Togo : TVT et Radio Lomé numérisent 10 services administratifs

Lomé, lundi 28 septembre 2026 — Les citoyens togolais accèdent désormais à dix services de la Télévision togolaise (TVT) et de Radio Lomé directement depuis leur ordinateur ou leur smartphone. Cette ouverture numérique simplifie les démarches, réduit les déplacements et rapproche les médias publics des populations, y compris celles vivant à l’étranger. Ainsi, les Togolais gagnent du temps.

 Un virage numérique majeur pour les médias audiovisuels publics

Le ministère de la Communication annonce ce lundi la mise en ligne d’une plateforme qui regroupe dix prestations jusque-là accessibles uniquement par des canaux physiques ou téléphoniques. Cette initiative s’inscrit dans le Programme d’accélération de la digitalisation des services publics, piloté par le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique.

L’objectif affiché : moderniser l’administration, fluidifier les procédures et offrir aux usagers un accès rapide, sécurisé et disponible 24 heures sur 24.

Avis de décès, publicité et couverture média : des démarches désormais simplifiées

Parmi les prestations désormais dématérialisées figurent plusieurs démarches du quotidien concernant directement les familles, les entreprises et les associations. La plateforme permet ainsi d’effectuer en ligne une demande de diffusion d’avis de décès, de solliciter la couverture médiatique d’un événement ou encore de commander une campagne publicitaire.

Pour les particuliers comme pour les organisations, cette évolution transforme en profondeur l’accès aux médias publics. Désormais, une simple requête peut être formulée depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur — une avancée majeure pour les usagers résidant loin de Lomé ou confrontés à des contraintes de temps.

En centralisant ces démarches sur un point d’entrée unique, le service gagne en accessibilité et s’adapte aux nouveaux usages numériques. Concrètement, ces prestations en ligne éliminent les files d’attente, réduisent les frais de déplacement et permettent un suivi en temps réel des dossiers. Pour la diaspora togolaise, ce dispositif offre enfin la possibilité d’interagir directement avec les médias nationaux, affranchie de toute contrainte géographique.

 Un maillon de plus dans la dématérialisation de l’administration

Cette ouverture s’aligne sur une dynamique plus large engagée depuis novembre 2025, lorsque le gouvernement a lancé officiellement la digitalisation accélérée de l’administration. Depuis, plusieurs ministères — Affaires étrangères, Tourisme, Culture et Arts — intègrent progressivement leurs procédures sur la plateforme nationale service-public.gouv.tg.

Le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique coordonne cette mutation, avec l’appui de l’Agence Togo Digital (ATD), qui accompagne les administrations dans la refonte de leurs processus internes et l’expérience usager.

Des médias publics transformés en guichets de services de proximité

La plateforme vise à toucher l’ensemble des citoyens, y compris ceux qui maîtrisent peu les outils numériques. Elle s’accompagne de campagnes de sensibilisation et de points d’assistance dans les espaces publics numériques, afin que personne ne reste en marge de cette transition.

Avec cette étape, les médias publics togolais franchissent un cap : ils ne se contentent plus de diffuser de l’information, ils deviennent eux-mêmes des guichets de services, au plus près des besoins des populations.

Coopération Aného – Nuremberg : Alexis Coffi Aquereburu en Allemagne

ANÉHO, 28 septembre 2026 — Le sénateur-maire de la commune des Lacs 1, Me Alexis Coffi Aquereburu, a entamé dimanche une mission de travail en Allemagne, avec des étapes prévues à Nuremberg et à Bonn. Ce déplacement est l’occasion pour l’élu togolais de consolider les relations entre Aného et la ville allemande, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement local.

Par ailleurs, la première séquence de la mission se déroule à Nuremberg, où le maire a rencontré ce lundi son homologue, Marcus König. Les deux responsables ont fait le point sur les projets déjà réalisés et examineront les prochaines priorités de leur coopération. Le partenariat entre Lacs 1 et Nuremberg a été signé le 31 juillet 2017.

 Énergie solaire et salubrité : les retombées concrètes d’un partenariat de 9 ans

La coopération a produit plusieurs réalisations dans les domaines de l’énergie, de l’éducation et de la gestion des déchets. Le Centre hospitalier préfectoral d’Adjido-Aného ainsi que le Lycée d’enseignement technique et professionnel d’Aného-Glidji ont notamment bénéficié d’installations solaires.

