Le gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, a sillonné plusieurs établissements le jour de la rentrée, avant d’assister à la distribution de repas chauds aux élèves de l’école d’Adélo.
Les classes ont rouvert lundi sur l’ensemble du territoire togolais. Ainsi, la région de la Kara a profité du jour de rentrée pour vérifier l’effectivité de cette reprise sur le terrain. Le gouverneur, le général Komlan Adjitowou, a conduit une tournée dans plusieurs établissements, entouré du président du Conseil régional, du préfet de la Kozah, du directeur régional de l’éducation et d’autres autorités locales.
La délégation a débuté son circuit au lycée Atéda, dans la commune de Kozah 1, avant de visiter d’autres établissements de la ville de Kara. Ensuite, elle a pris la direction d’Adélo, dans la commune de Doufelgou 2, pour y mener le même exercice de vérification.
À Adélo, le repas chaud comme argument de rétention scolaire
C’est à l’EPP Adélo que la délégation a assisté à la distribution de repas chauds aux élèves, dans le cadre du programme national des cantines scolaires. Mis en place par le gouvernement, ce dispositif ne se limite pas à nourrir les enfants. Il vise aussi à améliorer leurs conditions d’apprentissage et à les maintenir assidus sur les bancs de l’école, notamment dans les zones rurales où l’abandon scolaire reste une préoccupation.
Au fil de sa tournée, le général Komlan Adjitowou a souhaité aux élèves une bonne rentrée et une année réussie. Il en a profité pour les mettre en garde contre l’usage abusif des réseaux sociaux ainsi que la consommation de substances nocives, deux risques qu’il a jugés utiles de rappeler dès les premiers jours de classe.
En somme, la présence du gouverneur et des autorités locales en ce jour de rentrée envoie un signal fort d’engagement envers l’éducation et le bien‑être des enfants. De plus, la distribution de repas chauds concrétise une politique qui peut améliorer la fréquentation scolaire et les conditions d’apprentissage, surtout en milieu rural. Enfin, les rappels sur l’usage des réseaux sociaux et la prévention des substances nocives complètent ce message en visant à protéger la réussite scolaire; toutefois, pour que cet impact soit durable, un suivi régulier et des actions concrètes sur le long terme restent nécessaires.
SURABAYA, 14 septembre 2026 — Les forces armées indonésiennes et les services de secours ont déployé ce lundi un important dispositif naval en mer de Java, où le chavirage du ferry Virgo Transport 8 a laissé 129 personnes portées disparues. En effet, le bilan provisoire fait état de six morts confirmés et de plus de cent rescapés extirpés des eaux.
Une traversée nocturne balayée par la tempête
Le bâtiment, qui assurait la liaison commerciale entre la ville de Surabaya sur l’île de Java et Banjarmasin sur l’île de Bornéo, transportait 243 passagers et membres d’équipage lors de son départ. Or, le navire a chaviré dans la nuit de dimanche à lundi après avoir subi une brusque détérioration des conditions météorologiques, prenant de court la navigation au milieu d’une mer formée.
Les responsables des transports et les secouristes attribuent directement ce drame aux intempéries extrêmes. Toutefois, les autorités maritimes prévoient d’ouvrir une enquête technique approfondie afin de déterminer d’éventuels facteurs aggravants, notamment la stabilité du bâtiment, l’arrimage de la cargaison ou une possible défaillance mécanique.
Mobilisation massive des forces navales
Par ailleurs, des centaines d’intervenants, avec des patrouilleurs des garde-côtes et des bâtiments de la Marine indonésienne, arpentent désormais le secteur du naufrage. Les manœuvres d’urgence déclenchées immédiatement après le drame ont permis de secourir 107 personnes dérivant dans la zone. Les équipes médicales ont pris en charge les survivants dès leur arrivée à terre, tandis que six dépouilles ont été récupérées par les plongeurs.
Les opérations de traque des survivants se poursuivent en haute mer.
Les opérations de balayage maritime se poursuivent sans interruption pour localiser les 129 passagers manquants dans un périmètre élargi par les courants. Les autorités maritimes et les responsables des transports maintiennent leur PC opérationnel sur zone afin de coordonner la logistique de recherche et d’encadrer le soutien aux familles des victimes.
En somme, ce naufrage rappelle la vulnérabilité des liaisons maritimes indonésiennes face aux aléas climatiques. Chaque disparu représente une famille plongée dans l’angoisse et un pays confronté à ses fragilités structurelles. Pour l’Indonésie, ce drame devient ainsi un signal d’alarme national, soulignant l’urgence de renforcer la sécurité maritime et de protéger des milliers de vies qui, chaque jour, dépendent de la mer pour vivre et voyager.
