Abidjan, 16 juin 2026 – Le Togo affiche une présence remarquée à la 20ᵉ Assemblée générale de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), ouverte le lundi 15 juin 2026 en Côte d’Ivoire. La délégation togolaise, forte de la participation des cinq conseils régionaux du pays, illustre une volonté commune de renforcer la coopération internationale et de promouvoir le développement territorial.
Cette édition revêt une portée particulière pour le Conseil Régional Maritime, qui prend part pour la première fois aux travaux de l’organisation en tant que membre à part entière. Une intégration rendue possible grâce à l’accompagnement du ministère chargé de la Décentralisation, permettant ainsi à l’institution régionale de rejoindre officiellement le cercle des collectivités francophones engagées dans une dynamique de coopération et de partage d’expériences.
Cadre légal : L’article 44 sur la décentralisation au service du développement local
Cette adhésion s’inscrit dans le cadre des orientations définies par l’article 44 de la législation nationale sur la décentralisation, qui encourage les collectivités territoriales à développer des partenariats internationaux visant l’amélioration des services publics et la réalisation d’infrastructures au profit des populations.
Dès l’ouverture des travaux, les représentants du Conseil Régional Maritime se sont activement impliqués dans les différentes commissions thématiques organisées à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Abidjan. Le président du Conseil Régional Maritime a notamment pris part aux échanges de la Commission « Environnement, Eau, Énergies et Climat », apportant la contribution du Togo aux réflexions sur les défis environnementaux et énergétiques.
Climat et égalité : La délégation togolaise active au sein des commissions à Abidjan
Parallèlement, la secrétaire générale du Conseil Régional Maritime a participé aux travaux de la Commission « Jeunesse, Formation et Culture », avant de rejoindre, aux côtés du président de l’institution, le groupe de travail consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes, un enjeu transversal au cœur des politiques publiques des régions francophones.
Ainsi, la mobilisation togolaise se poursuit ce mardi 16 juin à l’auditorium du ministère ivoirien des Affaires étrangères, où se tient la cérémonie officielle d’ouverture sous le haut patronage des autorités ivoiriennes. Les travaux se prolongeront également dans l’après-midi avec le forum économique « Les Rencontres Africa », organisé à la Maison de l’Entreprise au Plateau.
À travers cette participation active et coordonnée, les cinq régions du Togo réaffirment leur engagement en faveur d’une coopération décentralisée dynamique et leur ambition de nouer des partenariats durables susceptibles d’accélérer le développement économique et social de leurs territoires.
Le gouvernement sud-africain a pris une décision qui interpelle toute la région : il ne construira pas de camps de réfugiés pour les migrants et les demandeurs d’asile. Cette annonce a été faite à Pretoria par la ministre de la Justice, Mmamoloko Kubayi, qui préside le comité interministériel chargé des questions migratoires. L’Afrique du Sud choisit une voie différente, centrée sur l’intégration des réfugiés au sein des communautés plutôt que sur la création d’espaces dédiés.
Une gestion par les lois existantes et l’intégration
Selon les autorités sud-africaines, le pays continuera de gérer les flux migratoires à travers les lois existantes et l’intégration des réfugiés au sein des communautés. Cette approche évite la création de camps de réfugiés, un modèle que d’autres pays du continent ont longtemps utilisé pour encadrer les populations déplacées.
Le gouvernement affirme vouloir maintenir un équilibre entre plusieurs objectifs essentiels. D’abord, le respect des droits des réfugiés et des demandeurs d’asile, conformément aux engagements internationaux du pays. Ensuite, l’application stricte des lois sur l’immigration pour garantir le contrôle des frontières. Puis, la protection de la sécurité publique, qui reste une priorité pour les autorités. Et enfin, la gestion de la pression croissante sur les services publics, un enjeu majeur dans un contexte où les ressources sont limitées.
Des débats qui prennent de l’ampleur dans le pays
Cette décision intervient alors que les débats sur l’immigration clandestine, le contrôle des frontières et l’accès aux ressources publiques prennent de l’ampleur en Afrique du Sud. Le pays fait face à des flux migratoires importants, notamment en provenance de pays voisins confrontés à des crises économiques ou politiques.
Certains observateurs y voient une approche plus humaine et conforme aux principes d’intégration. Ils défendent l’idée que l’intégration dans les communautés locales permet une meilleure inclusion sociale et économique des réfugiés, évitant ainsi la marginalisation créée par les camps.
