Le 30 décembre 2025 restera une date clé pour les agriculteurs et entrepreneurs togolais. À Lomé, un nouveau guide simplifié vient lever les barrières administratives pour permettre aux produits locaux de conquérir plus facilement les marchés de l’Afrique de l’Ouest. Décryptage d’une avancée qui change la donne pour l’économie nationale.
Un vent de simplification sur le commerce régional
Exporter ses produits vers le Ghana, le Bénin ou le Sénégal ressemble souvent à un parcours du combattant pour les petits producteurs. Entre les documents douaniers, les normes sanitaires et les spécificités de l’UEMOA et de la CEDEAO, beaucoup finissent par renoncer ou par subir des pertes.
C’est pour corriger cette situation que le ministère chargé du commerce, soutenu par le Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles (PRIMA), a validé le mardi le « Guide simplifié des procédures d’exportation ».
Pourquoi est-ce une révolution pour nos agriculteurs ?
Ce document n’est pas qu’un précieux livret administratif ; c’est en effet un véritable outil de compétitivité. Voici ce qu’il apporte concrètement :
Clarté totale : il explique, étape par étape, les règles à suivre (douanes, qualité, transport).
Fin du « flou » : il réduit aussi l’asymétrie d’information. Désormais, le producteur sait exactement ce qu’on peut lui exiger à la frontière, entraînant ainsi les tracasseries inutiles.
Inclusivité : le guide a également été conçu pour être accessible à tous, notamment aux femmes et aux jeunes entrepreneurs, qui sont les piliers du commerce transfrontalier.
« Le secteur agricole est le socle de notre économie, contribuant à plus de 40 % du PIB et employant 65 % de notre population active », a rappelé M. ATEKPE Makiliwe , Directeur du Commerce Intérieur, lors de la cérémonie.
Le Togo dispose ainsi d’un potentiel naturel immense que ce guide entend aider à monétiser au-delà des frontières :
3,6 millions d’hectares de terres cultivables (60 % du territoire).
40 % du PIB national.
65 % de la population active travaille dans ce secteur.
Une ambition nationale : le « Made in Togo » partout en Afrique
D’ailleurs, cette initiative s’inscrit dans la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. L’objectif est clair : transformer le Togo en un hub logistique et agricole majeur. En facilitant l’exportation des produits agro-sylvopastoraux (cultures et élevage) et halieutiques (pêche), le pays s’assure que la richesse créée dans les champs se transforme en revenus réels pour les familles.
En éliminant les zones d’ombre, le Togo offre à ses producteurs les moyens de leurs ambitions : transformer la terre togolaise en un garde-manger pour toute la sous-région. Par ailleurs, le guide sera prochainement disponible et diffusé auprès des organisations de producteurs et des chambres de commerce pour que chaque acteur, même dans les zones les plus reculées, puisse s’en saisir.
Finalement, si la validation de ce guide est une victoire d’étape, le véritable défi commence maintenant : celui de sa vulgarisation. Pour que ce « GPS de l’export » soit efficace, il devra désormais quitter les bureaux de Lomé pour rejoindre les mains des coopératives de l’intérieur du pays. Car c’est sur le terrain, aux frontières, que se mesurera la réussite de cette simplification.
Le lundi 29 décembre 2025, le ministère de la Santé a été le théâtre d’un ballet diplomatique et technique majeur. En effet , Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi a reçu successivement les représentants des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes. Objectif : poser les jalons d’une collaboration renforcée pour une couverture sanitaire universelle plus efficace.
Lomé, 31 décembre 2025—Améliorer le système de santé togolais ne peut se faire en vase clos. C’est la conviction affichée par le ministre Jean-Marie Tessi, qui a consacré sa journée du lundi à des échanges approfondis avec deux piliers du secteur : l’Ordre National des Pharmaciens (ONPT) et le Conseil National des Chirurgiens-Dentistes.
La première séance de travail, menée avec le docteur Yao Tufa Nyasenu, président de l’ONPT, a permis de brosser un état des lieux sans concession du secteur pharmaceutique. Si l’ordre a réaffirmé son soutien indéfectible à la politique gouvernementale, il n’a pas caché l’ampleur des chantiers en cours.
