Togo : La commune du Golfe 3 mise sur la gouvernance participative

Entre opération de charme et gouvernance participative, l’équipe municipale de la commune du Golfe 3, à Lomé, a lancé une vaste série de consultations. L’objectif : sortir des bureaux pour confronter les priorités de la mairie aux réalités brutes du terrain.

 

Dans les allées du Golfe 3, l’heure n’est plus seulement aux délibérations en conseil municipal. Ainsi, du 26 au 31 janvier 2026, l’exécutif communal a choisi de s’immerger dans le quotidien de ses administrés. Une « tournée d’écoute » qui sonne comme un test de popularité et d’efficacité pour la mandature en cours.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Un inventaire sans détour

Pendant six jours, les responsables de la commune ont enchaîné les rencontres avec une mosaïque d’acteurs : leaders religieux, femmes des marchés, artisans, Comités de développement de quartier (CDQ) et ONG locales. Cependant, si l’exercice visait officiellement à présenter la « vision » de la mairie, il a surtout servi d’exutoire aux citoyens.

Urbanisme défaillant, assainissement précaire, gestion des ordures ménagères ou encore cohésion sociale : les sujets de friction ne manquent pas. « Pour une fois, nous avons eu l’impression d’être écoutés comme de véritables partenaires du développement », glisse, sous couvert d’anonymat, un président de CDQ. Un sentiment de reconnaissance qui souligne, en creux, l’attente immense des populations vis-à-vis des retombées concrètes de la décentralisation.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Le « round 2 » de la concertation

Pour l’exécutif du Golfe 3, il s’agit de transformer ce climat d’écoute en propositions concrètes pour orienter les budgets et les futurs chantiers. Mais la mairie ne compte pas s’arrêter là. En effet, dès ce 27 janvier, une seconde phase de concertation s’ouvre.

Le spectre des invités s’élargit aux acteurs de l’ombre de la vie urbaine : groupes sportifs, comité anti-stupéfiants, Croix-Rouge togolaise et, surtout, les femmes balayeuses, chevilles ouvrières de la salubrité publique. En incluant ces « personnes ressources », la commune tente ainsi de bâtir une légitimité transversale.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

L’enjeu politique

Au-delà de la gestion des déchets et de l’éclairage public, cette stratégie de « gouvernance participative » répond aussi à un impératif politique : prouver que l’échelon communal est le plus apte à répondre aux urgences sociales. Dans un Togo où la décentralisation est encore en phase de consolidation, le Golfe 3 veut s’ériger en modèle de dialogue social. Reste désormais à savoir si les doléances recueillies se traduiront par des changements visibles dans les rues de la commune ou si elles resteront au stade des bonnes intentions.

 

Afrique : l’AWIEF muscle son conseil consultatif

Entrepreneuriat féminin en Afrique : l’AWIEF muscle sa gouvernance avec un nouveau conseil consultatif

LE CAP (Afrique du Sud), 26 janvier 2026 Le Forum africain de l’innovation et de l’entrepreneuriat féminin (AWIEF) a annoncé lundi la création d’un conseil consultatif de haut niveau, marquant une étape stratégique pour l’organisation panafricaine dans sa mission de soutien à l’autonomisation économique des femmes.

En effet, ce nouveau comité réunit des personnalités internationales issues des secteurs du sport, des médias, de l’édition et du développement institutionnel. Sa mission sera d’orienter la croissance à long terme de l’AWIEF, notamment par le renforcement de la gouvernance et l’expansion des programmes de soutien aux entrepreneurs sur tout le continent.

À cet effet, « la mise en place de ce conseil marque une étape importante dans notre évolution », a souligné Irène Ochem, fondatrice et PDG de l’AWIEF. « L’expérience collective et la vision de ces membres seront précieuses pour consolider nos fondements et étendre notre impact au sein de l’écosystème entrepreneurial africain. »

 

Un casting de poids

Par ailleurs, parmi les personnalités nommées figurent :

  • Fatma Samoura, ancienne secrétaire générale de la FIFA et figure influente de l’égalité des sexes.
  • Nicolas Pompigne-Mognard, fondateur et président d’APO Group, expert en communication panafricaine.
  • Awa Ndiaye-Seck, ex-représentante spéciale de l’ONU Femmes auprès de l’Union africaine.
  • Dalia Ibrahim, PDG de la maison d’édition égyptienne Nahdet Misr et spécialiste de l’économie créative.