D’autres estiment que l’absence de camps pourrait compliquer davantage la gestion des flux migratoires et renforcer les tensions déjà existantes. Ces critiques soulignent que les camps offrent un cadre structuré pour le suivi des demandeurs d’asile, la distribution des aides et la protection des populations vulnérables. Sans cette infrastructure, la gestion devient plus complexe et les risques de conflits locaux augmentent.
Un choix entre humanisme et réalisme
Le refus de l’Afrique du Sud de créer des camps de réfugiés pose une question fondamentale : comment protéger les droits des réfugiés tout en garantissant la sécurité publique et la gestion efficace des services collectifs ?
Cette approche d’intégration reflète une vision où les réfugiés ne sont pas séparés de la société, mais intégrés au tissu social et économique. Elle s’aligne sur les principes de l’Union africaine, qui favorisent l’inclusion plutôt que la ségrégation.
Mais le succès de cette stratégie dépendra de plusieurs facteurs. La capacité des communautés locales à accueillir les réfugiés, la disponibilité des services publics et la mise en place de mécanismes efficaces pour suivre les demandeurs d’asile seront déterminantes.
L’Afrique du Sud face à un défi régional
Cette décision sud-africaine aura des répercussions dans toute la région. De nombreux pays d’Afrique australe et de la région du Sahel observent avec attention comment l’Afrique du Sud va gérer cette nouvelle approche. Le succès ou les difficultés de ce modèle d’intégration pourraient influencer les politiques migratoires des pays voisins.
Le débat sur l’immigration en Afrique du Sud ne touche pas seulement le pays. Il reflète des tensions plus larges sur la mobilité humaine en Afrique, où les frontières sont souvent poreuses et où les déplacements massifs de populations sont une réalité quotidienne.
Faire le bon choix : humanisme ou pragmatisme ?
Et vous, pensez-vous que l’Afrique du Sud fait le bon choix en refusant de créer des camps de réfugiés ? Le débat reste ouvert entre ceux qui privilégient une approche humaine d’intégration et ceux qui craignent les complications de gestion liées à l’absence de camps structurés.
Ce choix sud-africain montre que l’Afrique explore des voies alternatives pour gérer les migrations, au-delà des modèles traditionnels de camps. Le temps dira si cette approche d’intégration réussira à concilier droits humains, sécurité publique et gestion efficace des services collectifs.
L’Afrique accélère sa réflexion stratégique autour de la diversification de son mix énergétique et de son industrialisation. Et la capitale togolaise s’apprête à devenir le centre névralgique de ces discussions. En effet, après l’édition 2026 à Kigali, le Togo abritera le Nuclear Energy Innovation Summit on Africa en 2027(NEISA). Ce sommet panafricain vise à accélérer le financement et le déploiement de l’énergie nucléaire civile sur le continent.
Le Togo succède officiellement au Rwanda pour le NEISA 2027
Le Togo succédera officiellement au Rwanda pour l’organisation du Nuclear Energy Innovation Summit on Africa, connu sous le sigle NEISA, prévu au cours de l’année 2027. Il faut préciser que cette annonce fait suite au succès de l’édition précédente qui s’est tenue à Kigali du 19 au 21 mai 2026 sous le thème de la transition vers des projets nucléaires viables et investissables.
Dès lors, Lomé entend capitaliser sur les acquis de Kigali pour transformer les ambitions énergétiques régionales en partenariats industriels concrets. La capitale togolaise affirme ainsi son rôle d’hôte majeur pour les grands rendez-vous de l’innovation technologique africaine.
Une plateforme décisionnelle d’envergure pour le nucléaire africain
Pour ce faire, le sommet réunira une plateforme décisionnelle d’envergure comprenant des chefs d’État, des ministres de l’Énergie, des autorités de régulation ainsi que des bailleurs de fonds internationaux. Ces acteurs clés du développement énergétique africain se retrouveront à Lomé pour prendre des décisions structurantes.
Concrètement, les sessions de travail auront pour but de structurer les mécanismes de financement indispensables à la construction des infrastructures nucléaires civiles sur le continent. Parallèlement, les délégations plancheront également sur l’harmonisation des cadres législatifs régionaux et le respect rigoureux des standards de sûreté internationaux, condition essentielle pour garantir la sécurité des installations nucléaires.