Au cœur des discussions : la création de l’Agence Nationale de réglementation du contrôle et de certification de la qualité du médicament. Cette institution est attendue comme le fer de lance de la lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés — un fléau qui menace la santé publique.
Pour prévenir les ruptures de stocks récurrentes, le ministre et les pharmaciens ont aussi exploré des pistes pour faciliter l’implantation de laboratoires locaux. Produire « Made in Togo » n’est plus seulement un souhait, mais une nécessité stratégique pour garantir la disponibilité des soins.
Soins dentaires : combler le déficit technique et humain
Le deuxième acte de cette journée a réuni le ministre et le bureau des chirurgiens-dentistes, conduits par le docteur Daniel Bruno Lawson. Ici, l’urgence est criante : le secteur souffre d’un déficit marqué en ressources humaines spécialisées et d’une insuffisance d’intrants spécifiques au niveau national.
Le Conseil a plaidé pour une meilleure promotion de la santé bucco-dentaire, souvent perçue comme le parent pauvre de la prévention. En sollicitant ainsi les conseils du ministre, les dentistes cherchent à aligner leurs interventions sur la vision de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU), afin que les soins dentaires ne soient plus un luxe mais un droit accessible à tous.
La méthode Tessi : des comités techniques bipartites
Plutôt que de simples promesses, Jean-Marie Tessi a proposé une méthode de travail concrète. Il a également préconisé la mise en place de comités techniques bipartites. Ces groupes de réflexion auront pour mission de traduire les échanges en solutions « prioritaires, réalistes et adaptées ».
En conclusion, le ministre a salué l’engagement des deux ordres sous l’impulsion du Président du Conseil, SE Faure Essozimna Gnassingbé. Cette convergence de vues entre le régulateur politique et les experts de terrain marque aussi une étape cruciale vers un système de santé plus résilient, transparent et orienté vers le bien-être de chaque Togolais.
Au lendemain des vœux à la Nation, l’heure est au décryptage. Pour l’activiste Bibi Pacôme Mougue, le discours présidentiel justifiant le passage à la Ve République n’est pas seulement une explication de texte : c’est une manœuvre sémantique « lunaire » qui tente de masquer un coup de force institutionnel.
Lomé, 31 décembre 2025 –le réveillon de la Saint-Sylvestre a laissé un goût amer à une partie de la société civile togolaise. Alors que le président Faure Gnassingbé s’exprimait pour la première fois en profondeur sur le basculement du Togo vers un régime parlementaire, les réactions ne se font pas attendre. Parmi les voix les plus critiques, celle de l’activiste Bibi Pacôme Mougue dénonce un exercice de communication truffé de « contre-vérités » et un mépris affiché pour la souveraineté populaire.
Le point de rupture de ce discours réside dans une phrase précise qui fait désormais polémique : « C’est une réussite en soi d’avoir conduit ce changement sans rupture […]. C’est pour cela que je suis resté à la tête de l’exécutif, mais ma fonction a changé. »
Pour Bibi Pacôme Mougue, cet argument de la « continuité » est le summum de l’ironie. En présentant le maintien du statu quo personnel comme une garantie de paix, le chef de l’État laisserait entendre que, hors de lui, point de salut. « Faure Gnassingbé est en train de nous dire, de façon indirecte, que le changement de Constitution était nécessaire pour sa propre stabilité », analyse l’activiste. Un message subliminal qui transformerait une réforme institutionnelle en une assurance-vie politique pour le clan au pouvoir.
Faure Gnassingbé : le mythe des « élus du peuple »
L’autre pilier de l’argumentation présidentielle repose sur la responsabilité de l’Assemblée nationale. Tout au long de son allocution, le terme « vos élus » revient comme une litanie. Une stratégie de défausse, selon les détracteurs du régime.
En insistant sur le rôle des députés, Faure Gnassingbé semble vouloir se laver les mains d’un processus pourtant perçu par l’opposition comme ayant été mené « nuitamment, furtivement, comme des fossoyeurs de la République ». Cette mise à distance est d’autant plus singulière que les cadres du parti au pouvoir, à l’instar de Robert Dussey, présentaient initialement cette réforme comme le fruit de la « vision stratégique » du Président lui-même.
