Une Vie au Service de l’Église et de la Politique

Ce 1er février, dans le cadre intime de la cathédrale Sacré-Cœur de Lomé, a eu lieu l’inhumation de l’archevêque émérite de l’archidiocèse de Lomé, monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro. Décédé le 4 janvier 2024 à l’âge de 93 ans, monseigneur Kpodzro a laissé une empreinte indélébile dans la vie religieuse et politique du pays.

Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro : Une vie au service de l’Église

La veille de l’inhumation, la paroisse Cristo Rosorto de Hedzranawoé a organisé une veillée de prière et de chants. Cette veillée, dirigée par l’archevêque métropolitain de Lomé, Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, a été un moment de recueillement et de prière. Aujourd’hui, la messe d’enterrement a été présidée par le nonce apostolique, Mark Miles, et concélébrée par le collège des évêques du Togo et un parterre de prêtres du Togo et de la sous-région

En outre, des moments d’émotion et de recueillement ont marqué cette cérémonie d’adieu. Des fidèles et des acteurs politiques de l’opposition sont venus rendre hommage à l’homme d’Église et à l’acteur politique qu’était monseigneur Kpodzro. Surnommé « patriarche », il a servi l’Église pendant 64 ans et a exercé son épiscopat pendant 47 ans.

L’engagement politique de monseigneur  : un clerc au cœur de la politique togolaise

Dans le déroulement de cette célébration, il y a eu l’observation de multiples rites : notamment le rite de la lumière, de la croix, de l’aube, de l’étole, du calice, des insignes épiscopaux et des fleurs, ainsi que les rites d’adieu. Pour la célébration eucharistique, les textes médités étaient les versets du livre d’Isaïe, du psaume 129, de la lettre de Saint Paul aux Romains et de l’Évangile selon Saint Jean.

Dans son homélie, le nonce apostolique a invité le peuple de Dieu à la foi et à l’espérance. Il a précisé que le rappel de monseigneur Kpodzro par Dieu était pour demeurer éternellement dans le royaume céleste. Il a souligné que monseigneur Kpodzro avait répondu à l’appel à servir les autres, toujours attentif aux besoins de ses semblables.

Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro est né le 30 mars 1930 à Tomégbé. Il devient prêtre le 20 décembre 1959 à Rome, ensuite évêque d’Atakpamé le 2 mai 1976 et exerce son ministère durant seize ans et demi. Puis, le 17 décembre 1992, il est nommé archevêque de Lomé, poste qu’il occupera jusqu’au 8 juin 2007, date à laquelle il fut mis à la retraite. Sa vie et son œuvre continueront d’inspirer les générations futures.

Monseigneur Kpodzro et la Conférence nationale souveraine : un tournant dans l’histoire du Togo

En plus d’être une figure emblématique de l’Église, monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro était aussi une personnalité marquante de la vie politique togolaise. Du 1er juillet au 28 août 1991, il a dirigé la Conférence nationale souveraine. Il a également présidé le Haut-Commissariat de la République, dont les travaux ont abouti à l’adoption de la Constitution togolaise de la Quatrième République en 1992.

Même après avoir quitté ces postes officiels, monseigneur Kpodzro est resté activement engagé dans la politique togolaise. Il a continué à prendre position sur des questions politiques importantes, en particulier pendant les périodes électorales. Lors de l’élection présidentielle du 22 février 2020, il a soutenu Gabriel Agbéyomé Kodjo, le candidat d’une coalition de plusieurs partis politiques connue sous le nom de « dynamique Kpodzro ».

La vie de monseigneur Kpodzro témoigne de son engagement profond envers le service public, que ce soit dans le domaine religieux ou politique. Sa disparition est une grande perte pour le Togo, mais son héritage perdurera à travers ses nombreuses contributions à la vie religieuse et politique du pays. Son dévouement et son engagement continueront d’inspirer les générations futures.

 

Hommage à Feu Professeur Messanvi Gbéassor

Dans une cérémonie émouvante, le mercredi 31 janvier 2024, la communauté académique a rendu un hommage poignant à feu le professeur Messanvi Gbéassor. Les professeurs et chercheurs, vêtus de leur toge, ont observé une minute de silence et déposé une gerbe de fleurs en son honneur. Une vidéo retraçant sa vie et son œuvre a été projetée, suivie de témoignages élogieux sur sa personnalité et ses réalisations.