Les petits réacteurs modulaires (SMR) : Une solution adaptée à l’Afrique
C’est pourquoi l’accent de cette édition togolaise sera mis sur l’intégration des technologies de nouvelle génération, notamment les petits réacteurs modulaires, jugés plus adaptés aux réseaux électriques africains. Ces SMR, plus flexibles et moins coûteux que les réacteurs traditionnels, pourraient répondre aux besoins spécifiques des pays africains en développement.
À l’évidence, cette orientation technique montre que l’Afrique ne cherche pas à reproduire les modèles énergétiques du passé, mais à intégrer des technologies modernes adaptées à ses réalités infrastructurelles et économiques.
Former la jeunesse africaine aux métiers et à l’ère de l’atome
En outre, le programme intégrera un volet majeur dédié au renforcement des compétences locales et à la formation académique de la jeunesse africaine. Car en effet, sans une masse critique de spécialistes du nucléaire, aucun projet énergétique ne peut réussir durablement.
Cet investissement dans la formation représente un pilier central de la stratégie africaine : créer une génération de scientifiques, d’ingénieurs et de techniciens capables de maîtriser et d’exploiter les technologies nucléaires civiles sur le continent.
De l’ambition énergétique aux partenariats industriels concrets
Dans cette perspective, Lomé entend transformer les ambitions énergétiques régionales en partenariats industriels concrets. Le sommet ne se veut pas seulement un lieu de discussions théoriques, mais un espace de négociations opérationnelles entre États africains, investisseurs internationaux et entreprises technologiques.
Cette approche pragmatique vise à passer du discours à l’action, en concrétisant les engagements pris à Kigali et en sécurisant les financements nécessaires pour les premiers projets nucléaires africains.
Un tournant historique pour le mix énergétique africain
En définitive, le NEISA 2027 à Lomé marque un tournant dans la réflexion stratégique de l’Afrique sur son mix énergétique. L’atome civil n’est plus une option marginale, mais une piste sérieuse pour diversifier les sources d’énergie et soutenir l’industrialisation du continent.
Le Togo, en accueillant ce sommet, positionne sa capitale comme un hub continental de l’innovation technologique énergétique. De surcroît, la décision de succéder au Rwanda témoigne de la confiance des acteurs africains dans la capacité du pays à organiser un événement d’envergure internationale. L’avenir de l’énergie nucléaire en Afrique commence à Lomé en 2027.
Ce 15 juin 2026, Paul Kagame, président du Rwanda, effectue une visite de travail hautement stratégique à Lomé. Son arrivée dans la capitale togolaise dépasse le simple cadre d’un déplacement protocolaire. Derrière les poignées de main et les photos officielles se joue en réalité une partition majeure pour l’avenir économique du continent. Le chef de l’État rwandais s’entretient avec son homologue togolais, le président Faure Essozimna Gnassingbé, dans un contexte où l’aviation civile africaine tente d’accélérer la construction d’un espace aérien unifié.
Sommet à Lomé : Paul Kagame et Faure Gnassingbé au cœur des enjeux de l’aviation africaine
Il faut dire que cette visite coïncide avec l’ouverture de la Convention et Exposition Africaine du Transport Aérien 2026, qui réunit au Togo les principaux décideurs du secteur jusqu’au 19 juin. Portée à bout de bras par le ministre togolais des Transports, le Dr Comla Kadje, cette grand-messe sectorielle gravite autour d’un objectif ambitieux : lever les barrières protectionnistes pour intégrer les marchés du continent. À cet effet, la Commission africaine de l’aviation civile (AFCAC) a déployé un programme de haut niveau axé sur les priorités structurelles de cette transition inédite.
Qu’est-ce que le SAATM, le projet de marché unique du transport aérien ?
Au cœur des enjeux figure le projet de Marché Unique Africain du Transport Aérien (SAATM), une initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine lancée en 2018 sous la présidence panafricaine de Paul Kagame. Concrètement, le SAATM vise à libéraliser le ciel africain par la dérégulation des services et l’ouverture à la concurrence transnationale.
À ce jour, trente-trois pays africains — dont le Togo et le Rwanda — ont formellement adhéré au projet. L’objectif à terme est de mettre pleinement en œuvre la décision de Yamoussoukro de 1999. Pour y parvenir, les États signataires s’engagent à lever les restrictions d’accès au marché, à abolir les limites de propriété croisée et à s’accorder mutuellement des droits de trafic étendus allant de la première à la cinquième liberté. Selon les projections de la Banque africaine de développement (BAD), ce marché unique devrait induire une baisse significative du prix des billets, une hausse du trafic de passagers et des retombées économiques massives.
