Un partenariat inédit pour lutter contre le VIH en Afrique

 Une alliance historique  vient de se nouer entre Expertise France, l’agence française de coopération technique internationale, et ONUSIDA, le programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida. Les deux acteurs ont signé, mercredi 28 février, un accord de partenariat d’une valeur de 1,9 million d’euros, visant à lutter contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH dans six pays d’Afrique : le Togo, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République Centrafricaine et le Sénégal.

La cérémonie de signature a eu lieu à la représentation permanente de la France auprès des Nations Unies à Genève, en présence des représentants des pays concernés.

Un projet axé sur les droits de l’Homme et les populations vulnérables

Selon un communiqué conjoint, ce partenariat a pour objectif spécifique de renforcer les initiatives communautaires et les cadres législatifs pour combattre efficacement le VIH. Il s’inscrit dans le cadre de L’Initiative, une facilité française complémentaire du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, gérée par Expertise France.

L’ambition est de promouvoir l’accès à des services de santé liés au VIH, respectueux des droits de l’Homme, pour les groupes vulnérables, en particulier les jeunes femmes et les filles, précise-t-on. Le projet sera piloté par le bureau régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, avec l’appui de partenaires locaux.

Une réponse adaptée aux besoins des populations les plus touchées par le VIH

La prévalence du VIH dans ces régions affecte de manière disproportionnée certaines populations, avec des taux significatifs parmi les travailleurs du sexe, les minorités sexuelles et les prisonniers, comparativement à la population générale.

Le partenariat vise donc, ont souligné les deux parties, à améliorer les réponses juridiques et sociales au VIH, à réduire les inégalités de genre et les violences basées sur le genre, et à promouvoir un cadre juridique respectueux des droits de l’Homme.

Il se concentrera surtout sur comment faciliter l’accès aux services juridiques aux populations les plus marginalisées et affectées par le VIH, y compris les travailleurs du sexe, les personnes utilisatrices de drogues, les femmes et filles vivant avec le VIH, et autres.

 

La protection civile à l’ère des technologies innovantes

Ce vendredi 1er mars, la Communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de la Protection Civile (JMPC), une journée dédiée à la valorisation du travail des acteurs de la sécurité civile dans le monde. Le thème de cette année est « Les technologies innovantes au service de la protection civile », un thème qui met en avant les avancées technologiques qui contribuent à renforcer la prévention, la préparation, l’intervention et le rétablissement face aux catastrophes naturelles ou humaines.

Les technologies innovantes, des outils indispensables pour la protection civile

Les technologies innovantes sont de plus en plus utilisées dans le domaine de la protection civile, que ce soit pour la collecte et l’analyse des données, la coordination et la collaboration entre les acteurs, la rapidité et l’efficacité des secours, la sensibilisation et la participation des populations, ou encore la résilience des communautés. Parmi ces technologies, on peut citer les drones, les robots, les capteurs, les applications mobiles, les systèmes d’alerte précoce, les plateformes de gestion de l’information, les réseaux sociaux, les outils de cartographie, les solutions de communication, etc.

Ces technologies permettent non seulement de sauver des vies, mais aussi de réduire les coûts, les risques et les impacts des catastrophes, ainsi que de favoriser le développement durable et inclusif. Elles sont également un moyen de renforcer la coopération et la solidarité internationales, en facilitant le partage des informations, des expériences et des ressources.

Les activités organisées par l’OIPC pour promouvoir les technologies innovantes

À l’occasion de la JMPC, l’Organisation Internationale de la Protection Civile (OIPC), qui regroupe 93 pays membres et 22 organisations régionales et internationales, organise diverses activités, telles que des conférences, des ateliers, des expositions, des démonstrations, des simulations, des concours, des campagnes de communication, etc., dans le but de promouvoir les bonnes pratiques, les leçons apprises et les défis à relever en matière de technologies innovantes pour la protection civile.

