Togo : Inauguration d’un centre de traitement de cacao à Blitta 3

Mpoti (commune de Blitta 3), 8 juin 2026 – La filière cacaoyère togolaise a connu une avancée majeure dans sa quête de qualité et de valeur ajoutée. Un centre de traitement post-récolte du cacao a été officiellement inauguré à Mpoti, dans la commune de Blitta 3. Ce projet ambitieux marque une étape décisive dans l’amélioration de la qualité de la production locale et ouvre de nouvelles perspectives économiques pour les producteurs de la région.

La cérémonie a réuni une importante délégation française composée d’élus du département des Yvelines et d’artisans chocolatiers de renom. Mme Aubert, vice-présidente du Conseil départemental des Yvelines, a conduit la délégation.

Ambassade de France au Togo
© Ambassade de France au Togo

Un investissement stratégique au service de la qualité

Financé à hauteur de 200 000 euros, ce centre moderne a vu le jour grâce au projet « Clé en main », avec le cofinancement du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE).

Ce centre de traitement post-récolte vise à standardiser et à optimiser les opérations de fermentation et de séchage des fèves de cacao, deux étapes essentielles dans la chaîne de production. Grâce à cette maîtrise locale du traitement post-récolte, les producteurs de Blitta 3 pourront désormais améliorer la qualité de leurs fèves, accroître la valeur ajoutée de leur production et mieux répondre aux exigences du marché international, notamment celui de la chocolaterie fine.

Ambassade de France au Togo
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Une coopération franco-togolaise renforcée

Par ailleurs, afin de célébrer la mise en service de cette infrastructure structurante, la Résidence de France a donné un cocktail dînatoire en présence des différents partenaires du projet. Cette réception a notamment mis à l’honneur la coopération qui lie le département français des Yvelines et l’Association intercommunale de Blitta (AIB).

Plus qu’une simple inauguration technique, ce projet insuffle un nouvel élan à la coopération décentralisée franco-togolaise. En effet, il rapproche les collectivités territoriales et les artisans chocolatiers français des réalités des producteurs de Mpoti. Ainsi, cette initiative jette les bases d’une filière plus compétitive et favorise l’émergence d’un commerce du cacao plus équitable, plus durable et mutuellement bénéfique pour les différents acteurs impliqués.

BB Lomé : Cyril Segonds nommé Directeur Général de la Brasserie

Le géant togolais de la boisson change le visage de sa hiérarchie. Brasserie BB Lomé, fleuron industriel et filiale du Groupe Castel, vient d’officialiser la nomination de Cyril Segonds au poste de directeur général. Succédant à Victoria Diogo, le nouveau dirigeant arrive avec une mission claire : accélérer la dynamique de l’entreprise sur un marché où BB règne en maître, tout en consolidant l’ancrage local de la société.

 

Un passage de témoin stratégique s’est opéré dans les bureaux de Brasserie BB Lomé. Après 18 mois sous la direction de Victoria Diogo, l’entreprise ouvre un nouveau chapitre. Pour BB, ce changement ne marque pas une rupture, mais plutôt une phase d’accélération. Dans un secteur des boissons en pleine mutation, le leader du marché togolais mise sur un profil expérimenté pour piloter ses deux usines et encadrer ses milliers de collaborateurs.

 

Un moteur de l’économie togolaise

La Brasserie BB fait partie du paysage économique togolais. Des bières emblématiques aux eaux minérales, en passant par les sodas, ses produits occupent une place importante dans le quotidien des consommateurs.

Mais au-delà des rayons des supermarchés et des comptoirs des maquis, l’entreprise représente également un acteur économique majeur. BB ne se limite pas à la production industrielle ; elle valorise aussi les ressources locales. En utilisant massivement des matières premières togolaises dans ses processus de fabrication, elle soutient directement des milliers de producteurs agricoles à travers le pays. C’est cet écosystème complexe, à la croisée de l’industrie moderne et de l’agriculture locale, que Cyril Segonds devra désormais piloter.

 

Qui est Cyril Segonds, le nouveau visage de BB Lomé ?

Porter les ambitions du Groupe Castel au Togo ne sera pas une mission de tout repos, mais Cyril Segonds dispose de l’expérience nécessaire pour relever le défi.

Un pur produit du secteur brassicole

Cyril Segonds n’est pas un nouveau venu dans l’univers des boissons. Manager de terrain et dirigeant chevronné, il a construit sa carrière au sein du réseau international du groupe français. Avant de s’installer sur les rives de la lagune de Lomé, il a dirigé plusieurs filiales importantes, notamment au Cameroun et en République démocratique du Congo.

