Sénégal : le budget record de 2022 à la Une

Les journaux sénégalais, reçus jeudi à APA, font la part belle à la loi des finances 2022 arrêtée à 5160 milliards de Fcfa.Le Soleil rapporte que celui-ci est arrêté à plus de 5150 milliards. « Un budget doublé en 10 ans » note le quotidien national.

L’Observateur perce les « secrets du budget 2022 » et livre « la répartition des 5150 milliards Fcfa et les projets d’initiative présidentielle ». Le journal indique que le taux de croissance pour 2022 est attendu à 5,5% contre 3,7% en 2021.

« Le budget crève le plafond des 5000 milliards », hallucine Le Témoin. Un montant sans précédent depuis l’indépendance de notre pays selon le journal. Il prévoit des recettes de 3510,7 milliards et des dépenses de 4294,7 milliards de Fcfa. Le déficit budgétaire soutient le journal serait ramené à 4,8 % après avoir atteint 6,4% en 2020 et 5,4% en 2021.

EnQuête parle « d’un budget record » et rapporte les propos du ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo qui parle d’une « hausse en recettes de 284,8 milliards », tandis qu’une enveloppe de 150 milliards est allouée pour le Programme d’urgence pour l’Emploi des jeunes ».

Dans la même lancée, Le Quotidien soutient que la barre des 5000 milliards (est) dépassée. Macky Sall, tout fier, annonce que c’est le « double du budget en 10 ans ».

Malgré la hausse du budget, « Macky Sall veut encore serrer la ceinture » annonce L’AS. Le chef de l’Etat veut rationaliser les charges de fonctionnement de l’Etat. Au moment où Vox Populi, livre les « grands axes du budget de 5150 milliards Fcfa » avec une place de choix réservée par Macky Sall aux femmes, aux jeunes et à Agriculture.

De la finance, nous passons à la politique, avec le bilan de la révision exceptionnelle des listes électorales en vue des élections locales de janvier prochain. « L’opposition charge, la majorité tempère » titre Sud Quotidien. Les adversaires du camp de la majorité disent constater « un rejet important et injustifié des demandes de changements de lieu de vote formulées par la diaspora ».

Walf Quotidien évoque « ces mortal Kombat en perspective » dans la plusieurs localités en vue des Locales du 23 janvier 2022. Le journal annonce par ailleurs l’arrivée d’une nouvelle coalition dénommée « la voie médiane » conduite par le Professeur Amsatou Sow Sidibé épaulée par des personnalités issues de différentes couches de la société sénégalaise.

En sport, étincelant avec Paris, Stades attend « le nouveau Gana » avec le Sénégal pour les éliminatoires du Mondial 2022 samedi contre la Namibie. Comment « retrouver le même Gana en sélection » s’interroge le journal qui donne la parole aux experts.

Toujours en football, qui de la France ou de la Belgique retrouvera ce soir l’Espagne en finale de la Ligue des Nations souligne le quotidien sportif. Hier, la Roja a mis fin à la série d’invincibilité de 37 matchs des récents champions d’Europe italiens (1-2) à Milan. Cela faisait 22 ans que l’Italie n’avait plus perdu un match officiel à domicile.

L’Ivoirienne Flora Irel pour un changement d’ère de la communication politique

L’Ivoirienne Flora Irel, spécialiste en communication politique, opérant sur le continent africain, milite pour un changement d’ère de l’écosystème de la communication politique.

Pour partager son approche de la pratique de la communication politique, Mme Flora Irel a échangé mercredi à Abidjan avec un pool de journalistes, dans un hôtel de la place, lors d’un café de presse.

La rencontre s’est déroulée autour du thème « Chargeons d’ère: nécessité de la professionnalisation de la communication politique ». Pour elle, la pratique de la communication doit être confiée à des professionnels.

L’activité politique, fera-t-elle, observer est de plus en plus professionnalisée. De ce fait, les hommes politiques et les dirigeants doivent s’attacher de professionnels afin de mieux traiter et « vendre » leur image.

La consultante politique ivoirienne estime que « le recours à des professionnels de la communication politique assurerait un bon fonctionnement de la communication politique,  signe d’un bon fonctionnement de la démocratie et d’une certaine maturité politique ».

« Nous opérons depuis la sociologie des professions dans l’équipe de campagne (le côté fonctionnaliste puis interactionniste de tous les groupes professionnels, la légitimité,  le mandat de chacun d’eux, leur rôle dans l’organisation)́ en passant par les stratégies de markting électoral pour aboutir à la sémiologie pour la communication symbolique », a-t-elle poursuivi. 

Son accompagnement des dirigeants et des managers, à titre individuel ou collectif, se fait dans les domaines tels que l’audit en communication, le conseil en stratégie de communication ou l’accompagnement en bonnes pratiques. 

Spécialisée dans l’accompagnement des dirigeants et des managers, Mme Flora Irel tisse sa toile sur le continent. Elle dirige depuis 2017 Irelec communication, société éditrice du magazine Kingbridge, qui lui a valu en mai 2021 le Trophée de meilleure éditrice diaspora 2020, lors de la 5e édition des Cultures Awards RDC World. 

Diplômée de l’École française des attachés de presse et des professionnels de la communication  (EFAP), Flora Irel est titulaire d’un diplôme d’étude universitaire générale en anglais de l’université Félix Houphouët-Boigny. Depuis 2018, elle s’est lancée dans la consultance politique.

Politique, faits divers et sport à la Une de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais de ce samedi traitent d’une diversité de sujets dominés par la politique, les faits de société et le sport. »Pds-Jotna-Crd : Une alliance, 100 ambitions », titre Walf Quotidien, informant qu’à la Médina, à Dakar, le maire « Bamba Fall perd sur tous les tableaux » aux élections locales du 23 janvier 2022.

Pour L’As, « longtemps en hibernation, l’état-major +apériste+ (partisans de l’Apr, au pouvoir) sort du bois pour défendre son patron ».

« Entretien avec le député et Sg du Ppc : Seydou en campagne », lit-on à la Une du Quotidien, dans lequel journal, le patron du Parti pour le progrès et la citoyenneté (mouvance présidentielle) affirme : »Qu’on me sorte, de tous ceux qui veulent diriger la ville de Rufisque, un qui a la même parcours que moi. Me dire de réserver le poste de maire de Rufisque à l’Apr mettra fin à notre compagnonnage ».

Traitant du sommet Afrique-France, EnQuête révèle « Le choc des élites africaines ». « Exit le sommet France-Afrique, place au sommet Afrique-France dans sa formule innovante », note Le journal.

Pendant ce temps, Les Échos met l’accent sur l’enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail  (EERH) de l’ANSD qui montre une « grande disparité sur les rémunérations » au Sénégal.

« 40% de la rémunération versée à 20% des effectis permanents. Les ouvriers, qui représentent 48,7% des effectifs, ne reçoivent que 20,7% de la masse salariale. 74,5% des permanents dans le secteur moderne sont des hommes », détaille Les Échos.

« Révélation des aînés: 50% des ménages sont gérés par des retraités », rapporte Walf Quotidien.

« D’un contrôle de police au tiroir de la morgue : L’affaire Cheikh Niass (émigré décédé en prison quelques jours après sa mise sous mandat de dépôt) emporte le commissaire de Wakhinane. La version sur PV de l’agent de police verbalisateur de Cheikh Niass. L’échange houleux, la vidéo et les propos jugés offensant contre la police sénégalaise », explique L’Observateur en première page. 

Au même moment, Vox Populi renseigne sur ce drame nocturne à Ouest-Foire, à Dakar, où « un jeune homme  (a été) poignardé à mort » hier soir. Nos confrères précisent que le meurtrier s’est enfui à bord de sa voiture.

À Kédougou, Source A informe que « les populations ne dorment plus du sommeil du juste à cause d’une lionne » qui, à chaque fois qu’une moto ou un véhicule passe, sort de son trou et poursuit les passant.

À sa Une, Le Soleil s’intéresse au « Xalam, 52 ans après » et fait un « retour sur la légende ».

« Football: Coupe du Sénégal-Macky Sall remet 50 millions f cfa aux finalistes (Casa Sport-Diambars), note Le Soleil.

« Mondial 2022 (Q): Liste contre Namibie-Cissé opte pour la continuité. Retour de Diao Keïta. Matarou et Sima zappés. Bouna Sarr et Bamba dans le bain », indique Record à sa Une.

« Cissé feinte la polémique et convoque Bamba Dieng », rapporte L’As.

De son côté, Stades parle de « choc sous haute tension » à propos du match Liverpool/City en premier league.

Côte d’Ivoire: les prix des carburants restent inchangés en octobre

Les prix de l’essence super sans plomb et du gasoil, fixés tous deux à 615 Fcfa le litre, restent inchangés pour la période du 1er au 31 octobre 2021 en Côte d’Ivoire, selon une note du ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’énergie.

Le prix maxima au détail indique 615 Fcfa le litre à l’ambiant pour le super sans plomb et le gasoil. Quant au pétrole lampant, utilisé en zone rurale, le prix du litre demeure à 555 Fcfa et ce depuis plusieurs années.

Le prix de la bouteille de gaz butane de 6 Kg (B6) a été maintenu à 2.000 Fcfa, ainsi que celui de la bouteille de 12,5 Kg, fixé à 5.200 Fcfa. Ces deux produits sont beaucoup utilisés dans les ménages en Côte d’Ivoire. 

L’ajustement des prix à la pompe du carburant en Côte d’Ivoire et du gaz butane, se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme automatique des prix des hydrocarbures sur le marché international.

Média ivoirien: Fousseni Touré lauréat du Prix CAIDP pour l’accès à l’information

Le journaliste ivoirien, Fousseni Touré, du quotidien Le Patriote, a remporté mardi la 3e édition du Prix CAIDP (Commission d’accès à l’information d’intérêt public et aux documents publics), succédant à Marcelle Aka du journal L’Inter.

Le dévoilement du Prix CAIDP a eu lieu à l’occasion de la 6e Journée internationale de l’accès universel à l’information. Le jury a également décerné à M. Fousseni Touré le Prix de la meilleure production sur le thème « Accès à l’information, médias et migration » soutenu par l’Unesco.  

