La diplomatie togolaise renouvelle son engagement en Afrique du Nord. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a effectué une visite de travail à Tripoli le dimanche 14 juin 2026. Sur place, son homologue libyen, El-Taher El-Baour, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lui a réservé un accueil chaleureux. Au cœur des discussions : le déploiement de nouveaux axes de coopération économiques, diplomatiques et sécuritaires d’intérêt commun pour les deux nations.
Coopération bilatérale : Un accueil chaleureux pour Robert Dussey à Tripoli
« Je remercie mon cher frère El-Taher El-Baour, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Libye, et son équipe professionnelle pour leur chaleureux accueil à Tripoli », s’est réjoui Robert Dussey sur son Compte X.
Il faut dire que cette visite officielle s’inscrit dans la stricte continuité des relations diplomatiques entre Lomé et Tripoli. Ces dernières ont d’ailleurs franchi un palier significatif depuis janvier 2025 avec l’accréditation du nouvel ambassadeur libyen au Togo, M. Salih Al-Konui Kanduweesh Mohammed.
Économie, politique et sécurité : Les trois piliers de l’axe Lomé-Tripoli
Lors de leur tête-à-tête, les deux chefs de la diplomatie ont posé les jalons d’un renforcement stratégique de la relation bilatérale autour de trois axes fondamentaux. Ils ont jeté les bases d’une expansion des partenariats commerciaux et des investissements bilatéraux pour dynamiser les échanges économiques. D’autre part, les deux émissaires se sont accordés sur la consolidation du dialogue politique et de la coordination sur les grands dossiers africains. Enfin, face aux menaces qui pèsent sur la stabilité sous-régionale, ils ont acté le renforcement de leur coopération sécuritaire pour répondre efficacement aux défis partagés.
Stratégie 2026-2028 : Le Togo comme « passerelle » entre le Sahel et l’international
Par ailleurs, ce déplacement en terre libyenne répond à une vision géopolitique globale de Lomé. En avril 2026, Robert Dussey avait précisément dévoilé la nouvelle feuille de route diplomatique (2026-2028) du pays, réaffirmant que « le Togo est prêt à mettre son expertise en matière de médiation et son ancrage régional au service de la stabilité, en jouant le rôle de passerelle entre le Sahel et la communauté internationale ». Ainsi, la Libye, idéalement située au carrefour de l’Afrique du Nord et de la bande sahélo-saharienne, s’impose comme un partenaire pivot pour concrétiser cette ambition de médiation régionale.
En somme, cette rencontre de haut niveau témoigne de la volonté partagée des deux États de donner un coup d’accélérateur à leur coopération. Par ce ballet diplomatique, le Togo confirme son statut d’acteur incontournable sur l’échiquier continental, tout en maintenant des canaux de discussion ouverts, dynamiques et résolument tournés vers l’avenir de l’Afrique.
C’est un événement diplomatique qui marque les relations bilatérales entre le Togo et le Brésil. En effet, le 13 juin 2026 à Lomé, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a reçu les copies figurées des lettres de créance de Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos, désigné comme nouvel ambassadeur du Brésil au Togo. Cette étape protocolaire officialise le début de la mission du diplomate brésilien et témoigne de la volonté des deux pays de renforcer leur coopération.
Un diplomate expérimenté pour une mission stratégique
De plus, Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos n’est pas un inconnu dans le monde diplomatique. En poste comme ambassadeur du Brésil en Irak depuis 2020, il occupe le rang de « ministre de deuxième classe » à l’Itamaraty (le ministère des Affaires étrangères brésilien), soit le pénultième échelon de la carrière diplomatique.
D’ailleurs, le diplomate bénéficie d’une solide ancrage africain, ayant déjà servi dans les ambassades du Brésil en Éthiopie, en Angola et au Bénin, ce qui lui confère, selon le sénateur Hamilton Mourão, rapporteur de sa nomination, une « large expérience des nations africaines ».
À l’avenir, l’ambassadeur mettra l’accent sur des partenariats en éducation scientifique et dans le secteur de l’énergie renouvelable, deux domaines où le Togo cherche à réduire sa dépendance.
