FIFTO : Le septième art sous les tropiques

Lomé, du 3 au 10 août 2024 – Le Festival International du Film de Togo (FIFTO) bat son plein et continue de séduire les cinéphiles de tous horizons. Cette huitième édition, placée sous le signe de l’innovation et de la promotion du cinéma togolais, offre un programme riche et varié qui s’étend sur une semaine entière.

Le FIFTO, c'est une semaine de projections, d'ateliers et de rencontres pour célébrer le cinéma togolais et africain.
© Le FIFTO, c'est une semaine de projections, d'ateliers et de rencontres pour célébrer le cinéma togolais et africain.
FIFTO : Une programmation éclectique pour tous les goûts

Depuis son ouverture le 3 août, le FIFTO propose une programmation éclectique qui ravira les amateurs de cinéma. Des projections en plein air aux séances spéciales en salle, en passant par les ateliers et les masterclass, les activités sont nombreuses et variées. Le public peut découvrir des films de fiction, des documentaires, des courts-métrages, ainsi que des animations pour les plus jeunes.

La Côte d’Ivoire à l’honneur

La Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur de cette édition, est largement représentée dans la programmation. Les cinéastes ivoiriens présentent une sélection de leurs meilleurs films, offrant ainsi au public togolais une immersion dans le cinéma de leurs voisins. Des tables rondes et des rencontres avec les réalisateurs sont également organisées pour permettre aux professionnels et au public d’échanger sur les enjeux du cinéma en Afrique de l’Ouest.

FIFTO : Un tremplin pour les jeunes talents

Par ailleurs, le FIFTO accorde une place importante à la promotion des jeunes talents. La catégorie dédiée aux films d’atelier et d’écoles a suscité un vif intérêt auprès des étudiants et des jeunes réalisateurs. Ces derniers ont l’opportunité de présenter leurs travaux à un large public et de bénéficier des conseils de professionnels expérimentés.

Le FIFTO, c'est une semaine de projections, d'ateliers et de rencontres pour célébrer le cinéma togolais et africain.
© Le FIFTO, c'est une semaine de projections, d'ateliers et de rencontres pour célébrer le cinéma togolais et africain.
Un marché du film dynamique

En outre , le marché du film, véritable cœur battant du festival, est le lieu de rencontre privilégié des professionnels du cinéma. Agents, distributeurs, producteurs, réalisateurs… tous se retrouvent pour échanger, négocier et développer de nouveaux projets. Cette année, le marché a mis l’accent sur les coproductions et les partenariats entre les pays de la région.

Les enjeux de l’industrie cinématographique togolaise

Au-delà de l’aspect festif, le FIFTO est aussi une plateforme de réflexion sur l’avenir du cinéma togolais. Les tables rondes et les débats organisés tout au long du festival permettent d’aborder des questions essentielles telles que la formation des professionnels, le financement des projets, la distribution des films et la promotion du cinéma togolais à l’international.

FIFTO : Un événement qui marque les esprits

En bref, le FIFTO 2024 est bien plus qu’un simple festival de cinéma. C’est un véritable événement culturel qui contribue à dynamiser la ville de Lomé et à renforcer le rayonnement du Togo sur la scène internationale. En offrant une tribune aux cinéastes togolais et en favorisant les échanges culturels, le festival joue aussi un rôle essentiel dans le développement de l’industrie cinématographique du pays.

Jusqu’au 10 août, le FIFTO vous donne rendez-vous pour vivre une expérience cinématographique unique.

Togo : Les ambassadeurs tracent l’avenir

Lomé, 5 août 2024 – Le Togo s’affirme comme un acteur de premier plan sur la scène diplomatique africaine. Réunie à Lomé, la conférence des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques, placée sous l’autorité de Monsieur Bawara, ministre des Affaires étrangères, témoigne de l’ambition du pays de renforcer son influence régionale et internationale.

Les ambassadeurs du Togo se réunissent à Lomé pour discuter des enjeux actuels et futurs du pays et préparer le prochain Congrès Panafricain.
© Les ambassadeurs du Togo se réunissent à Lomé pour discuter des enjeux actuels et futurs du pays et préparer le prochain Congrès Panafricain.
Un contexte régional en mutation au cœur des discussions de la rencontre des  ambassadeurs

Au-delà de la simple mise à jour sur les nouvelles orientations de la politique extérieure, cette rencontre est l’occasion de définir une stratégie diplomatique proactive, adaptée aux enjeux actuels et futurs du continent. En tant que membre actif de la CEDEAO, le Togo est appelé à jouer un rôle de médiateur et de stabilisateur dans un espace marqué par des tensions récurrentes.