Le 2e Prix CAIDP est revenu au journaliste Sériba Koné du site lepointsur.com et le 3e Prix CAIDP à Traoré Tié Médandjé de la chaîne de télévision NCI (privée). La journaliste Marthe Akissi de Radio Côte d’Ivoire a décroché le Prix d’encouragement Kébé Yacouba, portant le nom du président de l’organisme.

Le Prix CAIDP vise à faire la promotion des grands genres journalistiques (enquêtes, reportages, interviews). Pour cette édition 2021, le jury s’est prononcé sur 26 productions sur 35 soumises par 19 journalistes dans les catégories presse écrite, presse en ligne, radio et télévision.  

Le président du Réseau des journalistes pour l’accès à l’information, Jean Antoine Doudou, s’est réjoui de la croissance des productions au fil des années, ce qui témoigne que les journalistes s’approprient la loi 2013-867 du 23 décembre 2013 relative à l’accès à l’information d’intérêt public.  

A travers ce dispositif légal, les populations ont la possibilité de s’adresser à la CAIDP afin d’accéder à l’information d’intérêt public, ce qui leur permet de diffuser et de publier des informations justes et vérifiées, mais aussi de se faire leur propre opinion de la gouvernance des dirigeants.

La représentante résidente de l’Unesco en Côte d’Ivoire, Anne Lemaistre, a déclaré que son institution soutient que si l’on veut édifier des sociétés inclusives du savoir, l’accès à l’information est essentiel pour permettre à tous les citoyens sans exception de participer et de devenir des membres productifs de la société.

Le 4 septembre 2015, l’Unesco a proclamé le 28 septembre de chaque année Journée internationale de l’accès universel à l’information afin de faire prendre conscience au gouvernement et aux autres décideurs l’importance de ce droit transversal et fondamental.

Le ministre ivoirien de la Communication, des médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly, a réaffirmé l’attachement de son département « au caractère fondamental de l’accès universel à l’information et à la liberté ».

Exposant sur la migration, le directeur général des Ivoiriens de l’extérieur, Issiaka Konaté, a fait savoir que les Africains ont une « obsession de l’Occident », ce qui constitue un facteur majeur des migrations irrégulières. De ce fait, il y a une « mentalité de départ » concernant la migration qu’il faut revoir.   

                

Au cours de l’année 2021, la CAIDP a évalué 45 sites web des ministères, des secrétariats d’État et des organismes publics. Le ministère du Budget et du portefeuille de l’Etat, et celui de la Femme, de la famille et de l’enfant, ont été classés premier avec 98 points sur 100. Le ministère chargé de la Promotion des PME occupe le 3e rang avec 70 points sur 100.     

Médias ivoiriens: les lauréats du Prix Caidp seront connus le 28 septembre

Les lauréats du prix CAIDP pour l’accès à l’information, en Côte d’Ivoire, visant la promotion des grands genres journalistiques (enquête, reportage, interview), seront connus le 28 septembre 2021.

« Nous avons bouclé les travaux de délibération (… ) rendez-vous le 28 septembre 2021 », a déclaré Mam Camara, le président du jury du Prix Caidp. 

Le jury du Prix Caidp du Réseau des journalistes pour l’accès à l’information (Rejaip-ci) a finalisé mardi ses travaux au siège de la Commission d’accès à  l’information d’intérêt public et aux documents publics (Caidp). 

Ils ont eu 4 heures de temps de délibération pour déterminer les cinq lauréats  de la troisième édition du Prix Caidp du Réseau des journalistes pour l’accès à l’information (Rejaip-CI). 

Selon le président du jury, Mam Camara, ancien président de l’Union nationale des journalistes (Unjci), la 5e édition du concours de la meilleure investigation du « Prix CAIDP » verra cinq prix qui seront décernés.   

On a Le Grand prix Caidp, le 2ème Prix, le 3ème Prix, le Prix d’Encouragement Kébé Yacouba et le Prix de la Meilleure Production Journalistique « Accès à l’Information, Médias et Migration » soutenu par l’Unesco.

Dix-neuf journalistes sont en compétition sur 26 productions présentées au jury. L’on dénombre six productions au niveau de la presse numérique.   

Les Prix Caidp, édition 2021, seront décernés le  28 septembre à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de l’accès universel à l’information.

Macky Sall et le Magal de Touba à la Une de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais reçus, ce samedi à APA, traitent prioritairement du discours de Macky Sall à la 76e Assemblée générale de l’ONU et du Magal de Touba qui sera celebre ce 26 septembre 2021. »Puissant plaidoyer du président à l’ONU: Macky l’Africain », titre le quotidien national Le Soleil, à côté du Quotidien qui note: « New York-Assemblée générale des Nations Unies: Le plaidoyer de Macky Sall. Il appelle à une solidarité vaccinale ». 

Dans le même journal, le chef de l’État sénégalais soutient que « pour la relance économique, l’Afrique a besoin de 250 milliards de dollars ».

« Assemblée générale des Nations Unies: Le plaidoyer de Macky Sall pour l’Afrique à la tribune de l’ONU », renchérit L’Observateur.

« 252 milliards de dollars nécessaires pour l’Afrique d’ici 2025…Macky pour l’amplification du New Deal », rapporte Vox Populi, faisant dire à Sud Quotidien: « Macky, porte-parole de l’Afrique ».

Pour L’As, Macky a dit ses vérités à New York par rapport à la diplomatie sanitaire, à la réforme des Nations Unies et au New Deal avec l’Afrique.

« Le chacun pour soi ne nous sortira pas de la pandémie. L’Afrique a besoin d’au moins 252 milliards de dollars d’ici 2025 », réaffirme Macky Sall dans Walf Quotidien, là où Les Échos écrit que « Macky Sall dit ses vérités crues au monde » concernant le terrorisme en Afrique, la Covid-19 et la réforme de l’ONU.

« Il est temps que la composition du Conseil de sécurité reflète les réalités des Nations Unies du 21e siècle, et non celles révolues, du monde d’après guerre. Le chacun pour soi ne nous sortira pas de la pandémie…Personne ne sera à l’abri si le virus ou ses variants circulent quelque part dans le monde. L’aide ne peut pas nous satisfaire. Nous avons besoin d’accéder à des ressources concessionelles et mixtes conséquentes sous forme de prêts », affime le président sénégalais dans Les Échos.

Parlant de la 127e édition du Magal, nos confrères de ce journal constatent que « l’eau (est) le grand problème à Touba ». « Inondations et manque d’eau, les deux fléaux majeurs. 596 personnes arrêtées, 34 accidents dont un mort enregistrés », informe Les Échos.

De son côté, EnQuête traite des familles maraboutiques de Touba et plonge dans « l’univers sulfureux des beuk neek », « passage obligé pour accéder au marabout, les chambelmans n’ont pas bonne presse ».

« Soufisme, sens du travail, lutte contre l’assimilation: Bamba (fondateur du mouridisme) où le triomphe d’une vision », écrit L’As.

« Célébration du Grand Magal: Touba, déjà dans la ferveur ! », s’ exclame Sud Quotidien.

La Côte d’Ivoire veut prévenir les crises via la géoinformation

Le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Adama Diawara, a procédé jeudi à l’ouverture de la 5e édition du Salon international de la géomatique qui a pour thème « Apport des technologies de la géo information dans la gestion des crises ».

Ce salon qui se déroule les 22, 23 et 24 septembre 2021 à l’auditorium de la Caistab, à Abidjan, réunit des chercheurs, des experts des questions de la géomatique venus du continent et de l’Europe. Il est organisé par le Comité national de télédétection et d’information géographique (CNTIG).

« La géomatique est une technique qui associe l’informatique à la gestion, au stockage et au transfert des données géographiques », a expliqué à la presse le ministre Adama Diawara, indiquant que « la géo information nous permet de prévenir la crise ou de la gérer de façon efficiente » lorsqu’elle survient.

En outre, dira-t-il, la géo information permet aux gestionnaires de la crise de prendre des décisions appropriées. Et, l’usage de la géo technologie et la géo information dans la gestion des crises participe à l’édifice de la science et de la recherche en matière de développement. 

Les crises touchent un large spectre de domaines et événements. Durant ces deux jours restant, les experts de la géo information réfléchiront sur la thématique centrale du salon, à savoir l’ « apport des technologies de la géo information dans la gestion des crises ».

Ce salon, qui se tient tous les deux ans, se déroule cette année en mode semi-virtuel, en raison de la Covid-19. Dr Edouard Fonh-Gbéi, le directeur général du CNTIG, a souligné que le contexte de cette crise sanitaire a suscité la thématique abordée à cette édition.

Il s’agit « d’une part de porter notre apport sur la solution des solutions géo informatiques » en vue d’une maîtrise de « la sécurité territoriale, la gestion des crises sanitaires, la gestion efficiente des terres, la sécurité alimentaire et la modernisation des trafics urbains », a-t-il soutenu.  

La géo information, combinée aux technologies de l’information, est sujette à des évolutions changeantes au rythme de celle de l’environnement technologique notamment à l’ère de l’Internet à haut débit, la Big data, de l’intelligence artificielle, de l’inter connectivité des appareils intelligents, a-t-il fait observer.

« Son caractère transversal nous permet de traiter diverses disciplines », a-t-il poursuivi. Cette année le salon international de la géomatique vise une « participation de plus de 1 millier de visiteurs » aux différentes conférences et au niveau des stands.

Les experts de cette discipline, selon le ministre Adama Diawara, sont « au carrefour des sciences spatiales, de l’informatique et des statistiques ». Il les a appelé à trouver les meilleures méthodes, les outils et moyens pour adresser les problématiques multiformes et multi variées des crises.

« Nous sommes aujourd’hui confrontés à des crises environnementales, climatiques, alimentaires et sanitaires qui déstabilisent nos organisations à des dimensions spatiales diverses » et la géomatique devra réveiller la vigilance collective au niveau technique et social, a-t-il poursuivi.  

Cette cinquième édition se tient après celles de 2012, 2014, 2016 et 2018. Le salon rassemble les  pouvoirs publics, les agences nationales de cartographie, le secteur privé, les organisations internationales, le monde académique et les utilisateurs des services géospatiaux.  

Presse ivoirienne: ANP Academy, un workshop d’échanges et de coaching, lancé

L’Autorité nationale de la presse (ANP) de Côte d’Ivoire, le régulateur de la presse écrite et numérique, a lancé mercredi l' »ANP Academy », un workshop d’échanges, de perfectionnement et de coaching, afin d’adresser les problèmes liés au secteur des médias.