Togo-Brésil : un partenariat historique initié en 1972
D’ailleurs, dans une publication sur son compte X, le ministre Robert Dussey a déclaré que lors de son entretien avec le nouvel ambassadeur, « il a noté avec satisfaction le désir fervent que nous partageons d’approcher les peuples et les gouvernements de nos deux pays », rappelant ainsi que leur histoire et leur culture sont « intrinsèquement liées ».
Initié dès 1972, le partenariat bilatéral entre le Togo et le Brésil s’est considérablement densifié au fil des décennies. Ainsi, en 2009, un tournant institutionnel a marqué la mise en place d’un mécanisme de consultations politiques, l’établissement d’un cadre régissant les missions diplomatiques, ainsi que l’appui technique de l’Embrapa brésilienne à l’Institut togolais de recherche agronomique, pour moderniser le secteur agricole.
Par ailleurs, cette dynamique de rapprochement s’est consolidée en 2018 par l’instauration d’une exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, stimulant ainsi des échanges économiques en nette croissance, atteignant déjà 97 millions de dollars en 2017.
La coopération Sud-Sud : un axe prioritaire
En outre, le ministre Dussey a également célébré « la coopération Sud-Sud », un concept qui vise à renforcer les partenariats entre les pays en développement. Cette approche s’inscrit d’ailleurs dans une dynamique plus large : depuis 2009, le Brésil mène un programme de coopération Sud-Sud avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), visant à promouvoir le travail décent et la justice sociale dans les pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique.
Ainsi, la réception des lettres de créance marque le début officiel de la mission diplomatique de Villafañe à Lomé et témoigne de la volonté commune de maintenir des relations bilatérales actives et de renforcer la coopération dans les domaines d’intérêt commun.
Comme l’a conclu le ministre Robert Dussey : « Vive le Brésil ! Vive le Togo ! « Vive la coopération Sud-Sud ! »
Enfin, ce nouvel ambassadeur arrive à un moment où le Togo cherche à développer ses capacités en matière d’énergie durable et d’éducation scientifique, deux domaines dans lesquels le Brésil, fort de son expérience internationale, pourrait apporter un soutien précieux.
Le Programme national de santé oculaire a ouvert les opérations le 9 juin à Kpalimé. Cataracte et autres affections seront prises en charge dans l’ensemble des régions sanitaires du pays, sans frais pour les patients.
Une nouvelle offensive nationale contre la cécité évitable a débuté au Togo. Le mardi 9 juin 2026, le Centre hospitalier préfectoral de Kpalimé, chef-lieu de la région des Plateaux, a accueilli le lancement officiel d’une campagne de chirurgie gratuite de la cataracte et d’autres affections oculaires. Pilotée par le Programme national de santé oculaire (PNSO), l’initiative ambitionne d’opérer quelque 4 000 personnes à travers les différentes zones sanitaires du pays et le District autonome du Grand Lomé (DAGL).
La cataracte, opacification progressive du cristallin responsable d’une baisse irréversible de la vision, demeure la première cause de cécité évitable dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. Au Togo, comme dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les coûts de prise en charge et la faiblesse de l’offre de soins spécialisés en zones rurales constituent des obstacles structurels à l’accès au traitement.
Un déploiement régional planifié
Les autorités ont arrêté la répartition géographique des interventions chirurgicales selon une estimation des besoins identifiés dans chaque région sanitaire. La région des Plateaux, déjà engagée dans la première phase de la campagne, se voit attribuer le contingent le plus important avec 1 100 opérations. Les régions Centrale et Kara bénéficieront chacune de 850 interventions, tandis que les Savanes, région septentrionale à fortes contraintes d’accès, concentreront 800 opérations. Enfin, le District autonome du Grand Lomé (DAGL) est ciblé pour 400 prises en charge.