Les enjeux du nouveau contexte constitutionnel

Au cœur des discussions : l’adaptation de la politique extérieure du Togo au nouveau contexte constitutionnel, les préparatifs du 9e Congrès panafricain et l’importance de renforcer la coopération régionale.

En effet , le récent changement constitutionnel a ouvert de nouvelles perspectives pour la politique étrangère togolaise. La conférence est  l’occasion de discuter des implications de cette réforme sur les relations bilatérales et multilatérales du pays. Les diplomates évoqueront  notamment la nécessité d’adapter la stratégie de coopération avec les partenaires traditionnels tout en explorant de nouvelles opportunités de partenariat.

Les ambassadeurs du Togo se réunissent à Lomé pour discuter des enjeux actuels et futurs du pays et préparer le prochain Congrès Panafricain.
© Les ambassadeurs du Togo se réunissent à Lomé pour discuter des enjeux actuels et futurs du pays et préparer le prochain Congrès Panafricain.
Les défis de la sécurité et du développement

Les participants aborderont également des questions clés telles que le renforcement de la sécurité régionale, la promotion du commerce et de l’investissement, ainsi que la coopération dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la culture.

En somme, les échanges fructueux qui marqueront cette conférence permettront  de tracer les grandes lignes d’une nouvelle politique étrangère pour le Togo. Avec cette nouvelle dynamique diplomatique, le Togo s’affirme comme un acteur incontournable de la scène internationale, prêt à relever les défis du XXIe siècle et à saisir les opportunités d’un monde en constante évolution.

 

Les femmes togolaises au cœur de la paix et du développement

Ouagadougou, le 02 Août 2024 – À l’occasion de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA), le Forum des Femmes pour la Femme et l’Enfant a organisé une table ronde sous le thème : « Savoir-faire et des potentiels femmes au service de la paix et du développement socioéconomique au Togo ». En effet, cet événement, placé sous le signe de la solidarité, de la complémentarité et de la disponibilité, a réuni de nombreuses organisations de femmes et a mis en lumière le rôle crucial des femmes dans la construction d’une société pacifique et prospère.

Un contexte marqué par les défis

Dans son discours d’ouverture, le député Ibrahima Mémounatou, Présidente du Parlement de la CEDEAO, a rappelé le contexte difficile dans lequel se déroule cette célébration, marquée par les crises et les conflits qui secouent le continent africain. Elle a également  souligné l’importance de renforcer l’unité et la cohésion sociale pour faire face à ces défis.

La Journée internationale de la Femme africaine au Togo a mis en lumière le rôle essentiel des femmes dans la construction d'une paix durable et d'un développement inclusif.
© La Journée internationale de la Femme africaine au Togo a mis en lumière le rôle essentiel des femmes dans la construction d'une paix durable et d'un développement inclusif.
Les femmes, actrices de paix et de développement

Par ailleurs, les participantes à la table ronde ont souligné les nombreuses contributions des femmes à la préservation de la paix et au développement socioéconomique du Togo. Bénédicte GNANSA, Directrice Générale genre et promotion de la femme au Ministère de l’Action Sociale, a aussi  rappelé que « La femme a un rôle à jouer pour le maintien de la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale par l’éducation des enfants, par les conseils et son rôle direct dans les communautés locales et nationales. Elle joue le rôle de médiatrices et de conciliatrices ».

Des compétences et un potentiel inexploités

Les discussions ont porté sur trois sous-thèmes : le savoir-faire et le potentiel des femmes togolaises au service de la paix, le rôle de la femme dans la citoyenneté positive et les nouvelles orientations pour un développement humain durable. Les participantes ont souligné la nécessité de valoriser les compétences des femmes et de leur offrir davantage d’opportunités pour s’impliquer dans la vie politique, économique et sociale.

