Togo : Raymondo Koffi Séssedé prend les commandes du CCoM3

Une nouvelle page s’ouvre pour les artisans des communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Officiellement installé à la tête de la Chambre Consulaire des Métiers des communes du Golfe 5 et Golfe 7 (CCoM3), Raymondo Koffi Séssedé entend faire de cette institution un véritable levier de modernisation, de représentation et de promotion de l’artisanat local.

La cérémonie d’installation, organisée le mercredi 8 juillet 2026 dans la grande salle de réunion de l’IFAD d’Adidogomé, s’inscrit dans le vaste processus de mise en place des nouvelles Chambres de métiers de la préfecture du Golfe. Elle marque également le début d’une nouvelle mandature placée sous le signe de la gouvernance, de la proximité avec les artisans et du développement économique.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Une nouvelle gouvernance pour renforcer le secteur

Présidée par le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, la cérémonie a réuni le représentant du ministre chargé de l’Artisanat, la sénatrice et maire de la commune du Golfe 7, Dangbuié Afi Xolali Pascaline, le deuxième adjoint au maire, Djadja Kossi Senam, ainsi que de nombreuses autorités politico-administratives et les représentants des différentes branches professionnelles.

Au cœur de cette rencontre, Raymondo Koffi Séssedé, également président du Comité Villageois de Développement (CVD) de Ségbé-Douane, a officiellement reçu les attributs de sa fonction. Élu le 21 juin dernier à l’issue d’un scrutin conduit par une commission électorale ad hoc, il dirigera le CCoM3 pour un mandat de quatre ans.

Sa mission sera de porter la voix des artisans auprès des pouvoirs publics tout en accompagnant la structuration d’un secteur qui occupe une place importante dans l’économie locale.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

« La confiance reçue doit se transformer en actions »

À peine installé, le nouveau président a fixé le cap de son mandat en appelant les artisans à faire bloc autour d’une vision commune.

« La confiance que nos pairs nous ont accordée est un appel à l’action. Ensemble, dans l’engagement, l’innovation et l’esprit de service, faisons rayonner nos métiers, relevons les défis qui nous attendent et construisons un artisanat plus fort, plus compétitif et plus respecté », a déclaré Raymondo Koffi Séssedé devant les délégués et les invités.

À travers cette déclaration, le nouveau responsable place l’innovation, la solidarité professionnelle et la valorisation des savoir-faire au centre de son projet.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Les Chambres de métiers, un outil au service du développement

Dans son intervention, le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, a rappelé le rôle stratégique des Chambres de métiers dans la politique nationale de développement économique. Selon lui, les réformes engagées par les pouvoirs publics visent à faire de l’artisanat un secteur davantage structuré, capable de générer plus d’emplois, de créer davantage de richesses et de contribuer durablement à la croissance du pays.

Le représentant de l’État a ainsi exhorté les nouveaux responsables consulaires à exercer leur mandat dans un esprit de responsabilité, de transparence et de proximité afin de répondre efficacement aux attentes des artisans.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Une feuille de route tournée vers la modernisation

Par ailleurs, cette nouvelle équipe entend rapidement passer à l’action. Le bureau du CCoM3 affiche déjà plusieurs priorités : défendre les intérêts des artisans, renforcer la formation professionnelle, accompagner les entrepreneurs du secteur et favoriser l’émergence d’un artisanat plus moderne, plus innovant et plus compétitif.

En prenant les rênes du CCoM3, Raymondo Koffi Séssedé hérite d’une responsabilité majeure : fédérer les acteurs des métiers artisanaux autour d’une vision commune et faire de cette institution un véritable partenaire de développement pour les communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Un défi qui dépasse la seule représentation professionnelle et qui s’inscrit désormais dans les ambitions économiques du Togo.

Trois nouveaux ambassadeurs accrédités à Lomé : Sierra Leone, Espagne, Brésil

Lomé, 9 juillet 2026 —Le palais de la Présidence a vibré le mercredi 8 juillet 2026 au rythme des salutations protocolaires et des promesses d’un partenariat renouvelé. Le Président de la République, Jean‑Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a reçu les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs : Mohamed Hassan Kaisamba (Sierra Leone), Lossada Torres‑Quevedo Ángel (Royaume d’Espagne) et Luis Maldo Villafane Gomes Santos (République fédérative du Brésil). Ainsi, cette cérémonie ouvre une nouvelle page des relations bilatérales avec, en filigrane, des enjeux économiques et sanitaires cruciaux pour le Togo.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise

Un triplé d’intentions économiques et techniques

Chacun des diplomates a, à sa manière, posé l’accent sur les priorités de son pays et sur les axes de coopération envisagés avec Lomé. Mohamed Hassan Kaisamba a mis en avant le commerce, la logistique et l’agriculture, secteurs que la Sierra Leone juge propices à des synergies régionales et à des échanges de savoir‑faire. Pour sa part, l’Espagne, par la voix de Lossada Torres‑Quevedo Ángel, a salué la « qualité » des relations avec le Togo et affiché la volonté de Madrid d’approfondir la coopération en matière de sécurité, d’économie et d’affaires.