Le message du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo

Au Togo, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Calixte Batossié Madjoulba, a profité de cette journée pour exprimer sa gratitude et sa reconnaissance à tous les acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe (PNRRC), qui œuvrent quotidiennement à protéger les populations, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, qui soutiennent le Gouvernement Togolais dans ses efforts en matière de protection civile.

Il a également invité les acteurs de la protection civile à s’investir davantage dans le développement et l’intégration des technologies innovantes à toutes les phases de la gestion des risques de catastrophes, afin de renforcer la capacité de réponse et de résilience du pays.

 

Fimo 228 : la mode africaine en fête au Togo

Le Festival international de la mode au Togo, plus connu sous le nom de Fimo, vient de clôturer sa 11e édition en beauté. Nous vous emmenons dans les coulisses de cette fashion week panafricaine, portée par le jeune créateur Jacques Logoh.

Un festival haut en couleurs et en talents

Le Fimo, c’est le rendez-vous incontournable des amoureux de la mode africaine. Du jeudi 22 au samedi 24 février, l’Institut français et l’hôtel Onomo de Lomé ont accueilli les créations de 45 stylistes venus d’une vingtaine de pays. Sur le podium, 75 mannequins ont fait briller les styles, les couleurs, les tissus et les formes de la mode africaine, sous les yeux émerveillés de près de 3 000 spectateurs.

Le Festival international de la mode au Togo, plus connu sous le nom de Fimo, vient de clôturer sa 11e édition en beauté.
© Le Festival international de la mode au Togo, plus connu sous le nom de Fimo, vient de clôturer sa 11e édition en beauté.

Jacques Logoh, le père fondateur du Fimo

Jacques Logoh est le créateur et organisateur du Fimo. Il a lancé le festival en 2013, quand il était encore mannequin. Il a voulu offrir un espace d’expression à ses propres modèles, qu’il avait recrutés dans son agence, Challenge Model Agency, fondée en 2011. Depuis, le festival a pris de l’ampleur et est devenu international en 2016. Il s’est ouvert à des stylistes venus d’ailleurs, mais aussi à des activités annexes, comme des masterclasses et des actions sociales, en partenariat avec l’ONU-sida, ou encore sur le paludisme et l’environnement. Jacques Logoh a aussi créé sa marque, Jacques Logoh couture, et a ouvert des boutiques à Lomé et Paris. Il espère bientôt en ouvrir une à Washington.

Un festival qui appelle au soutien de l’État

Jacques Logoh ne cache pas son souhait de voir l’État du Togo s’impliquer davantage dans le Fimo. « L’année dernière, le gouvernement m’a aidé avec une enveloppe, mais cette année, rien du tout. Pour faire évoluer le Fimo, il faudrait que le gouvernement prenne en charge la moitié du budget. Chaque année, c’est un combat pour trouver des partenaires. C’est un travail à part entière. » confie-t-il. Il ajoute : « Chaque année, on s’endette, et on rembourse toute l’année avec les ventes de mes créations. »

Malgré ces difficultés, il assure que la plupart des créateurs et des mannequins sont totalement pris en charge, y compris pour leur cachet, mais que certains créateurs doivent encore payer leur voyage.

Un festival qui voit grand et loin

Jacques Logoh ne se contente pas du succès du Fimo au Togo. Il rêve de conquérir le monde avec la mode africaine. « Mon ambition, c’est de faire connaître ma marque au-delà du Togo et du continent ! » s’exclame-t-il. Son rêve est peut-être en train de se réaliser. En octobre 2023, il a organisé une édition du Fimo à la fashion week de Paris, avec une dizaine de créateurs africains. Il renouvellera l’expérience en septembre prochain. Il a aussi lancé la Lomé Men’s Fashion Week, qui a fêté sa troisième édition en août dernier.

