Kara : les autorités et les entreprises s’accordent sur le projet d’eau potable

 La région de la Kara engage une nouvelle étape pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable sous ses cieux. Le projet, déployé dans les préfectures de la Kozah et d’Assoli, doit améliorer la desserte de la ville de Kara et des localités voisines, avec 200 000 bénéficiaires annoncés.

Une coordination lancée dès le démarrage

Après le lancement officiel des travaux par le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, les différents acteurs du projet ont tenu, le lundi 28 septembre, une réunion avec les autorités locales. La rencontre s’est déroulée à l’initiative du gouverneur de la région de la Kara, le général Adjitowou Komlan. Elle a réuni les préfets de la Kozah et d’Assoli, la Société de patrimoine eau et assainissement en milieu urbain et semi-urbain (SP-Eau), ainsi que les entreprises retenues pour exécuter les travaux.

L’objectif consistait à établir un premier contact opérationnel, à identifier les besoins du chantier et à préciser les conditions nécessaires à son bon déroulement sur le terrain.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Trois entreprises mobilisées

La réalisation du projet associe des entreprises venues de trois pays. La société chinoise CGC, l’entreprise béninoise SIGEMBADBAB et le groupe burkinabè ASI-BF interviendront sur les différents volets du chantier. Cette configuration sous-régionale doit permettre de mobiliser des compétences techniques complémentaires. Elle impose également une coordination étroite entre les entreprises, la SP-Eau, les autorités administratives et les communautés concernées.

Les responsables locaux devront notamment faciliter l’accès aux sites, accompagner les opérations et contribuer au règlement rapide des éventuelles difficultés liées à l’occupation des espaces ou au déroulement des travaux.

Une réponse à une pression croissante

L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue une priorité pour la région de la Kara. La ville et plusieurs localités environnantes font face à des besoins croissants, alors que les infrastructures existantes restent soumises à de fortes contraintes. La situation du barrage de la Kozah illustre cette vulnérabilité. La baisse significative de son niveau a déjà affecté la production d’eau potable et incité les autorités à multiplier les solutions d’urgence, notamment la réhabilitation de forages et le raccordement de nouvelles sources au réseau de la Togolaise des Eaux.

Le nouveau projet doit donc s’inscrire dans une stratégie plus large visant à diversifier les ressources et à renforcer durablement les capacités de production, de stockage et de distribution.

Les entreprises promettent de respecter les délais

Au cours de la réunion, les entreprises contractantes ont réaffirmé leur volonté de livrer des ouvrages conformes aux normes et dans les délais prévus. Cet engagement devra désormais se traduire par un calendrier d’exécution précis et un suivi régulier des travaux. Pour les autorités locales, la qualité des infrastructures importe autant que leur rapidité de réalisation. Les installations devront répondre aux besoins des populations, résister aux contraintes du climat et assurer un service durable.

La SP-Eau sera appelée à jouer un rôle central dans le suivi du projet et dans la coordination entre les différentes parties prenantes.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Les autorités promettent leur accompagnement

Le gouverneur de la région de la Kara a assuré les entreprises de la disponibilité des services de l’État et du soutien des populations. Cet accompagnement doit faciliter l’installation des équipes, la circulation des matériaux et l’exécution des travaux dans les préfectures concernées.

Le projet bénéficie déjà d’une expérience accumulée à travers d’autres programmes d’urgence et d’extension du réseau. Un projet antérieur prévoyait notamment une hausse de 10 000 mètres cubes par jour de la capacité de production à Kara et dans ses environs, ainsi que la création de nouveaux branchements et de bornes-fontaines.

Un chantier attendu par les populations

À terme, le projet doit améliorer la disponibilité de l’eau potable pour environ 200 000 personnes dans la Kozah et l’Assoli. Par ailleurs, son impact se mesurera à la régularité de la desserte, à la réduction du recours aux sources précaires et à l’amélioration des conditions de vie des ménages. Pour les autorités, l’enjeu dépasse la seule construction d’ouvrages hydrauliques. Il s’agit aussi de soutenir l’activité économique, la santé publique et le développement urbain d’une région confrontée à une demande en eau de plus en plus forte.

