Le vendredi 24 mai 2024, la Côte d’Ivoire a rendu un hommage poignant à son ancien président, Henri Konan Bédié, décédé le 1er août 2023 à l’âge de 89 ans à Abidjan, des suites d’une maladie survenue à Daoukro. L’émotion était palpable, les larmes et les soupirs des personnalités témoignent de la profonde affliction ressentie par la nation.
La cérémonie, chargée d’émotion, s’est déroulée sur l’esplanade du Palais présidentiel en présence du président de la République, Alassane Ouattara. Le couple présidentiel Ouattara, le chef d’État ghanéen Nana Addo, l’ancien président Laurent Gbagbo, le vice-président Tiemoko Meyliet, la première ministre du Togo Victoire Tomegah Dogbé, le premier ministre Beugré Mambé, l’ancien vice-président Daniel Kablan Duncan, le représentant de Abdou Diouf et les responsables de l’UEMOA et de la BCEAO se sont sur la dépouille.
Des témoignages émouvants
Plusieurs témoignages ont été rendus. Le Dr Eugène Aka Aouélé, chargé de prononcer l’éloge funèbre, a ouvert son discours en exprimant sa gratitude envers le Président de la République pour l’honneur de cette lourde responsabilité historique. Il a rappelé les mots du président, qui avait qualifié Aimé Henri Konan Bédié de « grand serviteur de l’État, personnalité politique de premier rang et fidèle compagnon du président Félix Houphouët-Boigny ».
Le Dr Aouélé a souligné la vision de paix de Bédié, illustrée notamment par « l’appel de Daoukro » en 2014, et son engagement constant pour la réconciliation nationale. Il a également évoqué son rôle de protecteur du Prix UNESCO Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.
L’ancien ministre de la Santé a également mis en lumière les dimensions personnelles et affectives de Bédié, son soutien indéfectible au Président actuel, et son influence sur la politique ivoirienne.
En s’adressant à la famille éplorée, le Dr Aouélé a exprimé des condoléances à l’épouse du défunt, Henriette Bédié, et à leurs enfants, tout en les encourageant à perpétuer l’héritage de Bédié. « Avec le départ du président Aimé Henri KONAN BÉDIÉ, c’est une idée de la Côte d’Ivoire rassemblée, éprise de paix qui tombe en terre afin de refleurir d’espérances nouvelles, (…) que la terre de Daoukro vous soit légère. Adieu président Aimé Henri Konan Bédié, conclut le Dr Aouélé.
Né le 5 mai 1934 à Dadiékro, Aimé Henri Konan Bédié a réalisé un parcours académique remarquable avant de revenir en Côte d’Ivoire en 1958, où il a débuté sa carrière au service public en tant que directeur de la Caisse de Prévoyance Sociale et des Prestations Familiales. Sa carrière a ensuite évolué au fil des décennies, occupant des postes clés tels que ministre de l’Économie et des Finances, président de l’Assemblée nationale et finalement président de la République en 1993 après le décès de Félix Houphouët-Boigny.
Un dernier hommage
L’Assemblée nationale a également exprimé sa reconnaissance envers Bédié l’après-midi de ce vendredi avant le départ de la dépouille à Daoukro, soulignant son influence et son héritage politique. La cérémonie a été l’occasion de rappeler les valeurs et les idéaux que Bédié a incarnés tout au long de sa vie.
En conclusion, la Côte d’Ivoire se souviendra d’Henri Konan Bédié comme d’un bâtisseur de paix et d’unité, dont l’esprit et les idéaux continueront de vivre dans le cœur des Ivoiriens. Son départ marque non seulement la fin d’une ère, mais aussi le début d’un nouvel espoir pour l’avenir du pays.
Washington DC, le 24 mai 2024 – La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, s’est rendue aujourd’hui à Washington DC pour rendre hommage à Esther Coopersmith, ambassadrice itinérante de l’UNESCO décédée récemment. À cet effet, Mme Azoulay était accompagnée du président Bill Clinton, de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, du secrétaire à la Défense Lloyd Austin et du président de l’Institut américain de la paix (USIP) George Moose.