Ces équipements s’inscrivent dans un programme plus large associant Nuremberg, Aného et d’autres partenaires au développement des infrastructures énergétiques et de formation. Des installations photovoltaïques ont également été mises en place dans des établissements de santé et des lycées techniques togolais.

La commune des Lacs 1 a par ailleurs obtenu des engins destinés au ramassage des ordures, du matériel pour sa plateforme de compostage et des équipements de protection individuelle. La mairie d’Aného prévoit de réceptionner officiellement ces équipements le 9 octobre prochain.

Assainissement : l’enjeu crucial du maintien de l’expert local

Dans ses échanges avec les responsables allemands, Alexis Coffi Aquereburu demandera la prolongation d’un an du contrat de l’expert local chargé de la gestion des déchets solides. Ce contrat doit prendre fin en février 2027.

En effet, la commune considère cette expertise comme un appui majeur pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets. Une prolongation permettrait aux services municipaux de consolider les méthodes déjà introduites et de poursuivre le transfert de compétences au profit des équipes locales.

Le maire devrait également transmettre la reconnaissance du Conseil municipal et des habitants des Lacs 1 à la ville de Nuremberg pour son accompagnement dans les projets engagés depuis 2017.

Étape à Bonn : porter la voix des Lacs 1 à la table ronde « Vision 2040 »

Après Nuremberg, la délégation se rendra à Bonn, deuxième étape de la mission. Me Alexis Coffi Aquereburu participera mardi 29 septembre à une table ronde consacrée à la « Vision 2040 » des collectivités territoriales.

Cette rencontre portera sur l’évolution de la gouvernance locale et sur les moyens de renforcer la coopération entre territoires. À cet effet, le sénateur-maire y présentera l’expérience des Lacs 1, une commune confrontée aux défis de l’assainissement, de l’accès à l’énergie, de la formation technique et de la modernisation des services municipaux.

Quel est l’impact réel du partenariat Togo – Allemagne sur le quotidien des habitants ?

La mission allemande intervient à un moment où la coopération entre Aného et Nuremberg cherche à passer d’une logique de projets ponctuels à une approche plus structurée. Les équipements déjà obtenus doivent désormais produire des effets durables, grâce à un meilleur suivi local et à une implication accrue des services municipaux.

Pour la commune des Lacs 1, l’enjeu consiste à transformer ce partenariat en un levier de développement territorial. La gestion des déchets, la transition énergétique, la formation professionnelle ainsi que la gouvernance locale constituent les principaux domaines sur lesquels Aného entend approfondir son dialogue avec ses partenaires allemands.

En somme, cette mission allemande doit donc marquer un tournant opérationnel pour les Lacs 1. Il ne s’agit plus seulement d’accumuler les projets, mais de démontrer la capacité de la commune à traduire ces acquis diplomatiques en résultats tangibles : des rues plus propres, des infrastructures énergétiques autonomes et des services municipaux durablement modernisés.

Lacs 3 : à Agbata-Lanzo, la petite enfance fait peau neuve

Agbata-Lanzo, 28 septembre 2026 – Offrir aux tout-petits un cadre d’apprentissage stimulant dès leurs premiers pas à l’école : la commune de Lacs 3 concrétise cet engagement au cœur du village d’Agbata-Lanzo. La municipalité a marqué un tournant décisif pour l’École primaire publique (EPP) locale en validant l’achèvement du chantier de réhabilitation de sa section préscolaire.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
Une métamorphose attendue par la communauté

Pendant des années, l’accueil des plus jeunes élèves a représenté un défi en matière d’aménagement et de sécurité pour le corps enseignant. Désormais, la mise aux normes complète de ce bâtiment réaménagé transforme le quotidien de l’établissement, dont les locaux accueillent les élèves des groupes A et B.

Pour les familles d’Agbata-Lanzo, comme pour le Comité villageois de développement (CVD), représenté par Essogbé Kossi Gaglo, cette livraison symbolise une avancée concrète. Par ailleurs, la directrice du Jardin d’enfants public (JEP), Kayi Mawussi Lawson, partage le même constat : la qualité de l’environnement physique conditionne directement l’éveil, la sécurité et le parcours scolaire des jeunes enfants.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
L’exigence technique au service de la sécurité

La journée d’inspection sur le terrain a donné lieu à un examen rigoureux des infrastructures restaurées. Guidée par le maire de Lacs 3, Messan Anani, la commission d’évaluation a inspecté chaque élément du bâtiment rénové afin d’en garantir la conformité.