 Un Pionnier de la Recherche sur les Plantes Médicinales

Des personnalités de divers horizons ont partagé leurs souvenirs de feu Gbéassor . Ils ont salué son travail acharné, son humilité et son dévouement à la formation de jeunes scientifiques. Ils ont également souligné son rôle de pionnier dans la création de laboratoires de recherche sur les plantes médicinales. Pour eux, la disparition de Gbéassor est une tragédie et la perte d’un génie dont le destin reste inachevé.

Le Professeur Messanvi Gbéassor : Une Vie au Service des Autres

Le père Marc Folivi, curé de la paroisse universitaire, a rassuré l’assistance en affirmant que feu Gbéassor a été rappelé par Dieu pour demeurer éternellement dans le royaume céleste. Il a souligné que Gbéassor avait répondu à l’appel à servir les autres, toujours attentif aux besoins de ses semblables.

Le ministre Ihou Wateba a rappelé une citation d’Abraham Lincoln, soulignant que ce qui compte au final, ce n’est pas le nombre d’années passées sur Terre, mais la vie qu’on a vécue dans chaque année passée. Il a présenté les condoléances du Gouvernement à la famille éplorée.

In Memoriam : Le Professeur Messanvi Gbéassor et Son Héritage Durable

Feu le professeur Messanvi Gbéassor, né le 30 novembre 1953 à Lomé au Togo, a eu une carrière académique exemplaire. Après des études au Canada, il est devenu professeur titulaire du CAMES en juillet 1991 et a occupé le poste de doyen de la faculté des sciences de 1992 à 2007. Il a également joué un rôle de premier plan en tant que directeur national de la recherche scientifique au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Pr ailleurs, le regretté  a joué un rôle de premier plan en tant que directeur du centre de recherche et de formation sur les plantes médicinales (CERFOPLAM) en 1995. Il a été également président de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres en 2012 et a occupé le poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de 2010 à 2011. De 2014 à 2016, il a présidé l’université de Lomé, contribuant ainsi de manière significative à l’avancement de l’éducation et de la recherche au TOGO.

En fin,  l’inhumation de feu  Gbéassor François se fera le 2 février 2024 à Agbodrafo, après une messe d’enterrement en l’église catholique Notre-Dame sous la croix d’Agbalépédogan à Lomé. Sa disparition est une grande perte pour la communauté académique et scientifique, mais son héritage perdurera à travers ses nombreuses contributions à la science et à l’éducation. Sa vie et son œuvre continueront d’inspirer les générations futures d’étudiants et de chercheurs.

 

Revue Sanitaire à Sotouboua : Bilan et Perspectives pour 2024

Les 30 et 31 janvier, le district sanitaire de Sotouboua a organisé sa Revue annuelle sanitaire, un événement clé pour évaluer les réalisations de l’année 2023 et planifier les activités de 2024. La réunion a rassemblé des responsables de structures sanitaires, des représentants d’ONG, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

Bilan Sanitaire 2023 à Sotouboua : Réalisations et Défis

L’objectif principal de la revue était d’évaluer les performances du district sanitaire en se basant sur des indicateurs clés. C’était également une occasion pour les acteurs de la santé de partager les bonnes pratiques, d’identifier les défis rencontrés en 2023 et d’analyser les forces et les faiblesses pour une planification efficace des activités de 2024.

Au cours de la revue, des prix ont été décernés à deux formations sanitaires parmi 28. L’USP de Tittigbé a remporté le premier prix pour la qualité des soins et des services, tandis que l’USP de Kaniamboua a reçu le deuxième prix pour sa gestion financière

Le directeur préfectoral de la santé de Sotouboua, Dr Agbémadon Kokou Eliké, a exprimé sa satisfaction quant au bilan sanitaire de 2023. Il a souligné que sur 35 indicateurs clés du Plan national de développement sanitaire (PNDS), 27 ont atteint leurs objectifs, contribuant ainsi à une couverture sanitaire universelle.