Deux phases successives
L’organisation de la campagne repose sur un déploiement séquentiel en deux phases. La première, déjà active depuis le lancement officiel, porte exclusivement sur la région des Plateaux : les équipes médicales y ont engagé les consultations préopératoires, les activités de dépistage et la programmation des patients éligibles à une intervention chirurgicale. Une fois ce premier volet achevé, la seconde phase étendra les opérations aux quatre autres zones sanitaires conformément au chronogramme défini par le PNSO.
La campagne intègre également un dispositif complet de suivi post-opératoire destiné à assurer une récupération optimale et à réduire les risques de complications.
Le parcours de soin ne se limite pas à l’acte opératoire lui-même. La campagne comprend également des activités de dépistage communautaire — permettant d’identifier des cas méconnus — ainsi qu’un suivi post-opératoire structuré. Cette composante de surveillance est déterminante pour prévenir les complications infectieuses ou inflammatoires susceptibles d’altérer le résultat fonctionnel de la chirurgie, notamment chez des patients vivant loin des structures de santé de référence.
Une ambition inscrite dans la durée
La campagne de de chirurgie oculaire s’inscrit dans la continuité d’une politique volontariste de lutte contre la cécité évitable portée de longue date par le gouvernement togolais. En 2022, une initiative d’envergure baptisée « Opération Zéro Cataracte » avait permis de toucher 10 000 personnes dans les cinq régions sanitaires du pays — soit deux fois et demie l’objectif actuel –, confirmant la capacité des équipes du PNSO à mener des opérations de masse dans des conditions logistiques complexes.
Ces campagnes ponctuelles, si elles contribuent significativement à réduire le stock de cas non traités, n’ont toutefois vocation qu’à compléter le renforcement pérenne de l’offre de soins ophtalmologiques de proximité. Elles témoignent néanmoins d’une prise de conscience institutionnelle croissante face au fardeau silencieux que représente la cécité évitable sur les plans humain, économique et social.
Coup de théâtre dans le monde du football espagnol. Le FC Barcelone a franchi un cap inédit en déposant une plainte officielle pour diffamation contre Florentino Pérez, le président du Real Madrid. Cette action marque l’entrée des deux clubs dans une nouvelle phase de leur rivalité historique, désormais portée devant les tribunaux plutôt que sur les terrains.
Une escalade judiciaire après des échanges cinglants
Le déclencheur de cette procédure est une série de déclarations de Florentino Pérez, prononcées lors d’une conférence de presse le 12 mai, puis confirmées dans une interview médiatique le 13 mai. Le Barça considère que ces propos, « faits en sachant qu’ils étaient faux », sont diffamatoires et préjudiciables à l’image et à la réputation du club catalan.
Dans sa déclaration officielle, le FC Barcelone précise avoir déposé la demande de conciliation requise préalablement au dépôt d’une plainte pour le délit de diffamation. Cette démarche vise à obtenir la rétractation de Pérez sur les déclarations contestées.
Le Barça pose l’ultimatum : rétractation ou plainte pénale
La position du club catalan est claire et ferme. Selon le communiqué officiel :« L’objectif de cette action est que Pérez se rétracte sur certaines déclarations qui, selon le club, ont été faites en sachant qu’elles étaient fausses et sont diffamatoires et préjudiciables à l’image et à la réputation du FC Barcelone. »
Le message est sans ambiguïté : si la demande de conciliation n’est pas traitée de manière appropriée, le FC Barcelone procédera à la plainte pénale correspondante. L’ultimatum est posé, et le Real Madrid se trouve désormais dans une situation où il doit choisir entre la rétractation publique ou l’affrontement judiciaire.
Les racines d’une rivalité qui dépasse le football
Cette procédure judiciaire n’est qu’un nouvel épisode d’une rivalité qui traverse des décennies de football espagnol. Le Real Madrid et le FC Barcelone, deux des clubs les plus puissants et les plus suivis au monde, s’affrontent régulièrement sur toutes les scènes : La Liga, Coupe d’Europe, transferts, et désormais tribunaux.