La Journée internationale de la Femme africaine au Togo a mis en lumière le rôle essentiel des femmes dans la construction d'une paix durable et d'un développement inclusif.
© La Journée internationale de la Femme africaine au Togo a mis en lumière le rôle essentiel des femmes dans la construction d'une paix durable et d'un développement inclusif.
Des actions concrètes pour l’autonomisation des femmes

Le Forum des Femmes pour la Femme et l’Enfant, en collaboration avec le Ministère de l’Action Sociale et le PNUD-Togo, s’engage à soutenir les initiatives visant à renforcer l’autonomisation des femmes. Des projets concrets seront mis en œuvre pour améliorer l’accès des femmes à l’éducation, à la santé, à la justice et aux ressources économiques.

En conclusion, cette table ronde a été l’occasion de rappeler l’importance de placer les femmes au cœur des politiques publiques et de reconnaître leur contribution essentielle à la construction d’un avenir meilleur pour le Togo. En renforçant leur rôle et en valorisant leurs compétences, nous pouvons bâtir une société plus juste, plus équitable et plus prospère pour tous.

Togo : Des équipements médicaux de pointe pour sauver des vies

Lomé, 02 août 2024-  Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa quête d’une couverture sanitaire universelle. Le jeudi 1er août, le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa, a procédé à la réception d’un important lot d’équipements médicaux, financé par la Banque mondiale. Cet investissement de près de 20 milliards de FCFA marque un tournant décisif dans la modernisation des infrastructures sanitaires du pays.

Le Togo franchit une nouvelle étape vers la couverture sanitaire universelle avec l'arrivée de nouveaux équipements.
© Le Togo franchit une nouvelle étape vers la couverture sanitaire universelle avec l'arrivée de nouveaux équipements.
Le détail des équipements médicaux 

Ce don comprend un large éventail d’équipements médicaux de dernière génération, soigneusement sélectionnés pour répondre aux besoins spécifiques du système de santé togolais. Parmi eux, on retrouve :

  • 7 ambulances médicalisées entièrement équipées pour assurer des transports sanitaires d’urgence dans les meilleures conditions.
  • Près de 8 000 lits d’hospitalisation et d’accouchement pour améliorer l’accueil et les conditions de séjour des patients, en particulier des femmes enceintes.
  • Des centaines d’appareils de radiodiagnostic mobiles numérisés facilitant le diagnostic et le suivi des patients, même dans les zones les plus reculées.
  • Des équipements informatiques pour renforcer la gestion des données de santé et améliorer la coordination entre les différents acteurs du système.
  • Des équipements spécialisés destinés à renforcer les capacités des services de soins intensifs, de néonatologie, etc.
  • 200 motos tout-terrain pour faciliter la mobilité des agents de santé communautaire et renforcer la surveillance épidémiologique.

L’impact attendu grâce à ces nouveaux équipements

Cette dotation en équipements de pointe va permettre d’améliorer significativement la qualité des soins délivrés à la population togolaise, en particulier dans les zones rurales où l’accès aux services de santé reste limité.

Cet investissement vise à transformer le paysage de la santé au Togo. En améliorant les soins prénatals, les accouchements et les soins postnatals, il réduira la mortalité maternelle et infantile. Il améliorera également la gestion des maladies chroniques, y compris le diabète, l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires, grâce à une meilleure prise en charge.

De plus, cet investissement renforcera la surveillance épidémiologique et améliorera la capacité de réponse aux épidémies. Enfin, il garantira un accès équitable aux soins de santé pour tous les Togolais, indépendamment de leur emplacement géographique ou de leur statut social, assurant ainsi une couverture sanitaire universelle.

Les enjeux de la mise en œuvre

Pour garantir le succès de ce projet, il est crucial de former activement le personnel de santé aux nouvelles technologies et pratiques médicales. En plus, l’élaboration et l’application d’un plan de maintenance minutieux sont impératives pour maintenir la fonctionnalité et prolonger la durée de vie des équipements.

Finalement , une coordination efficace entre les divers intervenants du système de santé est essentielle pour maximiser les bénéfices de ces avancées technologiques. Ces actions concertées sont les piliers sur lesquels repose la réussite du projet, assurant ainsi une amélioration significative de la qualité des soins de santé.

En conclusion, cette nouvelle étape de réalisation marque une avancée majeure dans la couverture sanitaire universelle au Togo. En renforçant les capacités des structures de santé et en améliorant la qualité des soins, le gouvernement togolais, soutenu par ses partenaires, pose les fondements d’un système de santé plus performant et plus équitable.