Planification  2024 à Sotouboua : Vers une Amélioration des Performances

Dr Agbémadon a également évoqué les efforts déployés pour améliorer les performances en 2024, notamment grâce à la mise en œuvre de l’assurance maladie universelle. Il a mentionné plusieurs projets d’infrastructure en cours, dont la construction d’un hôpital régional pour mère et enfant, la construction de trois formations sanitaires et la réhabilitation de trois autres.

Par ailleurs , le directeur régional de la santé, Dr N’Djao Akawulu Jacques, a remercié tous les acteurs pour leur dévouement et leur passion pour la santé de la population. Il les a encouragés à maintenir cet engagement et à planifier efficacement pour améliorer les performances en 2024.

Le préfet Pali Tchabi Passabi a félicité les acteurs pour les résultats obtenus et les a exhortés à redoubler d’efforts pour atteindre tous les objectifs en 2024. Il a souligné l’importance d’éviter certains comportements, tels que le mauvais accueil des patients et la vente parallèle de médicaments, qui pourraient nuire aux efforts du gouvernement.

 

Réforme de la Sécurité et du Commerce au Togo

Le mercredi 31 janvier, une réunion cruciale du conseil des ministres s’est tenue sous la présidence du chef de l’État, Faure Gnassingbé. L’ordre du jour comprenait l’examen et l’adoption du projet de loi relatif au régime des armes et munitions (MINAR). Cette loi vise à renforcer le contrôle sur les activités liées aux armes, en mettant l’accent sur leur catégorisation, leur acquisition et leur usage licites, tout en intensifiant la lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic des armes et de leurs munitions.

Renforcement du Contrôle des Armes au Togo : Un Pas Vers la Sécurité

Le conseil a souligné la nécessité de réviser et d’actualiser le cadre juridique existant, qui découle de la loi du 6 janvier 1959 relative au régime des armes au Togo et de son décret d’application du 19 avril 1995. Cette révision est nécessaire pour répondre aux objectifs de sécurité du pays et se conformer aux normes régionales et internationales exigeant un contrôle plus strict des détentions d’armes.

Révision du Régime Électoral de la Chambre de Commerce : Vers une Participation Plus Large

Par ailleurs, le conseil a adopté un décret modifiant le régime électoral de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo. Cette modification a été motivée par une participation relativement faible des opérateurs économiques au processus électoral, ce qui a rendu nécessaire la prolongation du délai d’inscription sur les listes et la révision des conditions d’éligibilité.

Le décret adopté étend l’autorisation accordée au ministre de tutelle pour fixer par arrêté les conditions d’éligibilité et d’inscription sur la liste électorale consulaire. Un arrêté du ministre du Commerce, de l’artisanat et de la consommation locale précisera désormais la durée d’inscription et les conditions d’inscription pour les candidats.

Dix Ans de Finance Inclusive au Togo : Bilan et Perspectives

Enfin, le conseil appris connaissance  de la tenu des activités marquant le dixième anniversaire de la création du Fonds national de la finance inclusive. Une série de formations organisée à partir de décembre 2023, a permis de renforcer les capacités de plus de 20 000 bénéficiaires dans toutes les régions du pays.

En somme, cette réunion du conseil des ministres a mis en évidence l’engagement du gouvernement à renforcer la sécurité nationale et à améliorer le processus électoral pour la Chambre de commerce et d’industrie. Elle a également souligné l’importance de la formation continue pour renforcer les capacités des citoyens, en particulier dans le domaine de la finance inclusive. Ces initiatives sont essentielles pour assurer la stabilité et le développement économique du Togo.

Atelier Artistique à Atakpamé

Dans un effort pour renforcer les droits et les privilèges des artistes locaux, l’association Culture et Développement (CUL.DEV), avec le soutien de l’UNESCO et du ministère de la Culture et du Tourisme, a organisé un atelier de formation à Atakpamé les 31 janvier et 1er février. Cet atelier rassemble des artistes de la région des Plateaux pour une formation approfondie sur la Loi n°2016-012 portant sur le statut de l’artiste.