L’UNESCO perd une défenseure infatigable de l’éducation et de la culture
Esther Coopersmith était une défenseure infatigable des Vifs de l’ONU et une championne de l’éducation, de la culture et de la science. Elle a consacré également sa vie à promouvoir la paix et la compréhension mutuelle entre les cultures.
Par ailleurs,« Esther Coopersmith était une visionnaire et une leader exceptionnelle », a déclaré Mme Azoulay. « Elle a consacré sa vie à faire du monde un endroit meilleur, et son héritage perdurera pendant de nombreuses années ».
En 2001, Mme Coopersmith a reçu le poste d’ambassadeur itinérant de l’UNESCO. À ce titre, elle a représenté l’Organisation dans le monde entier, plaidant en faveur de l’éducation, de la culture et de la science comme outils essentiels pour la paix et le développement durable.
Elle a aussi joué un rôle déterminant dans la création de l’Alliance mondiale pour l’éducation (GAGE), une initiative visant à assurer une éducation de qualité à tous les enfants.
« Esther Coopersmith était une véritable amie de l’UNESCO », a déclaré Mme Azoulay. « Elle nous manquera profondément. »
En outre, Lors de la cérémonie d’hommage, Mme Azoulay a remis à la famille de Mme Coopersmith la médaille UNESCO-Madanjeet Singh, l’une des plus hautes distinctions de l’Organisation.
« Cette médaille est un hommage à l’engagement exceptionnel d’Esther Coopersmith envers les valeurs de l’UNESCO », a déclaré Mme Azoulay. « Elle incarnait tout ce que l’UNESCO représente. »
Mme Coopersmith est décédée le 15 mai 2024 à l’âge de 82 ans. En somme, Elle laisse dans le deuil son mari, ses trois enfants et ses six petits-enfants.
Dans un monde en quête de durabilité, Gilbert F. Houngbo, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), met en lumière l’importance de la justice sociale dans l’évolution des chaînes d’approvisionnement.
À l’occasion du récent Forum UN Global Supply Chain, Gilbert F. Houngbo a exprimé une vision ambitieuse pour l’avenir du travail. Selon lui, la transition vers des sociétés plus durables offre une “occasion en or” pour les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ces dernières, souvent critiquées pour leurs conditions de travail précaires, se trouvent à un tournant décisif.
Houngbo insiste sur le fait que c’est le moment idéal pour intégrer des pratiques de justice sociale dans ces réseaux complexes. Il appelle à la création d’emplois inclusifs et de qualité, qui non seulement respectent les droits des travailleurs mais favorisent également l’égalité des sexes et la protection sociale.
En somme, Le message de Houngbo est clair : les entreprises émergentes dans les chaînes d’approvisionnement ont la responsabilité de façonner un avenir où la justice sociale n’est pas un idéal lointain, mais une réalité tangible. En saisissant cette opportunité, nous pouvons assurer que le progrès économique va de pair avec l’amélioration des conditions de vie et de travail pour tous.
Il est important de souligner, en outre, que Le Global Supply Chain Forum de l’ONU est le premier forum international consacré aux problématiques de la chaîne d’approvisionnement organisé conjointement par la CNUCED et le gouvernement de la Barbade. Le 21 mai, il a débuté au centre Lloyd Erskine Sandiford à Bridgetown, Barbade, et prendra fin le 24 mai 2024.
Lomé, 24 mai 2024 – Dans la capitale togolaise, un vent de créativité souffle sur les murs du lycée de Tokoin. Un projet ambitieux, initié par le ministère de la Culture et du Tourisme, a récemment culminé avec l’inauguration de fresques murales captivantes, symboles d’unité et de patrimoine culturel.
En effet, le ministère a lancé un appel à candidature en novembre 2023, invitant les artistes à exprimer leur vision de la “culture de l’union”. Le résultat est extrêmement impressionnant, des créations artistiques métamorphosent la clôture du lycée en une galerie à ciel ouvert, témoignant ainsi de la diversité et de la richesse culturelle du Togo.