Le succès de l’opération dépendra maintenant de la capacité des entreprises et des responsables publics à maintenir le rythme annoncé, à résoudre rapidement les difficultés du terrain et à garantir la mise en service effective des infrastructures.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Kara : 27 milliards de FCFA pour tripler l’accès à l’eau potable

Kara, 29 septembre 2026 — Un chantier hydraulique d’envergure vient de démarrer dans le nord du pays, avec la promesse de renverser un rapport longtemps défavorable aux habitants de la région : demain, trois ménages sur quatre disposeront d’eau potable, contre un seul aujourd’hui. Le lancement officiel des travaux s’est tenu en présence d’un large parterre d’autorités locales et nationales.

Un déséquilibre que les chiffres révèlent

La statistique, à elle seule, résume l’ampleur du retard accumulé. Dans une région où l’approvisionnement en eau reste un défi quotidien pour la majorité des foyers, le nouveau projet ambitionne de multiplier par trois le taux de couverture. Séna Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a présenté cet objectif comme la traduction concrète d’une demande sociale longtemps restée sans réponse : garantir la sécurité hydrique des populations de Kara et des localités environnantes.

Au terme des travaux, près de 40 000 personnes bénéficieront d’un accès direct au réseau, tandis que les retombées indirectes — desserte élargie, dynamisation économique locale — profiteront à environ 200 000 habitants supplémentaires. L’enveloppe globale mobilisée s’élève à 27 milliards de francs CFA.

Commune De Kozah 1
© Commune De Kozah 1
Une alliance financière entre Lomé, Koweït et Djeddah

Le projet, en réalité, ne repose pas uniquement sur les ressources nationales. Il s’appuie sur un montage financier associant le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe et la Banque islamique de développement, aux côtés de l’État togolais. Cette architecture illustre la solidité des relations que le Togo entretient avec ces institutions, habituées à soutenir des infrastructures structurantes sur le continent africain.

L’initiative s’inscrit, par ailleurs, dans un cadre national plus large : la feuille de route gouvernementale 2026-2031, qui place l’accès à l’eau potable parmi les priorités destinées à améliorer les conditions de vie des populations togolaises.

Commune De Kozah 1
© Commune De Kozah 1
Des engagements sous contrôle

Devant les autorités réunies pour la cérémonie, le ministre délégué a salué le leadership du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont le patronage a accompagné le lancement de l’initiative. Il a surtout insisté sur le suivi qui sera réservé aux travaux : le bureau de contrôle et les entreprises retenues pour la réalisation des ouvrages devront tenir leurs engagements de qualité et de délais, a-t-il prévenu, se disant personnellement disponible pour veiller à leur respect.

Cette vigilance affichée, du reste, n’est pas anodine dans une région où les grands chantiers d’infrastructure suscitent autant d’attentes que d’inquiétudes quant à leur bonne exécution.

Commune De Kozah 1
© Commune De Kozah 1
Une mobilisation qui dépasse le cercle politique

La cérémonie a rassemblé un éventail représentatif des forces vives de la région : le gouverneur de la Kara, le général Adjitowu Komlan, le député Pissiyou Sami, la directrice générale de la Société de patrimoine Eau, Huguette Massan Avumadi, ainsi que le président du Conseil régional, Bakem Teba Balakinam. Préfets, maires, chefs traditionnels et responsables administratifs complétaient ce dispositif, signe que le projet est perçu comme un enjeu partagé bien au-delà des seules autorités sectorielles.

Pour les habitants de Kara, en définitive, l’enjeu se mesure à une échelle plus concrète : celle du robinet qui, demain, coulera enfin chez eux. Reste maintenant à transformer cette promesse en réalité : dans les mois à venir, chaque robinet qui coulera à Kara dira si le pari de l’État — tripler l’accès à l’eau potable — a tenu ses engagements.