Togo : Un pas de plus vers l’administration numérique

Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Le ministère du Commerce, en partenariat avec l’Agence Togo Digital, vient de digitaliser huit procédures administratives clés liées au commerce et à l’artisanat. Cette avancée majeure simplifie considérablement les démarches pour les entreprises et les citoyens, tout en renforçant la transparence et l’efficacité de l’administration.

Des démarches simplifiées pour un climat des affaires amélioré

Les entrepreneurs togolais peuvent désormais effectuer en ligne des démarches telles que :

  • Les demandes d’autorisation d’importation de produits sensibles : Cette dématérialisation accélère les procédures et réduit les coûts pour les importateurs.
  • Les demandes de mise sur le marché national des denrées alimentaires : La digitalisation de cette procédure renforce la sécurité sanitaire et facilite le contrôle des produits alimentaires.
  • Les demandes de carte d’importateur ou d’exportateur : Cette simplification facilite l’accès au commerce international pour les entreprises togolaises.
  • Les demandes de certificat d’origine hors CEDEAO : Cette dématérialisation facilite les échanges commerciaux avec les pays hors de la zone CEDEAO.

Dans le domaine de l’artisanat, les artisans peuvent désormais effectuer en ligne :

  • La demande de carte professionnelle : Cette simplification facilite l’exercice de leur activité.
  • L’enregistrement d’un apprenti : Cette dématérialisation facilite la formation des futurs artisans.
  • L’inscription à l’examen du Certificat de fin d’apprentissage : Cette simplification facilite la reconnaissance des compétences des apprentis.
  • La demande du diplôme : Cette dématérialisation facilite l’obtention du diplôme pour les artisans.

Une ambition : un État numérique au service des citoyens

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la volonté du gouvernement togolais de faire du pays un hub numérique en Afrique de l’Ouest. En facilitant l’accès aux services publics, la dématérialisation contribue aussi à améliorer le climat des affaires, à renforcer la compétitivité de l’économie togolaise et à réduire la corruption.

Les défis à relever

Cette avancée significative soulève des défis importants à surmonter. Premièrement, il est crucial d’assurer l’accès à Internet et aux outils numériques pour tous les citoyens, en particulier dans les régions rurales, pour combler la fracture numérique.

Deuxièmement, la transformation numérique réussira uniquement si les agents publics reçoivent une formation adéquate qui les prépare à utiliser efficacement les nouveaux outils numériques. Enfin, la cybersécurité demeure un enjeu critique, avec la nécessité de protéger les données personnelles et de combattre la cybercriminalité de manière proactive.

En conclusion, la dématérialisation des services publics au Togo est une étape importante dans la modernisation de l’administration et l’amélioration des services offerts aux citoyens et aux entreprises. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique qui positionne le Togo comme un pays pionnier en Afrique.

Togo : Un référentiel innovant pour une gestion publique efficace

Lomé , 01 août 2024- La Direction nationale du contrôle financier (DNCF) du Togo vient de franchir une étape décisive dans la modernisation de ses pratiques. En effet, le 31 juillet dernier, elle a présenté un référentiel de contrôle novateur, fruit d’une collaboration étroite avec la GIZ. Cet outil, véritable feuille de route pour les contrôleurs financiers, marque un tournant dans la gestion des finances publiques togolaises.

Un cadre de référence clair et précis

Conçu pour répondre aux exigences d’une gestion publique plus transparente et plus efficiente, ce référentiel offre un cadre de référence clair et précis à tous les acteurs du contrôle financier. Il définit aussi les règles et les procédures à suivre pour assurer une couverture exhaustive des risques, de la conception des politiques publiques jusqu’à l’exécution des dépenses.

Les principaux objectifs du référentiel

Ce nouvel outil renforce la transparence en définissant des normes claires et en améliorant la traçabilité des opérations financières, contribuant ainsi à une gestion plus transparente des fonds publics. Il améliore l’efficacité en rationalisant les procédures de contrôle et en optimisant l’allocation des ressources, ce qui permet de réduire les coûts.

De plus, il réduit les risques de fraude et de corruption grâce à l’instauration de mécanismes de contrôle rigoureux, aidant à prévenir et détecter les actes de malversation. Enfin, en fournissant des informations fiables et pertinentes, cet outil soutient la prise de décision, permettant aux décideurs de prendre des décisions éclairées et d’orienter efficacement les politiques publiques.