Enfin, le Brésil, représenté par Luis Maldo Villafane Gomes Santos, a insisté sur le partage d’expertises et le développement de projets ciblés en agriculture, élevage et lutte contre les maladies tropicales — un volet sanitaire particulièrement sensible pour les pays d’Afrique de l’Ouest.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise

Diplomatie pragmatique et opportunisme régional

Au‑delà des formules de courtoisie, ces accréditations traduisent une lecture commune : le Togo apparaît comme un partenaire stable et stratégique dans une région en recomposition. Pour Lomé, ces nouvelles réouvertures offrent des opportunités concrètes — investissements, transferts de technologies, appui aux filières agricoles et renforcement des capacités dans la logistique portuaire. Quant aux capitales étrangères, elles y voient l’occasion de consolider leur influence économique et de sécuriser des intérêts face aux dynamiques concurrentielles du continent.

Sur le terrain, les promesses devront cependant se traduire en projets tangibles : financements pour les filières agricoles, formation d’experts, programmes de santé publique ou initiatives communes pour la sécurité régionale. Le défi pour le gouvernement togolais sera donc de transformer ces engagements protocolaires en accords bancables et en calendriers d’exécution, tout en veillant à la transparence et à l’alignement avec les priorités nationales.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise

Entre annonces et réalisations

 Il faut aussi rappeler que les proclamations diplomatiques ne garantissent pas automatiquement des résultats. En effet, la mobilité des priorités politiques dans les capitales, les contraintes budgétaires et la complexité des partenariats public‑privé peuvent retarder, voire diluer, les effets attendus. Par conséquent, le rôle des acteurs locaux — ministères, collectivités et opérateurs économiques — sera déterminant pour fixer les priorités et suivre la mise en œuvre.

En définitive, ces trois accréditations illustrent le dynamisme de la diplomatie togolaise et la capacité de Lomé à maintenir un dialogue multiforme avec des partenaires d’aires géographiques différentes. Elles incarnent aussi une volonté commune de bâtir des partenariats fondés sur la confiance, le respect mutuel et la convergence d’intérêts — à condition que les déclarations trouvent un écho concret dans des projets partagés.

Vacances utiles ANASAP : lancement à Kpélé‑Élé

À l’occasion des grandes vacances scolaires et universitaires, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) a officiellement lancé, à Kpélé‑Élé, la nouvelle édition de son projet « Vacances utiles », doté d’un important lot de matériel de travail et pensé, cette année, autour de sa pérennisation.

 La mairie de Kpélé‑Élé a servi de cadre, mardi 7 juillet 2026, à la cérémonie officielle de lancement de l’édition 2026 du projet « Vacances utiles ». La rencontre a également permis de présenter les orientations et les innovations retenues pour assurer la pérennisation de cette initiative, destinée aux élèves majeurs et aux étudiants durant la période des congés scolaires et universitaires.

Porté par l’ANASAP, le projet poursuit plusieurs objectifs : renforcer les actions de salubrité urbaine grâce à la mobilisation des jeunes pendant les vacances, leur permettre d’acquérir une expérience pratique dans le domaine de l’assainissement tout en cultivant les valeurs de civisme et de responsabilité citoyenne, et leur octroyer un revenu destiné à faciliter la préparation de la prochaine rentrée scolaire ou académique.

Mairie Commune Kpélé 2
© Mairie Commune Kpélé 2

Une cérémonie aux allures de mobilisation communautaire

En effet, la cérémonie a rassemblé un large public : chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, présidents des comités villageois de développement (CVD), élèves ainsi que plusieurs autres invités, témoignant de l’ancrage local que la commune entend donner à cette initiative.