Jacques Logoh croit en l’avenir, d’autant que, selon lui, « de plus en plus, les grandes marques se tournent vers la mode africaine ».Il ne voit pas les grandes marques comme des concurrents, mais comme des sources d’inspiration.

Il ne leur reproche pas d’utiliser un « style africain » dans leurs créations. Jacques Logoh pense que c’est une forme de reconnaissance et de valorisation de la culture africaine. Il ne craint pas les industries de la mode en place : « Ça n’a jamais été facile, mais on y arrivera. Et je pense que tout le monde peut faire exister sa marque ! » L’année prochaine, il espère inviter au Fimo un créateur français de renom. Mais il garde son nom secret pour l’instant.

 

Le directeur du CHU Kara et son chauffeur tués dans un accident

Le monde médical togolais est en deuil après un accident mortel survenu jeudi 29 février 2024. En effet, c’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès du directeur du Centre hospitalier universitaire (CHU) Kara, également responsable de l’Ecole Nationale des Auxiliaires Médicaux (ENAM) de la même ville, ainsi que de son chauffeur, dans un accident de la route survenu jeudi dernier. Les deux hommes ont été victimes d’un choc frontal avec un camion, qui les a précipités dans un ravin, près de Wahala, dans la préfecture de Haho.

Les causes de la morts du directeur du CHU KARA

Le Dr Atekpe, Directeur Préfectoral de la Santé de Haho, a confirmé la nouvelle dans un communiqué officiel dans lequel il a relaté les faits. Selon lui, l’accident s’est produit vers 13 h, à 3 km au nord de Wahala, dans le village de Kalagoro. Un Titan, qui venait en sens inverse, a heurté de plein fouet le véhicule du directeur du CHU Kara, immatriculé RT 7428 G/A, qui se rendait vers la ville. Le camion qui transportait des sacs de sésame aurait dérapé sur la chaussée, perdant ainsi le contrôle de sa trajectoire.

Les victimes : trois morts et un corps piégé sous les décombres

Malgré l’intervention rapide des secours, le directeur du CHU KARA et de l’ENAM KARA n’a pas survécu à ses blessures. Il a succombé au Centre Médico-Social (CMS) de Wahala, où il avait été transféré en urgence. Son chauffeur, quant à lui, est mort sur le coup, coincé sous les débris du véhicule. Une troisième victime est à déplorer : le conducteur du camion, dont le corps est resté prisonnier sous les sacs de sésame.

Ce drame a provoqué une vive émotion dans le monde médical togolais qui perd l’un de ses plus éminents représentants. Homme dévoué, compétent et respecté, le directeur du CHU KARA et de l’ENAM KARA a consacré sa vie au service de la santé publique. Par ailleurs , il laisse derrière lui une famille éplorée, des collègues attristés et des étudiants orphelins. Nous leur adressons nos plus sincères condoléances.

Sun4Water : l’irrigation solaire pour les petits agriculteurs africains

L’Afrique subsaharienne est confrontée à des défis majeurs de pénurie d’eau, d’insécurité alimentaire et de changement climatique, qui touchent surtout les petits exploitants agricoles. Pour leur garantir un accès à l’eau et augmenter leur productivité, les systèmes d’irrigation à énergie solaire (SPIS) sont une solution innovante, qui utilise l’énergie renouvelable du soleil pour pomper l’eau vers les champs. Les SPIS présentent de nombreux avantages pour les agriculteurs, tels que l’augmentation des revenus, l’amélioration de l’accès à l’électricité et la réduction de l’empreinte carbone.

Sun4Water vise à diffuser les SPIS et à renforcer les capacités des acteurs locaux impliqués dans le secteur de l’irrigation à énergie solaire
© Sun4Water vise à diffuser les SPIS et à renforcer les capacités des acteurs locaux impliqués dans le secteur de l’irrigation à énergie solaire
Sun4Water, un programme mondial pour promouvoir les SPIS et renforcer les capacités des acteurs locaux

Sun4Water est un programme mondial qui vise à diffuser les SPIS et à renforcer les capacités des acteurs locaux impliqués dans le secteur de l’irrigation à énergie solaire. En effet, l’Allemagne finance ce programme qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative internationale Eau et énergie pour l’alimentation (WE4F).