« C’est comme pour dire aux Togolais : « Moi, je n’ai rien fait de mal ; ce sont les personnes que vous avez élues qui sont responsables » », s’insurge Bibi Pacôme Mougue.
Une Constitution « sans nous »
Le cœur de la colère réside dans le slogan qui cristallise la contestation : #SansNousConsulter. Le passage d’un régime présidentiel à un régime parlementaire — où le pouvoir exécutif appartient désormais au Président du Conseil des ministres — s’est fait sans référendum, privant les citoyens d’un débat direct sur la nature même de leur contrat social.
L’activiste rappelle que la Constitution de 1992, bien que malmenée par de multiples révisions « en catimini » au fil des décennies, restait le dernier rempart symbolique de la démocratie togolaise. En le remplaçant sans l’aval explicite du peuple, le régime est accusé d’avoir sacrifié l’esprit républicain sur l’autel de la conservation du pouvoir.
Alors que le Togo entre dans cette nouvelle ère institutionnelle, le malaise persiste. Entre le désir de stabilité manifesté par le sommet et le sentiment de spoliation démocratique à la base, le dialogue national semble plus que jamais rompu.
Le lundi 29 décembre 2025, l’Assemblée nationale a franchi une étape décisive dans la protection de l’économie nationale. En adoptant une nouvelle loi rigoureuse contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, les députés togolais alignent le pays sur les normes internationales les plus exigeantes.
Lomé, 31 décembre 2025 – Dans l’enceinte solennelle du siège de la Représentation nationale, l’atmosphère était à la gravité le lundi. Sous la présidence de Son Excellence le Professeur Komi Selom Klassou, les députés se sont réunis pour la 6ᵉ séance plénière de la session ordinaire. À l’ordre du jour : un texte crucial pour l’avenir économique et sécuritaire du pays. Adopté à la majorité absolue, ce projet de loi marque en effet la volonté de Lomé de ne laisser aucune zone d’ombre aux réseaux criminels.
Une loi musclée : une réponse chirurgicale face aux menaces hybrides
Le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ne constituent pas de simples concepts abstraits ; ils empoisonnent la stabilité des États. En réinjectant des fonds issus d’activités illégales dans le circuit formel, les réseaux criminels déstabilisent les marchés et corrompent les institutions.
Face à ces dérives, le nouveau cadre juridique adopté s’appuie directement sur les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). L’innovation majeure réside dans l’approche fondée sur les risques. Désormais, les ressources de l’État seront allouées de manière proportionnée aux menaces identifiées, permettant une traque plus efficace et ciblée.
Cryptomonnaies et « bénéficiaires » dans le viseur
Le texte ne se contente pas de dépoussiérer l’existant ; il s’adapte aussi à la modernité. Deux points essentiels ont retenu l’attention des parlementaires :
Les actifs virtuels : la loi étend les obligations de vigilance aux prestataires de services de cryptomonnaies, secteur souvent utilisé pour l’opacité des transactions.
La transparence des propriétaires : les exigences relatives à l’identification des « bénéficiaires effectifs » (ceux qui contrôlent réellement une société ou une construction juridique) sont renforcées. C’est également une mesure capitale pour briser l’anonymat des écrans des sociétés.
Une loi musclée: un front uni pour la crédibilité internationale
Pour Aklesso Atcholi, président du groupe parlementaire UNIR, il s’agit d’un « outil stratégique » pour la respectabilité du Togo. Un avis partagé par le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, qui souligne aussi que cette loi harmonise le droit togolais avec les directives de l’UEMOA.
Le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a conclu la séance avec un message de fermeté : « Notre pays refuse d’être une terre d’accueil ou de transit pour les flux financiers illicites. » Il a également rappelé que ce texte s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et dans le cadre de la Constitution du 6 mai 2024, visant à garantir une gouvernance financière irréprochable.
En renforçant sa résilience face à la criminalité financière, le Togo envoie un signal fort aux investisseurs internationaux : celui d’une place financière sûre, transparente et déterminée à protéger sa paix sociale.
Cameroun , 30 décembre 2025- La ville de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua, s’est réveillée dans la stupeur et le sang ce mardi 30 décembre 2025. Ce qui ne devait être qu’un banal contrôle routier s’est transformé en une scène d’horreur, déclenchant une vague de violence qui illustre la fracture profonde entre une partie de la population et ses forces de l’ordre.