Aux côtés du secrétaire général et responsable des marchés publics, Koffi Gnalétassi Tona, ainsi que du contrôleur financier délégué de la Région maritime Est, Razaki Abagoun, la municipalité a mobilisé l’expertise d’Hodabalo Takpeke, conducteur des travaux de génie civil de la mairie. Face à eux, l’entreprise exécutante ANOUANICO & FILS, dirigée par Afi Catherine Ayena, a présenté le détail des interventions. À l’issue des vérifications sur pièces et sur ouvrage, la commission a constaté le respect scrupuleux du cahier des charges et prononcé la réception provisoire du site.

Un cap stratégique pour la mairie d’Agbodrafo

Cette réalisation s’inscrit dans un plan global de restructuration des équipements publics porté par la mairie d’Agbodrafo. En ciblant prioritairement le préscolaire — une étape charnière, mais souvent sous-dotée —, l’administration municipale consolide les fondations de son réseau éducatif territorial.

En orientant ses investissements vers les établissements de proximité, la municipalité de Lacs 3 affirme ainsi sa volonté politique : faire de l’équité d’accès à une instruction de qualité le véritable moteur du développement local.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo

Togo-Hongrie : deux Projets d’envergure au cœur d’un entretien à Lomé

Lomé, 25 septembre 2026 — Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu, ce vendredi, l’ambassadeur de Hongrie au Togo, Tamás Fehér Endre, pour un entretien centré sur l’accélération concrète des projets bilatéraux. Au menu : la construction de stations de traitement des eaux usées dans le Grand Lomé et le renforcement du partenariat en matière d’impression sécurisée de documents officiels.

Un MoU de janvier 2025 enfin en phase opérationnelle

Les deux pays avaient signé, en janvier 2025, un Mémorandum d’entente (MoU) prévoyant la construction de deux stations de traitement des boues de vidange à Aképé et Djagblé, conformément au Plan directeur d’assainissement du Grand Lomé. Ce projet, porté avec la société hongroise PURECO, vise à moderniser la gestion des déchets sanitaires et à améliorer le cadre de vie des populations de la capitale économique.

Lors de la rencontre de ce vendredi, l’ambassadeur Endre a confirmé la volonté de Budapest de passer rapidement à la phase de mise en œuvre. « Nous avons eu une rencontre très fructueuse avec le Président du Conseil du Togo. Les discussions ont porté sur de nombreux sujets d’intérêt commun, notamment la construction de stations de traitement durable des eaux usées dans le Grand Lomé », a-t-il déclaré.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Répondre aux urgences sanitaires et environnementales de la capitale

Pour Lomé, l’importance de ce projet va bien au-delà de l’aspect purement matériel. Le Grand Lomé, en pleine expansion démographique, fait face à des défis croissants en matière d’assainissement : saturation des fosses septiques, risques de pollution des nappes phréatiques et besoin de solutions durables de traitement.

Les deux stations prévues à Aképé et Djagblé permettront de traiter les boues de vidange collectées dans les quartiers périphériques, de réduire les déversements sauvages et de produire des sous-produits valorisables (biogaz, compost). Le projet s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et de résilience climatique.

Lutte contre la fraude documentaire : le Togo s’appuie sur la technologie hongroise

Par ailleurs, les deux responsables ont évoqué un partenariat en matière d’impression sécurisée des documents officiels. La Hongrie, reconnue pour son expertise dans les technologies de sécurité documentaire (passeports, cartes d’identité, titres fonciers), pourrait ainsi accompagner le Togo dans la modernisation de ses systèmes d’identification et de lutte contre la fraude.

Cet axe, moins médiatique mais stratégique, répond à un besoin croissant de sécurisation des actes administratifs et de renforcement de la confiance dans les services publics.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Une coopération bilatérale multisectorielle en plein essor

Le Togo et la Hongrie développent déjà des collaborations dans plusieurs secteurs : agriculture, sécurité, énergie, eau, technologies de l’information et de la communication. La visite de l’ambassadeur Endre s’inscrit dans une dynamique de renforcement progressif de ces liens, avec une attention particulière aux projets à impact direct pour les populations.