LOMÉ, 14 septembre 2026 — Un éminent visage de la médecine et de l’enseignement supérieur togolais a pris la direction des politiques sanitaires de l’Afrique de l’Ouest le 1ᵉʳ septembre 2026. En effet, le professeur Palokinam Pitché accède à la présidence de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS). Choisi dans le cadre du renouvellement des instances dirigeantes de la CEDEAO pour la période 2026-2030, cet universitaire togolais apporte une expertise clinique et stratégique de premier ordre à l’institution communautaire.
L’artilleur de la riposte contre le VIH
Pendant deux décennies, Palokinam Pitché a façonné la réponse médicale face aux grandes épidémies en Afrique subsaharienne. Praticien chevronné et chercheur reconnu, il s’est imposé comme une figure centrale de la lutte contre le VIH/sida. Ses travaux académiques, couplés à une présence constante sur le terrain, ont ainsi permis de transformer les protocoles de prise en charge et de démocratiser l’accès aux soins de santé publique.
Son ascension repose également sur une capacité avérée à dialoguer avec les grands bailleurs et les agences internationales. De plus, en collaborant étroitement avec des partenaires mondiaux de la santé, le professeur Pitché a structuré des programmes complexes de riposte sanitaire, consolidant une réputation de rigueur administrative et d’efficacité scientifique.
Cap sur la souveraineté sanitaire de la CEDEAO
En prenant les régalies de l’OOAS, Palokinam Pitché hérite d’une feuille de route exigeante dans une région confrontée à la résurgence de crises épidémiques et à la fragilité des infrastructures de soins. Son mandat 2026-2030 s’articulera donc autour de plusieurs priorités : le renforcement de la surveillance épidémiologique, la production locale de médicaments et l’harmonisation des politiques de santé entre les États membres.
La nomination de ce spécialiste togolais signale la volonté de la CEDEAO de confier sa diplomatie sanitaire à des profils hautement techniques. En plaçant un scientifique accompli à la tête de l’organisme, la communauté régionale fait ainsi le pari d’une gestion pragmatique, capable de prémunir plus de 400 millions de citoyens contre les urgences sanitaires de demain.
En somme, l’ascension du professeur Palokinam Pitché à la tête de l’OOAS dépasse la reconnaissance d’un parcours individuel. Elle incarne surtout l’espoir d’une Afrique de l’Ouest capable de prendre en main son destin sanitaire. Pour les millions de citoyens de la CEDEAO, cette nomination ouvre la perspective d’une protection plus efficace face aux crises épidémiques et d’un accès renforcé à des soins de qualité, gages d’une véritable souveraineté sanitaire régionale.
Réunis à Lomé du 9 au 11 septembre dans le cadre du Dialogue de Lomé, les ministres du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Ghana ont adopté un communiqué final et conclu trois accords tripartites concernant l’accueil des réfugiés burkinabè.
LOMÉ, 14 septembre 2026 — Les réfugiés burkinabè accueillis au Bénin, au Ghana et au Togo sont les principaux bénéficiaires des trois accords tripartites conclus à Lomé entre le Burkina Faso, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et chacun des trois pays d’accueil. Ces engagements ont été adoptés au terme de la session ministérielle du Dialogue de Lomé sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés, tenue du 9 au 11 septembre 2026.
La rencontre a réuni les cinq États parties au mécanisme — le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana — avec la participation du Niger et du Mali comme pays observateurs.
Le principal résultat de la session concerne la conclusion de trois accords tripartites associant le Burkina Faso, le HCR et les pays qui accueillent ses ressortissants réfugiés : le Bénin, le Ghana et le Togo.
Ces accords visent donc directement les populations burkinabè ayant trouvé refuge dans ces trois pays. Ils doivent renforcer la coordination entre le pays d’origine, les États d’accueil et le HCR afin de mieux organiser leur protection et de favoriser la recherche de solutions durables.
La Côte d’Ivoire, qui fait partie des États membres du Dialogue de Lomé, n’a pas encore conclu cet accord tripartite avec le Burkina Faso et le HCR. Les discussions entre Abidjan et Ouagadougou doivent se poursuivre afin de parvenir à un arrangement similaire.
Une coopération qui dépasse la seule question humanitaire
La réunion de Lomé a également cherché à rapprocher les réponses sécuritaires et humanitaires dans une région marquée par les déplacements de populations.
La participation du Niger et du Mali comme observateurs a permis d’élargir les échanges au-delà des cinq États parties. Elle ouvre un espace de dialogue entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée, confrontés à des problématiques liées à la sécurité, aux mouvements de populations et à la prise en charge des personnes déplacées.
Les participants ont défendu une approche dans laquelle la sécurité et la protection des réfugiés se renforcent mutuellement. Le ministre togolais de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awaté, a résumé cette approche en affirmant que « la sécurité est une condition de la protection ».