L’étincelle : une vie brisée pour une pièce de monnaie
Tout bascule lorsqu’un policier intercepte Sanda Oumarou. La victime n’était pas un simple conducteur de moto-taxi, mais un vendeur d’eau, une figure essentielle du quartier qui livrait chaque jour de précieux bidons aux familles privées d’eau courante. Selon les témoins sur place, le policier aurait réclamé une somme de 500 FCFA. Face au refus de Sanda Oumarou, le ton est monté, et l’impensable s’est produit : le policier a ouvert le feu.
L’homme est mort sur le coup, sous les yeux de ses deux enfants qui l’accompagnaient dans sa livraison quotidienne. En plus , dans la violence de l’assaut, l’un des enfants a subi une fracture d’une côte, ce qui a nécessité son évacuation d’urgence vers l’hôpital
Ngaoundéré : la colère sourde d’une population à bout
L’onde de choc a été immédiate. Témoins de ce qu’ils ont qualifié d’« exécution brutale pour refus de corruption », les riverains ont laissé éclater leur fureur. Ainsi, dans un élan de justice populaire, le policier accusé du tir a été lynché par la foule avant l’intervention des secours.
Mais la colère ne s’est pas arrêtée là. La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre, drainant également des centaines d’habitants vers le commissariat du 2ᵉ arrondissement. Aux cris de « Justice pour Sanda ! », les manifestants ont menacé d’incendier le bâtiment. Un véhicule pick-up de la police a été la proie des flammes, symbole d’un rejet total de l’autorité dans un climat de tension extrême.
Ce drame tragique n’est malheureusement pas perçu comme un cas isolé. Pour de nombreux observateurs, il s’inscrit dans un cycle de violences policières documenté par des organismes comme l’OMCT et les Nations Unies. D’ailleurs, ces rapports pointent régulièrement du doigt l’usage excessif de la force, les arrestations arbitraires et, surtout, un sentiment d’impunité qui semble protéger certains agents.
Par ailleurs, le malaise touche tous les secteurs de la société. Des agressions d’avocats en plein exercice à Douala ou Kumba aux drames routiers de ce genre, le fossé se creuse. Aujourd’hui, Ngaoundéré pleure un père de famille dont le seul tort était de travailler pour nourrir les siens et servir sa communauté.
Ngaoundéré : un appel urgent à l’apaisement et à la justice
Ce soir, le calme reste précaire à Ngaoundéré. Si les autorités tentent de reprendre le contrôle, l’exigence des populations est claire : une enquête transparente et des sanctions exemplaires pour que le sang de Sanda Oumarou ne soit pas une statistique de plus dans la liste des abus de pouvoir.
C’est officiel : du 12 au 16 octobre 2026, la ville du Cap en Afrique du Sud accueillera l’African Mining Week (AMW). Sous le thème « Exploiter les mines pour l’avenir », cette Semaine Minière Africaine 2026 ne sera pas qu’une simple foire commerciale, mais le laboratoire où se dessine la souveraineté économique de l’Afrique face aux géants mondiaux.
Semaine Minière Africaine 2026 : l’Afrique, poumon de la transition énergétique mondiale
Alors que le monde se détourne des énergies fossiles, l’Afrique s’impose comme le premier producteur mondial de métaux stratégiques. Cobalt, platine, chrome ou manganèse : ces ressources sont les ingrédients indispensables des batteries de voitures électriques et des panneaux solaires.
L’AMW 2026 intervient dans un contexte de compétition féroce entre les États-Unis, la Chine et l’Europe. Mais cette année, le discours change : il ne s’agit plus seulement d’extraire, mais de transformer. Des pays comme le Zimbabwe, le Mali ou la Namibie mènent la danse en imposant des stratégies de valorisation locale. L’objectif ? Que la richesse reste sur le sol africain en créant des usines de transformation plutôt que d’exporter des minéraux bruts.
Une mine « propre » : le défi des critères ESG
L’époque des mines gérées au mépris de l’environnement est révolue. Aujourd’hui, les grands bailleurs de fonds comme la Banque mondiale ou Afreximbank ne débloquent les crédits que si les projets respectent les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).