Sun4Water propose également des méthodes de développement des capacités sur mesure qui visent à sensibiliser et à responsabiliser les petits agriculteurs, à renforcer les compétences des prestataires de services techniques et financiers, à impliquer les institutions financières et à influencer les acteurs politiques. Par ailleurs, le programme met en œuvre des activités dans 6 pays d’Afrique de l’Est et de l’Ouest, en partenariat avec d’autres projets de la GIZ.

Les 4 piliers de Sun4Water pour une utilisation adaptée et durable des SPIS

Sun4Water repose sur 4 piliers principaux : services techniques et financiers, développement des capacités, environnement favorable et promotion de la boîte à outils SPIS. La boîte à outils SPIS est aussi un ensemble de ressources en ligne qui fournissent des informations, des conseils et des bonnes pratiques sur les SPIS.

Sun4Water vise à diffuser les SPIS et à renforcer les capacités des acteurs locaux impliqués dans le secteur de l’irrigation à énergie solaire
© Sun4Water vise à diffuser les SPIS et à renforcer les capacités des acteurs locaux impliqués dans le secteur de l’irrigation à énergie solaire
 Un réseau mondial pour la promotion des SPIS

En outre, trois unités composent l’équipe Sun4Water et travaillent ensemble pour la promotion des SPIS : une unité de pilotage située en Allemagne et deux coordinateurs régionaux situés dans les hubs WE4F en Côte d’Ivoire et au Kenya. Ensemble, ils visent à promouvoir le développement et la diffusion de systèmes d’irrigation à énergie solaire respectueux du climat, économes en énergie et en eau.

La BAD et le Togo s’engagent pour l’industrialisation et la santé

Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé a reçu le 27 février 2024 à Lomé le Dr Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Les deux dirigeants ont discuté des opportunités de financement des projets prioritaires du Togo dans les domaines de l’industrialisation, des infrastructures et de la santé.

Un corridor routier, stratégique pour le développement du Togo

L’un des projets phares évoqués lors de cette rencontre est la construction de la route Lomé-Cinkassé, qui reliera la capitale togolaise à la frontière burkinabée, en passant par les régions du centre, de la Kara et des Savanes. En effet, ce corridor routier, d’une longueur de 780 km, nécessite un investissement de 2,9 milliards de dollars. Il permettra de désenclaver le nord du pays, de faciliter les échanges commerciaux avec les pays voisins et de stimuler la croissance économique.

Dans la déclaration du Dr Akinwumi Adesina, il a affirmé : « Le président de la République a une vision claire pour l’industrialisation du pays, et nous sommes là pour l’accompagner. Nous allons mobiliser les investisseurs pour financer ce corridor routier, qui est très important pour le développement du Togo ».

Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé a reçu le 27 février 2024 à Lomé le Dr Akinwumi Adesina, président du Groupe de la BAD
© Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé a reçu le 27 février 2024 à Lomé le Dr Akinwumi Adesina, président du Groupe de la BAD

Un appui de la BAD pour améliorer le système de santé togolais

Par ailleurs, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a exprimé sa volonté d’investir dans les infrastructures de la santé au Togo, afin de renforcer la capacité de réponse du pays face aux défis sanitaires. Il a également salué les efforts du gouvernement togolais pour améliorer le système de santé et garantir l’accès de la population aux soins de qualité.

« Nous allons soutenir le Togo dans sa politique de santé, qui est une priorité pour le président de la République. Nous allons financer la construction et la réhabilitation des hôpitaux, des centres de santé et des laboratoires, ainsi que la formation du personnel médical », a signifié le Dr Akinwumi Adesina.