Inauguration par le Dr KPAYE Koffi
Par ailleurs, le 18 janvier 2024, le Dr KPAYE Koffi, directeur de cabinet du Ministre de la Culture et du Tourisme, a officiellement reçu les travaux. Dix artistes togolais, hommes et femmes, ont collaboré pour donner vie à ce projet, marquant ainsi un jalon important dans la promotion culturelle du pays.
En outre, ce projet est l’un des premiers à bénéficier du soutien du Fonds national de promotion culturelle (FNPC), soulignant l’engagement du gouvernement à valoriser les initiatives artistiques. Les fresques du lycée de Tokoin s’ajoutent à une série d’embellissements similaires à travers la ville, y compris à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma et à l’université de Lomé, enrichissant ainsi le paysage urbain de Lomé.
En somme, ces nouvelles fresques ne sont pas seulement un embellissement esthétique ; elles incarnent l’esprit d’unité et le dynamisme culturel du Togo, offrant aux citoyens et aux visiteurs une fenêtre sur l’âme d’une nation fière de son héritage.
NDJAMENA, Tchad — Le Président de la République du Togo, Faure Gnassingbé, a participé ce jeudi 23 mai 2024 à l’investiture du Président Mahamat Idriss Déby. L’événement solennel s’est tenu au Palais des Arts et de la Culture à N’Djamena, en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement.
Par ailleurs, le Président togolais a saisi cette occasion pour adresser personnellement ses félicitations à son homologue tchadien. Dans un discours prononcé lors de la cérémonie, Faure Essozimna Gnassingbé a exprimé ses vœux de succès et de progrès pour le Tchad tout au long de ce nouveau mandat présidentiel.
En somme, Les autorités ont organisé une cérémonie empreinte de solennité et d’espoir, symbolisant leur engagement en faveur de la stabilité et du développement dans la région. Les dirigeants africains ont tourné leurs regards vers l’avenir, avec l’espoir que le Tchad continuera à progresser sous la direction du nouveau Président.
Rappelons que pour les élections tchadiennes, il y avait en compétition dix candidats. Parmi eux figuraient Mahamat Idriss Deby, fils du défunt président, et Succès Mastra, son opposant également devenu Premier ministre. Et les résultats officiels ont proclamé Mahamat Idriss Deby vainqueur avec 61,03 % des suffrages.
Lomé, 23 mai 2024 – Le Togo a franchi une nouvelle étape importante dans son ambition de devenir un leader régional en matière de cybersécurité avec le lancement officiel de sa stratégie nationale de cybersécurité pour la période 2024-2028.
En effet, cette stratégie, élaborée par l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) en collaboration avec les principaux acteurs du secteur, vise à renforcer la sécurité numérique du pays et à protéger ses citoyens, ses entreprises et ses infrastructures critiques contre les cybermenaces.
La stratégie s’articule autour de quatre piliers principaux :
Promouvoir une culture de la cybersécurité à travers la sensibilisation et la formation.
Protéger les systèmes d’information critiques du pays contre les attaques.
Renforcer le système de réponse aux incidents informatiques pour mieux gérer les cyberattaques.
Renforcer les mécanismes juridiques pour lutter contre la cybercriminalité.
« La mise en place de cette stratégie est une étape cruciale dans l’engagement du gouvernement à anticiper et à faire face aux menaces numériques de toutes natures », a déclaré le Premier ministre, Victoire Dogbé. « Elle permettra de garantir la protection des citoyens, des entreprises, ainsi que des infrastructures et services critiques contre les menaces numériques ».
Le Togo a déjà pris plusieurs mesures pour renforcer sa cybersécurité, notamment en organisant le tout premier sommet continental sur la cybersécurité en 2022. La nouvelle stratégie nationale de cybersécurité permettra au pays de poursuivre sur cette lancée et de faire de la cybersécurité un pilier de son développement numérique.
Lomé, 23 mai 2024 – Un référentiel commun d’évaluation des fournisseurs de services télécoms sera bientôt mis en place dans l’espace africain francophone. Des experts ont pris cette décision à la clôture du 21e séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel) mercredi 22 mai à Lomé.