Les travaux ont débuté par le mot de bienvenue de l’honorable député et adjoint au maire, Monsieur AMAGLO Kossivi, qui représentait la maire de la commune de Kpélé 2. Ensuite, le discours officiel de lancement a été prononcé par la secrétaire générale de l’ANASAP, avant que la directrice des ressources humaines de l’agence n’échange avec les élèves autour de conseils pratiques liés au travail, au civisme et à la responsabilité.

Par ailleurs, la secrétaire générale de l’ANASAP a invité les jeunes bénéficiaires à faire de ces vacances un exercice de rigueur, de discipline et de civisme.

Mairie Commune Kpélé 2
© Mairie Commune Kpélé 2

Un lot de matériel pour équiper les jeunes volontaires

Point fort de la cérémonie, la remise d’un important lot de matériel destiné à faciliter les travaux de salubrité a marqué l’engagement concret de l’ANASAP aux côtés des bénéficiaires. Ce don comprend :

  • 5 brouettes
  • 22 coupe‑coupes
  • 10 râteaux
  • 10 pelles
  • 50 balais à tige
  • 10 poubelles
  • 20 boîtes de cache‑nez
  • 30 paires de gants
  • 30 piques
  • 25 paires de bottes
  • 50 gilets de sécurité
  • 1 tricycle à cinq roues

Par ailleurs, la cérémonie a mis l’accent sur les orientations retenues pour ancrer durablement le projet dans le paysage municipal de Kpélé 2. Elle traduit ainsi, la volonté conjointe de l’ANASAP et de la commune de promouvoir l’engagement citoyen des jeunes, d’améliorer durablement le cadre de vie des populations et de contribuer à l’autonomisation des élèves et étudiants pendant la période des vacances.

En définitive, l’édition 2026 de “Vacances utiles” s’impose comme bien plus qu’une simple activité estivale. Elle incarne une dynamique citoyenne où la jeunesse devient actrice du cadre de vie communal. À travers cette mobilisation, l’ANASAP et la mairie de Kpélé‑Élé posent également  les jalons d’une pérennisation qui associe civisme, responsabilité et autonomisation. Autant d’atouts qui, au‑delà des vacances, dessinent une vision durable pour l’avenir des jeunes et de la salubrité publique.

Togo : une dispute familiale vire au drame à Bè, un homme poignardé à mort

Une violente altercation familiale s’est transformée en tragédie dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 juillet 2026 à Bè, dans la commune du Golfe 1. Un homme a succombé à ses blessures après avoir été poignardé lors d’une confrontation avec son gendre présumé, désormais activement recherché par les forces de sécurité.

Le drame s’est produit derrière la maison royale du chef de canton de Bè, Togbui Aklassou, où les habitants ont été brutalement tirés de leur sommeil par une scène d’une rare violence.

Une querelle conjugale à l’origine du drame

D’après les premiers éléments recueillis, les faits trouvent leur origine dans une dispute entre Amegnitou Kuami Dieudonné et son épouse. Au cours de l’altercation, le jeune homme aurait sorti les effets personnels de sa femme de leur domicile.

Alerté par sa fille, le père de cette dernière s’est rendu sur place afin de comprendre la situation et tenter d’apaiser les tensions. Mais son intervention n’a pas eu l’effet escompté.

Selon plusieurs témoignages, les échanges verbaux ont rapidement dégénéré. Le gendre aurait d’abord insulté son beau-père avant que les deux hommes n’en viennent aux mains.

Un coup de couteau fatal dans l’obscurité

C’est au plus fort de l’altercation que le suspect aurait profité d’une coupure d’électricité qui plongeait le quartier dans l’obscurité pour sortir un couteau et porter un violent coup à son beau-père.

Touchée, la victime s’est effondrée sans perdre immédiatement connaissance. Des riverains sont rapidement intervenus pour lui apporter les premiers secours avant son évacuation vers l’hôpital de Bè.

Malgré les efforts des équipes médicales, l’homme a succombé à ses blessures peu après son admission.

« Après avoir reçu le coup de couteau, il n’était pas encore mort. Les habitants du quartier lui sont venus en aide en lui prodiguant les premiers soins. C’est à son arrivée à l’hôpital de Bè qu’il a finalement rendu l’âme », a confié un témoin.

Le suspect activement recherché

Après les faits, Amegnitou Kuami Dieudonné a pris la fuite. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et retrouver le principal suspect.

Ce nouveau fait divers relance les inquiétudes autour des violences intrafamiliales, dont certaines dégénèrent en crimes sous l’effet de conflits conjugaux ou familiaux. En attendant l’interpellation du fugitif, les investigations se poursuivent afin d’établir avec précision le déroulement des événements.