Florentino Pérez, président du Real Madrid depuis 2009, a construit une stratégie de domination basée sur les Galácticos, les investissements massifs et une communication souvent tranchée. Le Barça, sous la présidence de Joan Laporta, a répondu par une approche plus collective, axée sur la formation et le modèle sportif, mais également par une fermeté croissante dans ses positions publiques.
Cette affaire pourrait avoir des conséquences bien au-delà de la rivalité directe entre les deux clubs. Le football espagnol, déjà marqué par des tensions financières, des débats sur la gouvernance et des questionnements sur l’équité compétitive, pourrait voir cette procédure comme un signal d’escalade dans les conflits institutionnels.
Pour les supporters, les médias et les acteurs du football, cette affaire pose une question fondamentale : où doit s’arrêter la rivalité sportive et où commence la diffamation institutionnelle ? La réponse des tribunaux pourrait redéfinir les limites de la communication entre clubs dans le football moderne.
Le calendrier à venir : conciliation, puis plainte ?
La suite de cette affaire dépendra de la réponse de Florentino Pérez et du Real Madrid à la demande de conciliation du Barça. Plusieurs scénarios sont possibles :
Rétractation publique de Pérez : le Real Madrid pourrait choisir de désamorcer la situation par une déclaration officielle, évitant ainsi l’affrontement judiciaire.
Refus de rétractation : le Barça déposera alors la plainte pénale, ce qui ouvrira une procédure judiciaire potentiellement longue et médiatisée.
Négociation discrète : les deux clubs pourraient tenter de trouver un accord en coulisses, préservant ainsi leurs images publiques respectives.
Le football espagnol sous le feu des juges
Cette procédure judiciaire marque un tournant dans la rivalité entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Ce qui se jouait traditionnellement entre les lignes blanches du terrain ou sous les projecteurs des stades, se joue désormais devant les tribunaux. Le football espagnol, et peut-être le football européen, se trouve dans une nouvelle configuration où la communication, la réputation et la légalité sont autant d’enjeux que les performances sportives.
Le Barça a lancé l’assaut. Pérez et le Real Madrid doivent maintenant répondre. Et le monde du football entier observe, car cette affaire pourrait redéfinir les règles de la rivalité au sommet du football mondial.
L’épilogue d’un long bras de fer administratif et judiciaire vient de tomber au Togo. La Cour suprême a décidé de rétablir Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ dans ses fonctions de chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, mettant ainsi un terme à un différend qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de sa communauté et au-delà.
Par cette décision, la plus haute juridiction du pays a annulé les effets du retrait de son arrêté de nomination, donnant gain de cause au chef traditionnel dans le différend qui l’opposait à l’administration. Une issue accueillie avec satisfaction au sein de sa communauté, où cette affaire avait suscité de nombreuses interrogations.
Une suspension à l’origine d’une vive controverse
L’affaire remonte à plusieurs mois. Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ avait été suspendu pour « insubordination administrative », après sa participation à une cérémonie officielle alors qu’il ne figurait pas sur la liste protocolaire établie pour l’événement.
Cette décision avait rapidement dépassé le simple cadre administratif pour prendre une dimension plus symbolique. Plusieurs observateurs y voyaient une illustration des tensions pouvant surgir lorsque les exigences du protocole d’État croisent les prérogatives et la légitimité des autorités traditionnelles. Contestant la mesure prise à son encontre, le chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas avait saisi la justice afin d’obtenir l’annulation du retrait de son arrêté de nomination.
Une bataille judiciaire menée dans la discrétion
Durant toute la procédure, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ a choisi de privilégier les voies légales plutôt que les confrontations publiques. Loin des polémiques et des débats médiatiques, le chef traditionnel a misé sur la justice pour faire valoir ses droits.
Cette posture, marquée par la retenue et la discrétion, lui a permis de traverser cette période de turbulences sans alimenter les tensions. Le verdict rendu par la Cour suprême vient ainsi consacrer plusieurs mois de démarches judiciaires engagées pour contester le retrait de son arrêté de nomination.