Les collaborateurs qui ont travaillé avec lui décrivent un dirigeant attaché à l’efficacité opérationnelle, tout en restant attentif au capital humain. Pour lui, une usine performante repose avant tout sur des équipes engagées. Son parcours se distingue également par sa capacité à évoluer dans des environnements concurrentiels tout en maintenant des standards de qualité internationaux.

Ses priorités pour le Togo

À la tête de BB Lomé, plusieurs défis l’attendent :

  • l’innovation produit, afin de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs togolais ;
  • la durabilité, avec le renforcement de l’approvisionnement en matières premières locales comme le riz ou le maïs ;
  • la modernisation, à travers la poursuite des investissements dans les outils de production des deux usines pour préserver l’avance technologique de la marque.

En prenant ses fonctions de directeur général, Cyril Segonds hérite d’une véritable institution industrielle. Son mandat sera observé de près, aussi bien par les partenaires économiques que par les consommateurs, avec une interrogation centrale : Quelles stratégies permettront au leader togolais des boissons de grandir encore davantage ?

26, 55 millions $ pour transformer l’agriculture au Togo

Lomé, le 6 Août 2024 – Le Groupe de la Banque africaine de développement vient d’accorder un prêt de 26,55 millions de dollars au Togo pour soutenir la deuxième phase du projet de zone de transformation agroalimentaire. Ce financement vise à faire du Togo un acteur majeur de l’agro-industrie en Afrique de l’Ouest.

Un projet ambitieux pour transformer l’agriculture

Le projet, approuvé à Abidjan, a pour objectif de :

  • Construire un pôle industriel agroalimentaire moderne à Broukou, dans la région de la Kara. Ce pôle sera doté d’infrastructures de pointe (routes, électricité, eau, etc. ) pour attirer les investisseurs privés.
  • Créer une zone d’activités pour favoriser l’emploi des jeunes et des femmes, notamment dans les secteurs de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles.
  • Développer les filières agricoles clés telles que le riz, le maïs, le soja, le sésame, les noix de cajou et le poulet de chair.
  • Renforcer les capacités des producteurs agricoles , en particulier les femmes, pour améliorer leur productivité et leur accès aux marchés.

26, 55 millions $ : Un partenariat pour une croissance inclusive

Les fonds proviennent de la Facilité d’appui à la transition, un mécanisme de la Banque africaine de développement destiné à soutenir les pays en transition. Ce financement permettra non seulement de réduire la dépendance du Togo aux importations alimentaires mais aussi de créer des emplois et de favoriser une croissance économique inclusive.

Wilfrid Abiola, responsable des opérations de la Banque africaine de développement au Togo, a souligné l’importance de cette deuxième phase : « Ce projet va permettre de consolider les acquis de la première phase et de faire du Togo Agropole une réalité . agit d’un projet structurant qui va transformer le paysage agricole du pays .

Un impact positif sur les communautés locales

Ce projet apportera des changements significatifs dans le nord du Togo, notamment par la création d’emplois dans le secteur agroalimentaire et les services connexes. Il entraînera également une amélioration notable des infrastructures routières et des services publics. De plus, il favorisera une hausse des revenus des agriculteurs, avec un impact positif particulier sur les agricultrices.

En bref, ce projet financé à haut de 26, 55 millions $  s’inscrit dans la stratégie du gouvernement togolais visant à promouvoir une croissance économique durable et inclusive, en s’appuyant sur le développement du secteur agricole.

Cajou du centre : Un modèle d’innovation et de développement durable dans l’industrie togolaise de l’anacarde

Sagbadaï, le 19 juillet 2024 – L’usine « Cajou du centre », située au cœur de la Région centrale du Togo, s’impose comme un exemple remarquable de progrès et d’innovation dans la filière anacarde du pays. Fondée en 2015 et couvrant 2000 hectares à Sagbadaï, cette unité agro-industrielle a récemment accueilli la visite de la ministre du commerce, Ros Kayi Mivedor.

En effet, cette visite, effectuée le mercredi 17 juillet, avait pour objectif de s’entretenir avec les employés, de comprendre leurs conditions de travail et de discuter des défis à relever pour soutenir la politique de développement économique du gouvernement.

Cajou du centre : Une production certifiée biologique et une capacité de production en hausse

Spécialisée dans la transformation et l’exportation de noix de cajou, l’usine « Cajou du centre » s’est distinguée en obtenant la certification biologique en 2019, une étape majeure vers la durabilité.

Par ailleurs, grâce au soutien du Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa), une initiative encourageant le partage des risques financiers, l’usine a bénéficié d’une chaîne de transformation complète et d’une augmentation significative de sa capacité de production.