Cet outil visant à contribuer à la professionnalisation et à l’accompagnement des acteurs du secteur de la presse en Côte d’Ivoire, à l’ère du digital, a été lancé en présence du président l’ANP, Samba Koné, au siège de l’institution.

Présentant le projet, la directrice de la communication et des relations extérieures de l’organe de régulation, Mme Marthe Gnakri, a indiqué que ANP Academy a pour objectif de « soutenir et accompagner le secteur de la presse dans son développement tant éditorial qu’économique ».

L’ANP Academy est prévue se tenir « tous les premiers vendredis de mois sous forme de sessions, autour de thèmes spécifiques, dans un environnement convivial et détendu » avec un intervenant ou un journaliste sénior qui animera les thèmes dédiés, a-t-elle dit. 

La cible principale de cette activité est composée des directeurs de publication, des redacteurs en chef et des journalistes, et la cible secondaire, des autres intervenants dans l’écosystème médiatique, les organisations de la société civile, a-t-elle souligné. 

« Nous nous sommes inscrits dans une vision d’assistance, d’accompagnement des acteurs du secteur en vue de contribuer à l’avènement d’entreprises de presse viables, compétitives sur un marché de plus en plus concurrentiel », a relevé Mme Gnakri.

Depuis quelques années, le secteur de la presse en Côte d’Ivoire, traverse une véritable crise. En moins de 10 ans, le chiffre d’Affaires de la presse nationale quotidienne a chuté de l’ordre de 70%, ce qui interpelle l’ensemble des acteurs de l’écosystème. 

En sa session du 5 août 2021, le collège des conseillers de l’ANP, après avoir longuement débattu des possibilités d’un meilleur soutien des entreprises de presse, a décidé de mettre en place l’ANP Academy. 

L’ANP a pour rôle de garantir le pluralisme de la presse, de veiller au respect des règles d’éthiques et de déontologie de la profession de journaliste. La loi lui confère également un pouvoir disciplinaire, et d’assurer une régulation éditoriale et économique. 

Les médias ivoiriens invités à donner de la visibilité aux femmes

La coordonnatrice du Programme Women political participation (WPP) pour les pays Francophones, professeur Fatou Sow Sarr, a invité mardi à Abidjan les médias ivoiriens à créer des rubriques et programmes télés en vue d’une participation plus accrue des femmes et des jeunes aux débats politiques. »Je lance un appel aux groupes de presse de travailler avec le Programme WPP et son partenaire ici en Côte d’Ivoire, la Chaire Unesco Eau, femmes et pouvoir de décisions pour davantage de possibilités dans les télévisions, les radios et dans la presse écrite », a dit Prof. Fatou Sow Sarr.

Le professeur Fatou Sow Sarr s’exprimait à l’occasion d’un atelier d’échanges avec les médias sur la faible participation des femmes et des jeunes aux débats politiques et aux prises de décision dans les pays africains.

Ce projet est porté par le Programme WPP, qui pour sa mise en œuvre en Côte d’Ivoire, a « choisi » la Chaire Unesco Eau, femmes et pouvoir de décisions, dirigée par Euphrasie Yao, conseillère spéciale du président de la République, chargée du Genre, a-t-elle fait observer.  

Le programme de participation des femmes et des jeunes aux débats politiques vise à accroître la participation politique de la femme africaine ainsi que des jeunes, de façon durable, dans la gouvernance élective.  

Pour Mme Fatou Sarr, l’amélioration du leadership des femmes politiques passe nécessairement par une visibilité dans l’espace médiatique. Car, les médias contribuent à la transformation des imaginaires et occupent une place centrale dans le changement à venir. 

« Il s’agit d’amener la société dans sa globalité à prendre conscience que l’avenir dépendra de la manière, l’ensemble de ses composantes, hommes et femmes, jeunes et adultes, joueront en ce qui les concerne leur partition », a-t-elle expliqué. 

Des études menées par de grandes institutions internationales économiques comme la Banque mondiale,  les FMI, l’OCDE, ont démontré que les prochaines croissances dépendront de l’égalité homme et femme, a-t-elle soutenu. 

 « Nous avons fait l’exercice au Sénégal et nous avons eu la chance d’avoir des groupes de presse qui ont accepté de nous offrir des plateaux et des espaces où les femmes viennent montrer leurs talents et leurs expertises », a ajouté professeur Fatou Sarr. 

Elle a également fait remarquer que ces femmes « se découvrent même vis-à-vis de leurs leaders politiques qui finissent par comprendre qu’elles ont des capacités et les mettent au-devant de la scène », et ça ne sera que bénéfice pour le parti lui-même. 

Professeur Rose Koffi-Nevry, enseignante-chercheur à l’université Nangui Abrogoua d’Abidjan, professeur titulaire de microbiologie, qui représentait Mme Euphrasie Yao, a indiqué que « le but est de voir dans les organes de presse les femmes et les jeunes dans les débats politiques ».  

Selon elle, cette situation de prédominance des hommes dans les instances de décisions tire son origine du système patriarcal, et des stéréotypes qui jouent beaucoup en défaveur des femmes et des jeunes. 

Citant l’ex-secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, elle a déclaré que « les pays ayant plus d’égalité des sexes ont une meilleure croissance économique, les entreprises avec plus de femmes leaders se comportent mieux, et les accords de paix qui incluent les femmes sont plus durables ».

En outre, « les Parlements avec plus de femmes adoptent davantage de législation sur des questions sociales clés telles que la santé, l’éducation, la lutte contre la discrimination et la pension alimentaire pour enfants. La preuve est claire : l’égalité pour les femmes signifie le progrès pour tous ». 

La Chaire Unesco « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » à travers cet atelier d’échanges, a créé un cadre propice à la mutualisation des efforts avec les médias pour une prise en charge efficiente et efficace de cette problématique. 

Les statistiques de la Côte d’Ivoire montrent une faible participation des femmes aux débats politiques et à la vie politique dans son ensemble. Seulement 12,59% de femmes sont représentées à l’Assemblée Nationale, 19,2 %, au Sénat et 11,37% dans les conseils municipaux.

« Cette situation est quasiment la même à l’échelle du continent africain. Comme nous le voyons toutes et tous, la situation de la femme et des jeunes sur l’échiquier politique africain, à quelques exceptions près, n’est guère reluisante », a-t-elle poursuivi.  

Le Programme WPP, l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), le Caucus des femmes leaders du Sénégal et l’Institut international pour la démocratie et l’Assistance électorale  (IDEA) ont initié dans huit pays africains une mission d’analyse des contextes nationaux relatifs à la faible présence des femmes et des jeunes dans les débats politiques.

Il s’agit notamment du Botswana, de la RDC, de l’Eswatini, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, du Sénégal, de la Tanzanie et du Zimbabwe. Cet atelier qui a lieu du 21 au 22 septembre 2021, intervient après un premier atelier tenu les 16  et 17 septembre 2021 à Abidjan. 

Mise en place de plateformes contre les discours de haine dans six localités ivoiriennes

Les travaux du séminaire organisé par le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci) se sont achevés, le dimanche 19 septembre 2021 à Yamoussoukro par la mise en place de plateformes locales d’alerte précoces et de lutte contre les rumeurs, les fake news et les discours de haine.

C’est la principale résolution de ce séminaire de formation sur le thème « le jeune leader face aux rumeurs et discours de haine », organisé du 16 au 19 septembre 2021 par le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci), avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).  

Consigné au module 5 de la session de formation, le projet de la mise en place d’une plateforme locale d’alertes précoces et de réponses aux rumeurs et discours de haine a été acté par l’ensemble des trente-trois participants à l’issue des échanges. 

Ils ont ensuite décidé de la mise en place de groupes locaux d’alertes précoces, notamment, dans les circonscriptions de Bouaflé (centre-ouest), Bouaké (centre-nord), Tiébissou (centre), Toumodi (centre-sud), Yamoussoukro (centre) et Abidjan (sud).

Une plateforme whatsapp a été en outre créée séance tenante, suivie par l’étape de l’abonnement des séminaristes de Yamoussoukro à la page Facebook et au compte twitter de Ivoircheck, la plateforme de vérification des faits du Repprelci. 

« Il ne suffit pas de dire que nous avons mis une plateforme en marche mais il faut que dans les jours à venir nous ayons des rapports sur les activités de cette plateforme », a dit à la cérémonie de clôture M. Peyogori Ouattara, l’expert national cohésion sociale au Bureau du Pnud en Côte d’Ivoire.

Pour le représentant de Carol Flore-Smereczniak, la représentante-résidente du Pnud en Côte d’Ivoire, ce sont ces rapports qui permettront de prouver qu’à la suite de l’atelier, il y a du travail sur le terrain.

Il a insisté qu’à l’issue de cet atelier de Yamoussoukro il faudrait « qu’on sente qu’il y a eu une transformation de tous les participants » notamment dans la gestion quotidienne des différents comptes sur les réseaux sociaux.

« Chez nous au Pnud, c’est ça le résultat et donc je voudrais souhaiter que cela puisse se percevoir dans nos actions futures « , a espéré M. Ouattara.

« C’est ça la preuve, c’est ça l’évidence. Si on n’a pas ça, c’est comme si le travail que nous avons fait est inachevé, car ce que nous recherchons tous, c’est une paix durable en Côte d’Ivoire », a-t-il souligné.

Le président du Repprelci, M. Lassina Sermé, s’est dit rassuré après ces 72 heures de formation. Les participants, dotés d’outils adéquats, de moyens techniques, stratégiques et pédagogiques, pourront apporter des solutions pour la paix et la cohésion sociale, nécessaires pour un vivre-ensemble harmonieux en Côte d’Ivoire.

« Je reste convaincu que vous êtes désormais outillés pour déconstruire les préjugés et les stéréotypes qui nourrissent les rumeurs, les discours de haine en faisant la traque aux fausses informations que les réseaux sociaux relaient avec une si grande rapidité à l’instar de l’éclaire », a-t-il lancé,  s’adressant aux 33 participants.