Atelier de formation sur la loi n° 2016-012 portant sur le statut de l’artiste

L’atelier a attiré un public diversifié de 32 artistes, dont 16 femmes, provenant des 32 communes des douze préfectures des Plateaux. Les participants comprennent des artistes en herbe, des amateurs, des artistes traditionnels, des artisans des accessoires de musique et de danse, des arts plastiques et autres. Sous la direction du Dr Alowou Kokouvi, ces artistes suivent des informations détaillées sur la loi portant sur le statut de l’artiste.

L’objectif principal de l’atelier est de renforcer les capacités des artistes sur la loi portant sur le statut de l’artiste, afin qu’ils puissent mieux comprendre et exercer leurs droits et privilèges, tant au niveau national qu’international. Les thèmes abordés sont la qualification professionnelle, les droits et devoirs de l’artiste, les sanctions, ainsi que l’étude de cas pratiques ou d’expériences tirées des artistes des pays voisins.

Le président de l’association Cul-Dev, Zohou Comlanvi, a souligné l’importance de cette formation, notant que malgré l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale en 2016 et son décret d’application en 2017, de nombreux artistes ne maîtrisent pas encore pleinement cette loi. Il a ajouté que cette loi offre un cadre législatif et réglementaire idéal pour gérer la condition de l’artiste.

Par ailleurs, le directeur régional des arts et de la culture des Plateaux, Kokou Monkli, et la représentante du maire de l’Ogou 1, Mme Otou Amétobé, ont félicité les initiateurs de ce projet et ont encouragé les participants à prendre activement part aux travaux et à poser des questions pour éclaircir les zones d’ombre relatives à cette loi.

En somme, cet atelier représente une étape importante dans la promotion de la culture et du bien-être des artistes, un objectif que l’association Culture et Développement (CUL-DEV) s’est fixé depuis sa création en 2012.

Le président Gnassingbé reçoit le commandant de l’AFRICOM

Le président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu mardi à Lomé le général Michael Langley, commandant du Commandement militaire des États-Unis en Afrique (AFRICOM), en visite de travail au Togo.

Les deux responsables ont discuté des moyens de renforcer le partenariat entre le Togo et les États-Unis, fondé sur des valeurs communes de sécurité, de stabilité et de prospérité, selon un communiqué de la présidence togolaise.

Ils ont également évoqué la coopération dans le domaine maritime, où le Togo se distingue par sa politique de promotion de l’économie bleue et de lutte contre la piraterie. Le général Langley a salué le travail accompli par le Togo sur sa côte et a exprimé sa volonté de l’accompagner pour développer sa capacité.

Lors de cette rencontre, il ont également aborde La question de la sécurité régionale et de la lutte contre l’extrémisme violent. Le Togo fait face à des menaces terroristes dans sa partie septentrionale, où les États-Unis apportent une assistance humanitaire et sécuritaire à travers l’USAID.

 

Togo: le FNFI fête ses dix ans d’inclusion financière

Le président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a célébré jeudi les dix ans du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), un dispositif qui vise à offrir des services financiers adaptés aux populations vulnérables et à lutter contre la pauvreté.

Devant près de 50.000 personnes venues de tout le pays, le chef de l’Etat a salué le succès du FNFI, qu’il a lancé en 2014 à Kara, sa ville natale. Il a souligné que ce fonds avait permis de renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales, en donnant accès au crédit, à l’épargne et à l’assurance à des millions de Togolais, notamment des femmes, qui étaient auparavant exclus du système financier classique.

Le FNFI propose une gamme de produits financiers adaptés aux besoins et aux capacités des bénéficiaires, qui peuvent ainsi développer leurs activités économiques, améliorer leurs conditions de vie et renforcer leur autonomie. Le montant des crédits accordés varie de 30.000 à 50 millions de FCFA, selon le profil et le cycle du bénéficiaire.

En dix ans, le FNFI a octroyé des concours financiers à 1.869.367 bénéficiaires, pour une valeur globale de 109.83 milliards de FCFA, avec un taux de remboursement d’environ de 93,58%. Le fonds travaille en partenariat avec 21 structures prestataires de services financiers, qui disposent de 241 points de services sur l’ensemble du territoire national.

Le FNFI bénéficie du soutien des partenaires financiers du Togo, comme Orabank-Togo, dont le directeur général a félicité le gouvernement pour sa politique de promotion de l’inclusion financière. Le Togo est le seul pays à avoir un ministère dédié à ce secteur, qui constitue un levier de développement inclusif.