Un signal fort sur la place des autorités coutumières
Par ailleurs, cette décision revêt une portée symbolique importante. Elle rappelle le rôle central que continuent de jouer les chefs traditionnels dans la préservation de la cohésion sociale et la médiation au sein des communautés.
Pour certains analystes, le verdict de la Cour suprême réaffirme la nécessité de maintenir un équilibre entre les impératifs de l’administration moderne et la place des institutions coutumières, qui demeurent des piliers du vivre-ensemble au Togo. Cette affaire met également en lumière la capacité des institutions judiciaires à arbitrer des différends sensibles touchant à la fois au droit administratif et aux réalités socioculturelles du pays.
Une nouvelle étape pour Adakpamé Kpota-Colas
Avec cette décision définitive, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ retrouve pleinement ses prérogatives et s’apprête à reprendre les rênes du quartier. Pour ses partisans, cette issue marque la fin d’une période de doute et le début d’une nouvelle étape placée sous le signe de la stabilité.
Dans un contexte où les autorités traditionnelles restent des acteurs majeurs du développement local et de la paix sociale, cette décision pourrait contribuer à apaiser les tensions nées de cette crise et à renforcer la confiance entre les populations, les institutions administratives et les gardiens des traditions. Finalement, cette affaire rappelle que le pouvoir coutumier demeure une composante essentielle de l’architecture sociale togolaise, au carrefour de l’histoire, de la tradition et des exigences de l’État moderne.
Une dispute autour d’une somme d’argent suspecte a mis les enquêteurs sur la piste d’un réseau présumé de cybercriminalité. En quelques jours, la Brigade territoriale de gendarmerie de Sanguéra, dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, a interpellé trois individus soupçonnés d’être impliqués dans des activités d’escroquerie en ligne. Les arrestations, effectuées les 8 et 10 juin, s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité menée par les forces de sécurité togolaises. Les suspects, tous de nationalité togolaise et résidant à Sanguéra, sont âgés de 24 à 36 ans. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects appartiendraient à un réseau structuré spécialisé dans les arnaques numériques.
Une altercation qui conduit les gendarmes jusqu’aux suspects
L’affaire a débuté dans le village d’Attigancopé, où une violente altercation aurait éclaté entre plusieurs individus à propos d’une somme d’argent présumée provenir d’activités frauduleuses. Alertée, la Brigade territoriale de gendarmerie de Sanguéra a rapidement déployé une patrouille sur les lieux.
Cette intervention a permis l’arrestation de deux suspects dans la nuit du 8 juin. La poursuite des investigations a conduit les enquêteurs jusqu’à un troisième individu, interpellé le 10 juin aux environs de 16 heures.
Des techniques bien rodées pour piéger les victimes
D’après les enquêteurs, les trois hommes, déjà connus des services de sécurité pour des faits similaires, appartiendraient à la catégorie des « script-kiddies », ces cybercriminels qui exploitent des outils informatiques pour mener des fraudes en ligne.
Leur mode opératoire reposait notamment sur l’usurpation d’identité. Ils se faisaient passer pour des agents d’opérateurs de téléphonie mobile afin d’obtenir les codes d’accès aux comptes de monnaie électronique de leurs victimes. Les suspects utilisaient également de faux profils sur les réseaux sociaux, empruntant parfois l’identité de ressortissants étrangers, notamment européens, pour promettre de prétendues facilités d’obtention de visas et de voyage vers l’Europe contre le paiement de frais administratifs. Les investigations ont révélé qu’ils opéraient depuis des appartements loués, transformés en véritables bases d’opérations d’où ils détournaient les fonds vers leurs propres comptes.
Les perquisitions menées aux domiciles des mis en cause ont permis aux gendarmes de saisir plusieurs téléphones portables, un ordinateur portable, de nombreuses cartes SIM appartenant à différents opérateurs nationaux et étrangers, ainsi qu’une quantité de cannabis. Les gendarmes présenteront les trois suspects au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Lomé, où ils devront répondre des accusations portées contre eux.
Si ces arrestations constituent une avancée importante dans le dossier, l’enquête est loin d’être terminée. Le principal responsable présumé du réseau, connu sous le pseudonyme de « Dodji », reste introuvable et fait l’objet de recherches actives.