Une démarche inclusive et participative

Ce référentiel s’est développé de façon inclusive et participative, en impliquant tous les acteurs impliqués : contrôleurs financiers, comptables publics, représentants des administrations centrales et déconcentrées, ainsi que des experts internationaux. Cette démarche a permis de garantir l’appropriation du référentiel par tous les acteurs et d’en assurer la pérennité.

Un appui technique et financier de la GIZ

En plus, la mise en œuvre de ce projet a bénéficié du soutien technique et financier de l’Allemagne à travers la GIZ. Cette coopération a permis de renforcer les capacités des acteurs du contrôle financier et de mettre en place un dispositif de suivi et d’évaluation.

Les prochaines étapes

La mise en œuvre de ce référentiel représente un défi majeur pour la DNCF et l’ensemble des acteurs du contrôle financier. Des actions de formation et de sensibilisation seront menées pour assurer une bonne appropriation de l’outil par tous les utilisateurs. Par ailleurs, un dispositif de suivi et d’évaluation sera mis en place afin d’ajuster le référentiel en fonction des besoins et des évolutions du contexte.

Les bénéfices attendus de ce référentiel 

À terme, la mise en œuvre de ce référentiel devrait se traduire par :

  • Une amélioration significative de la qualité de la gestion des finances publiques
  • Un renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions publiques
  • Une meilleure attractivité pour les investisseurs

En somme, ce nouveau référentiel de contrôle financier constitue une avancée majeure pour le Togo, qui s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation de l’État et de renforcement de la bonne gouvernance.

Un nouvel élan pour la coopération Togo-Corée du Sud

Lomé,31 juillet 2024 – Les relations entre le Togo et la Corée du Sud franchissent une nouvelle étape. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a reçu en fin de semaine dernière les copies figurées des lettres de créance de Park Kyongsig, nouveau représentant de la Corée du Sud au Togo. Basé à Accra, ce diplomate est également accrédité au Bénin.

Un partenariat historique renforcé

Les liens entre les deux pays, établis depuis 1963, se sont considérablement renforcés ces dernières années. La visite officielle du Premier ministre coréen, Han Duck-soo, en novembre dernier, ainsi que la rencontre entre les présidents Faure Essozimna Gnassingbé et Yoon Suk-yeol à Séoul ont donné une nouvelle impulsion à cette coopération.

De nouvelles perspectives

L’arrivée de Park Kyongsig à Lomé s’inscrit dans cette dynamique de rapprochement. Le nouvel ambassadeur aura pour mission de consolider les acquis et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération. Parmi les secteurs clés de ce partenariat, on peut citer :

  • Le développement économique : Les deux pays souhaitent renforcer leurs échanges commerciaux et attirer davantage d’investissements coréens au Togo.
  • La coopération culturelle: La promotion des échanges culturels et éducatifs est également une priorité.
  • La coopération dans le domaine des infrastructures : La Corée du Sud pourrait apporter son expertise dans des secteurs comme les transports, l’énergie ou les technologies de l’information et de la communication.

Un rôle clé pour le nouvel ambassadeur

Park Kyongsig aura un rôle essentiel à jouer dans la mise en œuvre de ces projets communs. Son expertise et son engagement seront déterminants pour renforcer les liens entre les deux pays et concrétiser les ambitions partagées.

Togo : Bilan positif pour la gratuité des actes de naissance

Tsévié, le 31 juillet 2024 – Les acteurs de l’administration communale réunis à Tsévié depuis hier ont dressé un bilan positif de la mise en œuvre de la gratuité des actes de naissance, une mesure phare du gouvernement togolais entrée en vigueur le 1er janvier 2022 .

Organisée par le ministère de l’Administration Territoriale, cette rencontre a permis d’évaluer l’impact concret de cette mesure sur la population, notamment grâce aux données d’une étude financée par l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Des résultats encourageants pour la gratuité des actes de naissance

Le gouvernement a éliminé les frais pour la délivrance des actes de naissance, visant ainsi à simplifier l’enregistrement des naissances et combattre l’exclusion sociale. Cette politique a déjà produit des résultats positifs. Depuis l’introduction de la gratuité, le nombre d’actes de naissance délivrés a considérablement augmenté, comme l’indiquent les chiffres récents.