Le Togo s’est également illustré sur la scène continentale en accueillant en octobre 2023 la semaine africaine de la microfinance, qui a réuni des experts et des acteurs de la finance inclusive de toute l’Afrique.

La pêche et l’aquaculture au cœur du budget 2024 au Togo

Le gouvernement togolais a décidé de miser sur le secteur de la pêche et de l’aquaculture pour booster son économie et créer des emplois. Il a ainsi alloué 2 milliards FCFA à ce secteur, soit près de 70% du budget du ministère de l’économie maritime, qui s’élève à 3,1 milliards FCFA.

Cet investissement vise à soutenir le projet “Développement de l’aquaculture au Togo” (PDAT), lancé en 2022, qui ambitionne de renforcer les capacités des acteurs de la filière, d’améliorer les infrastructures et les équipements, et de diversifier les espèces aquacoles.

Le ministre de l’économie maritime et de la pêche, Edem Kokou Tengué, a souligné que 2024 sera une année des défis importants, tels que l’expérimentation du dispositif de concentration de poissons, qui permet de créer des zones de pêche artificielles, ou encore le développement de l’aquaculture dans la région des Savanes, où les conditions climatiques sont plus difficiles.

Il a également affirmé sa volonté de favoriser l’insertion des jeunes dans le secteur, en s’appuyant sur l’IFAD, un organisme international qui finance des projets de développement rural.

Le secteur de la pêche et de l’aquaculture représente un enjeu stratégique pour le Togo, qui compte plus de 20 000 personnes employées dans ce domaine, et qui contribue à hauteur de 4,5% au PIB national, selon les chiffres du ministère de l’économie maritime.

Sarakawa, 50 ans après : hommage à Eyadema pour sa bravoure

Ce mercredi 24 janvier 2024, le Togo a célébré le cinquantenaire de l’attentat de Sarakawa, qui a failli coûter la vie au président Gnassingbé Eyadema, le père de l’indépendance économique du pays.

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé
© Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé
Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé

Commémoration et dépôt de gerbes au mausolée, la sonnerie aux morts

Le chef de l’État actuel, Faure Essozimna Gnassingbé, a présidé la cérémonie commémorative dans la localité de Sarakawa, où l’avion présidentiel s’était écrasé le 24 janvier 1974. La cérémonie a été marquée par plusieurs temps forts : le dépôt de gerbe au mausolée, la sonnerie aux morts, la rediffusion des archives radiophoniques d’époque, et le discours du président Faure Gnassingbé. Celui-ci a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur et à son combat pour l’émancipation économique du Togo, face aux intérêts étrangers qui exploitaient les richesses du pays, notamment les phosphates. 

Sarakawa: Les raisons de l’attentat du 10 janvier 1974

Le président Faure Gnassingbé a rappelé que le 10 janvier 1974, le président Eyadema avait annoncé la nationalisation des phosphates, rompant ainsi avec les accords précoloniaux qui accordaient une part dérisoire à l’État togolais. Cette décision audacieuse avait suscité la colère des puissances impérialistes, qui auraient commandité l’attentat de Sarakawa, selon la version officielle. 

Malgré le crash, le président Eyadema avait survécu, avec des blessures, et avait rassuré le peuple togolais quelques heures plus tard. Il avait également prononcé ces mots historiques : « Un coup isolé n’arrête jamais le combat. Quelles que soient les circonstances et quoi qu’il m’arrive, vous continuerez la bataille que nous avons entreprise ensemble pour notre indépendance économique ». 

En effet, Ces paroles ont suscité l’admiration, l’attachement et l’adhésion des populations, qui ont vu en Eyadema le héros de la nation, le défenseur des intérêts du Togo, le symbole du sacrifice et de la victoire. Depuis lors, Sarakawa est devenue le lieu de mémoire et de recueillement, où le peuple togolais rend hommage à son leader et à son héritage économique. 

commémoration du 50ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa
© commémoration du 50ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa
Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé

Mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale à l’horizon 2025.