« Je remercie le Président du Conseil pour son intérêt pour la coopération entre le Togo et la Hongrie. Il a été particulièrement attentif aux projets que nous avons proposés, et la Hongrie se réjouit de pouvoir travailler avec le gouvernement togolais pour le bonheur des populations », a ajouté le diplomate.

 Un partenariat pragmatique axé sur des résultats concrets

Les semaines à venir serviront à finaliser le calendrier de déploiement des stations de traitement, le plan de financement et les dernières études techniques. Car, pour les autorités togolaises, l’objectif est de transformer ce partenariat en réalisations tangibles avant la fin du mandat actuel du Conseil.

Avec ce double chantier — assainissement et documents sécurisés —, le Togo et la Hongrie tracent les contours d’une coopération pragmatique, centrée sur des  projets de grande envergure ainsi que des bénéfices concrets pour les citoyens.

Togo – Émirats arabes unis : exemption de visa pour les diplomates

En marge d’assemblées internationales comme à New York, ce vendredi 25 septembre 2026, le partenariat entre le Togo et les Émirats arabes unis franchit une étape supplémentaire. Un nouvel accord portant sur la suppression réciproque des visas au profit des détenteurs de passeports diplomatiques vient d’être formalisé entre les deux nations.

Annoncée par le chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey, cette entente bilatérale vise à lever les barrières administratives pour les représentants officiels et les hauts fonctionnaires des deux États.

Zéro visa pour les diplomates : simplifier la mobilité des cadres d’État

En supprimant l’obligation de visa pour les délégations diplomatiques, Lomé et Abou Dhabi entendent simplifier les formalités de voyage liées aux missions d’État. Ce rapprochement stratégique répond, en effet, à deux impératifs majeurs :

  • Un dialogue institutionnel renforcé : faciliter des consultations régulières et directes entre les exécutifs pour harmoniser leurs positions sur la scène internationale.
  • Un levier économique et stratégique : accélérer les négociations sur les dossiers d’investissements, la logistique et les infrastructures, des secteurs clés de la coopération entre les deux pays.

Prof. Robert Dussey
© Prof. Robert Dussey

Consultations rapides et investissements : les retombées stratégiques de l’accord

Sur le plan opérationnel, cette exemption de visa change la donne : elle supprime les délais d’instruction pour les rendez-vous diplomatiques urgents et accélère les allers-retours des experts chargés de concrétiser les partenariats. Sur le plan stratégique, elle renforce le poids du passeport diplomatique togolais et assoit ainsi la crédibilité de Lomé comme partenaire de confiance auprès des capitales du Golfe.

Lomé, un hub diplomatique de plus en plus influent

Pour la chancellerie togolaise, en somme, cet accord s’inscrit dans la continuité d’une politique étrangère proactive axée sur l’ouverture et le pragmatisme. Le Togo multiplie depuis plusieurs mois les partenariats similaires afin de consolider sa position de hub diplomatique et économique en Afrique de l’Ouest.

Bien que cette mesure s’applique exclusivement au corps diplomatique dans un premier temps, elle pose les fondations institutionnelles nécessaires à un rapprochement durable entre les deux capitales, ouvrant la voie à des opportunités économiques accrues pour les deux parties.

Rougeole au Togo : Blitta et l’Ogou en état d’alerte

Lomé, 25 septembre 2026 — Les districts sanitaires de Blitta (région Centrale) et de l’Ogou (région des Plateaux) sont officiellement en épidémie de rougeole. En effet, depuis le début du mois de septembre 2026, les formations sanitaires de ces deux zones enregistrent une hausse brutale des cas, poussant ainsi le ministère de la Santé à déclencher l’alerte et à ordonner une riposte immédiate.

Une transmission rapide et un foyer d’infection localisé

La rougeole, une infection virale hautement transmissible, se propage par les gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou même parle. De plus, le virus peut rester en suspension dans l’air ou sur des surfaces contaminées jusqu’à deux heures, ce qui explique sa capacité à infecter rapidement plusieurs personnes au sein d’un même espace.

Dans les districts de Blitta et de l’Ogou, la multiplication des cas en seulement quelques semaines a conduit les autorités à qualifier la situation d’épidémique. Ainsi, dans un communiqué rendu public le 23 septembre 2026, le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, a tiré la sonnette d’alarme : face à cette résurgence, populations et agents de santé doivent redoubler de vigilance.