À ce stade, les informations reposent sur des témoignages recueillis sur place. Les autorités compétentes confirmeront les circonstances exactes des faits à l’issue de leur enquête.

Université de Lomé : l’intégrité bientôt enseignée dans les cursus

L’éthique et la lutte contre la corruption pourraient bientôt faire partie intégrante des cursus universitaires au Togo. En effet, l’Université de Lomé a franchi une nouvelle étape en installant une cellule de réflexion chargée d’élaborer une stratégie d’intégration de ces enseignements dans les formations académiques. Cette initiative, portée avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), ambitionne d’ancrer durablement la culture de l’intégrité au sein du système éducatif togolais.

L’Université de Lomé veut placer l’intégrité au cœur de la formation des futurs cadres du pays. Réunis le 3 juillet 2026 au Centre d’Excellence WASCAL, responsables universitaires et représentants de la HAPLUCIA ont officiellement lancé une cellule de réflexion chargée de concevoir une stratégie d’intégration des enseignements consacrés à l’éthique, à l’intégrité et à la lutte contre la corruption dans les différents parcours universitaires.

Cette nouvelle instance, composée de 14 membres et présidée par le Premier vice‑président de l’Université de Lomé, le professeur Komlan Batawila, constitue l’un des principaux leviers du projet national visant ainsi à inscrire la prévention de la corruption dans les programmes d’enseignement et de formation.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Former autrement pour prévenir la corruption

L’ambition dépasse la création d’un simple module de sensibilisation. En effet, les experts réunis au sein de la cellule auront la responsabilité de définir les contenus pédagogiques, le volume horaire, le nombre de crédits ainsi que les modalités d’intégration de ces enseignements dans le système Licence‑Master‑Doctorat (LMD).

Leurs recommandations serviront de cadre de référence pour une mise en œuvre progressive et harmonisée dans les différentes facultés et établissements de l’Université de Lomé. De ce fait, les autorités universitaires souhaitent faire de l’intégrité une compétence académique à part entière, au même titre que les savoirs scientifiques, techniques ou professionnels.

Une réforme au service de la gouvernance

Pour le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, cette étape marque un tournant dans la politique nationale de prévention de la corruption. Selon lui, l’installation de cette cellule traduit la volonté des autorités togolaises de privilégier une approche préventive en agissant dès la formation des futurs décideurs, cadres de l’administration et acteurs du secteur privé.

L’objectif consiste à inscrire durablement les valeurs d’éthique et de responsabilité dans les parcours de formation afin qu’elles deviennent des réflexes professionnels et citoyens.

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« Former l’intelligence sans former le caractère »

Le Premier vice‑président de l’Université de Lomé a, pour sa part, défendu une vision plus large de la mission universitaire. Pour le professeur Komlan Batawila, le développement du Togo ne dépend pas uniquement de la qualité des compétences techniques produites par les établissements d’enseignement supérieur. Au contraire, il repose également sur la capacité des futurs diplômés à exercer leurs responsabilités dans le respect des principes d’intégrité et de bonne gouvernance.

« Former l’intelligence sans former le caractère, c’est créer un danger pour la société », a‑t‑il déclaré, estimant que les dérives liées au manque d’intégrité continuent de freiner l’efficacité des institutions et les ambitions de développement du pays.

Une cellule déjà au travail

À peine installée, la cellule de réflexion a tenu sa première séance de travail, illustrant la volonté des différents acteurs d’engager rapidement la phase de conception de cette réforme pédagogique. Désormais, les travaux devront aboutir à une stratégie susceptible d’être déployée progressivement dans les cursus universitaires, avant d’inspirer, à terme, d’autres niveaux du système éducatif.

Par ailleurs, cette initiative traduit une évolution des politiques publiques togolaises, qui misent désormais sur l’éducation comme levier de prévention de la corruption. En intégrant l’éthique et l’intégrité dans les enseignements supérieurs, les autorités espèrent former des diplômés capables de conjuguer excellence professionnelle, responsabilité citoyenne et gouvernance fondée sur les valeurs.

Togo : la demande en électricité pourrait bondir de 32 % d’ici 2030

La consommation d’électricité continue de progresser au Togo sous l’effet de l’urbanisation, de l’électrification et de l’essor industriel. Selon les projections de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), les besoins nationaux devraient bondir de près d’un tiers d’ici à 2030. Une évolution qui place les infrastructures électriques au cœur de la stratégie de développement économique du pays.