La Gendarmerie nationale a salué la collaboration des populations de Sanguéra, dont les informations ont facilité cette opération. Elle a également appelé les citoyens à faire preuve d’une vigilance accrue face aux escroqueries par téléphone et sur les réseaux sociaux, tout en les invitant à signaler tout comportement suspect.
Déterminées à démanteler entièrement ce réseau, les forces de sécurité poursuivent leurs investigations afin d’identifier d’éventuels complices et de les traduire devant les juridictions compétentes. Cette affaire illustre une nouvelle fois l’ampleur de la cybercriminalité au Togo et les défis croissants qui s’imposent aux services chargés de la sécurité numérique.
C’est à Lomé, le 10 juin 2026, que Plan International Togo et ses partenaires ont donné le coup d’envoi officiel du projet « Action intégrée de réponse à la crise dans la région des Savanes au Togo » — baptisé Savanes Kpaadu —, un dispositif financé par l’Union européenne destiné à restaurer la résilience et la cohésion sociale dans une région éprouvée par l’insécurité.
La cérémonie a rassemblé des représentants de l’État, des autorités administratives, l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, des bailleurs, des ONG partenaires, et des acteurs de la société civile. Les discours ont souligné l’urgence d’une réponse coordonnée, mais aussi l’importance d’un soutien à long terme pour permettre aux communautés affectées de retrouver des perspectives durables.
En ce sens, le représentant du ministère de la Sécurité et de la Protection civile a salué l’initiative comme un complément stratégique aux actions déjà menées par le gouvernement. Il a notamment insisté sur la nécessité de synergies entre acteurs étatiques et non étatiques pour sécuriser les populations et restaurer les services de base dans la région.
Le temps fort de la matinée a été marqué par la signature symbolique de la charte du projet par les principaux partenaires, geste public affirmant un engagement partagé. Cette formalité a ainsi parachevé une série d’échanges techniques et politiques qui visent à clarifier les responsabilités, les mécanismes de coordination et les engagements financiers pour la mise en œuvre du projet.
Dans la foulée, les participants ont parcouru le « Village de la Résilience », un espace d’exposition présentant les actions concrètes envisagées par les organisations locales et internationales. Ateliers de formation, modules de protection, initiatives économiques et approches pédagogiques innovantes y étaient mis en scène, illustrant dès lors la dimension intégrée du programme.
Financé par l’Union européenne et piloté par Plan International Togo en partenariat avec Communication pour un Développement Durable (CDD), HI‑Togo et CADID, Savanes Kpaadu s’étendra sur 18 mois dans l’ensemble de la région des Savanes. Concrètement, le projet vise principalement à :
renforcer la cohésion sociale et la gouvernance locale ;
protéger les populations vulnérables, femmes et enfants en priorité ;
améliorer l’accès à l’éducation pour les enfants et jeunes affectés par la crise ;
favoriser l’autonomisation économique des jeunes et des femmes par des activités génératrices de revenus et des formations professionnelles.
Le lancement communautaire, programmé le 30 juin 2026 à Dapaong, marquera la montée en charge des activités sur le terrain. Les partenaires y présenteront les modalités de sélection des bénéficiaires, les calendriers opérationnels et les mécanismes de suivi-évaluation qui permettront d’ajuster les interventions en temps réel.
Toutefois, Savanes Kpaadu ambitionne d’inscrire ses actions dans une logique de renforcement institutionnel : appui aux autorités locales, formation des cadres communautaires et promotion de mécanismes de résolution pacifique des conflits. Le défi sera donc d’assurer la durabilité des acquis une fois le financement européen arrivé à son terme, en mobilisant ressources nationales et partenariats locaux.
La représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Togo, Mme Elise KAKAM, s’est rendue, mercredi 10 juin, sur le chantier de la future Maison de la Femme de Glidji. Accompagnée du Sénateur‑Maire, Me Alexis Coffi AQUEREBURU, la diplomate onusienne a pu ainsi apprécier l’état d’avancement des travaux et réitérer l’appui de l’UNFPA à ce projet d’envergure locale.