« Maintenant, il nous appartient tous de nous prémunir et d’agir dans nos communautés, dans nos rédactions, dans nos différents milieux en nous appuyant sur la formation reçue et les recommandations qui viennent d’être lues pour mener sans délai les actions de sensibilisation, d’explication sur le terrain que nous appelons de nos vœux », a conclu le président du Repprelci.

Les participants venus d’Abidjan, Toumodi, Yamoussoukro, Bouaflé, Tiébissou et Bouaké ont fait des  recommandations aux pouvoirs publics à qui ils ont demandé un « engagement fort » dans la lutte contre les rumeurs, les fake-news et les discours de haine.

Ils ont souhaité un appui aux médias numériques engagés dans la lutte contre les fake news, ce qui devrait permettre la promotion d’une culture à l’éducation aux médias et à l’information, l’application plus ferme de la loi contre les fake news, ainsi que l’élaboration, la diffusion et la promotion d’un guide pratique d’utilisation des médias numériques en Côte d’Ivoire. 

A l’endroit des participants, issus notamment des médias numériques, du Sénat des jeunes, de la Jeune Chambre de Côte d’Ivoire, du Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire, de l’association Anouanzè, du ministère de la réconciliation et de la cohésion nationale et de l’Union nationale des correspondants de presse de Côte d’Ivoire (Unacopci), il a été demandé l’organisation de séances de restitution de cette formation au retour dans leurs rédactions et localités respectives. 

Il leur est également exigé une responsabilité plus accrue dans le traitement et le partage de l’information. Pour ce faire, il devrait être procédé à la désignation dans les rédactions de points focaux de lutte contre les rumeurs, des fake news et les discours de haine. 

Ces derniers devraient par ailleurs procéder à la mise en place de cellules locales, faire la veille informationnelle et le suivi-évaluation des campagnes menées. Aux partenaires au développement de la presse, il a été recommandé un accompagnement technique et/ou financier durable et la promotion des campagnes de lutte contre les fake news. La cérémonie de clôture a pris fin après une remise de diplômes aux différents participants. 

Créé en 2006, le Repprelci regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et de promouvoir l’écosystème de la presse numérique en Côte d’Ivoire.

Ouverture à Yamoussoukro d’une formation de jeunes leaders face aux discours de haine

Un séminaire de formation de jeunes leaders de plusieurs villes de la Côte d’Ivoire s’est ouvert, jeudi, à Yamoussoukro, dans la capitale politique et administrative ivoirienne.

Destiné à accompagner les participants dans la création de plateformes locales avec des mécanismes d’alerte précoces et de réponses aux rumeurs et discours de haine, ce séminaire de trois jours qui bénéficie de l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) est exécuté par le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci), la faîtière des médias numériques ivoiriens.

Trente jeunes venus d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne et de plusieurs villes de l’intérieur du pays, notamment Bouaké, Tiébissou, Bouaflé, Yamoussoukro et Toumodi participent à cette session de formation qui refermera ses portes, dimanche.

Les travaux, ouverts vendredi, à l’Hôtel des parlementaires de Yamoussoukro, regroupent des professionnels des médias, des jeunes leaders d’opinion, de communautés ethniques et religieuses ainsi que des représentants de ministères.

Engagé dans la lutte contre les fake news (fausses nouvelles), et doté d’une expertise dans l’éducation aux médias et à l’information ainsi que dans la sensibilisation citoyenne, le Repprelci promet de rester fidèle à ses missions d’organiser, structurer et promouvoir des médias numériques professionnels et de qualité en Côte d’Ivoire.

Selon son président, Lassina Sermé, l’objectif de ce séminaire de renforcement des capacités de jeunes leaders est de «doter ces derniers d’outils adéquats, de moyens techniques, stratégiques et pédagogiques dans un cadre d’échange et de dialogue en vue d’apporter des solutions durables pour la paix et la cohésion sociale, nécessaires pour un vivre-ensemble harmonieux dans nos communes, quartiers et villages ».

En effet, a poursuivi M. Sermé, les rumeurs et les discours de haine prennent en Côte d’Ivoire, des proportions parfois inquiétantes avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

« Les réseaux sociaux occupent la vie en jouant un rôle prépondérant dans tous les secteurs, obligeant les gouvernants et les acteurs du quatrième pouvoir que représente la presse à se lancer dans la recherche de stratégies de lutte contre ce vecteur qui trouble et déstabilise la quiétude de la population », a-t-il fait savoir, soulignant une jeunesse très active sur les réseaux sociaux qui se laisse parfois manipulée.

« L’appropriation d’une attitude adéquate face aux rumeurs et aux discours de haine peut nous conduire à un climat de paix durable », a conclu le président du Repprelci.

M. Peyogori Ouattara, Représentant la Représentante résidente du Pnud en Côte d’Ivoire Carol Flore-Smereczniak, a traduit l’engagement de son institution à accompagner l’initiative du Repprelci dans la recherche de solutions pour la paix.

Car, a-t-il expliqué, « le Pnud qui est une agence des Nations unies par excellence en charge des questions de développement est conscient de ce que il ne peut y avoir de développement s’il n’y a pas de paix ».          

Pour le Représentant du Pnud, face aux messages « clivants sur la base de préjugés et de stéréotypes » qui foisonnent sur les réseaux sociaux, « il était temps de pouvoir entreprendre des initiatives pour pouvoir lutter efficacement contre les dérives constatées » sur ces plateformes numériques.

Pour lui, les journalistes et les leaders communautaires sont très bien placés pour mener à bien cette lutte quotidienne pour la paix et le développement. D’où l’intérêt particulier qu’accorde son institution aux résolutions qui sortiront de ce séminaire.

Le président de l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie (Olped), et éminent journaliste Zio Moussa a prononcé la conférence inaugurale sur le thème du séminaire « le jeune leader face aux rumeurs et discours de haine ».

Le premier module de ce séminaire consacré au cadre juridique des nouveaux médias a été animé par Dr Yves Youant, enseignant-chercheur à l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. 

Le second module intitulé, « la communication identitaire et non violente » a été présenté par Dr Salomé Djè de l’ONG Terre d’Union.

La journée de samedi sera meublée par le troisième module sur  « les défis de la désinformation, outils et mécanismes de vérification de fake news », qui sera présenté par Mamady Kébé de la plateforme de lutte contre les fake news, ivoirecheck.com.

Le quatrième module est consacré à la Charte de bonne conduite des médias numériques de Côte d’Ivoire qui sera expliquée et commentée par le président de l’Olped, Zio Moussa.

La mise en place d’une plateforme locale d’alerte précoces et de réponses aux rumeurs et discours de haine constituera le cinquième module.

Créé en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et de promouvoir l’écosystème de la presse numérique en Côte d’Ivoire.

Politique, gouvernance et économie à la Une de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais reçus, ce samedi à APA, mettent l’accent sur la tentative de manifestation contre la vie chère, la lutte contre la corruption et la Revue annuelle conjointe (RAC) du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération. »Interdits de marche par le Préfet: Guy Marius Sagna et Cie défient l’autorité », rapporte Le Mandat dans sa manchette.

« Manifestation contre la vie chère: La marche réprimée », titre EnQuête, expliquant que la place de la nation a été bunkerisée par des forces de sécurité et de défense intraitables.

Pour L’Info, venus braver l’interdiction préfectorale, des membres de Nioo Lank ont été malmenés et arrêtés par la police. « Une dizaine de manifestants arrêtés lors de la manifestation contre la cherté des denrées alimentaires: Nioo Lank en colère », renchérit Source A.

Pour Vox Populi, « la police fait avorter la manif: 23 organisations dénoncent des arrestations abusives et prises d’otages ».

Ce journal revient sur la gouvernance et informe que « Macky Sall veut un Sénégal sans fraude ni corruption ».

« Macky Sall sur la lutte contre la corruption: Elle doit être un combat de tous les jours », lit-on à la Une du Soleil, à côté de L’Info qui ajoute: « Corruption au Sénégal: Macky en croisade contre le fléau ».

En politique, Sud Quotidien s’ intéresse à la conservation des acquis des alliés dans la coalition Benno Bokk Yakkar  (majorité présidentielle) lors des investitures pour les élections locales et voit « Mack face à un dilemme cornélien ».

« Yewwi Askan Wi-Un duo dans la coalition: Sonko-Barth, un jeu d’intérêts », titre L’Observateur.

Après la publication de la vidéo de son arrestation pour trafic de faux billets de banque, Le Quotidien parle de « Bouga en flagrant Zelli ».

« Bougazelli l’accuse d’avoir fuité sa vidéo: La gendarmerie conteste », note Source A.

Parlant d’économie, Les Échos informe que « l’UE et les partenaires dictent leurs lois au Sénégal » et exigent la publication des rapports de la Cour des comptes et de l’ARMP.

« Économie relancée avec la baisse de la Covid: la restauration et l’hébergement reprennent vie », constate L’As.

Côte d’Ivoire: la violence freine les femmes et les jeunes dans les débats politiques (étude)

Le nouveau visage de la politique, caractérisé par la violence, freine l’élan des femmes et des jeunes dans les débats politiques, selon une étude diligentée par la Chaire UNESCO « Eau, femmes et pouvoir de décisions » Côte d’Ivoire.

L’étude a été présentée jeudi à Abidjan par M. Trah Siagbé, expert en genre, à l’ouverture d’un atelier d’échanges sur la participation des femmes et des jeunes aux débats politiques. L’atelier qui se déroulera sur deux jours, a réuni une quarantaine de personnes. 

« La peur du nouveau visage politique, caractérisé par la violence fait reculer les femmes » et les jeunes, a fait observer M. Trah Siagbé, qui note que le nombre limité des femmes et des jeunes dans les instances décisionnelles reste un défi. 

L’étude souligne « l’attitude des femmes qui préfèrent rester dans leur coin », or, il leur faut davantage oser, a ajouté M. Trah Siagbé, indiquant que le manque de capacités opérationnelles et de formation en la matière, pour plusieurs, explique cette position.   

« Très souvent, les femmes ont besoin de l’assentiment de leur conjoint avant de pouvoir participer (aux débats politiques), et parfois même de la famille ou de la communauté », a noté Professeur Rose Koffi-Nevry, enseignant-chercheur à l’Université Nangui-Abrogoua et responsable du programme formation à la Chaire Unesco Eau, femme et pouvoir de décision.