Au-delà de l’événementiel

Toutefois, si l’AWIEF est principalement connue pour son sommet annuel et ses remises de prix, cette nouvelle structure vise à pérenniser l’action de l’organisation. Le conseil se concentrera aussi sur la recherche, l’influence politique et le développement de partenariats stratégiques pour répondre aux défis structurels rencontrés par les femmes d’affaires en Afrique.

Basée au Cap, l’AWIEF s’est imposée ces dernières années comme l’une des principales plateformes de dialogue entre investisseurs, décideurs politiques et innovatrices pour catalyser la croissance inclusive sur le continent.

Enfin, l’initiative intervient dans un contexte où l’entrepreneuriat féminin en Afrique affiche l’un des taux les plus élevés au monde, tout en restant confronté à un déficit de financement accru à plus de 42 milliards de dollars par la Banque africaine de développement (BAD).

Togo : L’OMS et le PAM renforcent leur alliance pour la santé et la nutrition

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Les agences onusiennes au Togo unissent leurs forces pour optimiser la lutte contre la malnutrition et améliorer la couverture sanitaire, ont annoncé les représentations locales de l’OMS et du PAM.

Dans le cadre d’une rencontre stratégique tenue ce matin à Lomé, les représentants de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont réaffirmé leur volonté de passer à une « collaboration renforcée ». En effet, cette synergie vise à briser les silos administratifs pour proposer des interventions intégrées, touchant simultanément la santé et la nutrition.

 

Santé et nutrition : le binôme de la résilience

Les discussions ont principalement porté sur le déploiement de solutions mixtes, là où les besoins sont les plus criants :

  • En milieu scolaire : consolidation des cantines scolaires couplée à des programmes de déparasitage et de suivi de la croissance.
  • En milieu communautaire : mise en place d’unités mobiles de dépistage de la malnutrition et de sensibilisation aux pratiques d’hygiène.

Un impact direct sur les populations vulnérables

En somme, cette alliance stratégique répond aux défis de sécurité alimentaire et sanitaire qui touchent particulièrement les régions septentrionales du Togo. En coordonnant leurs ressources, l’OMS apporte son expertise médicale tandis que le PAM assure la logistique et l’apport nutritionnel, garantissant ainsi une prise en charge holistique du patient, du diagnostic à l’assiette.

« Ensemble pour une meilleure santé », tel est le mot d’ordre de cette coopération qui s’inscrit également dans la droite ligne des Objectifs de Développement Durable (ODD) visant la faim zéro et l’accès à la santé pour tous.

Togo : Golfe 4 mise sur le contrôle financier et le social pour 2026

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Le conseil municipal de Golfe 4, poumon administratif de Lomé, a entamé une réforme en profondeur de sa gestion budgétaire tout en dévoilant une feuille de route sociale ambitieuse pour l’exercice 2026.

Réunis mercredi en session ordinaire, les élus locaux ont consacré une journée charnière à l’articulation entre rigueur financière et solidarité de proximité. Cette double orientation vise à sécuriser les deniers publics tout en répondant aux attentes croissantes des administrés de la capitale togolaise.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Verrouiller la dépense publique

La matinée a été dominée par une séance de travail technique avec la Direction Nationale du Contrôle Financier (DNCF). M. Kortho, représentant de l’institution, a détaillé les étapes cruciales du circuit d’exécution des dépenses.

L’objectif de cette immersion pédagogique était clair : garantir la conformité des actes de la commune avec les standards nationaux. Les échanges ont porté sur :

  • Le circuit des dépenses : maîtriser les étapes réglementaires pour éviter les rejets de paiement et les retards.
  • La commande publique : rappel de l’obligation de mise en concurrence pour assurer l’équité entre les prestataires.
  • Le rôle du contrôleur : passer d’une perception de « censure » à un accompagnement sécurisant pour les élus.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Cap sur l’inclusion et le développement humain

L’après-midi a marqué un virage vers le terrain social. La commission dédiée, présidée par M. Houdetodji, a présenté les grands axes de son programme annuel.

Pour 2026, la commune de Golfe 4 entend renforcer son filet de sécurité pour les plus fragiles. Le plan d’action dévoilé par le rapporteur, M. Dampite, s’articule autour de trois piliers :

  1. L’inclusion : un soutien accru aux personnes handicapées et aux seniors.
  2. La modernisation citoyenne : une réforme de l’état civil pour faciliter l’obtention des documents administratifs.
  3. Le patrimoine : des projets culturels visant à dynamiser l’identité de la commune.