Axe Kigali-Lomé : Un partenariat historique pour l’intégration régionale
Par ailleurs, ce déplacement consacre l’excellence de l’axe diplomatique entre le Rwanda et le Togo. En janvier 2025, le président Faure Gnassingbé s’était déjà rendu à Kigali, où ses échanges avec Paul Kagame à Urugwiro Village avaient posé les bases d’une coopération renforcée dans l’agriculture, le commerce, les investissements et la finance verte.
Dès lors, l’étroite collaboration entre le dirigeant rwandais et le chef de l’État togolais — régulièrement mandaté par l’Union africaine pour mener des médiations régionales — consolide la position de Lomé comme plateforme incontournable de l’intégration continentale.
Sécurité et Agenda 2063 : Au-delà de l’économie, le défi de la stabilité
En outre, le tête-à-tête entre les deux dirigeants intègre un volet crucial lié à la paix et à la sécurité en Afrique, deux variables indissociables de la prospérité économique. Car en définitive, le triple objectif du SAATM — unifier le transport, libéraliser l’aviation et fluidifier la circulation des biens et des personnes — reste tributaire d’un environnement stable.
En somme, la présence simultanée de Paul Kagame et des barons de l’aviation civile à Lomé démontre que le temps des simples déclarations d’intention est révolu. C’est désormais une ère d’actes décisifs pour l’indépendance aérienne et économique de l’Afrique qui s’ouvre au Togo.
L’industrie ghanéenne réalise une opération financière historique. Kasapreko, géant de l’agroalimentaire et fabricant de la célèbre marque Alomo Bitters, vient de réussir une entrée en Bourse fracassante. L’entreprise a recueilli 1,73 milliard de cédis ghanéens de demandes (soit environ 147,6 millions de dollars), pulvérisant ainsi son objectif initial de 700 millions de cédis. Avec un taux de couverture de 246 %, la Ghana Stock Exchange (GSE) confirme qu’il s’agit de la plus forte sursouscription jamais enregistrée pour un fabricant local sur cette place financière.
Kasapreko (KASA) : Une introduction en Bourse historique à Accra
Dans le cadre de cette opération, Kasapreko proposait 583,3 millions d’actions nouvelles au prix unitaire de 1,20 cédi. Au total, près de 18 800 souscripteurs ont répondu à l’appel, formulant des demandes cumulées dépassant 1,44 milliard de titres. Face à cet afflux massif, le conseil d’administration a fixé un taux d’allocation unique de 40,56 %, appliqué uniformément aux investisseurs locaux et étrangers, particuliers comme institutionnels. Les fonds non alloués ont été intégralement remboursés via les courtiers avant le 11 juin.
Depuis ce lundi 15 juin à 10 h 00, les actions Kasapreko, cotées sous le code « KASA » (ISIN : GHEKCPI00011), font leurs grands débuts sur le marché boursier. Pilotée par Absa Bank Ghana, Consolidated Bank Ghana et Databank Brokerage, cette introduction marque un tournant majeur pour une place financière ghanéenne en pleine effervescence.
Une sursouscription record : Les chiffres clés de l’opération
Concrètement, l’essentiel des fonds levés financera la construction d’une nouvelle unité de production à Adeiso, dans la région orientale du Ghana. Cette infrastructure se consacrera à l’eau embouteillée et aux boissons gazeuses, tout en musclant la production des marques phares telles que Awake et Storm Energy Drink. Cette expansion industrielle illustre la volonté de Kasapreko de consolider sa position de leader sur le marché ghanéen et sous-régional.
Sur le plan financier, l’entreprise affiche une trajectoire impressionnante. Son bénéfice a bondi à 341,8 millions de cédis en 2025, marquant une reprise spectaculaire après les pertes enregistrées en 2022. Par ailleurs, le chiffre d’affaires a explosé, passant de 945 millions à 3,5 milliards de cédis en seulement cinq ans, témoignant d’une croissance robuste et pérenne.
Stratégie industrielle : Une nouvelle usine pour doper la croissance
Cette introduction en Bourse s’inscrit dans une dynamique porteuse pour la Ghana Stock Exchange. Il faut rappeler que l’indice composite de la place avait déjà progressé de 79 % en 2025, positionnant le Ghana comme l’un des marchés financiers les plus performants du continent. À cet égard, le succès de Kasapreko, qui fait suite à celui de ZEN Petroleum en avril dernier, confirme l’attractivité croissante du marché ghanéen auprès des investisseurs.