Fièvre, boutons, toux : les symptômes qui doivent alerter

Face à cette menace, les équipes médicales appellent les familles à identifier rapidement les symptômes caractéristiques de la maladie :

  • une forte fièvre (souvent supérieure à 39 °C) ;
  • une éruption cutanée généralisée (boutons rouges sur le corps) ;
  • une toux sèche et un écoulement nasal ;
  • une conjonctivite (yeux rouges et larmoyants).

Par conséquent, dès l’apparition de ces signes — surtout chez un enfant non vacciné —, les parents doivent éviter toute automédication et se rendre sans délai au centre de santé le plus proche. En effet, une prise en charge précoce limite non seulement les risques de complications graves (pneumonies, diarrhées sévères, lésions neurologiques), mais réduit également la transmission au sein de la communauté.

Surveillance, dépistage et sensibilisation : le plan d’urgence du gouvernement

Afin de contenir la flambée, le ministère de la Santé a activé un dispositif d’urgence articulé autour de trois priorités :

  1. Une surveillance épidémiologique renforcée : la détection rapide des nouveaux cas et une investigation immédiate dans les localités touchées ;
  2. La recherche active et la prise en charge : l’identification des malades dans les communautés et l’isolement des cas suspects pour freiner la chaîne de transmission ;
  3. Une sensibilisation de proximité : des campagnes d’information dans les quartiers et villages pour rappeler les gestes barrières et l’importance de la vaccination.

L’objectif est de circonscrire les foyers de Blitta et de l’Ogou avant que le virus ne gagne d’autres régions du pays.

 Une campagne nationale de vaccination ciblée pour novembre

À cet égard, les autorités sanitaires insistent : la vaccination reste l’arme la plus efficace contre la rougeole. À ce titre, le Programme élargi de vaccination (PEV) prévoit une première dose à 9 mois et une seconde entre 15 et 18 mois ; toutefois, en contexte épidémique, une dose supplémentaire peut être administrée dès l’âge de 6 mois.

Pour renforcer la couverture vaccinale globale, une campagne nationale contre la rougeole et la rubéole est d’ores et déjà programmée du 24 au 30 novembre 2026 sur l’ensemble du territoire. Cette opération ciblera plus de 2,2 millions d’enfants, avec un objectif de couverture d’au moins 95 %, le seuil nécessaire pour obtenir une immunité collective durable.

 Riposte épidémique : l’appel à la vigilance collective

Enfin, le ministre de la Santé exhorte parents, enseignants, agents de santé et autorités locales à faire preuve de responsabilité. La lutte contre la rougeole ne repose pas uniquement sur les structures sanitaires : elle exige également que chaque famille vérifie le carnet de vaccination de ses enfants et respecte scrupuleusement les consignes de prévention (lavage régulier des mains, usage de mouchoirs jetables ou du pli du coude en cas de toux, et évitement des contacts rapprochés avec des personnes symptomatiques). Alors que les équipes sur le terrain intensifient leurs opérations, la réussite de cette riposte dépendra désormais de la réactivité et du civisme des citoyens face aux premiers signes d’alerte.

Asky Airlines : vols long-courriers depuis Lomé

L’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son développement. En coulisses, la compagnie panafricaine Asky Airlines prépare une réorganisation majeure de ses opérations pour transformer la capitale togolaise en un carrefour stratégique du transport aérien mondial. En effet, cette offensive industrielle repose sur une extension massive de la flotte, l’ouverture de lignes intercontinentales et la création d’une infrastructure technique sans précédent dans la région.

Un ancrage local pour une ambition globale

Au cœur de cette dynamique, Lomé s’apprête à accueillir un centre de maintenance aéronautique (MRO) estimé à 100 millions de dollars. Fruit d’un partenariat avec Ethiopian Airlines et soutenu par l’État togolais, qui a déjà libéré le foncier nécessaire, le projet franchit ainsi  une étape décisive avec la finalisation de l’étude de faisabilité par le constructeur Boeing.

Prévu pour être opérationnel d’ici à la fin de l’année 2028, ce complexe industriel ne se contentera pas d’entretenir les appareils d’Asky. Il offrira également des services de pointe aux transporteurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre, créant ainsi des emplois hautement qualifiés et captant une valeur ajoutée jusqu’ici exportée hors du continent.