Mme Rose Koffi-Nevry qui représentait Mme Euphrasie Kouassi Yao, la conseillère spéciale du président de la République, chargée du Genre, a déclaré que ces différents stéréotypes et les violences qui entourent tout l’environnement électoral freinent les jeunes et les femmes à s’engager dans la politique. 

Parfois, poursuivra-t-elle, « les femmes ne veulent pas que leurs enfants participent à ces débats politiques » a cause de ces facteurs, c’est pourquoi l’atelier a été initié pour adresser la faible participation des jeunes et des femmes dans la gouvernance élective. 

« Il s’agit pour nous de pouvoir identifier les obstacles majeures qui freinent les femmes et les jeunes dans les débats politiques », car si ces personnes ne participent pas aux débats politiques, il va être difficile pour elles de pouvoir être présentes dans les Assemblées élues. 

Les femmes seront suivies, et pour ce faire « il y aura un comité de suivi, de planification et de sensibilisation ainsi que de formation qui va accompagner ces femmes sur des thématiques jusqu’ au moment des élections », a-t-elle assuré. 

M. Trah Siagbé, a par ailleurs soutenu que « les femmes évoluent dans un système et elles sont victimes de ce système », et ceux qui les victimisent, il faut les former pour changer leur vision sur le concept genre afin de donner à tous les mêmes chances. 

Rapportant des dires de partis politiques, il a dit que certains avancent des arguments de « manque d’audace des femmes, d’ambition et de confiance en soi chez les femmes, qui même désignées déclinent les offres ».  

La femme affiche un leadership faible face au règne patriarcal. De ce fait, étant dans un système patriarcal, où il y a la « prééminence et la domination des hommes, il faut développer la masculinité positive ».  

La masculinité positive, expliquera-t-il, est la prise de conscience pour un homme de servir la cause de la femme et de la société. Elle vise à faire en sorte que tous les hommes transforment systématiquement toute leur résistance vis-à-vis de la situation des femmes.  

Depuis plusieurs décennies, la Côte d’Ivoire multiplie les initiatives afin de réduire les inégalités et les disparités entre les sexes en vue de parvenir à un développement juste et équitable dans une société où les hommes et les femmes jouissent de l’égalité des chances devant les opportunités.

L’on observe une nette progression dans cette lutte pour l’égalité des chances avec la création d’un cadre favorable et l’avènement d’espaces de discussions inclusives, notamment l’existence des branches féminines dans les partis politiques (OFFPI, RFR…).  

Le pays enregistre l’accession de femmes à la direction de certains partis politiques (RPC PAIX, URD, RDP) auxquels s’ajoutent, une candidature féminine à l’élection présidentielle de 2010, deux à celle de 2015 et un enregistrement record de 452 candidates aux législatives de 2021 contre 328 en 2016 et 105 en 2011. 

Malgré, ces avancées, la représentativité des femmes dans les instances de prise de décision des partis politiques continue d’être un défi à relever. Les chiffres évoquent 12,59% de femmes à l’Assemblée nationale, 19,2 % au Sénat et 11,37 aux conseils municipaux. 

Face aux faibles scores constatés plusieurs pays africains mutualisent leurs efforts afin de faire progresser la représentation et la participation politique des femmes  et des jeunes en Afrique. Cet atelier a été organisé en collaboration avec Women political participation (WPP), dont le coordonnateur, la Sénégalaise Fatou Sarr, était présente à cette session.   

Pour corriger cette disparité au plan politique en Afrique, le programme WPP en partenariat avec l’Institut Fondamental d´Afrique Noire (IFAN), le caucus des Femmes leaders du Sénégal et l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (International IDEA)  a été initié dans huit pays africains. 

En côte d’ivoire cette mission est conduite par la  Chaire UNESCO Eau Femmes et Pouvoir de Décisions  qui travaille en appui aux efforts du gouvernement pour renforcer  la visibilité, la participation et le leadership des femmes en vue d’améliorer leur rôle dans la conduite des affaires publiques et privées à travers le programme Compendium des Compétences Féminines. 

L’atelier a réuni une quarantaine de personnes issues des partis politiques, du secteur public, les femmes du Compendium des Compétences féminines, la Chaire UNESCO « Eau Femmes et pouvoir de Décisions »  et les partenaires du Caucus des femmes leaders du Sénégal. 

Installation d’une Cellule genre au sein de la presse ivoirienne

L’inspecteur technique du ministère ivoirien de la Femme, de la famille et de l’enfant, Mme Cissoko Haliath, a procédé mardi à l’installation d’une Cellule genre au sein de la presse, à l’issue d’un atelier de formation de deux jours sur le concept genre, à Abidjan.

Mme Cissoko Haliath, qui représentait la ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant, Mme Nassénéba Touré, a baptisé les membres de cette Cellule genre de l’Association des femmes journalistes de Côte d’Ivoire (AFJCI), une entité regroupant près de 250 femmes journalistes.       

L’événement s’est tenu dans les locaux de la Maison de la presse, à Abidjan. Mais, peu avant la mise en place de la Cellule genre, la directrice du Genre et de l’équité du ministère de la Femme, Mme Florence Tano, a installé un Comité de pilotage.    

Le Comité de pilotage comprend M. Germain N’Dri, Hermance N’Tah et Laurent Okoué. La Cellule genre, elle, est composée d’un secrétaire technique, Marylise Aimée Konan, présidente de l’Association des femmes journalistes de Côte d’Ivoire (AFJCI), un secrétaire technique adjoint, Jean Claude Coulibaly, le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci).  

La cellule comprend en outre M. Lassina Sermé, responsable chargé des études, du suivi et de l’évaluation, M. Moussa Bakayoko, chargé du budget et de la mobilisation des ressources, Mme Anne Marie N’Guessan, chargée des partenariats, Mme Oumou Barry, responsable projets et M. André Silver Konan, responsable chargé des alertes réseaux sociaux.  

L’atelier de formation, tenu les 13 et 14 septembre 2021, a eu pour thème « Le journalisme au prisme du genre: enjeux et perspectives ». Selon Mme Florence Tanoh qui a animé cette session, il s’agissait d’outiller les journalistes afin de profiler leurs écrits en vue d’un changement de mentalité.

Le concept genre, expliquera-t-elle, a pour but de permettre « une égalité de chance, des opportunités et non une égalité de sexe », dans une société, où la masculinité semble dominer tous les secteurs. Toute chose qui devrait d’ailleurs permettre d’atteindre l’équité et la justice.     

M. Laurent Okoué, représentant M. Jean Claude Coulibaly, le président de l’UNJCI, la faîtière de la presse en Côte d’Ivoire, a traduit les remerciements de l’organisation pour cette initiative, ajoutant que l’Union se tient aux côtés du ministère de la Femme pour d’autres challenges et défis.

La présidente de l’Association des femmes journalistes de Côte d’Ivoire (AFJCI), Marylise Aimée Konan, s’est pour sa part félicitée de cette instance qui permet aux journalistes d’être imprégnés du concept genre, une notion à polémique, pour mieux expliquer ses enjeux aux populations.

Au cours de la formation, Mme Tanoh a fait observer que le concept genre « doit être associé aux rôles sociaux que nous jouons», car il prend en compte les besoins sexospécifiques, tant chez la femme que chez l’homme. Et ce, « de façon égalitaire ».      

Ce concept scientifique est apparu en 1955 chez les sexologues et les psychologues. En 1970, les sociologues s’y intéressent et relèvent que l’égalité de chance recherchée est délicate, car les femmes sont ancrées dans des rôles domestiques, alors que les hommes dominent l’aspect décisionnel.      

Venance Konan élu PCA de la Société ivoirienne de télédiffusion

Venance Konan, journaliste de renom en Côte d’Ivoire, a été élu mardi Président du Conseil d’administration (PCA) de la Société d’Etat Ivoirienne de télédiffusion (IDT).

« Je suis heureux que le président de la République m’ait accordé cette confiance là,  et que mes collègues administrateurs m’aient élus », a déclaré M. Venance Konan à APA. 

Pour lui, « c’est un sentiment de fierté et de reconnaissance ». Maintenant, dira-t-il, « on va faire en sorte que l’IDT qui est une société nouvelle, assez peu connue des Ivoiriens, puisse prospérer ».  

L’ex-directeur général de la Société nationale de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI) , éditrice du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin, Venance Konan, a été nommé, il y a environ une semaine, au Conseil d’administration de I’IDT, en qualité de représentant du président de la République.

L’ex-patron de Fraternité Matin a été nommé comme membre de l’DT « au titre de la présidence de la République », selon un décret annoncé le 8 septembre 2021 par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, après un Conseil des ministres.

M. Venance Konan a quitté en août 2021 la tête du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin. Le Conseil d’administration de l’entreprise de presse a désigné son DGA, Serge Abdel Nouho, comme directeur général. 

Média ivoirien: le ministère de la Femme veut instaurer un prix sur le genre

Le ministère ivoirien de la Femme, de la famille et de l’enfant envisage d’instaurer un prix sur le genre dans le secteur des médias afin d’encourager les productions sur le genre, a annoncé lundi Mme Cissoko épouse Sylla Haliath, inspecteur technique dudit ministère.

Mme Cissoko épouse Sylla Haliath, s’exprimait à l’ouverture d’un atelier de formation des journalistes autour du thème «  Le journalisme au prisme du genre : enjeux et perspectives ». Elle représentait la ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant, Mme Nassénéba Touré.

« Le concept genre est l’une des choses mal connues ou, mal interprétées, mais suffisamment un sujet à polémique ; pourtant, il demeure l’un des concepts les plus inclusifs pour permettre à chacun selon son niveau de participer ou d’être intégré dans le développement », a dit Mme Cissoko Haliath. 

« C’est pourquoi, le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant, au regard de ses missions, tient à la formation des journalistes (…). Elle aboutira à un ensemble d’activités, notamment la signature de partenariats avec vos différentes structures et l’instauration d’un prix », a ajouté Mme Cissoko.

L’atelier de formation qui a regroupé des femmes journalistes et aussi des hommes de médias, est organisé par le ministère ivoirien de la Femme, de la famille et de l’enfant avec la collaboration de l’Association des femmes journalistes de Côte d’Ivoire (AFJCI).