En conclusion, si la famille du fondateur, le Dr Kwabena Adjei, conserve la majorité du capital, l’arrivée d’une telle marque grand public sur le marché boursier pourrait démocratiser l’actionnariat auprès des investisseurs particuliers. Cette réussite renforce indéniablement la crédibilité du secteur industriel local et ouvre une voie royale à de nouvelles introductions en Bourse dans les prochains mois.
La diplomatie togolaise renouvelle son engagement en Afrique du Nord. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a effectué une visite de travail à Tripoli le dimanche 14 juin 2026. Sur place, son homologue libyen, El-Taher El-Baour, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lui a réservé un accueil chaleureux. Au cœur des discussions : le déploiement de nouveaux axes de coopération économiques, diplomatiques et sécuritaires d’intérêt commun pour les deux nations.
Coopération bilatérale : Un accueil chaleureux pour Robert Dussey à Tripoli
« Je remercie mon cher frère El-Taher El-Baour, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Libye, et son équipe professionnelle pour leur chaleureux accueil à Tripoli », s’est réjoui Robert Dussey sur son Compte X.
Il faut dire que cette visite officielle s’inscrit dans la stricte continuité des relations diplomatiques entre Lomé et Tripoli. Ces dernières ont d’ailleurs franchi un palier significatif depuis janvier 2025 avec l’accréditation du nouvel ambassadeur libyen au Togo, M. Salih Al-Konui Kanduweesh Mohammed.
Économie, politique et sécurité : Les trois piliers de l’axe Lomé-Tripoli
Lors de leur tête-à-tête, les deux chefs de la diplomatie ont posé les jalons d’un renforcement stratégique de la relation bilatérale autour de trois axes fondamentaux. Ils ont jeté les bases d’une expansion des partenariats commerciaux et des investissements bilatéraux pour dynamiser les échanges économiques. D’autre part, les deux émissaires se sont accordés sur la consolidation du dialogue politique et de la coordination sur les grands dossiers africains. Enfin, face aux menaces qui pèsent sur la stabilité sous-régionale, ils ont acté le renforcement de leur coopération sécuritaire pour répondre efficacement aux défis partagés.
Stratégie 2026-2028 : Le Togo comme « passerelle » entre le Sahel et l’international
Par ailleurs, ce déplacement en terre libyenne répond à une vision géopolitique globale de Lomé. En avril 2026, Robert Dussey avait précisément dévoilé la nouvelle feuille de route diplomatique (2026-2028) du pays, réaffirmant que « le Togo est prêt à mettre son expertise en matière de médiation et son ancrage régional au service de la stabilité, en jouant le rôle de passerelle entre le Sahel et la communauté internationale ». Ainsi, la Libye, idéalement située au carrefour de l’Afrique du Nord et de la bande sahélo-saharienne, s’impose comme un partenaire pivot pour concrétiser cette ambition de médiation régionale.
En somme, cette rencontre de haut niveau témoigne de la volonté partagée des deux États de donner un coup d’accélérateur à leur coopération. Par ce ballet diplomatique, le Togo confirme son statut d’acteur incontournable sur l’échiquier continental, tout en maintenant des canaux de discussion ouverts, dynamiques et résolument tournés vers l’avenir de l’Afrique.
C’est un événement diplomatique qui marque les relations bilatérales entre le Togo et le Brésil. En effet, le 13 juin 2026 à Lomé, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a reçu les copies figurées des lettres de créance de Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos, désigné comme nouvel ambassadeur du Brésil au Togo. Cette étape protocolaire officialise le début de la mission du diplomate brésilien et témoigne de la volonté des deux pays de renforcer leur coopération.
Un diplomate expérimenté pour une mission stratégique
De plus, Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos n’est pas un inconnu dans le monde diplomatique. En poste comme ambassadeur du Brésil en Irak depuis 2020, il occupe le rang de « ministre de deuxième classe » à l’Itamaraty (le ministère des Affaires étrangères brésilien), soit le pénultième échelon de la carrière diplomatique.
D’ailleurs, le diplomate bénéficie d’une solide ancrage africain, ayant déjà servi dans les ambassades du Brésil en Éthiopie, en Angola et au Bénin, ce qui lui confère, selon le sénateur Hamilton Mourão, rapporteur de sa nomination, une « large expérience des nations africaines ».
À l’avenir, l’ambassadeur mettra l’accent sur des partenariats en éducation scientifique et dans le secteur de l’énergie renouvelable, deux domaines où le Togo cherche à réduire sa dépendance.