Une optimisation de la production des engrais à partir du phosphate

Le secteur privé a aussi été au cœur des discussions entre le président togolais et son hôte. Ils ont notamment abordé la question de la valorisation du phosphate, une ressource naturelle abondante au Togo, qui peut servir à la production des engrais. Le Dr Akinwumi Adesina a encouragé le développement des industries de transformation agro-alimentaire, qui peuvent contribuer à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois.

À cet effet, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a déclaré que : « Le Togo a un potentiel énorme dans le domaine du phosphate, qui peut être utilisé pour fabriquer des engrais de qualité. Nous allons aider le secteur privé à optimiser cette production, qui aura un impact positif sur l’agriculture et l’économie du pays ».

Un partenariat stratégique entre le Togo et la BAD

En somme, Le Togo et la BAD entretiennent des relations de coopération depuis 1972. Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est l’un des principaux bailleurs de fonds du pays, avec un portefeuille de 19 opérations actives, d’un montant total de 543 millions de dollars. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre du Document de stratégie pays 2021-2026, qui vise à soutenir le développement des pôles de croissance inclusive et des politiques d’inclusion sociale, ainsi qu’à renforcer la gouvernance financière et sectorielle.

Parmi les projets structurants financés par la BAD au Togo, on peut citer les agropoles, qui visent à promouvoir le développement économique axé sur l’industrie agroalimentaire, le développement des chaînes de valeur et la création d’emplois ; la réhabilitation des routes, qui permet d’améliorer la mobilité des personnes et des biens ; et les énergies renouvelables, qui contribuent à l’accès universel à l’électricité et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé et le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) Dr Akinwumi Adesina ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur partenariat pour accélérer le développement du Togo et de l’Afrique.

Togo Digital Awards 2023 : la fête du numérique togolais

Samedi 23 février à Lomé, le numérique togolais était à l’honneur. Pour la troisième année consécutive, Togo Digital Awards a récompensé les acteurs de l’écosystème numérique du pays qui se sont distingués par leur créativité, leur innovation et leur excellence. 21 lauréats ont été primés dans sept (7) catégories, et quatre ont reçu des prix spéciaux. Cet événement, lancé il y a trois ans, a pour mission de célébrer les talents dans le numérique au Togo et de les encourager à aller plus loin.

 Un événement innovant et généreux dans le Togo Digital Awards 2023 

En effet, l’événement consacré à l’innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition. Du décor de l’événement aux prix décernés aux lauréats, les Awards 2023 du numérique ont fait un bon qualitatif. Un (1) million de FCFA d’accompagnement et un voyage d’immersion dans un écosystème africain pour chaque premier des sept catégories ; 500 mille FCFA de bon d’accompagnement pour chaque deuxième et 250 mille FCFA pour chaque troisième. Les lauréats ont ainsi reçu des récompenses à la hauteur de leurs efforts et de leurs ambitions.

L’événement consacré à l'innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition en décernant des prix hors du commun
© L’événement consacré à l'innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition en décernant des prix hors du commun

 

Les lauréats du Togo Digital Awards 2023 

Dans la catégorie “Meilleure initiative de transformation digitale”, le projet “Microfinance pro” porté par Lionel Aluka a remporté le premier prix. Dans la catégorie “Projets et stratégies”, le premier prix a été décerné à “Miatou Togo”, porté par Franck Ata Akouété.

Par ailleurs, le programme “Garde Pharma” de Fabrice Adotè Tossou a remporté le premier prix de la catégorie “Meilleure innovation digitale”. Dans la catégorie “Travaux académiques”, le “Projet de la réussite scolaire” de Yaovi Francis Sogbédji a remporté le premier prix.

Le projet “Rose company one goal one vision” de Rose Akou Tsébi a également remporté le premier prix de la catégorie “Women in Tech”. Dans la catégorie “Créateurs de contenus”, “Moena Garden” de Carine Tété-Bénissan a reçu le premier prix . Enfin, le “Dr Patrick Bagny” a remporté le premier prix coup de cœur pour “La pédiatrie dans la bonne humeur”.