Reconfiguration nocturne à l’aéroport de Lomé

Pour accompagner sa montée en puissance, la compagnie prévoit une réorganisation profonde de son calendrier opérationnel. Dès la mi-2027, le hub de Lomé adoptera un système d’exploitation en double vague horaire. L’introduction de flux d’arrivées et de départs nocturnes permettra ainsi de fluidifier les correspondances et de préparer la connexion directe du réseau régional vers les grandes métropoles internationales.

Cette réorganisation logistique accompagnera une croissance soutenue de la flotte. Après l’intégration récente d’un nouveau Boeing 737-8, d’autres livraisons s’enchaîneront dès le début de l’année prochaine. À terme, le transporteur vise un parc de 30 avions pour desservir 40 destinations, renforçant au passage son maillage continental vers des villes comme Kigali, Entebbe ou Le Cap.

Le long-courrier en ligne de mire

L’expansion prévoit également des liaisons directes vers Paris, Londres, Dubaï, Mumbai et Djeddah. Si le déploiement des Boeing 787 est repoussé à la fin de 2027 ou au début de 2028, en raison des tensions actuelles sur la chaîne d’approvisionnement et le marché de la location d’avions, la feuille de route reste inchangée.

Asky s’appuie sur le levier financier et l’expertise technique de son actionnaire stratégique, Ethiopian Airlines, pour garantir la disponibilité de ces gros-porteurs. En combinant autonomie technique et développement de ses liaisons long-courriers, l’opérateur basé à Lomé entend ainsi renforcer sa place dans le transport aérien africain.

BRVM : Bridge Bank Group Côte d’Ivoire entre en Bourse après une IPO de 67,5 milliards FCFA

Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) a effectué sa première cotation à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ce jeudi 24 septembre 2026, sous le symbole BBGC. L’introduction en Bourse, portant sur 10 millions d’actions à 6 750 FCFA, soit 67,5 milliards FCFA, avait été intégralement souscrite en moins de vingt-quatre heures.

 

La cloche a sonné ce jeudi 24 septembre au siège de la BRVM, à Abidjan, pour marquer l’entrée officielle de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire sur le marché boursier régional. Cotée sur le compartiment principal du marché des actions sous le symbole BBGC, la banque devient la 48e société admise à la cote de la BRVM.

Une IPO de 67,5 milliards FCFA souscrite en moins de 24 heures

L’opération porte sur 10 millions d’actions proposées à 6 750 FCFA chacune, représentant un montant total de 67,5 milliards FCFA. Mais c’est surtout la rapidité de la souscription qui distingue l’opération : l’intégralité de l’offre a été souscrite en moins de vingt-quatre heures. L’opération a été menée sous la responsabilité de Bridge Securities et a reçu le visa de l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Cette souscription rapide constitue un signal de confiance du marché régional à l’égard de la trajectoire de BBGCI.

BBGC devient la 48e valeur admise à la cote de la BRVM

Le cours de référence de l’action BBGC a été fixé à 6 750 FCFA pour cette première cotation. La cérémonie organisée à Abidjan a réuni les Directeurs Généraux de la BRVM, de Bridge Securities et de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. La matinée a notamment été marquée par la sonnerie de la cloche, l’annonce des résultats de première cotation et la remise des plaques commémoratives. Avec cette admission, BBGCI rejoint désormais les entreprises cotées sur le marché financier régional et entre dans une nouvelle phase de son développement.

Une nouvelle étape pour Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

Pour la banque, cette entrée à la BRVM dépasse le symbole de la première cotation. Elle ouvre une nouvelle phase de développement et s’accompagne d’exigences renforcées en matière de gouvernance, de transparence et de dialogue avec le marché.

Pour Ehouman Kassi, Directeur Général de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette admission constitue à la fois l’aboutissement d’une trajectoire et le début de nouvelles responsabilités :

Cette admission constitue à la fois une reconnaissance du travail accompli et une responsabilité nouvelle. Elle nous engage à renforcer davantage nos standards de gouvernance, notre exigence de transparence et la qualité du dialogue que nous entretenons avec l’ensemble de nos actionnaires et investisseurs. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

La cotation ouvre également une nouvelle relation entre BBGCI, ses actionnaires et le marché. La banque devra désormais inscrire son développement dans un cadre renforcé de transparence, de discipline et de communication financière régulière.

Dans son discours, Ehouman Kassi a notamment insisté sur quatre engagements qui accompagneront cette nouvelle étape : la transparence, la discipline, la performance durable et le dialogue avec les actionnaires.