« Il s’agit d’allier la transparence financière le matin au progrès social l’après-midi », a souligné l’exécutif communal. Avec cette approche, Golfe 4 tente de s’imposer comme un modèle de gouvernance locale au Togo, où la décentralisation reste un enjeu majeur de développement.

Lomé mobilise les leaders religieux pour la paix et la tolérance

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Les autorités togolaises ont lancé jeudi à Lomé une vaste campagne de sensibilisation destinée à renforcer la coexistence pacifique entre les différentes confessions religieuses, sur fond de lutte contre l’extrémisme dans la sous-région.

L’atelier, organisé par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH), a réuni des chefs religieux, des autorités locales et des leaders traditionnels. En effet, l’objectif affiché est de prévenir les discriminations et l’intolérance fondées sur les croyances, dans un pays qui se veut un modèle de laïcité et de brassage culturel.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Un cadre juridique pour la liberté de culte

La rencontre a permis de détailler les principes fondamentaux du droit à la liberté de religion et de parcourir le cadre réglementaire strict régissant l’exercice des cultes au Togo. Sous l’égide de la Direction de la prévention des conflits, les participants ont été informés des mécanismes de protection des libertés individuelles face à la montée des tensions identitaires.

D’ailleurs, le secrétaire général du ministère chargé des Droits Humains, Anathère Talim, et la directrice de la prévention des conflits, Pauline Dokou, ont insisté sur la nécessité pour les leaders d’opinion de désamorcer tout germe d’intolérance au sein de leurs communautés respectives.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Désamorcer l’amalgame entre foi et terrorisme

Présent lors des échanges, le maire de la commune de Golfe 5, Kossi Agbenyega Aboka, a tenu à recadrer le débat sur l’extrémisme violent qui frappe également la région sahélienne.

« Les considérations religieuses ne sont pas l’origine du terrorisme », a martelé l’élu local, exhortant chrétiens, musulmans et traditionalistes à s’unir autour d’un « être suprême » commun pour garantir la stabilité nationale.

En somme, pour les autorités municipales et préfectorales, la paix durable et le développement harmonieux du Togo dépendent directement de cette culture de l’unité. Après cette étape inaugurale dans le Grand Lomé, la mission de sensibilisation se déplacera à Tsévié pour toucher les acteurs de la Région maritime.

Togo : L’ANASAP lance un numéro WhatsApp pour la salubrité à Lomé

LOMÉ, 23 janv. 2026 – L’Agence nationale de salubrité publique (ANASAP) du Togo a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation en lançant, cette semaine, une plateforme de signalement via l’application WhatsApp, a appris l’AFP de source officielle.

Depuis le 19 janvier, les résidents du Grand Lomé peuvent désormais dénoncer les actes d’insalubrité en temps réel grâce au numéro 90 82 33 33. Opérationnelle 24 h/24 et 7 j/7, cette interface numérique permet aussi aux citoyens d’envoyer des photos, des vidéos ou des localisations précises de dépôts sauvages d’ordures ou d’obstructions de la voie publique.

 

Un virage vers la « citoyenneté participative »

Cette initiative vient renforcer l’arsenal de veille de l’ANASAP, qui disposait déjà d’une ligne verte (le 8204). En intégrant WhatsApp, l’agence mise sur la proximité et la réactivité d’un outil massivement utilisé par la population togolaise.

L’objectif affiché est clair : transformer chaque habitant de la capitale en un acteur de la veille sanitaire. « Cette stratégie globale vise à moderniser les outils de gestion de la salubrité tout en impliquant davantage les citoyens dans la préservation de leur cadre de vie », souligne l’agence dans sa communication officielle.

 

Modernisation des services urbains

Le Grand Lomé, confronté aux défis de l’urbanisation rapide, cherche à optimiser la collecte des déchets et le maintien de la propreté urbaine. L’utilisation du numérique permet également à l’ANASAP de cartographier plus efficacement les points noirs de la ville et d’orienter ses équipes d’intervention avec une plus grande précision géographique.

Avec ce nouveau canal, les autorités espèrent une réduction significative des comportements inciviques et une amélioration durable de l’environnement urbain, sous l’œil vigilant d’une population désormais connectée directement aux services de l’État.