La journée a débuté tout d’abord par une audience à l’hôtel de ville d’Aného où Mme KAKAM a été reçue par Me AQUEREBURU. Les entretiens, empreints d’une tonalité collaborative, ont porté sur les stratégies de développement local, les actions ciblées en faveur des femmes et des jeunes filles, ainsi que sur le renforcement du partenariat entre la municipalité et l’agence onusienne. À cette occasion, le maire a exposé les progrès réalisés dans la mise en œuvre des initiatives communautaires et a exprimé sa reconnaissance pour l’accompagnement technique et financier de l’UNFPA.
Par la suite, sur le site de Glidji, les responsables techniques ont dévoilé la maquette architecturale et détaillé les composantes fonctionnelles de la Maison de la Femme. Les explications ont notamment permis de mieux comprendre l’organisation spatiale du bâtiment, les espaces dédiés aux formations, aux consultations et aux activités génératrices de revenus, ainsi que l’agencement prévu pour l’accueil et la prise en charge des bénéficiaires.
Portée par la vision du Sénateur‑Maire et soutenue par le conseil municipal, la Maison de la Femme de la Commune des Lacs 1 est conçue comme un lieu pilote pour la protection, la formation et l’autonomisation économique des femmes. Le futur équipement vise à offrir des formations professionnelles, des ateliers de renforcement des capacités, des services d’accompagnement psychologique et juridique, ainsi que des plateformes pour la promotion du leadership féminin au niveau communal.
« Chaque fois que l’on développe une femme, c’est une famille et une nation que l’on contribue à développer », a déclaré Mme Elise KAKAM, soulignant par là même la volonté de l’UNFPA de poursuivre son appui. Elle a d’ailleurs salué l’implication du maire et des acteurs locaux dans la concrétisation de cette infrastructure destinée à renforcer la résilience socio‑économique des femmes.
Les relations entre la Commune des Lacs 1 et l’UNFPA-Togo se sont déjà, par le passé, traduites concrètement l’année dernière par le financement d’une campagne de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, conduite par la Maison de la femme. C’est pourquoi Mme KAKAM effectue par ailleurs des visites régulières dans la commune pour consolider le dialogue et coordonner les interventions.
Sur le plan financier, les autorités estiment le coût total du projet à 70 432 139 FCFA (environ 105 760 euros). La mairie, maître d’ouvrage, a confié l’exécution des travaux à l’entreprise Beau‑Bâtiment, avec un délai d’exécution fixé à six mois à compter du lancement des opérations, intervenu début mai. Si le calendrier est respecté, la livraison offrira alors rapidement un cadre opérationnel pour les programmes en faveur des femmes de la commune.
Au-delà de la construction, la pérennité du centre dépendra de la mise en place de mécanismes durables de gouvernance, de financement et de suivi‑évaluation des activités. Désormais, les acteurs locaux et l’UNFPA devront donc se concerter sur les modalités de gestion, la formation des équipes et la mobilisation de ressources complémentaires afin d’assurer l’impact attendu sur le long terme.
À l’heure où la Coupe du monde 2026 a pris son envol, la République démocratique du Congo mise sur sa diaspora pour soutenir les Léopards. Dans un communiqué publié le 11 juin, l’ambassade de la RDC aux États-Unis a annoncé la mise à disposition de billets de match destinés aux communautés congolaises vivant aux États-Unis et en Europe.
Par cette initiative, les autorités congolaises entendent mobiliser les communautés établies aux États-Unis et en Europe afin qu’elles soutiennent les Léopards tout au long de cette édition historique du Mondial, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Une mobilisation de la diaspora autour des Léopards
Selon les précisions fournies par la représentation diplomatique congolaise à Washington, les billets seront attribués gratuitement aux supporters concernés. Les autorités assurent avoir mis en place des mécanismes de répartition transparents et équitables afin de garantir un accès juste aux précieux sésames.