Il a également rappelé que la confiance du marché ne pouvait être considérée comme acquise, mais devait se construire dans la durée, à travers la qualité de l’exécution, la constance des résultats et le respect des engagements pris envers les parties prenantes.

BBGCI, une banque fondée en 2006

Fondée en 2006, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire accompagne une clientèle composée de particuliers, de PME et PMI, de grandes entreprises, d’institutions et d’investisseurs, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Depuis sa création, la banque a progressivement développé ses activités et renforcé sa présence sur le marché ivoirien, avec l’ambition de contribuer durablement au financement de l’économie.

Avec son admission à la BRVM sous le symbole BBGC, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire franchit désormais une nouvelle étape de son développement. Cette cotation place la gouvernance, la transparence et la création de valeur durable au cœur de la relation que la banque entend construire avec ses nouveaux actionnaires et l’ensemble du marché financier régional.

« La confiance se mérite chaque jour. Et la création de valeur se démontre dans le temps. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

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© dr

Parcel+Post Expo 2026 : le Togo s’inspire des meilleures pratiques mondiales

Une délégation togolaise participe, ce 23 septembre 2026, au Parcel+Post Expo 2026 organisé à l’ExCeL London, avec l’ambition de traduire les innovations observées en solutions concrètes pour les usagers de Lomé à Dapaong.

Un événement mondial au service des priorités locales

De retour à Londres après 17 ans d’absence, le Parcel+Post Expo 2026 réunit plus de 98 conférenciers et 160 exposants autour des enjeux de l’automatisation, de l’intelligence artificielle et de la livraison du dernier kilomètre. La manifestation se déroule, en outre, en parallèle de l’eCommerce Expo, créant un écosystème complet allant de la vente en ligne à la distribution physique.

Pour M. Gafarou AKPAMADJI, chargé de mission auprès de la directrice commerciale de La Poste du Togo, cette participation va bien au-delà d’une banale veille technologique. Elle s’inscrit, en effet, dans une dynamique de transformation déjà engagée au niveau national, où le gouvernement togolais déploie une stratégie ambitieuse de modernisation des infrastructures portuaires et logistiques.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo
Les sessions clés pour un opérateur postal ouest-africain

Le programme du 23 septembre propose plusieurs ateliers directement pertinents pour les défis rencontrés par La Poste du Togo. La conférence « Postal Services at a Turning Point: Exploring New Frontiers » (15 h-16 h 30) aborde précisément les mutations que vivent les opérateurs historiques face à la concurrence des nouveaux acteurs numériques.

La session « The Next Decade: Trends Every Leader Must Watch » réunit les dirigeants de Pos Malaysia, InPost et Omniva pour décrypter les tendances qui redéfiniront la logistique mondiale. Ces échanges permettent à la délégation togolaise d’identifier des solutions transposables au contexte ouest-africain, où la densité urbaine de Lomé contraste avec les zones rurales enclavées.

L’atelier « How OOH is helping brands to reduce shipping costs and improve conversion » présente des solutions de points de retrait externalisés qui pourraient inspirer le déploiement de consignes automatiques dans les quartiers commerçants de la capitale togolaise.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo
De Londres à Lomé : adapter l’innovation aux réalités du terrain

La participation togolaise s’inscrit dans une vision pragmatique : chaque technologie présentée doit pouvoir s’adapter aux contraintes infrastructurelles et économiques locales. Les solutions d’automatisation complète des centres de tri, bien que séduisantes, nécessitent des investissements massifs que seuls quelques opérateurs régionaux peuvent envisager à court terme.

À l’inverse, les innovations en matière de traçabilité numérique, de paiement mobile intégré et de géolocalisation des livraisons correspondent aux priorités identifiées par La Poste du Togo pour améliorer l’expérience des usagers. Ces outils permettent notamment de renforcer la confiance dans le service postal sans exiger une refonte totale des infrastructures existantes.

La présence de représentants de JD.com, Cainiao/Alibaba Group et d’autres géants asiatiques de la logistique ouvre également la voie à des partenariats Sud-Sud souvent mieux adaptés aux réalités des opérateurs africains que les collaborations traditionnelles avec les opérateurs européens.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo
Une feuille de route pour les mois à venir

La délégation togolaise repartira avec un portefeuille de solutions susceptibles d’être expérimentées dans les 12 à 18 prochains mois. L’accent sera notamment mis sur les projets à fort impact visible pour les usagers : réduction des délais de distribution, amélioration du suivi des colis et diversification des points de dépôt et de retrait.