Aujourd’hui, le président Faure Gnassingbé, qui a succédé à son père en 2005, s’inscrit dans la continuité de cette vision de développement, en mettant en œuvre la feuille de route gouvernementale à l’horizon 2025. Cette feuille de route vise à renforcer la paix, la modernisation, la croissance inclusive et durable, et le bien-être des populations togolaises. Le président Faure Gnassingbé a réaffirmé son engagement à poursuivre la bataille pour l’indépendance économique, entamée il y a 50 ans par le président Eyadema.

Feuille de route 2025 : les ministères mobilisés à Sarakawa

À la fin de la cérémonie, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, le Colonel Hodabalo Awate, a prononcé un discours dans lequel il a réaffirmé la volonté de tous de travailler avec ardeur pour le bien commun : « Nous sommes pleinement déterminés à appuyer votre politique de paix, de justice, de prospérité et à rester unis derrière vous pour poursuivre la bataille que nous avons engagée ensemble pour notre indépendance économique. » a-t-il déclaré. 

Il a également souligné l’importance de garder vivant le souvenir des événements du 24 janvier 1974, qui ont marqué l’histoire du Togo et qui ont révélé le caractère symbolique, historique et patriotique de Sarakawa. La commémoration du cinquantenaire a réuni les plus hautes autorités de la République, les membres du gouvernement, les élus, les responsables politiques, administratifs, militaires et traditionnels, à Sarakawa et à Lomé, ainsi que dans les capitales régionales.

Faure Gnassingbé dialogue avec les directeurs régionaux

Le 24 janvier 2023, le président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a rencontré les directeurs régionaux des services déconcentrés des régions Centrale, de la Kara et des Savanes, à Kara.

Faure Gnassingbé dialogue avec les directeurs régionaux

Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre d’une série de consultations régionales, a été l’occasion pour le chef de l’État d’échanger, de partager et d’écouter les acteurs de terrain qui sont en charge de la mise en œuvre, de l’évaluation et du suivi des projets prioritaires de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025. 

La rencontre a également vu la participation de Madame le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, et des membres du gouvernement. Le président Faure Gnassingbé a souligné les enjeux de ces consultations, qui visent à harmoniser les priorités, à renforcer l’efficacité et à améliorer les conditions de vie des populations dans les différentes régions du pays.

Le chef de l’État échange sur la Feuille de route Togo 2025

 Il a également rappelé les facteurs de succès de la Feuille de route, qui repose sur trois axes : le renforcement de l’harmonie et l’inclusion sociales, la consolidation de la paix, la dynamisation de l’emploi en s’appuyant sur les forces de l’économie et la modernisation du pays et le renforcement de ses structures. Le chef de l’État a salué les performances et les efforts des responsables des services déconcentrés dans les régions, tout en les exhortant à plus d’engagement, face aux besoins croissants des populations et aux enjeux de l’heure. 

Il a affirmé que sa mission était de répondre efficacement aux besoins sociaux des populations, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé, qui sont les services sociaux de base qui reflètent l’action de l’État.

Faure Gnassingbé renforce les capacités des services déconcentrés pour le développement des régions

 Pour ce faire, le président Faure Gnassingbé a réaffirmé sa volonté de renforcer davantage les capacités opérationnelles des services déconcentrés, pour une implémentation accélérée et efficace des projets structurants de la Feuille de route dans les secteurs à fort impact économique et social. Il a également exprimé son souhait d’étendre le programme d’urgence de renforcement de la résilience des populations (PURS), qui est actuellement mis en œuvre dans la région des Savanes, à d’autres régions en fonction des besoins.

 Le chef de l’État a insisté sur la nécessité pour les acteurs étatiques en régions et dans les préfectures de faire preuve d’agilité et de capacité d’adaptation, tout en intégrant constamment la donne sécuritaire, pour maintenir la présence et la proximité de l’État auprès des populations sur toute l’étendue du territoire.

 Les directeurs des services déconcentrés ont exprimé leur disponibilité et leur adhésion à la stratégie de développement du chef de l’État. Ils ont témoigné leur reconnaissance au président Faure Gnassingbé pour sa politique de proximité et sa capacité à répondre aux urgences de développement économique, social et sécuritaire du pays. Ils se sont engagés à poursuivre avec détermination la mise en œuvre et le suivi diligent des projets de la Feuille de route.