L’événement consacré à l'innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition en décernant des prix hors du commun
© L’événement consacré à l'innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition en décernant des prix hors du commun
Les autres lauréats

Dans chaque catégorie, trois projets ont été primés. Ainsi, dans la catégorie “Meilleure initiative de transformation digitale”, le projet “Tagincard” de Jean-Martin Messan a remporté la deuxième place, tandis que le projet “Esugu” de Paul M’Ponada Kabaté a pris la troisième place. Dans la catégorie “Projets et stratégies”, le projet “Thesymo” de Robert Djabaku a remporté la deuxième place, tandis que le projet “Miabé Marché” de Benoît Amédéka a pris la troisième place. Le projet “Miabé Campus” de Parfait Kokou Toké a remporté la deuxième place dans la catégorie “Meilleures innovations digitales”, tandis que le projet “Rôbalôtô” d’Aymane Gbadamassi a pris la troisième place.

Vers une référence numérique

En 2021, le ministère de l’Economie numérique exprimait le souhait de voir les Togo Digital Awards (TDA) devenir une référence non seulement au Togo, mais aussi dans la sous-région et dans le monde. La Directrice de l’Agence Togo Digital, qui avait relayé ce message aux organisateurs, a estimé lors de cette troisième édition que l’événement se rapproche de cet objectif année après année.

Félicitations et vision pour l’avenir

Lors de l’édition 2023, la ministre de l’Economie numérique, Cina Lawson, a félicité les organisateurs pour le chemin parcouru. Elle a souligné que la transformation digitale doit viser l’inclusion des citoyens dans l’économie et la société. Pour atteindre cet objectif, elle a insisté sur l’importance de la connectivité, un levier essentiel de l’innovation et donc de la transformation digitale du pays.

Annonce d’un nouveau projet

La tribune des Togo Digital Awards a également été le théâtre de l’annonce d’un autre projet en faveur de l’écosystème numérique : le ‘228 Code Challenge’. Ce concours vise à récompenser les meilleurs codeurs du pays, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’avenir du numérique au Togo.

Prix spéciaux

Quatre acteurs ont reçu des prix spéciaux. L’Office togolais des recettes (OTR) a reçu le prix du meilleur service digitalisé du pays. Jean-Pierre Azanlédji a reçu le titre  “Grand acteur du Digital” pour 2023. Netis Togo a reçu le prix d’honneur de l’édition et Gozem Togo a reçu le prix spécial du comité d’organisation.

 

BIOFACH 2024 : le Togo fait sensation avec ses produits bio

Du 13 au 16 février 2024, Nuremberg en Allemagne a accueilli le Salon des produits biologiques au monde, BIOFACH 2024. Plus de 3 000 exposants et 50 000 visiteurs venus de 130 pays ont participé à cet événement de référence pour le secteur bio.

Parmi eux, une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, ainsi que de producteurs et exportateurs de produits agricoles biologiques. Ce salon a été une opportunité unique pour les acteurs togolais de se faire connaître et de développer leurs affaires sur le marché bio européen.

Un soutien technique et financier du ProComp et de la GIZ

Le programme de promotion de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), financé par le ministère fédéral de la coopération allemande (BMZ) à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a rendu possible la participation togolaise. Ce programme, qui a démarré en juillet 2022 pour une durée de trois ans, a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo.

Pour cela, il accompagne les acteurs (transformateurs et exportateurs) des différentes filières biologiques pour améliorer leur visibilité sur les marchés internationaux, et permet aux structures étatiques de s’inspirer des bonnes pratiques en matière d’organisation et de participation aux événements commerciaux.