Il a également souligné qu’une protection organisée et structurée peut, à son tour, contribuer à la sécurité. Cette position prend une résonance particulière à l’occasion du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.
Les cinq États parties ont aussi signé un communiqué final renouvelant leurs engagements dans le cadre du Dialogue de Lomé.
En somme, pour les réfugiés burkinabè vivant au Bénin, au Ghana et au Togo, l’enjeu se situe désormais dans l’application effective des accords conclus. La capacité des États et du HCR à coordonner leurs actions déterminera leur portée concrète sur la protection et les perspectives de solutions durables pour ces populations.
NANO, 14 septembre 2025 — La rentrée des classes s’annonce sous de meilleurs auspices pour le corps enseignant de la région. En effet, le samedi 12 septembre, des centaines d’écoles primaires et secondaires de Tandjouaré 2 ont reçu un stock massif de craies et de matériel pédagogique. Cette distribution générale, organisée au centre culturel des jeunes de Nano, vise à pallier le manque d’équipements élémentaires avant le lancement officiel des cours.
Alors que les établissements préparent l’ouverture de l’année académique 2026-2027, le manque d’outils de base pèse lourdement sur la préparation des cours. Ainsi, pour répondre à cette contrainte logistique, le parti Union pour la République (UNIR) a financé l’ensemble du matériel distribué.
Sur place, la chefferie éducative a immédiatement mesuré l’impact de ce réapprovisionnement. De plus, l’inspecteur préscolaire et primaire de la préfecture a invité les équipes pédagogiques à gérer rigoureusement ces stocks afin de couvrir l’ensemble du calendrier scolaire.
Mobilisation politique et engagement citoyen
La remise des fournitures a rassemblé l’ensemble des décideurs du territoire, du député Kossi Kolani aux maires Kanyé Djangré (Tandjouaré 2) et Pakédame Nam (Tandjouaré 1). Tous ont rappelé que la gratuité de l’enseignement scolaire, impulsée par le président Faure Essozimna Gnassingbé, exige un accompagnement matériel constant sur le terrain.
Par ailleurs, en marge de la distribution, le maire de Tandjouaré 2 a tenu à saluer une autre initiative locale : la construction d’une salle de jardin d’enfants à Kpamboulk, entièrement réalisée par les jeunes du village. Un exemple d’auto-promotion communautaire qu’il a vivement encouragé à dupliquer sur tout le secteur.
En transférant directement ces kits aux directeurs d’écoles présents, les donateurs entendent sécuriser le démarrage des programmes dès le premier jour de classe. Les responsables d’établissements ont, pour leur part, souscrit à l’exigence d’une gestion transparente de ces dotations, indispensables pour maintenir des conditions d’études décentes dans la préfecture.
Enfin, cette dotation représente un souffle concret pour les établissements de Tandjouaré. Car chaque craie, chaque manuel et chaque kit pédagogique reçu devient une garantie supplémentaire pour les enseignants de dispenser leurs cours dans de meilleures conditions. Pour les élèves, c’est l’assurance de suivre une année scolaire plus sereine, où l’accès au savoir ne sera pas freiné par le manque de moyens.Ainsi, ces acquis s’imposent comme un levier essentiel pour renforcer la qualité de l’éducation et consolider l’avenir des enfants de la préfecture.
À quelques jours du coup d’envoi de l’année académique 2026-2027, le premier temple du savoir togolais transforme son cadre de vie. Une tournée d’inspection menée le 10 septembre par la nouvelle équipe dirigeante confirme la livraison imminente d’infrastructures rénovées, pensées pour optimiser les conditions d’étude des milliers d’étudiants attendus.
Au lendemain de leur installation officielle, les nouveaux vice-présidents, les professeurs Kperkouma Wala et Povi Lawson-Evi, ont arpenté les allées du campus aux côtés du président de l’institution, le professeur Kossivi Hounake. Ce contrôle de chantier à chaud reflète une volonté claire de la présidence : garantir une rentrée fluide à travers un pilotage de proximité.
Sur le terrain, les équipes techniques finalisent les derniers détails.Les amphithéâtres majeurs, notamment l’AMPAH Johnson ainsi que les blocs 600 et 20 ans, affichent une esthétique rafraîchie grâce à des travaux complets de peinture et de réhabilitation. Par ailleurs, les abords de l’École Supérieure des Assistants Administratifs (ESAAD) répondent désormais aux normes requises pour démarrer les cours sans anicroche.
En somme, l’université réaménage en profondeur son cadre environnemental. Au Campus Nord, la réfection des voiries pavées, la pose de nouvelles bordures et la mise en valeur des espaces verts redessinent le paysage universitaire. En parallèle, les espaces dédiés à l’installation de huit nouvelles agoras sont désormais viabilisés, promettant d’enrichir la vie associative et intellectuelle des étudiants dès les prochaines semaines.