Togo-Brésil : un partenariat historique initié en 1972
D’ailleurs, dans une publication sur son compte X, le ministre Robert Dussey a déclaré que lors de son entretien avec le nouvel ambassadeur, « il a noté avec satisfaction le désir fervent que nous partageons d’approcher les peuples et les gouvernements de nos deux pays », rappelant ainsi que leur histoire et leur culture sont « intrinsèquement liées ».
Initié dès 1972, le partenariat bilatéral entre le Togo et le Brésil s’est considérablement densifié au fil des décennies. Ainsi, en 2009, un tournant institutionnel a marqué la mise en place d’un mécanisme de consultations politiques, l’établissement d’un cadre régissant les missions diplomatiques, ainsi que l’appui technique de l’Embrapa brésilienne à l’Institut togolais de recherche agronomique, pour moderniser le secteur agricole.
Par ailleurs, cette dynamique de rapprochement s’est consolidée en 2018 par l’instauration d’une exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, stimulant ainsi des échanges économiques en nette croissance, atteignant déjà 97 millions de dollars en 2017.
La coopération Sud-Sud : un axe prioritaire
En outre, le ministre Dussey a également célébré « la coopération Sud-Sud », un concept qui vise à renforcer les partenariats entre les pays en développement. Cette approche s’inscrit d’ailleurs dans une dynamique plus large : depuis 2009, le Brésil mène un programme de coopération Sud-Sud avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), visant à promouvoir le travail décent et la justice sociale dans les pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique.
Ainsi, la réception des lettres de créance marque le début officiel de la mission diplomatique de Villafañe à Lomé et témoigne de la volonté commune de maintenir des relations bilatérales actives et de renforcer la coopération dans les domaines d’intérêt commun.
Comme l’a conclu le ministre Robert Dussey : « Vive le Brésil ! Vive le Togo ! « Vive la coopération Sud-Sud ! »
Enfin, ce nouvel ambassadeur arrive à un moment où le Togo cherche à développer ses capacités en matière d’énergie durable et d’éducation scientifique, deux domaines dans lesquels le Brésil, fort de son expérience internationale, pourrait apporter un soutien précieux.
Le Programme national de santé oculaire a ouvert les opérations le 9 juin à Kpalimé. Cataracte et autres affections seront prises en charge dans l’ensemble des régions sanitaires du pays, sans frais pour les patients.
Une nouvelle offensive nationale contre la cécité évitable a débuté au Togo. Le mardi 9 juin 2026, le Centre hospitalier préfectoral de Kpalimé, chef-lieu de la région des Plateaux, a accueilli le lancement officiel d’une campagne de chirurgie gratuite de la cataracte et d’autres affections oculaires. Pilotée par le Programme national de santé oculaire (PNSO), l’initiative ambitionne d’opérer quelque 4 000 personnes à travers les différentes zones sanitaires du pays et le District autonome du Grand Lomé (DAGL).
La cataracte, opacification progressive du cristallin responsable d’une baisse irréversible de la vision, demeure la première cause de cécité évitable dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. Au Togo, comme dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les coûts de prise en charge et la faiblesse de l’offre de soins spécialisés en zones rurales constituent des obstacles structurels à l’accès au traitement.
Un déploiement régional planifié
Les autorités ont arrêté la répartition géographique des interventions chirurgicales selon une estimation des besoins identifiés dans chaque région sanitaire. La région des Plateaux, déjà engagée dans la première phase de la campagne, se voit attribuer le contingent le plus important avec 1 100 opérations. Les régions Centrale et Kara bénéficieront chacune de 850 interventions, tandis que les Savanes, région septentrionale à fortes contraintes d’accès, concentreront 800 opérations. Enfin, le District autonome du Grand Lomé (DAGL) est ciblé pour 400 prises en charge.
Deux phases successives
L’organisation de la campagne repose sur un déploiement séquentiel en deux phases. La première, déjà active depuis le lancement officiel, porte exclusivement sur la région des Plateaux : les équipes médicales y ont engagé les consultations préopératoires, les activités de dépistage et la programmation des patients éligibles à une intervention chirurgicale. Une fois ce premier volet achevé, la seconde phase étendra les opérations aux quatre autres zones sanitaires conformément au chronogramme défini par le PNSO.
La campagne intègre également un dispositif complet de suivi post-opératoire destiné à assurer une récupération optimale et à réduire les risques de complications.