Une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, a participe au salon mondial BIOFACH 2024
© Une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, a participe au salon mondial BIOFACH 2024
Un stand pays attractif et convivial au salon mondial BIOFACH 2024

Sur le stand du Togo, la diversité et la qualité des produits biologiques togolais ont attiré l’attention des visiteurs et des acheteurs potentiels. Miel, soja, sésame, moringa, beurre de karité, café… Les exposants togolais ont présenté leurs produits sur les supports dédiés à chaque entreprise et à son effigie.

Ils ont également animé le stand selon un planning établi, en alternant entre l’accueil des visiteurs, les prospections et les rendez-vous pris. Le stand du Togo a été décoré avec les couleurs nationales, ce qui a renforcé son identité et sa visibilité.

Un appui de la diaspora et de l’ambassade du Togo

La délégation togolaise a pu compter sur l’appui de la diaspora togolaise vivant à Nuremberg, ainsi que sur la présence d’un représentant de l’ambassade du Togo à Berlin et du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE).

Par ailleurs, ces derniers ont apporté leur soutien en termes d’interprétariat et de conseils stratégiques pour favoriser la pénétration des produits togolais sur le marché allemand et européen. Ils ont également permis aux compatriotes et aux frères africains de partager un moment de fraternité et de convivialité avec les participants venus de Lomé.

Des conférences thématiques enrichissantes au salon BIOFACH 2024

En marge du salon, des conférences thématiques ont été animées par des experts de l’agriculture biologique, des officiels de l’Union européenne et des organismes de certification.

En effet, ces conférences ont abordé des sujets d’actualité et d’avenir, tels que les faits, chiffres et perspectives de l’agriculture biologique en Europe centrale et orientale, le marché bio allemand, le rôle des femmes dans les systèmes alimentaires résilients, les impacts de la nouvelle réglementation biologique de l’UE ou encore le secteur de l’emballage et du bio.

Ces conférences ont permis aux exposants togolais de se renseigner sur les exigences et les opportunités du marché bio européen, et de se mettre à la page des dernières tendances et innovations du secteur.

Une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, a participe au salon mondial BIOFACH 2024
© Une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, a participe au salon mondial BIOFACH 2024
 Un bilan positif et des perspectives prometteuses

Le bilan du salon a été très positif pour les exposants togolais, qui ont rempli leurs carnets d’adresses et reçu de nombreuses promesses de partenariats. Ils ont également pu se faire connaître et reconnaître comme des acteurs importants et crédibles du secteur bio.

Ils ont prévu de donner suite à leurs contacts après le salon et d’explorer les possibilités de collaboration avec les opérateurs économiques de tout horizon. Le Togo a ainsi montré qu’il avait beaucoup à offrir au monde en matière de produits biologiques et qu’il pouvait compter sur le soutien du ProComp et de la GIZ pour développer son secteur privé et sa compétitivité.

Le ministère du commerce du Togo prend part à l’OMC

La treizième conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui se tient à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis du 26 au 29 février 2024, est un événement majeur dans le calendrier du commerce mondial. Parmi les participants, on compte Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, Ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, qui y participe par visioconférence.

La Vision de la Directrice Générale de l’OMC pour un Commerce Mondial Équitable

Cette conférence rassemble des ministres, des hauts fonctionnaires, des dirigeants du secteur privé et des représentants de la société civile des 164 pays membres de l’OMC. L’objectif principal de cette rencontre est de discuter des défis et des enjeux liés à la résilience du commerce mondial.

La Directrice Générale de l’OMC, Docteur Ngozi Okonjo-Iwealala, a officiellement lancé la conférence le 26 février 2024, en présence de Docteur Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, Ministre d’État des Émirats arabes unis chargé du Commerce extérieur et Président de la CM13.

Docteur Ngozi Okonjo-Iwealala a également souligné l’importance de la résilience du système multilatéral, de l’encouragement de la coopération commerciale et du renforcement de la coopération internationale stratégique. Elle a aussi appelé les ministres à trouver des consensus pour des négociations franches en faveur d’un commerce mondial équitable.