Accès à l’eau au Togo : 305 nouveaux forages inaugurés avec la Chine

ABALOKOPÉ, 21 septembre 2026  — L’offensive de charme de la Chine en Afrique de l’Ouest vient de réaliser une avancée tangible. Vendredi dernier, les autorités togolaise et chinoise ont inauguré un réseau de 305 forages d’eau potable dans la région des Plateaux, concrétisant ainsi un accord signé fin 2023 entre Lomé et Pékin.

Conçu à l’origine pour livrer 300 points d’eau, le chantier piloté par le géant chinois du BTP Zhongmei Engineering Group a dépassé ses objectifs initiaux. L’opération permet d’approvisionner directement 85 villages répartis sur 12 préfectures, améliorant radicalement le quotidien des communautés locales.

Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme
© Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme

Un impact économique immédiat sur le terrain

L’accès à l’eau potable dans ces zones enclavées représente un levier économique majeur. Cependant, avec ces nouveaux points d’eau qui réduisent drastiquement les heures consacrées au transport manuel de l’eau, l’initiative libère un temps précieux pour la production agricole et la scolarisation des enfants.

« Pour une communauté contrainte de parcourir de longues distances à la recherche d’une eau saine, cet ouvrage représente du temps gagné, des risques réduits et de meilleures conditions de vie », a souligné le colonel Dadja Maganawe, gouverneur de la région des Plateaux, lors de la cérémonie de remise des clés à Abalokopé.

De son côté, l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a rappelé que la sécurité hydraulique constitue la pierre angulaire du développement rural et de la souveraineté alimentaire dans une région.

Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme
© Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme

La diplomatie des infrastructures en marche

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la politique diplomatique offensive menée par la Chine en Afrique, axée sur le financement et la construction d’infrastructures publiques essentielles. Pour Pékin, ces projets de proximité renforcent son influence géopolitique face aux partenaires occidentaux traditionnels.

Pour le gouvernement, ce partenariat avec la Chine répond à un impératif national : garantir l’accès universel à l’eau potable d’ici 2030, une directive prioritaire du président du Conseil Faure Gnassingbé.

Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme
© Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme

Le défi décisif de la maintenance locale

La résistance à long terme de cet investissement repose désormais sur la gestion opérationnelle du matériel par ces ayants droit. Les équipements — composés de pompes manuelles — nécessitent un entretien rigoureux pour éviter les pannes récurrentes qui paralysent souvent les projets d’infrastructure en zone rurale.

C’est pourquoi le Ministre Délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a vivement interpellé les comités villageois sur la responsabilité qui leur incombe.

« Un forage bien réalisé mais mal entretenu ne peut durablement produire les effets attendus. La pérennisation des investissements réalisés doit être au cœur de nos préoccupations », a-t-il averti, tout en annonçant la mise en place de structures de surveillance locale.

Finalement, le temps nous dira si ces 305 forages inaugurés à Abalokopé marquent une avancée durable ou s’ils resteront une vitrine fragile de la diplomatie des infrastructures.

Avé 2 : La BIDC finance 3 forages solaires pour l’eau potable

Agomé-Gofi, Atsakpo et Bagbégan devraient prochainement disposer de nouvelles installations hydrauliques. En effet, les travaux de construction de trois forages équipés de systèmes solaires ont démarré le mardi 15 septembre 2026, avec le soutien de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC).

Commune dAvé
© Commune dAvé
Trois ouvrages pour répondre aux besoins des populations

Dans l’Avé 2, la question de l’accès à l’eau potable entre dans une nouvelle phase. Ainsi, les travaux lancés dans trois localités doivent permettre de renforcer les équipements hydrauliques disponibles et d’améliorer l’approvisionnement des habitants.Les nouveaux forages seront implantés à Agomé-Gofi, Atsakpo et Bagbégan. Leur alimentation par énergie solaire constitue un exploit, car les installations fonctionneront sans dépendre exclusivement des sources conventionnelles d’électricité.

De plus, le projet s’inscrit dans les orientations du développement local de la commune, notamment celles prévues dans son Plan de développement communal (PDC).

