueilli  lundi une délégation officielle chinoise. Conduite par Fan Huaping, vice-président du comité permanent de l’Assemblée populaire de la province du Shandong, la mission a été reçue par le président du Parlement, S.E.M. Kodjo Sevon-Tépé Adédzé. Cette visite marque en effet un tournant diplomatique dans les relations législatives entre les deux nations.

Partenariat parlementaire entre le Togo et le Shandong : vers une coopération renforcée entre Assemblées, au cœur du dialogue sino-africain.
© Partenariat parlementaire entre le Togo et le Shandong : vers une coopération renforcée entre Assemblées, au cœur du dialogue sino-africain.

Un partenariat parlementaire prometteur s’ouvre avec la Chine

 

Cette rencontre a permis d’ouvrir un nouveau chapitre de collaboration directe entre le Parlement togolais et son homologue provincial chinois. Les deux parties ont exprimé leur volonté d’initier des échanges plus réguliers sur les processus législatifs, le contrôle de l’action publique et l’accompagnement des politiques sociales. La délégation chinoise a, par ailleurs, partagé un état des lieux détaillé de la coopération sino-togolaise. Cette collaboration se déploie notamment dans des domaines clés tels que l’énergie, la santé publique, l’agriculture, les infrastructures et l’économie, conformément aux engagements pris lors du neuvième Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC 2024).

Le Togo à l’écoute des modèles étrangers

 

Soucieuse d’enrichir ses outils d’action parlementaire, l’institution togolaise souhaite capitaliser sur les expériences de l’Assemblée populaire du Shandong. Cette province est reconnue pour ses bonnes pratiques en matière d’administration législative. En effet, cet intérêt reflète une volonté claire d’améliorer le fonctionnement de la représentation nationale au service des citoyens. En renforçant ses relations avec le Shandong, le Togo entend également assurer le suivi des engagements issus du sommet sino-africain, en privilégiant une approche parlementaire active et ouverte au benchmarking institutionnel.

Partenariat parlementaire entre le Togo et le Shandong : vers une coopération renforcée entre Assemblées, au cœur du dialogue sino-africain.
© Partenariat parlementaire entre le Togo et le Shandong : vers une coopération renforcée entre Assemblées, au cœur du dialogue sino-africain.

Le Shandong, un atout économique et stratégique

 

Avec un produit intérieur brut dépassant les 1 400 milliards de dollars américains en 2023, le Shandong figure parmi les trois provinces les plus riches de Chine. Son dynamisme industriel et maritime, sa puissance agricole et son patrimoine culturel millénaire en font également un partenaire stratégique pour tout pays cherchant à diversifier ses alliances économiques. Située à plus de 500 km de Pékin, elle incarne à la fois la tradition et l’innovation dans la gouvernance régionale chinoise.

Vers une coopération pragmatique et inclusive

 

Placée sous le leadership des Présidents Xi Jinping et Faure Essozimna Gnassingbé, cette initiative parlementaire confirme une volonté politique commune de tisser des partenariats solides fondés sur le dialogue institutionnel et le partage d’expertise. Le Togo réaffirme ainsi son orientation stratégique vers une coopération pragmatique, inclusive et tournée vers le développement.

Finalement, en consolidant ses échanges parlementaires avec le Shandong, le Togo investit dans une diplomatie des institutions, discrète mais stratégique, qui conforte sa place dans le dialogue sino-africain. Ce partenariat, fondé sur la mutualisation des expertises et l’écoute des modèles, esquisse une nouvelle cartographie des coopérations : celle où le législatif devient acteur du développement, et où les symboles protocolaires portent les promesses d’un avenir partagé.