Le Togo entre dans une nouvelle phase de sa transition énergétique. Alors que le pays multiplie les investissements dans les infrastructures industrielles et les zones économiques, la demande nationale en électricité suit une trajectoire ascendante qui oblige les autorités à anticiper les besoins futurs.

Après avoir atteint 2 085 GWh en 2024, la consommation d’électricité devrait s’établir à 2 753 GWh en 2030, selon les projections de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET). Cette hausse d’environ 32 % illustre la transformation progressive du tissu économique togolais.

Une croissance portée par l’industrie et l’urbanisation

Derrière ces chiffres se dessine une évolution structurelle de l’économie. L’extension de l’accès à l’électricité dans les ménages, le développement des services, l’expansion des activités commerciales et l’installation de nouvelles unités industrielles augmentent progressivement les besoins énergétiques du pays.

L’un des principaux moteurs de cette dynamique reste la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), devenue en quelques années un pôle stratégique de l’industrialisation togolaise. À mesure que de nouvelles entreprises y installent leurs unités de production, leurs besoins en alimentation électrique augmentent pour faire fonctionner les chaînes de fabrication, les équipements industriels et les infrastructures logistiques. Cette montée en puissance de l’activité manufacturière devrait contribuer de manière significative à l’évolution de la consommation nationale au cours des prochaines années.

Le défi d’un réseau capable d’absorber la demande

Cette progression ne constitue pas seulement un indicateur de croissance économique. Elle représente également un défi majeur pour le système électrique national.

Afin d’éviter que l’augmentation de la demande ne se traduise par des tensions sur le réseau, la CEET déploie progressivement un programme de modernisation de ses infrastructures de distribution. L’objectif consiste à renforcer les capacités du réseau, améliorer la qualité de service et accompagner les investissements qui soutiennent l’économie togolaise.

Pour les opérateurs économiques, la disponibilité d’une alimentation électrique stable constitue désormais un facteur déterminant de compétitivité, notamment dans les secteurs industriels où toute interruption peut ralentir la production et générer des coûts supplémentaires.

Anticiper les besoins de demain

L’Autorité de Réglementation du Secteur de l’Électricité (ARSE) suit de près cette évolution afin d’adapter la planification énergétique du pays.

L’enjeu dépasse la seule distribution d’électricité. Les projections de consommation servent également à dimensionner les futurs investissements dans la production, le transport et les infrastructures de distribution, afin d’assurer un approvisionnement fiable et durable. Cette planification apparaît d’autant plus stratégique que le Togo ambitionne de poursuivre son industrialisation tout en renforçant son attractivité auprès des investisseurs.

Une énergie devenue un levier de compétitivité

L’augmentation attendue de la consommation électrique reflète ainsi une économie en mutation. À mesure que les zones industrielles se développent et que les besoins des ménages progressent, l’électricité s’impose comme un indicateur clé de la transformation économique du pays.

Pour le Togo, le défi ne consiste plus uniquement à produire davantage d’énergie, mais à disposer d’un réseau suffisamment robuste pour soutenir la croissance, accompagner les investissements industriels et répondre durablement aux besoins d’une économie en pleine expansion.

AFA dans le viseur du FBI : enquête sur 230 M€

Les procureurs fédéraux américains et le FBI passent au crible les circuits financiers de la Fédération argentine de football (AFA) aux États-Unis. En jeu : un pactole de 230 millions d’euros géré par une mystérieuse entreprise, sur fond de soupçons de blanchiment et de fraude.

Dix ans après le cataclysme du FIFA Gate qui avait décapité le football mondial, les fantômes du passé frappent à nouveau à la porte de la sélection championne du monde. En effet, selon des documents financiers et judiciaires exclusifs, l’AFA, présidée par le tout‑puissant Claudio « Chiqui » Tapia, se retrouve dans le collimateur direct du Département de la Justice des États‑Unis (DOJ) et du FBI.

Ainsi, l’onde de choc s’annonce dévastatrice. La justice américaine cherche à savoir si l’AFA a utilisé le système financier le plus surveillé de la planète pour faire transiter des centaines de millions de dollars d’origine douteuse.

L’ombre de TourProdEnter LLC et le mystère des 230 millions d’euros

Au cœur de ce séisme politico‑financier se trouve une entité corporate : TourProdEnter LLC. C’est par cette société écran ou intermédiaire que l’AFA aurait fait transiter la somme astronomique de 230 millions d’euros (environ 250 millions de dollars).