Le Togo à la treizième conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce : Engagement et Perspectives

Par ailleurs, Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, dans son intervention, a réitéré l’engagement du Togo à un système commercial multilatéral inclusif, juste et équitable, fondé sur des règles. Elle a souligné que face aux crises et à l’insécurité alimentaire, la délégation togolaise soutiendra la position du groupe des PMA pour la mise à jour de toutes les priorités des PMA à l’OMC.

La conférence a également été marquée par l’adhésion de deux nouveaux pays à l’OMC, les Comores et le Timor-Leste, portant le nombre total de membres à 166. Neuf pays, dont le Togo, ont présenté leurs documents d’acceptation de l’Accord de l’OMC sur les subventions à la pêche, adopté lors de la 12e Conférence ministérielle (CM12), tenue en juillet 2022 à Genève, en Suisse.

COAFR-CEDEAO renforcent leur partenariat

Ce mardi, la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a reçu une délégation du Conseil du Groupe de travail UE-Afrique (COAFR), dans le cadre d’un dialogue visant à consolider la collaboration de longue date entre les deux organisations régionales. La réunion a permis d’échanger sur les objectifs régionaux communs de paix, de sécurité et de développement durable ainsi que sur les résultats du récent sommet de la CEDEAO.

COAFR et CEDEAO renforcent leur partenariat pour la stabilité et le développement en Afrique de l’Ouest ce mardi à Abuja
© COAFR et CEDEAO renforcent leur partenariat pour la stabilité et le développement en Afrique de l’Ouest ce mardi à Abuja

Accueil de la délégation du COAFR par la CEDEAO

La vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, SE Mme Damtien L. Tchintchibidja, a salué la visite de la délégation du COAFR, présidée par SE Yamina GUEFRI, et a réaffirmé l’importance stratégique du partenariat entre l’Union européenne et la CEDEAO. Elle a déclaré que la CEDEAO était heureuse de recevoir la délégation du COAFR afin de renforcer leurs coopérations, qui reposent sur des valeurs et des principes communs de développement durable et de cohésion régionale.

La vice-présidente a affirmé que les deux institutions partagent la même vision d’une Afrique de l’Ouest pacifique, sûre et prospère, et qu’elles œuvrent ensemble pour la réaliser.

COAFR et CEDEAO renforcent leur partenariat pour la stabilité et le développement en Afrique de l’Ouest ce mardi à Abuja
© COAFR et CEDEAO renforcent leur partenariat pour la stabilité et le développement en Afrique de l’Ouest ce mardi à Abuja

Remerciements et perspectives du COAFR

Par ailleurs, la présidente du COAFR a remercié la Commission de la CEDEAO pour son hospitalité et son engagement, et a souligné l’intérêt du dialogue pour aborder les questions régionales clés et les défis communs. Elle a déclaré que le COAFR était reconnaissant de l’opportunité qui lui est donnée de discuter avec la CEDEAO des priorités et des actions à mener pour renforcer la démocratie, la bonne gouvernance et le développement économique en Afrique de l’Ouest.

Pour finir, elle a souligné que le COAFR est également attentif aux progrès et aux initiatives qu’ont réalisés les chefs d’État et de gouvernement à la suite du sommet extraordinaire, notamment pour faire face aux crises sécuritaires et humanitaires dans les pays de l’AES et en Guinée.

Appel à la mobilisation pour la prospérité de la région

En somme, la réunion a été l’occasion de réitérer l’appel à la mobilisation des États membres et des partenaires internationaux pour soutenir la voie de la prospérité de la région, qui passe par la promotion de la démocratie, de la gouvernance, de la responsabilité et de la transparence.

La réunion a aussi témoigné du renforcement du partenariat entre le COAFR et la Commission de la CEDEAO, qui constitue un pilier essentiel pour la promotion de la sécurité, de la paix et de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.