Selon Marylise Aimée Konan, présidente de l’Association des femmes journalistes de Côte d’Ivoire (AFJCI), organisation regroupant près de 250 femmes, cet atelier qui a lieu du 13 au 14 septembre 2021 à la Maison de la presse à Abidjan, vise à outiller les journalistes sur les questions liées au genre.

La présidente de l’AFJCI estime que le journaliste est un éveilleur des consciences, et c’est celui qui éduque de par ses productions. De ce fait, le journaliste devrait être formé avant d’informer, et étant le cœur de la société, celui qui le touche, touche le cœur de la société. 

La formation a été assurée par Mme Florence Tanoh, directrice chargée du genre et de l’égalité au ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant. Cet atelier, dira-t-elle, vise à donner aux journalistes des éléments de travail au plan scientifique pour qu’ils puissent connaître le concept genre.

Mme Florence Tanoh a expliqué que le genre est un concept scientifique, un construit social au regard des rôles que la société fait jouer aux hommes et aux femmes, faisant observer qu’il prend sa source des droits humains.

La notion du genre, poursuivra-telle, « doit être associé aux rôles sociaux que nous jouons», car elle prend en compte les besoins sexospécifiques, tant chez la femme que chez l’homme. Et ce, « de façon égalitaire ».     

Ce concept scientifique est apparu en 1955 chez les sexologues et les psychologues. En 1970, les sociologues s’intéressent à la question, et notent que l’égalité recherchée est délicate, car les femmes sont ancrées dans des aspects domestiques, alors que les hommes ont des rôles de décision. 

En Côte d’Ivoire, c’est en 1975 que sera créé le ministère de la Femme, dirigé par Mme Jeanne Gervais née Jeanne Ahou Siefer-N’Dri, 15 ans après l’indépendance de la Côte d’Ivoire, sous l’ère de feu Félix Houphouët-Boigny.  

« Les hommes et les femmes peuvent participer de façon égalitaire au développement de notre pays pour que nous sortions des chemins discriminatoires », a déclaré Mme Tanoh, exhortant les femmes à plus de leadership.

Quand une femme s’engage dans une cause et qu’elle se demande qu’est-ce que je gagne, elle se positionne au niveau du bénéfice, fait remarquer Mme Florence Tanoh, qui mentionne que si elle s’y investit à l’idée que ce qu’elle apporte comme changement, les femmes changeront la donne.  

Le président de l’Union des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), Jean-Claude Coulibaly, a noté que « la masculinité est fortement marquée au niveau de la communauté des journalistes », où « sur 10 dix journalistes, on a à peine une femme ».

« Je préside un Conseil exécutif qui a une représentation féminine de 30%. Sur les 24 membres, il y a au moins 8 femmes », souligne M. Coulibaly, attestant que sa secrétaire générale est une femme, la première à occuper ce poste dans l’histoire de cette faîtière des journalistes. 

Aujourd’hui, des efforts sont faits pour une plus grande participation des femmes dans les instances de décisions. Au niveau des postes nominatifs et électifs, plusieurs femmes sont proposées tant au niveau du secteur privé que du secteur public.

Plusieurs organisations professionnelles des médias, notamment l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) et  Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) sont partenaires de cet atelier de formation.

Un web entrepreneur ivoirien développe des outils de rentabilité d’un média en ligne

Le web entrepreneur ivoirien, Karim Abdoul Aziz, a développé dimanche des outils de rentabilité d’un média en ligne, sur le Forum whatsApp Univers numérique.

La session, dénommée la Quinzaine du numérique, organisée par le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci),  autour du thème « les secrets pour rentabiliser une entreprise de presse numérique » était à sa 16e édition.

Le secteur de la presse numérique en Côte d’Ivoire connaît des difficultés. La situation s’est accrue avec la crise sanitaire de Covid-19, mais les acteurs ont affiché de la résilience. 

 M. Abdoul Aziz a fait observer que la presse numérique présente de forts avantages, entre autre l’audience, un facteur qui intéresse les annonceurs et les entreprises dans leurs stratégies de communication.

Espace de diffusion rapide de l’information et souvent moins cher, les sites web offrent des surfaces multi média (Texte, Photo, Vidéo, Audio) pour véhiculer des messages sous plusieurs formats.

Concernant la rentabilité, M. Abdoul Aziz, fondateur de l’agence marketing digital L@Commerciale, a évoqué la diffusion en direct (Live), un contenu varié et original pour attirer les clics.

Selon lui, on peut rentabiliser un site de trois manières, à savoir le référencement, le placement de produits et les partenariats. Mais, la grande innovation est le placement de produits.

Le placement des produits,  expliquera-t-il, est la publicité dans une vidéo et ceci est « très rentable », toutefois pour être efficace il faut aussi faire la promotion des plateformes du média afin d’attirer les lecteurs. 

En outre, pour rentabiliser son interface, il avance qu’il faut proposer de la visibilité sur sa plateforme, réaliser du contenu payant pour des entrepreneurs de la diaspora ou encore réaliser des capsules vidéos avec du placement de produits. 

Il conseille par ailleurs aux web entrepreneurs de monétiser leur page Facebook pour y avoir de la publicité, de monétiser leur chaîne tube et bien référencer leur site web.

Il y a beaucoup de possibilités d’avoir du revenu pour les médias numériques qui, en croire M. Aziz Abdoul, sont de formidables alternatives pour les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites moyennes industries (PMI) qui n’ont pas de gros moyens publicitaires.

Avec les TIC l’espoir renaît pour les entreprises de presse dont plusieurs parmi elles ont intégré Internet dans leur stratégie; toutefois, leur modèle économique n’est pas encore stabilisé et bien lisible, avertit-il. 

Abdoul Aziz soutient qu’on peut choisir l’option d’être un média numérique spécialisé en notes vocales animées. D’ailleurs, le reportage vidéo avec à l’intérieur le passage du Logo d’une entreprise ou la transition publicitaire est rentable.

Pour Aziz Abdoul Internet offre des opportunités extraordinaires pour la presse et pour les journalistes, car les populations sont de plus en plus connectées et la manière de s’informer a changé les habitudes de consommation.

« Aujourd’hui presque tout se fait avec le smartphone et le défi (pour les médias en ligne) est d’y apporter de l’information crédible, vraie, rapidement et via des contenus de qualité », fait-il observer.

La présence d’entreprises de presse en ligne rentables permettra non seulement de lutter contre le fléau des fake news, mais aussi et surtout de donner au journaliste sa place dans l’écosystème des médias digitaux, poursuit-il. 

« N’oublions pas qu’aujourd’hui, les journalistes et les médias sont fortement menacés par la floraison de cyberactivistes et autres qui ont accès aux sources et qui diffusent aussi l’information », relève M. Aziz Abdoul.

Aujourd’hui, l’accès aux contenus est à 90 % gratuit et la mise en ligne permet de diffuser instantanément l’information. Parmi les médias numériques ivoiriens à succès, Abidjan.net est incontestablement le pionnier et l’exemple de réussite.

 Créé en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et promouvoir l’écosystème de la presse numérique en Côte d’Ivoire.

Politique et faits divers au menu de la presse sénégalaise

L’actualité politique alimentée par divers sujets et l’affaire du trafic de passeports diplomatiques et de visas impliquant des députés et des membres du mouvement « Y en a marre » font la Une des quotidiens sénégalais reçus ce samedi à APA. »Le président d’Agir critique les opposants: Thierno Bocoum se démarque et peint en noir les coalitions », rapporte Vox Populi, dans lequel journal, l’opposant affirme: « Aucune coalition n’a pour finalité de défendre les intérêts de la population ».

« Mise en place  (de la coalition) Yewwi Askan Wi: Bocoum casse Sonko et Khalifa. Ils ont brisé l’entente sur laquelle nous travaillions tous », écrit Les Échos.

Traitant de la formation de grandes coalitions de l’opposition, Le Quotidien parle de « l’autre duel des locales » car il y aura une « équation des alliances au niveau des mairies ».

« Opposition: La guerre des places. Le positionnement casse l’unité », renchérit Walf Quotidien, là où Sud Quotidien note: « Quatre coalitions à l’assaut des locales de 2022: Jeu de dupes ».

Pendant ce temps, L’As revient sur l’affaire d’escroquerie aux visas et aux passeports diplomatiques et informe que « Simon et Kilifeu (membres de Y en a marre) déférés au Parquet lundi ».

« Affaire Kilifeu-Thiat interrogé à la DIC hier puis libéré », renseigne Libération qui fait aussi état de 2e retour de Parquet pour Condé, l’associé des députés Boubacar Biaye et Mamadou Sall, cités dans une autre affaire de trafic de passeports diplomatiques.

À propos de cette affaire de trafic de passeports diplomatiques, Les Échos souligne que « Kilifeu et Simon Kouka tombent, Thiat s’ en sort ».

Pour L’Observateur, « Thiat (a été) auditionné par la DIC pour une histoire de vol de voiture. Les liens avec Thierno Diallo, le bourreau de Kilifeu ».

« Argent, sexe, drogue…dans la jet-set dakaroise: Le flirt avec les frasques », tite Le Soleil.

Côte d’Ivoire: l’UNICEF dote les radios de proximité de matériels de production

L’UNICEF Côte d’Ivoire a offert jeudi des matériels de production aux 60 radios conventionnées, dans le cadre du projet « Radio amie des enfants », lors d’une cérémonie au siège de l’institution à Cocody Riviera Golf, dans l’Est d’Abidjan.Les matériels, composés entre autres, d’ordinateurs, des enregistreurs numériques, ont été réceptionnés par l’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire (URPCI), en présence du directeur de Cabinet du ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, Martial Adou.

M. Adou, qui représentait le ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, président de la cérémonie de remise de matériels aux radios de proximité, a exprimé la gratitude de l’Etat à l’UNICEF pour ces dons. 

Le directeur de Cabinet du ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, a relevé que les radios de proximité ont une grande importance dans l’écosystème de communication, soulignant qu’elles sont « des médias de proximité ».  

 Réparties sur l’ensemble du territoire national, elles sont plus proches des communautés. Ce qui leur donne d’être de puissants relais et de véhiculer des messages auprès de populations, souvent en langues locales.  

Dr Sophie Léonard, la représentante adjointe de l’Unicef en Côte d’Ivoire, a fait observer que l’information est devenue pro mondiale, en cette période marquée par la pandémie de Covid-19 et les différents risques auxquels sont exposés les enfants. 