Cette mesure a également favorisé une meilleure inclusion sociale, l’acte de naissance étant crucial pour accéder à des droits fondamentaux tels que l’éducation et la santé. En outre, la gratuité aide à combattre l’illégalité affectant de nombreux enfants sans papiers, leur permettant ainsi d’accéder à divers services essentiels.

Des défis à relever et des perspectives d’avenir

Bien que les résultats soient encourageants, des défis demeurent. Lors de la récente rencontre, les participants ont activement identifié plusieurs pistes d’amélioration pour optimiser le processus d’enregistrement des naissances.

Premièrement, il est impératif de continuer à sensibiliser les populations, surtout dans les zones rurales, sur l’importance cruciale de l’enregistrement des naissances. Deuxièmement, il est essentiel de prendre des mesures pour améliorer l’accès aux services d’enregistrement, en simplifiant la logistique et en dématérialisant les procédures.

Enfin, il est nécessaire d’adapter les infrastructures municipales en les dotant des outils adéquats pour garantir un enregistrement des naissances rapide et efficace. Ces actions ciblées permettront de surmonter les obstacles actuels et de progresser vers un système d’enregistrement des naissances plus inclusif et accessible.

Une politique au cœur de la feuille de route gouvernementale

Cette initiative s’inscrit pleinement dans l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale, qui vise à renforcer l’inclusion et l’harmonie sociale. En garantissant à chaque enfant un acte de naissance, le Togo pose les fondements d’une société plus juste et plus équitable.

Togo : Le Made in Togo a le vent en poupée

Lomé, le 31 juillet 2024 – La 5ème édition de la Foire Made in Togo, qui  a débuté le 26 juillet et prendra fin le 4 août  au Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF-Lomé), connait  un succès sans précédent. Sous le thème « La contribution de la consommation des biens et services locaux au développement socio-économique du Togo », cet événement  rassemble plus de 500 exposants, soit cinq fois plus que l’édition précédente, témoignant d’un engouement sans précédent pour les produits locaux.

Avec plus de 500 exposants, la Foire Made in Togo a quintuplé en un an, démontrant l'essor du secteur artisanal et industriel togolais.
© Avec plus de 500 exposants, la Foire Made in Togo a quintuplé en un an, démontrant l'essor du secteur artisanal et industriel togolais.
Un écrin pour le savoir-faire togolais

Par ailleurs,  le CETEF-Lomé s’est transformé en une véritable vitrine du savoir-faire togolais. Les visiteurs découvrent  une multitude de produits, allant de l’artisanat aux produits agroalimentaires, en passant par la mode et la cosmétique.

« Nous avons à cœur de faire découvrir non seulement à la population résidente au Togo, mais aussi à la diaspora et aux étrangers présents à Lomé en cette période estivale, toute la richesse de notre culture », a souligné Alexandre de Souza, directeur général de CETEF Togo 2000.

Un levier pour l’économie locale

Cette foire, bien au-delà d’un simple événement commercial, est un véritable moteur pour l’économie locale. Elle offre aux producteurs, transformateurs et artisans l’opportunité de se faire connaître, de nouer des partenariats et de développer de nouveaux débouchés.

« La Foire Made in Togo 2024 offre un cadre de dialogue entre les consommateurs et les producteurs locaux », a indiqué Kayi Mivedor, Ministre en charge du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale. Elle a également appelé à une continuité de la qualité des produits locaux pour répondre aux normes internationales.

Avec plus de 500 exposants, la Foire Made in Togo a quintuplé en un an, démontrant l'essor du secteur artisanal et industriel togolais.
© Avec plus de 500 exposants, la Foire Made in Togo a quintuplé en un an, démontrant l'essor du secteur artisanal et industriel togolais.
Foire Made in Togo : Un rendez-vous incontournable

Grâce à cette dynamique, la Foire Made in Togo s’impose comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent soutenir l’économie locale et découvrir les richesses du patrimoine togolais. L’entrée gratuite permet à un large public de venir flâner parmi les stands et de déguster les produits proposés.