La BIDC accompagne l’investissement local

 La réalisation de ces infrastructures bénéficie du concours de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette institution régionale, basée à Lomé, finance des projets destinés à soutenir le développement économique et social dans les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Dans l’Avé 2, cet accompagnement se traduit par un investissement dans une infrastructure de première nécessité. Par ailleurs, le choix de l’énergie solaire ajoute une dimension environnementale au projet, en privilégiant une source renouvelable pour le fonctionnement des équipements.

Commune dAvé
© Commune dAvé
Agomé-Gofi donne le coup d’envoi

Le démarrage officiel du chantier a été marqué par une cérémonie organisée à Agomé-Gofi. À cette occasion, une délégation de la BIDC conduite par Dosseh Roméo, le secrétaire général de la commune de l’Avé 2, PANASSIM Hodabalo, représentant le maire, ainsi que les autorités traditionnelles et les acteurs communautaires, s’est réunie.

Le chef du village, les notables, les membres du Comité villageois de développement et plusieurs habitants ont participé au lancement. Cette présence locale a permis de présenter le projet aux communautés directement concernées par les futurs ouvrages.

Une infrastructure attendue sur le terrain 

Pour les habitants des trois localités, l’enjeu va bien au-delà du lancement d’un chantier. En effet, la disponibilité d’un point d’eau fonctionnel réduira considérablement les difficultés liées à l’approvisionnement et renforcera l’accès quotidien à une ressource essentielle. À Agomé-Gofi, le chef du village a salué le démarrage du projet, considéré comme une réponse à un besoin important pour la population.

Ainsi, la construction de ces trois forages constitue une étape supplémentaire dans le renforcement des infrastructures de base de l’Avé 2. Leur mise en service devra désormais permettre aux populations concernées de bénéficier concrètement de cette nouvelle capacité d’accès à l’eau.

Tône 1 : Un forage photovoltaïque inauguré à Poissongui Peuhl

L’accès à l’eau potable franchit un nouveau cap dans la préfecture de Tône. Ce vendredi 17 juillet 2026, les habitants de Poissongui Peuhl, localité située dans la commune de Tône 1, disposent désormais d’un nouvel ouvrage d’approvisionnement moderne. La réception officielle de cette infrastructure vient soulager durablement les populations de cette partie du septentrion togolais et renforcer la résilience locale face aux défis hydriques et climatiques.

Une infrastructure moderne et adaptée aux besoins locaux

Ce nouvel ouvrage se distingue par son caractère écologique et sa polyvalence. En effet, il s’agit d’un forage photovoltaïque alimenté par l’énergie solaire et équipé d’une pompe hybride, garantissant une continuité du service en toutes circonstances. Pour optimiser la distribution et éviter les longues files d’attente, le système alimente directement trois bornes-fontaines stratégiquement réparties dans la localité. De plus, en intégrant les réalités socio-économiques de cette communauté d’éleveurs et d’agriculteurs, l’infrastructure comprend un abreuvoir spécifiquement destiné aux ruminants, prévenant ainsi les conflits d’usage autour des points d’eau.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

Le projet COSO et l’ANADEB en action pour la cohésion sociale

Cette réalisation concrète s’inscrit dans le cadre du Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée, communément appelé projet COSO. Cofinancé par le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement togolais, ce programme d’envergure est exécuté sur le terrain par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB). Par ailleurs, le projet COSO vise principalement à renforcer les infrastructures socio-économiques de base et à consolider l’inclusion dans les régions septentrionales du pays.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

L’approche participative comme gage de durabilité

La véritable force de ce projet réside dans son modèle de gouvernance participative. En effet, Les bénéficiaires eux-mêmes ont piloté toutes les étapes de la réalisation, depuis l’expression du besoin prioritaire jusqu’au lancement de l’appel d’offres, en passant par le choix final de l’entrepreneur. Cet ancrage communautaire, facilité par l’accompagnement technique permanent d’un animateur de l’ANADEB, garantit une appropriation totale de l’infrastructure par les habitants de Poissongui Peuhl. Ainsi, en devenant les propres gestionnaires de leur point d’eau, les membres de la communauté assurent une maintenance efficace et une durabilité optimale à cet investissement précieux pour le développement local.