« Informer ne signifie pas que les gens ont compris et vont adopter un autre comportement. Ce que nous voulons, c’est le changement de comportement pour que les parents, les enseignants, les responsables des services sociaux dans les centres de santé prennent mieux en charge nos enfants », a dit Dr Sophie Léonard. 

Les radios de proximité, ajoutera-t-elle, sont un « outil formidable pour parler aux gens dans leurs langues » et l’UNICEF espère que les informations qui y seront portées changeront les comportements et des pratiques plus favorables aux enfants.

Le président de l’URPCI, Eric Gohou s’est dit « heureux » de ces équipements qui permettront de produire des émissions de qualité en vue d’un changement de comportement des populations.  

« L’une de nos missions est de faire en sorte que nos radios puissent avoir des équipements et nous sommes heureux de recevoir ces équipements de la part d’un partenaire traditionnel », a-t-il déclaré.

Ces matériels de production visent à permettre aux reporters d’être très efficaces sur le terrain. Dans cette veine, le président de l’URPCI annonce « dans deux ou trois mois », du matériel qui devrait être remis par le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP). 

« Nous avons pour ambition d’équiper 150 radios, mais pour cette année, ce sera 50 radios », a dit Éric Gohou, indiquant l’année prochaine 50 autres seront équipées et l’année d’après 50 radios de proximité afin qu’elles aient le minimum de matériels pour faire des productions de qualité.

Venance Konan nommé au Conseil de la société Ivoirienne de télédiffusion

L’émérite journaliste ivoirien Venance Konan, ex-directeur général du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin, a été nommé au Conseil d’administration de la société Ivoirienne de télédiffusion (IDT, publique), en qualité de représentant du président de la République.

M. Venance Konan a été nommé comme membre de la société d’État IDT, « au titre de la présidence de la République », selon un décret lu mercredi, face à la presse, par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue d’un Conseil des ministres.   

M. Venance Konan a quitté la tête du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin, il y a quelques semaines, selon une note du Conseil d’administration, qui annonçait son DGA Serge Abdel Nouho comme directeur général intérimaire.

Le directeur général par intérim, Serge Abdel Nouho, a été nommé en août 2021 directeur général de la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI), structure éditrice du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin.

La politique et l’économie meublent la Une de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais reçus, ce samedi à APA, mettent en exergue l’actualité politique et économique.En prélude aux prochaines élections territoriales du 23 janvier 2022, L’As informe que la formation politique de l’ex-président de la République, Me Abdoulaye Wade, le Parti démocratique sénégalais  (Pds) « rebat les cartes ».

« Wade sur la reconquête du pouvoir: le Pds est debout et prêt », note Le Quotidien en manchette.

Informant que Wade lance son opération de vente des cartes, ce samedi 4 septembre 2021, 24 Heures répète ses propos: « Le Pds est debout et prêt pour la reconquête du pouvoir. Nous avons fait un pari, celui de nous compter le plus possible de la réalité et de nous organiser.  Il nous faut le gagner ».

« Le Pds toujours debout », renchérit Direct News.

Revenant sur l’ambiance des inscriptions sur les listes électorales à Ziguinchor, Libération informe que « l’Apr et Pastef échangent des coups de poing ».

L’Info revient sur le lancement, avant-hier, de la coalition « Yewwi Askan Wi », insistant sur « les défis de Khalifa », ex-maire de Dakar.

« Entretien: les vérités de Abdoul Mbaye à Sonko, Khalifa », membres de « Yewwi Askan Wi », titre L’Observtauer. Dans ce journal, l’ancien Premier ministre et président du parti ACT affirme: « Les petits calculs et l’absence de transparence nous ont empêché de rejoindre Yewwi Askan Wi ».

À la Une de Vox Populi, l’enseignant-chercheur, Moussa Diaw estime que « Yewwi Askan Wi aura peu de chances devant (la coalition présidentielle) Benno Bokk Yakkar ».

« Ambition, guerre de légitimité…Ces dangers qui guettent Yewwi Askan Wi », renchérit Walf Quotidien.

Dans sa rubrique « Grand’Place », EnQuête affiche l’ex-ministre de la Justice, professeur Ismaila Madior Fall, « à coeur ouvert ». « Lorsqu’en 2013, le président Sall fit appel à moi, j’ai aussitôt réalisé que je perdais des libertés. 2024 (la présidentielle) se joue en réalité  (aux élections territoriales) en 2022 ».

« Situation politique à la Médina: (le maire) Bamba Fall attaque et cogne » les anciennes gloires, rapporte Les Échos.

En économie, EnQuête informe que le Sénégal lève 55 milliards f cfa sur le marché régional des titres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

« Hausse générale des prix: Le petit commerce tire la langue », constate Walf Quotidien.

Pendant ce temps, Le Soleil s’intéresse au nouveau statut de la Pharmacie nationale d’approvisionnement  (PNA) et explique ce qui va changer.

La demi-finale  (Sénégal-Côte d’Ivoire) de l’Afrobasket ce samedi à Kigali (Rwanda) fait la Une de Sud Quotidien qui lance aux Lions de à Téranaga: « Rugissez encore…! »

Sénégal : politique et économie se partagent la Une des quotidiens

Les quotidiens sénégalais, parvenus ce vendredi à APA, traitent essentiellement du lancement d’une coalition de l’opposition en vue des prochaines Locales et de l’Etat qui renonce à 47 milliards de FCfa de recettes pour lutter contre l’inflation.« Le +pacte de sang+ », arbore à sa Une EnQuête avant de préciser en sous-titres que « Khalifa Sall, Sonko, Aida Mbodj, Cheikh B. Dièye, Gakou, Déthié Fall et Cie iront ensemble aux Locales et aux Législatives. » Ces derniers « ont signé une charte contre tout compromis ou compromission avec Macky Sall », ajoute le journal.

« Annoncée depuis quelques jours, la grande coalition de l’opposition a finalement vu le jour hier, malgré les soubresauts qui ont marqué sa gestation. Au nombre de 22, les organisations politiques signataires de la charte d’alliance dénommée +Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en langue wolof+ ont juré de s’unir en perspectives des élections locales de janvier 2022, des législatives de juillet 2022 et de la présidentielle de 2024 », détaille L’AS.

Cela pousse Sud Quotidien à arborer cette Une : « +Yewwi askaan wi+ en marche ! » Dans les colonnes du journal, l’enseignant-chercheur en Sciences politiques estime toutefois qu’« il sera très difficile pour la coalition de tenir tête à la majorité au pouvoir. »

Sous le titre « Yewwi Askan Wi : la machine qui veut basculer Benno », Vox Populi signale que « la coalition bride ses membres : pas de critiques ou discrédit entre membres ou sur la coalition, pas de listes parallèles, pas de compromis ou compromission avec le pouvoir et la ligne de conduite à tenir. »

Cette coalition ne fait cependant pas l’unanimité au sein des partis opposés au régime actuel. La coalition Jotna et le Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) ont ainsi fustigé dans Vox Populi la démarche qui a abouti au lancement de la Grande coalition.

« Ils ne veulent pas +embarquer dans un tel projet, sans débat et qui, depuis ses origines, souffre d’un manque manifeste de transparence+ », précise la publication.

Cela fait dire à WalfQuotidien que « l’opposition (est) dans tous ses éclats ». « La coalition XXL de l’opposition vit, peut-être, ses derniers instants. La Majorité qui se réjouit de cette implosion, fruit du choc des ambitions, ne se porte guère mieux, ne faisant que différer les contentieux », analysent nos confrères.

En économie, Le Soleil annonce « un soutien robuste aux ménages ». L’Etat a en effet renoncé à 47 milliards de FCfa de recettes pour permettre aux citoyens de supporter la hausse du prix des denrées de première nécessité.

EnQuête parle d’une « thérapie de choc de l’Etat » qui a procédé à une baisse et la suspension de certaines taxes douanières pour soutenir les ménages. Pour L’AS, « l’Etat freine l’inflation ». Cette suspension de taxes tous azimuts était nécessaire « pour éviter des émeutes de la faim », estime Sud Quotidien.

Si l’Etat s’adonne à ce « sacrifice » de 47 milliards, il « oblige (cependant) les commerçants à se mettre en règle avec le fisc » pour atténuer les pertes, note WalfQuotidien.

Presse africaine: le Ghana favorable à un accord de siège de l’UJPLA

Le Ghana est favorable à l’installation du siège de l’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA), a déclaré jeudi à Accra le ministre ghanéen de l’Information, M. Kodjo Oppong-Nkrumah, lors d’une rencontre avec une délégation de l’organisation.

M. Kodjo Oppong-Nkrumah, lui-même journaliste, s’est réjoui de la volonté de l’organisation d’implanter son siège au Ghana. Il a en outre accueilli l’idée de la grande conférence internationale proposée par l’UJPLA en fin d’année au Ghana sur le thème « Liberté de la presse, démocratie et paix en Afrique ».

Il a en outre accepté d’être parmi les membres d’honneur de l’UJPLA. A cette rencontre, l’Ivoirien Noël Yao, président de l’Union avait à ses côtés le secrétaire général de l’organisation, M. Josué Blaise Mbanga Kack du Cameroun.   « Nous repartons satisfaits et comblés d’Accra car nos requêtes ont reçu une suite positive », a affirmé M. Noël Yao.

L’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA) a été portée sur les fonds baptismaux le 18 août 2020, à Abidjan, à l’issue d’une Assemblée générale constitutive, à la Maison de la presse.     En un an, il compte près de 30 pays africains sur les 54 de l’Union africaine et « plus de 100 membres répartis sur le continent ».  

Les membres ont adopté à l’unanimité les statuts de l’association, régie par la loi (N° 60-315 du 21 septembre 1960) du droit ivoirien, et fixé le siège social à Cotonou, au Bénin, indiquant qu’il pouvait être transféré en cas de besoin en tout autre lieu du continent africain par décision de l’Assemblée générale.

Le journaliste ivoirien, Noël Yao, a été élu président de l’UJPLA pour un mandat de six ans à la tête de l’association dont l’objet est de « défendre la liberté et la sécurité physique, morale, matérielle, sociale, économique, culturelle, politique, démocratique et les intérêts des journalistes ».   