« Nous avons décidé de mettre sur pied une commission d’experts qui proposera, à brève échéance, un référentiel ambitieux et non contraignant d’indicateurs et de seuils de qualité de services et d’expériences clients pour harmoniser les exigences entre nous afin d’amener les opérateurs les moins performants à se hisser au niveau des meilleurs standards observés dans le monde », a déclaré Michel Galley, directeur général de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).
La rencontre, qui a réuni 150 délégués venus d’une cinquantaine de pays, a permis de discuter de l’économie, de la donnée et des services numériques.
En ce qui concerne le mobile money, les délègues ont évoqué les problèmes d’interopérabilité. « Tout le monde utilise la monnaie électronique via le téléphone, mais nous avons besoin d’interopérabilité. Qu’une personne soit capable de recharger son compte mobile money depuis son compte bancaire. Qu’une personne qui est chez un opérateur X puisse retirer de l’argent chez un opérateur Y », a relevé Louis-Marc Sakala, Directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques du Congo (ARPCE) et actuel président du Fratel.
Ce référentiel commun devrait permettre d’améliorer la qualité des services télécoms dans l’espace africain francophone et de favoriser l’innovation. Il devrait également contribuer à réduire la fracture numérique en permettant à un plus grand nombre de personnes d’accéder aux services numériques.
23 mai 2024– La Cour Suprême du Togo a confirmé mardi la victoire écrasante du parti Union pour la République (UNIR) lors des élections régionales qui ont suivi les législatives il y a 10 jours. Les résultats définitifs, proclamés par la chambre administrative de la juridiction, révèlent une répartition des sièges qui dessine le paysage politique togolais.
UNIR remporte 137 sièges sur 179
En effet, le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), a obtenu une majorité écrasante de 137 sièges sur les 179 en jeu. Cette victoire confirme la position dominante d’UNIR dans le paysage politique togolais. Le parti a su mobiliser ses électeurs et consolider son emprise sur les régions.
En outre, les 42 sièges restants sont répartis entre 12 autres formations politiques et des listes d’indépendants. L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) arrive en deuxième position avec 9 sièges de conseillers régionaux, suivie de près par l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) qui remporte 8 sièges. Le parti BATIR et l’Union des forces de changement (UFC) se partagent chacun 5 sièges.
Dynamique pour la Majorité du peuple (DMP) et autres partis
La Dynamique pour la Majorité du peuple (DMP) obtient 4 conseillers, tandis que les Forces Démocratiques pour la République (FDR) et le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) gagnent respectivement 3 et 2 sièges. Le Nouvel engagement togolais (NET), le Parti démocratique panafricain (PDP), le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), ainsi que les listes des indépendants, la Voix des sans voix, le Nouveau départ et Honneur aux Paysans (HP) ont chacun obtenu 1 siège.
Mandat de 6 ans renouvelable deux fois
Les conseillers régionaux élus auront un mandat de 6 ans, renouvelable deux fois. Ils joueront également un rôle essentiel dans la gouvernance locale et la prise de décisions qui affectent directement les citoyens togolais.
En somme, cette victoire d’UNIR soulève des questions sur l’équilibre politique au Togo et sur la capacité des autres partis à se faire entendre dans un paysage dominé par le parti au pouvoir. Les prochaines années seront cruciales pour l’évolution politique du pays, et les conseillers régionaux auront un rôle clé à jouer dans ce processus.
Lomé, le 23 mai 2024 – La Ministre du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mme Myriam Dossou-d’Almeida, a salué l’initiative de la Fondation SEA, lancée par l’ancien footballeur international togolais Emmanuel Adebayor, pour soutenir l’incubation professionnelle des jeunes dans l’agrobusiness au Togo.
« Cette initiative est louable et vient renforcer les efforts du Gouvernement togolais pour moderniser l’agriculture, créer des emplois et stimuler le développement économique », a déclaré Mme Dossou-d’Almeida. Ce type de programme est crucial pour promouvoir l’employabilité des jeunes, diversifier l’économie et favoriser l’innovation dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire.