Les discussions au Cap porteront sur l’intégration des énergies renouvelables sur les sites miniers. En utilisant l’énergie solaire ou éolienne pour alimenter l’extraction, les sociétés minières réduisent leur empreinte carbone tout en sécurisant leur approvisionnement énergétique. C’est la naissance d’une « mine verte », capable de concilier rentabilité et respect de la planète.
L’humain au cœur du fourrage : emplois et infrastructures
Le véritable succès d’un projet minier se mesure désormais à l’échelle du village voisin. L’AMW 2026 mettra un accent particulier sur le contenu local. Cela signifie :
Transfert de compétences : anciens des ingénieurs et techniciens africains.
Infrastructures partagées : que les routes ou les réseaux électriques construits pour la mine profitent également aux écoles et hôpitaux locaux.
Autonomisation des femmes : favoriser l’inclusion des femmes dans un secteur historiquement masculin.
« Cet événement souligna comment les ressources essentielles du continent peuvent être exploitées de manière responsable pour générer des retombées concrètes pour les communautés », affirme Rachelle Kasongo, directrice des projets chez Energy Capital & Power.
Semaine Minière Africaine 2026 : Un rendez-vous couplé à l’énergie
Preuve de l’interconnexion entre ressources et énergie, la Semaine minière se tiendra en parallèle de la célèbre African Energy Week. Ce double rendez-vous fera du Cap, pendant cinq jours, la capitale mondiale des investissements en Afrique. Pour les décideurs, c’est le moment ou jamais de transformer le sous-sol africain en un moteur de croissance inclusive pour les générations futures.
C’est l’épilogue d’un marathon législatif de 43 jours. Le lundi 29 décembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté définitivement la loi de finances pour l’exercice 2026 et la loi rectificative 2025. Sous les voûtes du Palais de la 5ᵉ République, les députés ont doté le gouvernement des moyens nécessaires pour transformer les ambitions nationales en réalités concrètes.
Un budget en forte croissance pour une ambition sociale
Le chiffre est historique : la loi de finances 2026 s’équilibre en ressources et en charges à 2 751,5 milliards de FCFA. Cela représente une progression spectaculaire de 14,8 % par rapport à l’année précédente.
Mais au-delà des tableaux Excel, le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a tenu à humaniser ces statistiques. « Derrière chaque montant inscrit, il y a des écoles, des hôpitaux, des pistes rurales et des infrastructures sociales », a-t-il rappelé. Ce budget se veut donc un outil de proximité, conçu pour répondre aux « préoccupations fortes des populations ».
La 5ᵉ République en marche : une procédure inédite
Cette séance n’était pas un simple exercice budgétaire ; elle marquait le baptême du feu des nouvelles institutions. Pour la première fois, le processus a suivi la « navette parlementaire » instaurée par la Constitution du 6 mai 2024.
Le texte a voyagé de l’Assemblée nationale au Sénat, avant de revenir pour une adoption définitive. Le Président de l’Assemblée, SE Prof. Komi Selom Klassou, s’est félicité de cette fluidité institutionnelle : les deux chambres ayant adopté les textes « dans les mêmes termes », la stabilité législative a également permis d’éviter tout blocage. Ce respect rigoureux des textes renforce fondamentalement la transparence et la crédibilité de l’action publique.
Les piliers de 2026 : rigueur et développement partagé
Le gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dispose désormais d’une feuille de route claire. La loi de finances rectificative 2025, adoptée également à 2 436 milliards de FCFA, a permis de réajuster les tirs pour la fin d’année, tandis que le budget 2026 projette le pays vers de nouveaux sommets.
Les débats, qualifiés d’intenses par Gilbert Bawara, ministre chargé des Relations avec le Parlement, ont permis de faire remonter les aspirations des territoires. Ainsi, l’objectif final reste le « développement », partager une promesse de ne laisser aucun Togolais sur le bord du chemin de la croissance.