Aujourd’hui, « Cajou du centre » affiche des chiffres impressionnants : plus de 9. 000 tonnes de noix brutes et 1. 800 tonnes d’amandes de cajou produites chaque année.

Cajou du centre : Un impact socio-économique positif et une contribution à l’autonomisation des femmes

En outre, l’impact de l’usine sur l’économie locale est indéniable. Bénéficiant des avantages offerts par l’AGOA, « Cajou du centre » exporte ses produits vers des marchés clés tels que l’Europe et les États-Unis.   L’emploi joue également un rôle essentiel dans la mission de l’entreprise, avec plus de 250 emplois créés, majoritairement occupés par des femmes. Cette contribution à l’autonomisation économique des communautés locales s’inscrit dans l’engagement de l’usine en faveur du développement durable et du progrès social.

Une filière anacarde en pleine croissance et des perspectives prometteuses

En somme, la filière anacarde au Togo connaît une croissance remarquable, avec une production de près de 40. 000 tonnes en 2023. Les acteurs de l’industrie manifestent un optimisme certain pour les années à venir, prévoyant de mobiliser 23 milliards de FCFA entre 2024 et 2028. pour stimuler davantage la filière. Cette dynamique reflète l’engagement du Togo à renforcer son économie agricole et à se positionner comme un acteur incontournable dans le marché mondial de l’anacarde.

Togo 2025 : L’élan avicole vers l’autosuffisance

Dans le cadre de son engagement envers une économie nationale robuste et autosuffisante, le Président Faure Essozimna Gnassingbé a inauguré, le 28 mars 2024, un projet révolutionnaire pour le développement de l’industrie avicole à Avétonou, marquant ainsi une étape décisive dans la quête de sécurité alimentaire du pays.

Le Togo inaugure une ère d'autosuffisance avec un projet avicole intégré, impulsé par la vision présidentielle de développement durable
© Le Togo inaugure une ère d'autosuffisance avec un projet avicole intégré, impulsé par la vision présidentielle de développement durable
Innovation et Modernisation : les nouveaux horizons de l’industrie avicole Togolaise

Ce projet pionnier vise à revitaliser le secteur de l’élevage, avec un focus sur l’aviculture, en introduisant des méthodes modernes pour booster la production locale. L’objectif est de fournir des volailles de haute qualité à des prix abordables, répondant ainsi aux besoins des consommateurs sans compromettre l’excellence.

Au cœur de cette initiative se trouve la volonté présidentielle d’améliorer significativement la vie des agriculteurs par le biais de l’agriculture contractuelle, en particulier dans les domaines du maïs et du soja. Cette stratégie s’aligne parfaitement avec la vision du Président de transformer l’industrie avicole en un moteur de développement rural et d’encourager les investissements privés dans l’agriculture, conformément à la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.

Un engagement renouvelé : le FoPAT et l’avenir de l’agriculture Togolaise

Le lancement de ce projet ambitieux fait écho à l’engagement pris par le Président lors du premier Forum national des producteurs agricoles du Togo (FoPAT), soulignant ainsi son dévouement à l’égard du secteur agricole.

Le ministre de l’Agriculture a exprimé, au nom des producteurs, sa gratitude pour la vision pragmatique du Président qui transforme l’agriculture togolaise en un hub dynamique de croissance économique et de nouvelles opportunités.

Le Togo inaugure une ère d'autosuffisance avec un projet avicole intégré, impulsé par la vision présidentielle de développement durable
© Le Togo inaugure une ère d'autosuffisance avec un projet avicole intégré, impulsé par la vision présidentielle de développement durable
Un complexe Agro-industriel de pointe : l’avènement d’une nouvelle ère 

Le site d’Avetonou verra la création d’un complexe avicole de 400 hectares, incluant une usine de fabrication d’aliments pour volailles et une unité d’accouvage de pointe, prévoyant une production initiale de 50 millions de poulets par an, avec des perspectives d’expansion ambitieuses.

Le projet générera mille emplois, offrant de nouvelles perspectives professionnelles aux jeunes et aux femmes, et incarnant ainsi un modèle de développement social inclusif.

Financement et partenariat : une collaboration fructueuse pour le développement de l’ avicole

Avec un financement de 30 milliards de FCFA par le groupe PORTEO-GRAINE, ce partenariat stratégique s’inscrit dans la vision économique du Président et prévoit, dans sa prochaine phase, l’introduction de fermes bovines modernes pour répondre à la demande croissante en viande.

En résumé, ce projet illustre l’engagement du Togo à forger un avenir prospère, enraciné dans l’innovation, le développement durable et l’inclusion sociale.