Dès lors, l’enquête lancée dans le plus grand secret dès 2025 sous la forme d’une investigation préliminaire s’accélère désormais autour de cinq comptes bancaires américains. Les chefs d’accusation potentiels font frémir l’entourage de Tapia :

  • Blanchiment d’argent de grande envergure.

  • Fraude financière et fiscale via le système bancaire US.

« Quand le FBI ouvre cinq comptes bancaires et commence à tracer les flux d’une fédération étrangère, ce n’est plus une simple vérification de routine. C’est une chasse à l’homme financier », confie une source proche du dossier à New York.

Chiqui Tapia : l’homme fort de Buenos Aires sous le feu de Washington

Pour Claudio Tapia, cette enquête est un coup de poignard géopolitique. Celui qui a mené l’Argentine sur le toit du monde s’est toujours targué d’avoir assaini les finances d’une fédération historiquement corrompue. Par ailleurs , les premiers éléments de l’enquête révèlent une réalité bien différente : les dirigeants de l’AFA ont dérouté des recettes officielles — droits télé, billetterie, contrats de sponsoring — vers les comptes de TourProdEnter LLC pour des raisons que la justice américaine qualifie aujourd’hui de « hautement suspectes ».

LE CIRCUIT SOUPÇONNÉ PAR LE FBI : [Recettes AFA] ➔ [TourProdEnter LLC] ➔ [5 comptes bancaires US] ➔ (Blanchiment / Fraude)

En clair, la mécanique rappelle les pires heures du football sud‑américain, où les contrats commerciaux servaient de paravent pour enrichir des intermédiaires ou dissimuler des rétrocommissions.

Vers un FIFA Gate II ?

L’histoire bégaie, et l’Argentine retient son souffle. Pourquoi l’AFA a‑t‑elle confié la gestion d’une telle fortune à TourProdEnter LLC sur le sol américain ? Erreur d’amateur ou ingénierie financière criminelle ?

En définitive, la justice américaine dispose d’une arme fatale : l’extradition et l’accès universel aux transactions en dollars. Si les soupçons de fraude et de blanchiment se confirment, ce ne sont pas seulement les têtes de l’AFA qui sauteront, mais tout l’écosystème du football argentin qui sera ébranlé. À l’approche des phases du mondial, le plus dur combat de l’Argentine ne se jouera pas sur un rectangle vert, mais dans l’ambiance feutrée d’un tribunal fédéral américain. « Chiqui » Tapia est prévenu : le FBI ne lâche jamais sa proie.

Kara se prépare pour les Évala 2026

À quelques jours de l’ouverture des Évala 2026, la ville de Kara se prépare à vivre l’un des temps forts artistiques des festivités. En effet, le 16 juillet, le Stade municipal accueillera le Grand Concert Immersion Évala 2026, une soirée qui réunira plusieurs figures de la scène musicale togolaise dans une célébration où musique, traditions et identité culturelle se rencontreront.

Pendant une semaine, Kara redeviendra le cœur battant de la culture togolaise. Certes, les célèbres luttes initiatiques Évala demeurent l’événement central de cette célébration ancestrale, mais la musique occupera également une place de choix avec l’organisation du Grand Concert Immersion Évala 2026, prévu le 16 juillet à partir de 17 heures au Stade municipal.

Plus qu’un simple spectacle, cette soirée se veut une immersion dans la richesse artistique du Togo. Ainsi, les organisateurs annoncent la participation de plusieurs artistes de renom de la scène nationale, appelés à partager la scène devant un public attendu nombreux, composé aussi bien d’habitants de la région que de visiteurs venus de tout le pays et de la diaspora.

Quand la tradition dialogue avec la musique

Depuis plusieurs années, les Évala ne se limitent plus aux arènes de lutte. En effet, autour des compétitions traditionnelles, un vaste programme culturel prend forme, associant concerts, expositions, animations populaires et rencontres entre artistes.

Le Grand Concert Immersion s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Il ambitionne de créer une passerelle entre les expressions artistiques contemporaines et un patrimoine culturel plusieurs fois centenaire, faisant de Kara un véritable carrefour de la création togolaise. L’objectif est double : offrir une vitrine aux talents nationaux tout en renforçant l’attractivité culturelle et touristique de la région.

Un rendez-vous au service du rayonnement de Kara

Au-delà de l’aspect festif, l’événement participe à la promotion de la région de la Kara, qui accueille chaque année des milliers de visiteurs à l’occasion des Évala. De fait, hôteliers, restaurateurs, commerçants, artisans et acteurs du secteur des transports profitent généralement de cette affluence exceptionnelle, faisant des festivités un moteur d’activité économique locale.

