Dynamisme entrepreneurial Togo: Le FAIEJ propulse la jeunesse

 Plus d’une décennie s’est écoulée depuis l’inauguration du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), et son engagement en tant que pilier de l’entrepreneuriat togolais demeure inébranlable. À la date du 30 mars, le bilan est remarquable : 6.033 projets ont bénéficié de financements à l’échelle nationale, représentant un montant substantiel de plus de 8,63 milliards FCFA octroyés aux jeunes entrepreneurs par le biais de divers dispositifs de soutien.

Les données récemment publiées par l’entité gouvernementale témoignent d’une amélioration significative des résultats depuis 2021. En effet, les actions du FAIEJ embrassent un éventail de secteurs  de l’agriculture à la transformation agro-alimentaire, en passant par l’artisanat, les technologies de l’information et de la communication (TIC), et les énergies renouvelables. Ces interventions ont contribué à la création de plus de 26.000 postes d’emploi jusqu’à présent, soit une augmentation notable par rapport aux 13.000 emplois recensés il y a trois ans.

L’implantation des incubateurs gouvernementaux sur le territoire national a insufflé une dynamique nouvelle aux programmes de formation proposés par le FAIEJ. À l’issue du premier trimestre de l’année 2024, le nombre de jeunes ayant acquis des compétences grâce au FAIEJ avoisine les 36.000 à travers le Togo, marquant ainsi une étape décisive dans l’émancipation économique de la jeunesse togolaise.

Le séminaire gouvernemental du Togo

Sous la présidence éclairée de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, le gouvernement togolais s’est réuni dans la ville historique d’Aného pour un séminaire d’importance capitale. L’objectif primordial de cette rencontre était de catalyser les efforts nationaux pour la réalisation de la vision ambitieuse de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025. Le Président a exhorté ses ministres à intensifier leurs actions pour concrétiser les aspirations des citoyens togolais.

Bilan et perspectives : une analyse multisectorielle durant le séminaire.

Par ailleurs, les dignitaires ont méticuleusement examiné l’avancement des initiatives clés, avec un accent particulier sur les secteurs vitaux tels que l’agriculture, l’hydraulique, la santé, l’éducation et le numérique. Ils ont également évalué les progrès accomplis et les obstacles à surmonter, réaffirmant leur engagement envers une transformation significative et tangible.

En outre, une innovation majeure a été mise en lumière : l’Agence de transformation agricole, une percée présidentielle de 2023. Cette initiative vise à alléger la charge de travail des agriculteurs, à promouvoir des méthodes agricoles modernes et à accroître la productivité, tout en améliorant substantiellement les revenus des travailleurs ruraux.

Détermination face aux adversités : un cap maintenu.

Malgré les turbulences sécuritaires régionales et un climat économique global incertain, le gouvernement togolais reste inébranlable dans sa quête des objectifs du Togo 2025. La solidarité ministérielle et la volonté de progresser reflètent une résolution ferme à surmonter les défis présents et futurs.

La gouvernance au diapason du peuple

Le Président Gnassingbé a mandaté son cabinet de renforcer le lien indissoluble entre les politiques publiques et le quotidien des Togolais. Il souligne que l’expérience vécue par les populations doit être le baromètre ultime d’une gouvernance réellement dédiée à leur service.

En plus, la Feuille de route gouvernementale, pierre angulaire de cette nouvelle ère, aspire à édifier un Togo pacifié et moderne, caractérisé par une croissance économique inclusive et durable. Depuis son inauguration en 2020, cette stratégie a déjà porté ses fruits, avec des avancées notables dans des domaines cruciaux pour le développement national.

En somme, ce séminaire gouvernemental à Aného marque un tournant décisif, où le Togo réaffirme son engagement envers un avenir prospère, équitable et résilient.

Mort en exil de l’ancien Premier ministre togolais Agbéyomé Kodjo

L’opposition togolaise est en deuil. L’un de ses leaders, Agbéyomé Kodjo, est mort dimanche au Ghana, où il s’était réfugié après avoir contesté les résultats de l’élection présidentielle de 2020. Il avait 69 ans.

« C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès de notre président Agbéyomé Kodjo, survenu hier dimanche au Ghana, des suites d’un malaise », a déclaré Thomas Kokou N’soukpoe, porte-parole de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la plateforme politique qui avait porté sa candidature.

Un parcours politique contrasté

Agbéyomé Kodjo avait été le Premier ministre du Togo entre 2000 et 2002, sous le régime du général Gnassingbé Eyadéma, qui a régné sans partage sur le pays pendant 38 ans. Il avait également occupé plusieurs fonctions ministérielles, notamment celles de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères.

Mais en 2002, il avait été destitué et emprisonné pour « détournement de fonds publics ». Il avait alors rompu avec le pouvoir et fondé en 2008 son propre parti, l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo solidaire (OBUTS), rebaptisé en 2018 le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD).

Un candidat contestataire

En 2020, Agbéyomé Kodjo s’était présenté à l’élection présidentielle, avec le soutien de la DMK, une coalition de partis d’opposition dirigée par l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro. Il s’était proclamé vainqueur du scrutin, affirmant avoir recueilli 65% des voix, face au président sortant Faure Gnassingbé, qui briguait un quatrième mandat.

Mais selon les résultats officiels, il n’avait obtenu que 19,46% des suffrages, loin derrière Faure Gnassingbé, crédité de 70,78%. Il avait alors dénoncé une « mascarade électorale » et appelé à la mobilisation populaire.

Une traque judiciaire

Accusé de « troubles aggravés à l’ordre public, atteinte à la sûreté de l’État et diffusion de fausses nouvelles », Agbéyomé Kodjo avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Il avait réussi à quitter le Togo en juillet 2020, malgré le contrôle judiciaire qui lui avait été imposé.

Feu Agbéyomé Kodjo s’était réfugié au Ghana, où il avait continué à revendiquer sa victoire et à dénoncer le régime de Faure Gnassingbé. Il avait également demandé l’intervention de la communauté internationale pour résoudre la crise politique au Togo.

Sa mort met fin à son combat, mais laisse un vide dans l’opposition togolaise, qui peine à s’unir et à se renouveler.