L’initiative de la Fondation SEA vise à accompagner 1000 jeunes togolais par et dans la création et le développement de leur entreprise agricole. Les jeunes bénéficiaires auront accès à un encadrement technique et financier, ainsi qu’à des formations en entrepreneuriat et en gestion d’entreprise.
Mme Dossou-d’Almeida a encouragé les jeunes togolais à s’inscrire à ce programme et à saisir cette opportunité unique de se lancer dans l’agrobusiness. « Le Gouvernement togolais continu de soutenir toutes les initiatives qui visent à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et à créer des emplois décents », a-t-elle conclu.
L’initiative de la Fondation SEA est un exemple concret de la collaboration entre le secteur public et le secteur privé pour le développement économique du Togo. Ce programme devrait contribuer à la création de nombreux emplois et à la modernisation du secteur agricole togolais.
En plus de saluer l’initiative de la Fondation SEA, Mme Dossou-d’Almeida a également souligné l’importance de l’agriculture pour le développement du Togo. « L’agriculture est un secteur clé pour l’économie togolaise », a -t-elle confié. En outre, elle représente environ 40% du PIB et emploie plus de 70% de la population active. C’est pourquoi le Gouvernement togolais met tout en œuvre pour moderniser l’agriculture et la rendre plus productive.
SEA et le gouvernement togolais unis pour moderniser l’agriculture et créer des emplois
Le Gouvernement togolais a mis en place plusieurs programmes pour soutenir le développement de l’agriculture, notamment le Plan National de Développement Agricole (PNDA) et le Programme d’Appui au Développement Agricole (PADAT).Ces programmes visent à améliorer la productivité agricole,à diversifier les cultures et à renforcer les filières agricoles.
Mme Dossou-d’Almeida a également appelé les jeunes togolais à s’investir davantage dans l’agriculture. Elle a affirmé que l’agriculture est un secteur d’avenir qui offre de nombreuses opportunités aux jeunes. Par ailleurs la ministre a encouragé les jeunes à se lancer dans l’agriculture et à contribuer à la modernisation de ce secteur.
En somme, le Gouvernement togolais est déterminé à faire de l’agriculture un moteur de la croissance économique du pays. L’initiative de la Fondation SEA et les programmes mis en place par le gouvernement devraient contribuer à atteindre cet objectif.
Dans une démarche proactive face à l’érosion côtière, le Togo s’apprête à lancer un ambitieux projet de sauvegarde de son littoral. Baptisé « Initiative pour la préservation du littoral togolais », ce programme verra le jour dans la région s’étendant de Katanga à Gbodjome.
En effet, l’annonce officielle de ce projet a eu lieu à Lomé, le mardi 21 mai, marquant le début d’une série de discussions impliquant divers intervenants clés. L’objectif principal de ces échanges est de diffuser les informations relatives aux ambitions, aux bénéfices attendus et aux méthodes d’intervention envisagées par le projet. Bignoite Kongnah, haut fonctionnaire au ministère des infrastructures, a souligné l’importance de sensibiliser toutes les entités concernées à l’approche intégrée du projet.
Avec un investissement total de 129 millions d’euros, cette initiative est principalement financée par la Banque islamique de développement, contribuant à hauteur de 128 millions d’euros, le reste étant fourni par le gouvernement togolais. Les opérations prévues comprennent l’érection de digues maritimes sur une étendue de 14 kilomètres, reliant Katanga à Ggbodjome. Ces structures visent à fortifier les zones économiques et sociales contre l’avancée de la mer, limitant l’érosion à un seuil inférieur à un mètre annuel. Par ailleurs, le projet prévoit l’implantation d’équipements sociaux bénéfiques pour les communautés locales.
En somme , Ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts déjà déployés par le programme WACA-Resip, soutenu par la Banque mondiale et l’Agence Française de développement. Ces initiatives précédentes ont permis de réaliser des travaux similaires sur le segment côtier de Gbodjome à Agbodrafo, démontrant l’engagement continu du Togo dans la lutte contre l’érosion côtière et la protection de son patrimoine naturel.