Le concert vient ainsi compléter une programmation qui dépasse largement le cadre des luttes traditionnelles pour mettre en valeur le patrimoine culturel, les savoir-faire et les expressions artistiques du Togo.

Les Évala, une tradition vivante

Organisées cette année du 11 au 18 juillet 2026, les Évala demeurent l’une des manifestations culturelles les plus emblématiques du Togo. Ces luttes initiatiques marquent le passage à l’âge adulte des jeunes Kabyè et attirent, chaque année, des milliers de spectateurs venus assister à ce rite profondément ancré dans les traditions du nord du pays.

À travers le Grand Concert Immersion, les organisateurs souhaitent rappeler que les Évala sont aujourd’hui bien plus qu’un rendez-vous coutumier : elles constituent également une vitrine du dynamisme culturel togolais, où patrimoine, musique, tourisme et développement local se conjuguent pour faire rayonner la région de la Kara bien au-delà des frontières nationales.

Transport aérien CEDEAO : Lomé mise sur la concurrence pour faire baisser le prix des billets d’avion

Lomé veut s’imposer comme l’une des principales plateformes aériennes d’Afrique de l’Ouest. En accueillant la première réunion du Comité de supervision économique du transport aérien de la CEDEAO, le Togo a confirmé son ambition de rendre le transport aérien plus accessible. Entre réduction spectaculaire des coûts d’installation pour les compagnies et réforme régionale des taxes, les autorités espèrent créer les conditions d’une baisse progressive du prix des billets.

Le transport aérien ouest-africain pourrait entrer dans une nouvelle phase de transformation. Les 2 et 3 juillet 2026, Lomé a accueilli la réunion inaugurale du Comité de supervision économique du transport aérien de la CEDEAO (ECATEOC), une nouvelle instance chargée de piloter la mise en œuvre de la politique communautaire visant à réduire les coûts du transport aérien dans la région.

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Lomé accueille la réunion inaugurale de la CEDEAO

Cette rencontre a réuni les directeurs généraux des autorités de l’aviation civile des États membres ainsi que plusieurs partenaires internationaux, notamment l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), l’Association du transport aérien international (IATA), l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), le BAGASOO et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC).

À l’issue des travaux, les participants ont adopté une stratégie régionale, un plan d’action, un règlement intérieur et un dispositif de suivi destinés à accélérer l’application de l’Acte additionnel de la CEDEAO sur les redevances, taxes et droits d’aviation civile. L’objectif est clair : rendre le transport aérien plus compétitif afin de favoriser la mobilité des populations et de renforcer l’intégration économique régionale.

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Une baisse de 98 % des coûts d’installation pour attirer les compagnies

Pour le Togo, cette dynamique régionale s’accompagne d’une réforme nationale particulièrement ambitieuse. Le gouvernement a décidé d’abaisser les frais d’installation imposés aux compagnies aériennes souhaitant desservir l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma de Lomé. Ces coûts passent de 200 millions de francs CFA à seulement 3,5 millions de francs CFA, soit une réduction de plus de 98 %.

Cette mesure vise à attirer davantage de transporteurs vers la capitale togolaise. En augmentant le nombre de compagnies présentes sur le marché, les autorités espèrent stimuler la concurrence, diversifier l’offre de destinations et, à terme, exercer une pression à la baisse sur le prix des billets d’avion.

Concurrence accrue, billets en baisse

Lors de la réunion, le ministre togolais des Transports, Komlan Kadjé, a rappelé que le transport aérien constitue un levier essentiel d’intégration régionale. Selon les projections présentées au cours des échanges, la suppression de certaines taxes et la réduction de plusieurs redevances pourraient permettre une diminution des tarifs pouvant atteindre 40 %, tout en entraînant une hausse de la demande estimée entre 20 % et 30 %.

Toutefois, les spécialistes du secteur appellent à la prudence. Une baisse des taxes et des redevances ne se traduit pas automatiquement par une réduction immédiate du prix des billets. Les compagnies aériennes doivent en effet intégrer ces nouveaux paramètres dans leurs systèmes tarifaires, un processus qui dépend notamment des mises à jour effectuées auprès de l’ATPCO, l’organisme international chargé de la gestion des données tarifaires utilisées par les transporteurs.