Le parcours de soin ne se limite pas à l’acte opératoire lui-même. La campagne comprend également des activités de dépistage communautaire — permettant d’identifier des cas méconnus — ainsi qu’un suivi post-opératoire structuré. Cette composante de surveillance est déterminante pour prévenir les complications infectieuses ou inflammatoires susceptibles d’altérer le résultat fonctionnel de la chirurgie, notamment chez des patients vivant loin des structures de santé de référence.
Une ambition inscrite dans la durée
La campagne de de chirurgie oculaire s’inscrit dans la continuité d’une politique volontariste de lutte contre la cécité évitable portée de longue date par le gouvernement togolais. En 2022, une initiative d’envergure baptisée « Opération Zéro Cataracte » avait permis de toucher 10 000 personnes dans les cinq régions sanitaires du pays — soit deux fois et demie l’objectif actuel –, confirmant la capacité des équipes du PNSO à mener des opérations de masse dans des conditions logistiques complexes.
Ces campagnes ponctuelles, si elles contribuent significativement à réduire le stock de cas non traités, n’ont toutefois vocation qu’à compléter le renforcement pérenne de l’offre de soins ophtalmologiques de proximité. Elles témoignent néanmoins d’une prise de conscience institutionnelle croissante face au fardeau silencieux que représente la cécité évitable sur les plans humain, économique et social.
Coup de théâtre dans le monde du football espagnol. Le FC Barcelone a franchi un cap inédit en déposant une plainte officielle pour diffamation contre Florentino Pérez, le président du Real Madrid. Cette action marque l’entrée des deux clubs dans une nouvelle phase de leur rivalité historique, désormais portée devant les tribunaux plutôt que sur les terrains.
Une escalade judiciaire après des échanges cinglants
Le déclencheur de cette procédure est une série de déclarations de Florentino Pérez, prononcées lors d’une conférence de presse le 12 mai, puis confirmées dans une interview médiatique le 13 mai. Le Barça considère que ces propos, « faits en sachant qu’ils étaient faux », sont diffamatoires et préjudiciables à l’image et à la réputation du club catalan.
Dans sa déclaration officielle, le FC Barcelone précise avoir déposé la demande de conciliation requise préalablement au dépôt d’une plainte pour le délit de diffamation. Cette démarche vise à obtenir la rétractation de Pérez sur les déclarations contestées.
Le Barça pose l’ultimatum : rétractation ou plainte pénale
La position du club catalan est claire et ferme. Selon le communiqué officiel :« L’objectif de cette action est que Pérez se rétracte sur certaines déclarations qui, selon le club, ont été faites en sachant qu’elles étaient fausses et sont diffamatoires et préjudiciables à l’image et à la réputation du FC Barcelone. »
Le message est sans ambiguïté : si la demande de conciliation n’est pas traitée de manière appropriée, le FC Barcelone procédera à la plainte pénale correspondante. L’ultimatum est posé, et le Real Madrid se trouve désormais dans une situation où il doit choisir entre la rétractation publique ou l’affrontement judiciaire.
Les racines d’une rivalité qui dépasse le football
Cette procédure judiciaire n’est qu’un nouvel épisode d’une rivalité qui traverse des décennies de football espagnol. Le Real Madrid et le FC Barcelone, deux des clubs les plus puissants et les plus suivis au monde, s’affrontent régulièrement sur toutes les scènes : La Liga, Coupe d’Europe, transferts, et désormais tribunaux.
Florentino Pérez, président du Real Madrid depuis 2009, a construit une stratégie de domination basée sur les Galácticos, les investissements massifs et une communication souvent tranchée. Le Barça, sous la présidence de Joan Laporta, a répondu par une approche plus collective, axée sur la formation et le modèle sportif, mais également par une fermeté croissante dans ses positions publiques.
Cette affaire pourrait avoir des conséquences bien au-delà de la rivalité directe entre les deux clubs. Le football espagnol, déjà marqué par des tensions financières, des débats sur la gouvernance et des questionnements sur l’équité compétitive, pourrait voir cette procédure comme un signal d’escalade dans les conflits institutionnels.
Pour les supporters, les médias et les acteurs du football, cette affaire pose une question fondamentale : où doit s’arrêter la rivalité sportive et où commence la diffamation institutionnelle ? La réponse des tribunaux pourrait redéfinir les limites de la communication entre clubs dans le football moderne.
Le calendrier à venir : conciliation, puis plainte ?