Sénégal: la division de l’opposition en vedette dans la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA traitent principalement des défections notées au sein de la grande coalition de l’opposition, qui doit être lancée ce jour.Le Quotidien qualifie de « projet mort-né » la grande coalition de l’opposition, pointant un « choc des ambitions » et une « guerre des ego ». Le PDS de l’ex-président Abdoulaye Wade « s’en démarque et dénonce des jeux de l’ombre », selon le journal.

« Le PDS se retire, Decroix et Pape Diop disent niet », rapporte cette fois Vox Populi à propos de cette coalition de l’opposition dont le lancement est prévu aujourd’hui. Les Libéraux dénoncent des « jeux dans l’ombre, des détours et subterfuges ».

Le quotidien national Le Soleil sent ainsi un « parfum de division dans l’opposition ». EnQuête livre « les secrets du clash » entre les adversaires du président Macky Sall, précisant toutefois que la coalition de l’opposition sera lancée ce jour sans le Parti démocratique sénégalais.

L’Observateur montre quatre images comportant des leaders opposants pour enquêter sur les « maux » qui causent « les trois niveaux de difficulté du +Je+ de l’opposition ». Parmi ces opposants, le leader de Pastef Ousmane Sonko fait « face à la gourmandise de ses hommes », selon Walf Quotidien.

Sur un autre sujet, Le Soleil titre sur « les directives de Macky Sall » pour impulser l’action gouvernementale. « Le temps est au travail, dans l’efficacité, la qualité, l’efficacité et la performance », a-t-il indiqué hier en Conseil des ministres.

« Macky presse ses hommes » à propos de la mise en œuvre du Plan Orsec et du programme de l’emploi des jeunes entre autres, note L’AS qui titre en même temps sur la victoire (2-0) de l’équipe nationale de football face à son homologue du Togo, un premier match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022.

« Les Lions font l’essentiel sans hargne », indique le journal. « Poussive mais importante victoire », souligne de son côté Record.

A l’occasion, le quotidien sportif remarque que Sadio Mané a marqué son 24e but avec l’équipe nationale et le défenseur parisien Abdou Diallo son premier.

Affaire apologie du viol: Yves de M’Bella condamné à 1 an de prison avec sursis

Le célèbre animateur télé-radio Yves de M’Bella, accusé d’avoir fait l’apologie du viol à une émission sur la chaîne de télévision privée ivoirienne NCI, a été condamné mercredi à 12 mois de prison avec sursis et 2 millions Fcfa d’amende.

Le juge lui a également infligé une interdiction de voyager sur toute l’étendue du territoire ivoirien sur une période de deux ans, à appris APA dans la capitale économique ivoirienne.  

L’animateur télé-radio avait été convoqué le 31 août 2021 à la direction de la police criminelle pour « audition-interrogatoire suite à une enquête ouverte pour apologie, attentats aux mœurs relativement à l’émission télé d’ici vacances du 30 août 2021 ». 

Dans la conduite de l’émission, M. Yves de M’Bella a invité un ex-condamné pour viol à reconstituer sur le plateau, à l’aide d’un mannequin, son mode opératoire. La Ligue ivoirienne des droits des femmes a immédiatement saisi la justice.

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA, régulateur) a suspendu mardi M. M’Bella, l’animateur de l’émission incriminée pour une durée de 30 jours, de toutes les antennes des chaînes de télévisions et de radios en Côte d’Ivoire.

Affaire apologie du viol: manifestation féministe devant le siège de NCI à Abidjan

Plus d’une vingtaine de femmes issues d’organisations de défense des droits de l’Homme ont manifesté bruyamment mercredi devant le siège de la télévision NCI, à Abidjan, pour dénoncer l’apologie du viol à une émission et réclamer des sanctions contre la chaîne de télé.

A l’entrée de l’établissement, de jeunes dames scandant « non à la culture du viol », tenaient des pancartes sur lesquelles l’on pouvait lire «ne blanchissez pas le viol » ou encore « le viol n’est pas un jeu ».

Membre de Bridje, une association citoyenne, Annabella Kemayou, dit être venue soutenir auprès d’autres ONG ce mouvement pour défendre le droit des femmes et faire respecter la femme en Côte d’Ivoire.

« On dénonce la banalisation du viol qui a été fait dans l’émission télé d’ici vacances de NCI » où la chaîne a reçu un ex-condamné pour viol, coups et blessures, à qui l’animateur a demandé de reconstituer sur le plateau, à l’aide d’un mannequin, son mode opératoire.

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA, régulateur) a suspendu M. Yves de M’Bella, l’animateur de l’émission incriminée pour une durée de 30 jours, de toutes les antennes des chaînes de télévisions et de radios en Côte d’Ivoire.

« La suspension de 30 jours n’est pas suffisante, on veut plus, c’est un crime qui a été commis (…) et M. M’Bella n’est pas le seul responsable, ça été validé par une rédaction et la chaîne doit payer au même titre que son animateur. On réclame de réelles sanctions », a-t-elle lancé.    

La Ligue ivoirienne des droits des femmes, lead de ce rassemblement, qui se dit « choquée, outrée et scandalisée par l’apologie et la promotion du viol faites par le célèbre animateur Yves M’Bella », a saisi la justice qui statue sur cette affaire.

Affaire apologie du viol: Yves de M’Bella entendu par la police judiciaire

Le célèbre animateur télé Yves de M’Bella, accusé d’avoir fait l’apologie du viol à une émission sur la chaîne de télévision privée ivoirienne NCI, a été entendu par la police judiciaire, a appris mercredi APA.Dans la conduite de l’émission, M. Yves de M’Bella a invité un ex-condamné pour viol, coups et blessures à reconstituer sur le plateau, à l’aide d’un mannequin, son mode opératoire. « Outrée », la Ligue ivoirienne des droits des femmes, a saisi la justice.

Interpellée, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA, régulateur) a suspendu mardi M. Yves de M’Bella, l’animateur de l’émission incriminée, pour une durée de 30 jours, de toutes les antennes des chaînes de télévisions et de radios en Côte d’Ivoire.

« J’ai été choqué et attristé comme des millions d’Ivoiriens devant le spectacle désobligeant offert par NCI. Face à de tels actes je tiens à rappeler la nécessité pour nos médias d’être responsables afin d’éduquer au mieux nos populations », a écrit sur sa page Facebook l’homme politique Jean Louis-Billon.  

« Le viol n’est pas un sujet à prendre à la légère, c’est pourquoi je condamne de telles actions, et que de vraies sanctions s’imposent ! », a ajouté  l’ex-ministre ivoirien du Commerce, Jean Louis Billon.

Des organisations de défense des droits des femmes réclament également des sanctions à l’encontre de la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI) et des responsables de la télé qui ont validé le contenu de cette émission dénommée « la Télé d’Ici Vacances ».   

Côte d’Ivoire: 25 000 dollars des Etats-Unis pour la labélisation des sites web d’information

Le Réseau des Professionnels de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) bénéficie d’un financement de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire à hauteur de 25 000 dollars, soit environ 12,5 millions de FCFA pour la mise en œuvre d’un projet de labélisation des sites web d’information et autres activités visant à atténuer la désinformation en ligne et la désinformation préjudiciable.

Un volet de ce projet, qui vise à professionnaliser et crédibiliser les médias numériques ivoiriens à travers un label, durera six mois.    

 «Le REPPRELCI exprime son infini remerciement à l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire et au Peuple américain pour leur constante sollicitude en faveur du secteur des médias en général et celui de la presse numérique en particulier », a déclaré le président du REPPRELCI, Lassina Sermé après  la notification de ce financement.

«Nous procéderons dans les prochains jours au lancement d’un appel à manifestation d’intérêt à l’attention de toutes les entreprises de presse numérique en vue du recrutement des participants à ce projet », a poursuivi M. Sermé, ajoutant que « pour le succès de ce projet, le Réseau rassure qu’il ne ménagera aucun effort et encourage tous les acteurs du secteur à accorder une attention particulière aux activités entrant dans le cadre de sa mise en œuvre ».       

         

 Crée en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et de promouvoir l’écosystème de la presse numérique en Côte d’Ivoire 

Côte d’Ivoire/ « choquée » de l’apologie du viol dans une émission télé, une ONG saisit la justice

La Ligue ivoirienne des droits des femmes, « choquée » de l’apologie du viol dans une émission de la télévision privée NCI, annonce avoir saisi la justice, dans un communiqué.

« La Ligue ivoirienne des droits des femmes est choquée, outrée et scandalisée par l’apologie et la promotion du viol faites par le célèbre animateur Yves M’Bella », indique le communiqué publié mardi.  

L’animateur Yves M’Bella et son équipe ont invité sur le plateau de « la télé d’ici en vaccances » de la Chaîne de télévision NCI, un ancien violeur, qui a révélé comment il commettait son forfait.  

Pour l’ONG, « il est insultant, voire humiliant pour une chaîne de télévision d’inviter un violeur sur son plateau et de lui demander de faire une démonstration d’un acte de viol ». 

Avec un mannequin inerte, l’invité a depuis l’approche de sa victime, montré les techniques pour piéger cette dernière, et la soumette à sa besogne.     

La Ligue « condamne avec la dernière énergie cette émission et son contenu humiliant et dégradant pour la femme, la société, et tient à signifier que le viol est un crime », mentionne le texte. 

L’ONG annonce avoir entrepris en synergie avec le Collectif des activistes et des associations de défense des droits des femmes des actions auprès du ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant.  

Dans ce contexte, elle envisagent également de saisir la Haute autorité de la communication audiovisuelle et la direction de la  chaîne de télévision NCI, aux fins de prendre les mesures pour éviter ces bavures.  

« Une plainte pour outrage public à la pudeur et apologie de viol contre la chaîne de télévision NCI et l’animateur a été déposée par les soins de notre avocate auprès du procureur de la République », poursuit le texte. 

La Ligue ivoirienne des droits des femmes exige par ailleurs une sanction de la Haute autorité de la communication et de l’audiovisuel contre NCI, une suspension de l’animateur ainsi que des membres de son équipe présents sur le plateau. 

La Ligue demande aussi la « non association de l’image de Yves de M’Bella à la finale du concours Miss Côte d’Ivoire » et une émission de la chaîne sur la lutte contre le viol et les violences faites aux femmes.  Le film de l’émission qui circule sur les réseaux sociaux a affolé la toile.