« Dis à ton voisin… quelque chose va se passer. » C’est par cette interpellation presque prophétique que l’activiste et leader d’opinion Aamron lance un compte à rebours audacieux. Le curseur est fixé au samedi 6 juin 2026. Ce jour-là, le Togo devra faire le bilan des six premiers mois d’action sous l’ère du président du Conseil, après un discours sur l’état de la Nation qui a suscité autant d’admiration que d’attentes.
Un contrat social placé sous le signe de l’excellence au Togo
L’avènement de la 5ᵉ République a été marqué par un discours fondateur. Justice, équité, respect des droits de l’homme, lutte acharnée contre la corruption et la pauvreté : les chantiers annoncés par le Président du Conseil sont vastes. À cela s’ajoutent des besoins vitaux pour le quotidien des Togolais, tels que l’accès à l’eau potable, des soins de santé abordables et une ouverture sincère vers la diaspora.
Pour Aamron, ce catalogue de promesses ne doit pas rester une « belle parole ». Il s’agit d’un véritable contrat social. « J’ai écouté avec respect et attention », confie-t-il, tout en soulignant que la beauté d’une promesse ne réside que dans sa matérialisation concrète dans les faits.
Le « test des 6 mois » : une méthode citoyenne et légale
L’originalité de la démarche réside dans son approche méthodique et strictement légale. Loin de la contestation stérile, l’auteur propose une forme de « surveillance citoyenne ». De janvier à mai 2026, il s’engage à rappeler chaque engagement pris, agissant comme une boussole pour l’action publique.
L’objectif est explicite : transformer le samedi 6 juin 2026 (06/06/2026) en une journée de célébration nationale. « Ce sera la grande joie si ce jour-là, nous pouvons célébrer ensemble les fruits des promesses tenues », écrit-il. C’est une main tendue vers l’exécutif, une invitation à réussir pour que la réconciliation nationale s’ancre définitivement dans la réalité.
Des alertes concrètes : le cas de l’accès à l’eau
L’analyse ne se limite pas aux concepts abstraits. Elle descend sur le terrain, là où les rumeurs et les réalités se rejoignent. Aamron cite notamment la situation à Kara, où ils auraient des pénuries d’eau. Pour lui, tenir la promesse de l’accès à l’eau potable dans ces localités serait un signal fort de la volonté de l’État de ne laisser aucun Togolais de côté.
Une voix personnelle pour un écho collectif au Togo
« Personne ne m’a envoyé ! », martèle l’auteur pour lever toute ambiguïté sur son indépendance. S’exprimant en son nom propre, il se dit néanmoins prêt à porter la voix de tous ceux qui se permettent dans cette quête de résultats.
En déclarant la barre de l’exigence au niveau de la légalité et du respect des institutions, cette tribune rappelle que dans la nouvelle dynamique togolaise, chaque citoyen a un rôle de veille à jouer. Le rendez-vous est pris : dans six mois, le Togo saura si les paroles ont laissé place aux actes.
Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur a célébré, en cette fin d’année 2025, la 11ᵉ édition de son prestigieux « Prix de l’Excellence ». Cette cérémonie, devenue un pilier de la culture administrative togolaise, a mis à l’honneur les cadres et agents qui font de la diplomatie togolaise un modèle d’efficacité sur la scène internationale.
Dans un monde en constante mutation, la diplomatie ne peut plus se contenter de la tradition ; elle doit rimer avec performance. C’est le message fort porté par cette 11ᵉ édition. Les lauréats distingués cette année ne sont pas seulement des fonctionnaires exemplaires ; ils incarnent aussi les quatre piliers de la vision ministérielle : la diligence, l’excellence, l’efficacité et l’innovation professionnelle.
Qu’il s’agisse de la gestion des dossiers consulaires, de la négociation de partenariats stratégiques ou de l’assistance à la diaspora, ces hommes et ces femmes ont en effet su démontrer une capacité d’adaptation et une rigueur qui font la fierté du département dirigé par SE Robert Dussey.
Prix de l’Excellence : une saine émulation au service de l’influence du Togo
Le Prix de l’Excellence n’est pas qu’une simple distribution de récompenses. C’est un levier de motivation qui crée une saine émulation entre les différentes directions. En honorant les catégories A, B et C, ainsi que les gestionnaires, le ministère reconnaît ainsi que chaque maillon de la chaîne, du bureau du ministre aux services de soutien, est essentiel pour porter haut les couleurs du Togo.