Côte d’Ivoire : Camille Makosso menacé d’excommunication après les Vodun Days

Le sulfureux « général » Camille Makosso a-t-il franchi la ligne rouge de trop ? Le jeudi 22 janvier 2026, l’Observatoire National des Églises Évangéliques de Côte d’Ivoire (ONEE-CI) a jeté un pavé dans la mare en annonçant une procédure d’excommunication visant l’influenceur et pasteur le plus controversé du pays.

En effet, la décision, émanant d’une concertation entre plusieurs fédérations et validée à l’unanimité par le Conseil des Docteurs de l’Église, fait suite à la présence très remarquée de Makosso aux « Vodun Days » à Ouidah, au Bénin, début janvier.

Le péché de Ouidah

Pour les instances ecclésiastiques ivoiriennes, le spectacle de Camille Makosso s’affichant au cœur de la ville sacrée de Ouidah ne passe pas. Alors que le festival célébrait les divinités Legba, Hêbiosso ou encore Mami Wata, le « général » ne s’est pas contenté d’une visite de courtoisie.

L’Observatoire lui reproche une « faute grave » : avoir activement promu l’événement dans les médias béninois et, surtout, avoir exprimé l’intention de convoyer des délégations de pasteurs et de fidèles chrétiens vers ces rites ancestraux. Une démarche jugée incompatible avec la « pureté de l’Évangile » et assimilée à une promotion de l’occultisme.

« Repentance ou exclusion. »

L’annonce, portée publiquement par le Dr Jean Isidore Gauze, sonne comme un ultimatum. Pour les autorités évangéliques, Camille Makosso, qui revendique souvent des titres de « porte-parole national » ou de « président des pasteurs », usurpe une autorité qu’il utilise désormais pour favoriser le syncrétisme religieux.

Toutefois, la porte n’est pas totalement fermée. L’Observatoire a assorti sa menace d’une condition : la reconnaissance publique d’une erreur et une « repentance sincère ». En l’absence d’un geste d’humilité de la part de l’intéressé, l’excommunication deviendra effective, le bannissant officiellement du corps pastoral reconnu de Côte d’Ivoire.

Un séisme dans la « Blogosphère » chrétienne

Cette affaire soulève une question de fond qui agite l’Afrique de l’Ouest : où s’arrête la promotion du patrimoine culturel et où commence l’apostasie religieuse ? Pour Camille Makosso, habitué à jongler entre business, réseaux sociaux et religion, ce bras de fer avec les « docteurs » de la foi pourrait aussi écorner sa légitimité auprès de sa base de fidèles les plus conservateurs.

Reste à savoir si celui qui se définit comme un électron libre de la foi acceptera de se plier au verdict de ses pairs ou s’il choisira la rupture définitive, au risque de voir son « empire » spirituel officiellement désavoué.

: Togo : Le PNUD dote la commune du Golfe 3 d’un véhicule électrique

LOMÉ, 23 janv. 2026 – La commune du Golfe 3, l’une des principales municipalités de la capitale togolaise, a franchi une étape symbolique dans sa transition énergétique en recevant, jeudi, son tout premier véhicule électrique offert par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Les clés du véhicule ont été remises au maire de la commune, M. Gnassingbé Essohanim, par Mme Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo. En effet, ce don s’inscrit dans un projet pilote de l’agence onusienne visant à promouvoir la mobilité durable et à soutenir les efforts du pays dans la lutte contre les changements climatiques.

Golfe 3
© Golfe 3

Un modèle de « mobilité verte » pour l’administration

L’initiative ne concerne pas uniquement le niveau municipal : le ministère de l’Environnement a également bénéficié d’un véhicule identique lors de cette cérémonie. Par ailleurs, L’objectif est d’inciter les institutions publiques togolaises à réduire leur empreinte carbone en abandonnant progressivement les énergies fossiles pour leurs déplacements urbains.

« Ce don est un appui significatif qui nous engage à un usage exemplaire au service de l’action publique locale », a déclaré le maire Essohanim, saluant ainsi un partenariat qui place sa commune à l’avant-garde des solutions écologiques au Togo.

Golfe 3
© Golfe 3

Vers un approfondissement du partenariat onusien

Au-delà de l’équipement, cette rencontre a permis à l’exécutif communal et aux responsables du PNUD — dont la vice-représentante résidente — de réaffirmer leur volonté de consolider leur coopération. Les discussions ont porté sur l’approfondissement des projets de développement durable prévus pour l’année 2026.