À travers cette démarche, Kinshasa entend favoriser une présence influente des communautés congolaises dans les stades et créer un environnement propice à l’accompagnement des Léopards durant la compétition. Les autorités misent ainsi sur l’attachement de la diaspora à son équipe nationale pour transformer chaque rencontre en une véritable fête aux couleurs de la RDC.
Au-delà de l’aspect sportif, cette initiative traduit la volonté des autorités de fédérer les Congolais de l’intérieur et de l’extérieur autour d’un objectif commun. Le football, qui demeure l’un des principaux vecteurs de cohésion nationale, apparaît comme un puissant facteur de rassemblement dans un pays où la passion pour les Léopards transcende les frontières.
L’annonce intervient dans un contexte d’effervescence croissante autour de la Coupe du monde 2026, une édition qui marquera une nouvelle étape dans l’histoire du football congolais. Pour de nombreux supporters, la perspective de voir la diaspora se mobiliser massivement aux côtés de la sélection nationale constitue déjà un symbole fort d’unité et d’attachement aux couleurs de la République démocratique du Congo.
En facilitant l’accès aux stades pour ses ressortissants établis à l’étranger, le gouvernement congolais espère ainsi transformer cette campagne mondiale en un moment de communion nationale. Il souhaite aussi offrir aux Léopards un soutien populaire capable de les accompagner dans l’écriture d’une nouvelle page de leur histoire.
Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ouvre le second séminaire gouvernemental de l’année axé sur l’accélération du développement
Lomé, 11 juin 2026 — Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a ouvert ce jeudi à Lomé le second séminaire gouvernemental de l’année, une rencontre intensive consacrée aux leviers d’accélération du développement du Togo. Dans son allocution d’ouverture, M. Gnassingbé a rappelé l’ambition nationale qui fédère l’action publique : « doubler le niveau de vie moyen et réduire la pauvreté à moins de 15 % d’ici 2040 ».
Une ambition nationale au cœur de l’action publique
Ainsi, pendant deux jours, les ministres et hauts responsables de l’État, accompagnés d’experts internationaux, plancheront sur les priorités et les programmes susceptibles de propulser la transformation économique du pays. Le séminaire combine la présentation d’éléments de diagnostic réalisés avec l’appui de la Banque mondiale, des interventions sectorielles des membres du gouvernement ainsi que des retours d’expérience de pays ayant connu des trajectoires de développement rapides, parmi lesquels le Vietnam, l’île Maurice, la Corée et l’Indonésie.
Par ailleurs, les participants disposeront d’analyses comparatives et de bonnes pratiques susceptibles d’éclairer les choix stratégiques du gouvernement.
« Notre méthode est claire : anticiper, aligner, exécuter, mesurer », a souligné le président du Conseil. Cette feuille de route traduit la volonté d’instaurer une gouvernance axée sur les résultats pour un développement à la fois inclusif et durable.
Par ailleurs, l’accent sera mis sur la cohérence des politiques publiques, l’efficacité de l’exécution budgétaire et la mise en place d’indicateurs robustes de suivi et d’évaluation. Les échanges visent également à identifier des leviers concrets — investissements publics ciblés, amélioration du climat des affaires, montée en compétence de la main-d’œuvre, développement des infrastructures et intégration régionale — susceptibles d’accélérer la croissance et de créer des emplois durables.
En outre, les témoignages des pays invités serviront de guide pour adapter des approches éprouvées au contexte togolais.
Ce séminaire intervient dans un contexte où le Togo cherche à dynamiser ses réformes structurelles tout en renforçant la résilience sociale. Les conclusions de ces deux jours de travaux devraient aboutir à un plan d’action opérationnel chiffré et assorti d’un calendrier de mise en œuvre, destiné à orienter les décisions gouvernementales pour les prochaines années.
Avec pour objectif affiché de transformer l’ambition en résultats mesurables, le gouvernement mise sur une gouvernance rigoureuse et sur des partenariats internationaux renforcés pour porter la trajectoire de développement du Togo vers une croissance plus inclusive et soutenue.