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La Côte d’Ivoire prend la tête du nouveau comité régional

Sur le plan institutionnel, la réunion de Lomé a également été marquée par l’élection de la Côte d’Ivoire à la présidence du Comité de supervision économique du transport aérien de la CEDEAO. Ce choix récompense les avancées réalisées par Abidjan dans l’application de la réforme communautaire. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les autorités ivoiriennes ont mis en œuvre plusieurs mesures, notamment la suppression de certaines taxes et une réduction de 25 % des redevances passagers et de sûreté sur les vols intra-CEDEAO.

Lomé veut s’imposer comme hub régional

Au-delà de cette présidence confiée à la Côte d’Ivoire, le Togo apparaît comme l’un des principaux moteurs de la réforme régionale. En combinant des mesures nationales très incitatives avec les nouvelles orientations de la CEDEAO, Lomé cherche à renforcer son attractivité comme plateforme aérienne régionale. Si ces réformes produisent les effets attendus, les voyageurs togolais pourraient, dans les prochains mois, bénéficier d’une offre plus abondante et de tarifs plus compétitifs sur les liaisons régionales.

BAC 2 2026 : le guide officiel pour consulter les résultats en toute sécurité

LOMÉ, 7 juillet 2026 — Le compte à rebours est lancé pour les 76 093 candidats au Baccalauréat deuxième partie (BAC 2) de la session 2026. Depuis le lundi 6 juillet, les jurys sont officiellement à pied d’œuvre pour les délibérations, annonçant une publication des résultats dans les prochains jours. Toutefois, si l’impatience grandit dans les familles, la vigilance doit rester maximale. En effet, afin d’éviter les pièges et les arnaques sur les réseaux sociaux, le ministère de l’Éducation nationale rappelle que la consultation est entièrement gratuite et sécurisée via quatre canaux exclusifs.

Les 4 seuls canaux officiels pour obtenir vos résultats

Dès la proclamation officielle, inutile de chercher des intermédiaires ou de cliquer sur des liens douteux. En réalité, le gouvernement a déployé des outils numériques fiables, déjà éprouvés lors du CEPD et du BEPC :

  • Plateforme nationale des résultats : accessible sur resultats.service-public.gouv.tg. Il suffit d’entrer votre numéro de table pour obtenir instantanément votre verdict.

  • Portail de l’Office du Baccalauréat : une adresse web dédiée exclusivement à l’examen, disponible via app.officedubactogo.tg.

  • Chatbot WhatsApp automatisé : pour une consultation directe sur smartphone, enregistrez le numéro +228 92 14 38 38. Envoyez « Bonjour », puis sélectionnez l’option « BAC 2 2026 » avant de renseigner votre numéro de table.

  • Affichage physique classique : pour les candidats ou parents sans connexion Internet, les listes des admis seront placardées dans l’ensemble des centres d’examen du pays.

Tolérance zéro face aux arnaques : une consultation 100 % gratuite

Le ministère de l’Éducation nationale, sous l’impulsion du ministre Mama Omorou, a opéré un changement majeur cette année. En effet, la consultation par SMS, autrefois payante, a été définitivement supprimée depuis la session du BAC 1. Désormais, aucun frais ne peut être exigé pour connaître son résultat.

Ne tombez pas dans le panneau

En cette période de forte tension émotionnelle, les cyberescrocs multiplient les fausses annonces sur WhatsApp et Facebook. Ainsi, des liens frauduleux promettant des « résultats anticipés » ou des plateformes privées exigeant un paiement par mobile money circulent déjà.

Rappelez-vous cette règle d’or : quiconque vous demande de l’argent ou vous redirige vers un site non gouvernemental pour obtenir vos notes est un fraudeur. Seuls les canaux listés ci-dessus font foi. Dès lors, restez sereins, informés et connectés aux bonnes sources.

Une vigilance nécessaire face aux échecs scolaires

Au-delà des résultats, il convient de rappeler que l’échec n’est pas une fatalité. Il peut constituer une étape d’apprentissage, permettant aux candidats d’identifier leurs difficultés et de mieux préparer les échéances futures. Cette réalité est d’autant plus importante que, sous l’effet de la pression familiale, sociale ou personnelle, certains jeunes peuvent traverser une profonde détresse psychologique. D’où la nécessité d’une mobilisation collective.

Les parents sont invités à se positionner comme un soutien bienveillant, plutôt que comme une source de culpabilisation. Quant aux élèves, ils doivent garder à l’esprit que chaque parcours est unique et que la réussite se construit parfois dans l’épreuve. Se donner la mort n’est jamais une solution : l’avenir reste ouvert à ceux qui persévèrent.