En somme, le Togo, qui s’est engagé dans une stratégie nationale de transition écologique, voit dans ces soutiens techniques et matériels un levier pour atteindre ses objectifs climatiques tout en modernisant ses services municipaux.

Golfe 3
© Golfe 3

Togo : Golfe 4 lance sa première session municipale 2026 avec Jean-Pierre Fabre

LOMÉ, 23 jan 2026 – Le conseil municipal de la commune de Golfe 4, cœur battant de la capitale togolaise, a entamé sa première session ordinaire de l’année 2026, marquée par l’adoption d’un plan stratégique de commande publique.

Ouverts le 12 janvier par le maire Jean-Pierre Fabre, ces travaux, qui doivent se poursuivre jusqu’au 27 janvier, visent aussi à définir les grandes orientations de développement local pour l’exercice en cours. En présence du représentant du préfet du Golfe, l’édile a appelé à la mobilisation face aux défis urbains qui attendent la municipalité.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Priorité à la transparence budgétaire

L’une des étapes décisives de cette quinzaine de travaux a été l’adoption à l’unanimité du Plan Prévisionnel de Passation des Marchés (PPM) pour 2026. En effet, ce document, présenté par la Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP), M. Eklou Lassey Attohoun, répertorie l’ensemble des investissements, fournitures et prestations de services prévus pour l’année.

Sous la direction de la première adjointe au maire, Me Isabelle Ameganvi, les conseillers ont procédé à une analyse technique rigoureuse afin d’optimiser l’allocation des ressources et les délais d’exécution des projets prioritaires. « La validation de ce PPM témoigne aussi de notre volonté de respecter les principes de transparence et d’efficacité qui régissent la commande publique », a déclaré l’exécutif communal.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Une gestion anticipée pour éviter les retards

Le conseil municipal a insisté sur l’aspect stratégique de cette planification précoce. En validant les outils de commande dès le mois de janvier, la commune de Golfe 4 entend ainsi lancer ses appels d’offres sans délai, évitant ainsi les lourdeurs administratives qui ralentissent souvent la livraison des infrastructures et des services de proximité.

Outre les questions budgétaires, cette session a également permis de valider le procès-verbal de l’année précédente et de définir les priorités en matière d’infrastructures pour les quartiers de la capitale relevant de cette juridiction.

Kara : la filière maraîchère se professionnalise avec la CTOP et l’INADES

KARA (Togo), 22 janv. 2026 – Les acteurs du monde paysan togolais ont lancé cette semaine à Kara une vaste offensive pour moderniser la gouvernance de la filière maraîchère, ont annoncé les organisations partenaires.

Les 21 et 22 janvier, la Fédération Nationale des Organisations des Maraîchers du Togo (FENOMAT) a fait l’objet d’une mission intensive de renforcement de capacités. Par ailleurs, cette initiative est portée conjointement par INADES Formation Togo, via le projet SAIRT 2, et la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes (CTOP) à travers son programme ProSMAT.

CTOP
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Un diagnostic pour une gestion « moderne »

L’intervention fait suite à un audit rigoureux réalisé avec l’outil international Organizational Capacity Assessment (OCA). Ce diagnostic, mené par le cabinet KMK Consulting Group, a révélé des besoins urgents en matière de gestion administrative, financière et de planification stratégique.

En plus, l’objectif est de doter la FENOMAT d’outils de gouvernance performants pour sortir d’une gestion parfois informelle. La mission s’est également concentrée sur plusieurs piliers :

  • La planification : Co-construction d’un plan d’action triennal et d’un plan stratégique à long terme.
  • Le financement : développement d’une stratégie de mobilisation de ressources adaptée au secteur maraîcher.
  • Le leadership : formation des responsables à l’utilisation de ces nouveaux outils de pilotage.

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Synergie et agroécologie

Dans une démarche inclusive, la FENOMAT a intégré à ces travaux des coopératives venues de diverses régions du Togo. Ce partage d’expériences national vise aussi  à renforcer l’unité des producteurs autour d’un modèle commun.

À terme, cette restructuration doit permettre à la fédération d’assurer la pérennité des coopératives maraîchères. D’ailleurs, l’enjeu final pour le Togo reste la promotion d’une agriculture agroécologique durable, capable de garantir la résilience des petits producteurs face aux chocs économiques et climatiques.