Cette démarche s’aligne sur les engagements régionaux en matière d’intégration numérique des systèmes logistiques, comme en témoignent les appels à candidatures récents pour des postes spécialisés dans l’intégration des systèmes portuaires communautaires. La modernisation de La Poste du Togo ne constitue donc pas un projet isolé, mais une pièce maîtresse de la stratégie nationale de transformation digitale.

Le véritable succès de cette participation se mesurera dans les mois à venir, lorsque les premières innovations identifiées à Londres commenceront à transformer le quotidien des centaines de milliers de Togolais qui comptent sur le service postal pour leurs échanges commerciaux et familiaux.

Togo : la HARC tend la main aux influenceurs et créateurs de contenus numériques

Lomé vit depuis quelques mois une transformation profonde de son écosystème médiatique. Les influenceurs, YouTubeurs et TikTokeurs togolais, autrefois ignorés ou considérés comme de simples amuseurs publics, occupent désormais une place centrale dans la circulation de l’information. Face à cette réalité, la Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a choisi une stratégie inédite : tendre la main avant de brandir le glaive.

Mardi 22 septembre 2026, dans une salle de conférence du centre-ville de Lomé, le régulateur a organisé sa première rencontre officielle avec ces « amateurs journalistes » du numérique. Autour de la table : des créateurs de contenus aux audiences parfois supérieures à celles des médias traditionnels, accompagnés de représentants du ministère de la Communication, de l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) et de l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP).

Un mandat constitutionnel, une réalité de terrain

Cette initiative ne relève pas du hasard. Elle découle directement de l’article 78 de la Constitution togolaise adoptée le 6 mai 2024, qui élargit explicitement le champ d’action de la HARC à la communication numérique. Concrètement, cela signifie que les publications sur Facebook, TikTok, YouTube ou encore les blogs entrent désormais dans le périmètre de vigilance de l’institution.

« Nous ne cherchons pas à transformer les influenceurs en journalistes, mais à reconnaître leur impact », a déclaré Willibronde Pitalounani Télou, président de la HARC, lors de l’ouverture de la séance. Pour lui, la frontière entre information et divertissement s’est estompée : une vidéo de deux minutes peut aujourd’hui atteindre davantage de Togolais qu’un journal télévisé.

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Trois défis, une feuille de route

Les échanges ont fait émerger trois priorités partagées entre le régulateur et les créateurs :

  • La véracité des contenus : plusieurs intervenants ont reconnu la pression du « buzz », qui pousse parfois à publier sans vérification préalable.

  • Le respect de la dignité humaine : des cas de harcèlement en ligne et de diffamation ont été cités comme des freins à un débat sain.

  • La transparence commerciale : la question des partenariats sponsorisés a dominé les discussions, avec un appel clair à un visa préalable pour toute publicité numérique.

La HARC a annoncé qu’elle travaillerait avec l’ANCy et l’IPDCP afin d’élaborer des outils pratiques : guides de vérification, modèles de mentions légales et mécanismes de signalement.

L’autorégulation comme pari stratégique

Contrairement à d’autres régulateurs qui imposent des règles d’en haut, la HARC mise sur l’autorégulation. L’objectif est de faire émerger un code de bonne conduite corédigé par les acteurs eux-mêmes, sous l’égide de l’institution. « Si vous vous disciplinez, nous n’aurons pas à vous sanctionner », a résumé N’do Pabozi, directrice des affaires juridiques de la HARC.

Cette approche séduit certains créateurs, lassés des menaces de blocage ou de poursuites. « Nous voulons être partenaires, pas ennemis », a ainsi lancé un YouTubeur présent dans la salle.

Un précédent régional ?

Dans un contexte où plusieurs pays africains durcissent leur contrôle sur les réseaux sociaux, comme la Guinée, qui a récemment interdit France 24, le Togo opte pour une voie différente. En associant les créateurs dès la conception des règles, la HARC espère ainsi éviter les bras de fer stériles et construire une culture numérique responsable.

Reste à voir si ce dialogue se traduira par des actes concrets : adoption du code, formation des créateurs et, surtout, application équitable des règles. Pour l’heure, le régulateur a tendu la main. La balle est désormais dans le camp des influenceurs.