En plus, l’édition de cette année se distingue par une diversité de produits sans précédent, allant de l’artisanat traditionnel aux produits transformés, offrant aux visiteurs une multitude de choix. L’événement est également animé par une variété d’activités culturelles, incluant des démonstrations d’artisanat, des dégustations de produits locaux et des spectacles vivants qui donnent le rythme à la célébration.

De plus, un espace est spécialement aménagé pour les jeunes entrepreneurs, où de nombreux talents émergents ont l’opportunité de présenter leurs créations innovantes, reflétant ainsi le dynamisme et la créativité de la nouvelle génération. Cette édition promet d’être un véritable carrefour de l’innovation et de la tradition, mettant en lumière le potentiel économique et culturel de la région.

Perspectives d’avenir

Fort de ce succès, les organisateurs envisagent d’ores et déjà la prochaine édition de la Foire Made in Togo, avec l’ambition de faire de cet événement un incontournable du calendrier économique et culturel du pays.

Le Togo forme 3 264 acteurs locaux pour prévenir l’extrémisme violent

Lomé, le 31 juillet 2024 – Face à la menace grandiose de l’extrémisme violent dans la région, le Togo a franchi une étape décisive. Plus de 3 264 citoyens, issus des régions des Savanes, Kara et Centrale, ont été correctement installés en tant que membres des Comités locaux de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CLPLEV).

Formés pendant une semaine, ces nouveaux acteurs de terrain ont acquis les compétences nécessaires pour identifier les facteurs de radicalisation, prévenir la propagation des discours haineux et promouvoir la cohésion sociale. Leur mission est cruciale : détecter les premiers signes d’extrémisme au sein de leurs communautés et alerter les autorités compétentes.

Le Togo forme plus de 3 000 citoyens pour prévenir l'extrémisme violent, renforçant ainsi la sécurité dans la région.
© Le Togo forme plus de 3 000 citoyens pour prévenir l'extrémisme violent, renforçant ainsi la sécurité dans la région.
Un projet régional à fort impact

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet régional plus vaste, soutenu par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui vise à renforcer la résilience des communautés face à l’extrémisme violent dans plusieurs pays d’Afrique. de l’Ouest.

Au Togo, le projet a activement contribué à l’identification et à l’engagement des acteurs locaux, notamment en formant les Comités Locaux de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CLPLEV), qui regroupent des représentants de la société civile, des leaders religieux, des chefs traditionnels et des jeunes.

Ensuite, grâce aux formations, ces comités ont développé des stratégies de prévention personnalisées, adaptées aux contextes uniques de chaque région. De plus, les CLPLEV ont renforcé les partenariats en collaborant étroitement avec les autorités locales, les forces de l’ordre et les organisations de la société civile, créant ainsi un réseau solide pour la prévention de l’extrémisme violent.

Le Togo forme plus de 3 000 citoyens pour prévenir l'extrémisme violent, renforçant ainsi la sécurité dans la région.
© Le Togo forme plus de 3 000 citoyens pour prévenir l'extrémisme violent, renforçant ainsi la sécurité dans la région.
Extrémisme violent: Les clés du succès 

Le succès de cette initiative s’articule autour de plusieurs facteurs clés. Premièrement, l’approche communautaire adoptée par le Togo implique activement les populations, garantissant ainsi que les stratégies de prévention répondent précisément aux besoins locaux. En plus, les membres des CLPLEV bénéficient d’une formation complète, ce qui les habilite à accomplir efficacement leur mission. Finalement , le soutien institutionnel joue un rôle crucial : le gouvernement togolais, avec l’aide de ses partenaires internationaux, fournit un soutien financier et technique indispensable.

Le Togo forme plus de 3 000 citoyens pour prévenir l'extrémisme violent, renforçant ainsi la sécurité dans la région.
© Le Togo forme plus de 3 000 citoyens pour prévenir l'extrémisme violent, renforçant ainsi la sécurité dans la région.
Les défis à relever

Si les perspectives sont encourageantes, des défis subsistent. Le maintien de la motivation des membres du CLPLEV sur le long terme, la coordination entre les différents acteurs et l’adaptation aux évolutions de la menace terroriste sont autant d’enjeux à prendre en compte.

L’expérience togolaise pourrait inspirer d’autres pays de la région confrontés à des défis similaires. En investissant dans la prévention, le Togo montre l’exemple et démontre que la lutte contre l’extrémisme violent est possible, à condition de s’appuyer sur les forces vives des communautés.