Par ailleurs, ces distinctions contribuent directement à renforcer l’influence et la visibilité du pays. Une diplomatie forte repose sur des ressources humaines de qualité, capables de porter la voix du Togo avec clarté et conviction lors des sommets internationaux et dans les chancelleries du monde entier.
« Vous êtes la fierté du Togo » : L’hommage vibrant du Ministre Robert Dussey
La cérémonie a atteint son apogée avec l’intervention de SE Robert Dussey. Le Ministre des Affaires étrangères a exprimé une profonde émotion en s’adressant directement aux récipiendaires. Pour lui, ces messages de félicitations ne sont pas de simples formalités, mais la reconnaissance de leur rôle de « véritables ambassadeurs des valeurs nationales ».
« Vous êtes notre fierté. Vous êtes la fierté du Togo », a martelé le Ministre, soulignant que ces professionnels prouvent chaque jour que l’administration publique togolaise est un terreau fertile pour l’innovation et le développement.
En fixant le cap pour l’année à venir, le Chef de la diplomatie a lancé un défi clair : maintenir cette dynamique d’excellence pour que le rayonnement du pays ne cesse de croître. En concluant par un vibrant « Bravo aux lauréats ! », SE Robert Dussey a rappelé aussi que leur succès est celui de toute une nation qui avance, avec assurance et dignité, sur l’échiquier mondial.
Le samedi 27 décembre, les rues de la capitale togolaise ont vibré au rythme de la cohésion nationale. Pour clore en beauté l’année 2025, la population du Grand-Lomé s’est massivement mobilisée au Stade Omnisports pour la 38ᵉ édition des Journées Nationales des Sports (JNS). Un rendez-vous placé sous le signe de la santé, de la sécurité et du civisme.
JNS à Lomé : une randonnée urbaine au cœur des institutions
Dès l’aube, une marée humaine a envahi le bitume. Le coup d’envoi a été donné par une course, rapidement suivie d’une randonnée pédestre de 4 kilomètres à travers les artères stratégiques de Lomé. En effet, partis du carrefour du ministère de la Communication, les participants ont longé des lieux emblématiques tels que le siège de la CEB, le front de mer (Nationale nᵒ 5), l’Institut Français et l’imposant Hôtel du 2 Février, avant de chuter au Stade Omnisports.
En tête de cortège, le ministre chargé des Sports, Abdul-Fahd Fofana, était entouré de plusieurs membres du gouvernement, de la Gouverneure, ainsi que des préfets et maires des trois communes du Grand-Lomé. Cette présence massive des autorités témoigne de l’importance capitale que revêt le sport pour l’exécutif togolais.
De la Zumba pour défier les maladies non transmissibles
Une fois au stade, l’énergie est montée d’un cran. Les sportifs se sont livrés à une séance de Zumba intense, axée sur le travail des articulations et la souplesse. Au-delà du plaisir physique, l’objectif était avant tout préventif. Les exercices visaient à sensibiliser le public sur les moyens de lutter contre les maladies non transmissibles (MNT) telles que l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité et le stress.
« Le gouvernement veut que nous fêtions en bonne santé et dans la paix », a souligné le ministre Fofana. Ce dernier a également profité de l’occasion pour encourager les citoyens à adhérer à l’Assurance Maladie Universelle (AMU), rappelant que la pratique sportive régulière est le premier rempart contre de nombreuses pathologies.
Civisme et sécurité : les mots d’ordre pour les festivités
À quelques jours des célébrations du 31 décembre, ce JNS a également servi de plateforme de sensibilisation à la sécurité routière. Le ministre a exhorté les manifestants à la plus grande prudence sur les routes et à une consommation d’alcool modérée pour éviter les accidents en cette période de fêtes.
En somme, le ministre a salué une « mobilisation sans précédent » et une adhésion totale des communes à cette noble cause. En instaurant ces journées, le gouvernement a aussi réussi à créer une dynamique citoyenne où le sport devient un véritable outil de développement humain et de cohésion sociale. Pour le Grand-Lomé, l’année sportive s’achève sur une note d’espoir et de vitalité, prête à entamer 2026 avec la même détermination.