La suite de cette affaire dépendra de la réponse de Florentino Pérez et du Real Madrid à la demande de conciliation du Barça. Plusieurs scénarios sont possibles :
Rétractation publique de Pérez : le Real Madrid pourrait choisir de désamorcer la situation par une déclaration officielle, évitant ainsi l’affrontement judiciaire.
Refus de rétractation : le Barça déposera alors la plainte pénale, ce qui ouvrira une procédure judiciaire potentiellement longue et médiatisée.
Négociation discrète : les deux clubs pourraient tenter de trouver un accord en coulisses, préservant ainsi leurs images publiques respectives.
Le football espagnol sous le feu des juges
Cette procédure judiciaire marque un tournant dans la rivalité entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Ce qui se jouait traditionnellement entre les lignes blanches du terrain ou sous les projecteurs des stades, se joue désormais devant les tribunaux. Le football espagnol, et peut-être le football européen, se trouve dans une nouvelle configuration où la communication, la réputation et la légalité sont autant d’enjeux que les performances sportives.
Le Barça a lancé l’assaut. Pérez et le Real Madrid doivent maintenant répondre. Et le monde du football entier observe, car cette affaire pourrait redéfinir les règles de la rivalité au sommet du football mondial.
L’épilogue d’un long bras de fer administratif et judiciaire vient de tomber au Togo. La Cour suprême a décidé de rétablir Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ dans ses fonctions de chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, mettant ainsi un terme à un différend qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de sa communauté et au-delà.
Par cette décision, la plus haute juridiction du pays a annulé les effets du retrait de son arrêté de nomination, donnant gain de cause au chef traditionnel dans le différend qui l’opposait à l’administration. Une issue accueillie avec satisfaction au sein de sa communauté, où cette affaire avait suscité de nombreuses interrogations.
Une suspension à l’origine d’une vive controverse
L’affaire remonte à plusieurs mois. Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ avait été suspendu pour « insubordination administrative », après sa participation à une cérémonie officielle alors qu’il ne figurait pas sur la liste protocolaire établie pour l’événement.
Cette décision avait rapidement dépassé le simple cadre administratif pour prendre une dimension plus symbolique. Plusieurs observateurs y voyaient une illustration des tensions pouvant surgir lorsque les exigences du protocole d’État croisent les prérogatives et la légitimité des autorités traditionnelles. Contestant la mesure prise à son encontre, le chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas avait saisi la justice afin d’obtenir l’annulation du retrait de son arrêté de nomination.
Une bataille judiciaire menée dans la discrétion
Durant toute la procédure, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ a choisi de privilégier les voies légales plutôt que les confrontations publiques. Loin des polémiques et des débats médiatiques, le chef traditionnel a misé sur la justice pour faire valoir ses droits.
Cette posture, marquée par la retenue et la discrétion, lui a permis de traverser cette période de turbulences sans alimenter les tensions. Le verdict rendu par la Cour suprême vient ainsi consacrer plusieurs mois de démarches judiciaires engagées pour contester le retrait de son arrêté de nomination.
Un signal fort sur la place des autorités coutumières
Par ailleurs, cette décision revêt une portée symbolique importante. Elle rappelle le rôle central que continuent de jouer les chefs traditionnels dans la préservation de la cohésion sociale et la médiation au sein des communautés.
Pour certains analystes, le verdict de la Cour suprême réaffirme la nécessité de maintenir un équilibre entre les impératifs de l’administration moderne et la place des institutions coutumières, qui demeurent des piliers du vivre-ensemble au Togo. Cette affaire met également en lumière la capacité des institutions judiciaires à arbitrer des différends sensibles touchant à la fois au droit administratif et aux réalités socioculturelles du pays.
Une nouvelle étape pour Adakpamé Kpota-Colas
Avec cette décision définitive, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ retrouve pleinement ses prérogatives et s’apprête à reprendre les rênes du quartier. Pour ses partisans, cette issue marque la fin d’une période de doute et le début d’une nouvelle étape placée sous le signe de la stabilité.
Dans un contexte où les autorités traditionnelles restent des acteurs majeurs du développement local et de la paix sociale, cette décision pourrait contribuer à apaiser les tensions nées de cette crise et à renforcer la confiance entre les populations, les institutions administratives et les gardiens des traditions. Finalement, cette affaire rappelle que le pouvoir coutumier demeure une composante essentielle de l’architecture sociale togolaise, au carrefour de l’histoire, de la tradition et des exigences de l’État moderne.