L’horloge tourne pour les chantiers publics d’Assoli. À deux semaines de la grande réunion régionale de la Kara, les autorités locales intensifient la pression sur les services administratifs afin de débloquer les projets d’infrastructure en souffrance sur le territoire.
Réunis ce vendredi 11 septembre dans la salle des délibérations du conseil municipal, maires, responsables des forces de sécurité, dignitaires coutumiers et acteurs civiques ont passé au crible l’avancement des réalisations préfectorales. En effet, sous la conduite du préfet, le lieutenant-colonel Mensah Kafui Viagbo, cette troisième session trimestrielle de la conférence administrative s’est transformée en une séance d’arbitrage stratégique.
L’exposé présenté par le chef de l’exécutif préfectoral a dressé un diagnostic lucide de la situation. Si plusieurs opérations de développement poursuivent leur cours, des lenteurs administratives ainsi que techniques freinent encore la livraison de certains chantiers prioritaires.
Refusant le constat passif, les participants ont engagé un débat direct sur les facteurs d’enlisement. Cette concertation a débouché sur l’élaboration de propositions pratiques destinées à réduire immédiatement les délais d’exécution et à lever les verrous opérationnels.
Pour garantir le succès de ces ajustements, la préfecture table sur un renforcement de la coordination interservices. Le lieutenant-colonel Viagbo a exhorté l’ensemble des décideurs — notamment les trois maires de la préfecture, le chef canton de Bafilo et les représentants des ONG — à décloisonner leurs actions.
Cette exigence de résultat s’inscrit dans le prolongement de la précédente session du 12 juin dernier, dont le rapport d’activité a été formellement adopté au terme des échanges. Les responsables locaux entendent désormais transformer ces orientations en résultats tangibles sur le terrain.
L’enjeu de cet alignement dépasse le cadre strict de la préfecture. Ainsi, les arbitrages rendus durant cette journée serviront de matière première à la synthèse qu’Assoli défendra lors de la conférence administrative régionale de la Kara, fixée au 25 septembre prochain. En affichant une capacité à corriger rapidement ses trajectoires de livraison, la collectivité cherche à consolider sa position institutionnelle et à sécuriser les investissements futurs accordés par le pouvoir central.
À Tsévié, la gouvernance locale s’attaque de front à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. En réunissant l’ensemble des décideurs régionaux le jeudi 10 septembre 2026 au siège du Conseil régional, les responsables territoriaux ont transformé la célébration de la 14ᵉ Journée Africaine de la Décentralisation en un atelier stratégique ciblé sur les infrastructures vitales.
Les collectivités territoriales placent désormais la maîtrise des ressources en eau au centre de leurs priorités d’aménagement. Lors des interventions, le gouverneur de la Région Maritime, El Hadj Taïrou Bagbiègue, a exhorté les élus et les services déconcentrés à coordonner leurs actions sur le terrain. En effet, la création de villes résilientes exige une capacité de décision accrue au niveau municipal. Par conséquent, l’autonomisation des communes doit s’accompagner de moyens techniques et financiers renforcés pour concrétiser la gestion durable des réseaux d’assainissement.
Pour encadrer cette feuille de route, les participants ont aligné leurs priorités sur les orientations stratégiques de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Sous la conduite du Conseil Régional Maritime, présidé par Komla Edoh, et avec l’appui technique de la Direction régionale de l’hydraulique, les représentants communautaires ont analysé les lacunes structurelles actuelles. Cette grille de lecture continentale permet ainsi d’adapter les politiques d’approvisionnement en eau aux réalités démographiques et environnementales spécifiques de la région.
Les travaux se sont achevés par la formulation de directives précises élaborées conjointement par la société civile, les directeurs régionaux et les autorités préfectorales.Ces recommandations imposent la mise en place d’outils d’évaluation rigoureux afin de mesurer l’impact réel des chantiers d’assainissement. En intégrant ces exigences dans le pilotage des services publics, la Région Maritime entend démontrer que la décentralisation constitue le moteur le plus efficace pour garantir l’accès égalitaire aux services de base.
À Assoli 1, les jeunes patients ne se contentent plus de recevoir des soins, ils s’apprêtent à les évaluer. Depuis le mardi 8 septembre 2026, une cohorte de jeunes citoyens apprend à auditer les services publics de leur commune, en ciblant en priorité la qualité des soins en santé sexuelle et reproductive, ainsi que les mécanismes de protection contre les violences liées au genre.
En effet, ce basculement stratégique s’appuie sur la méthodologie internationale du Young Citizen Score Card (YCSC). Portée par l’organisation ATAREKAD, avec le soutien financier de Plan International et du Royaume de Suède via le projet « Space to Lead au Togo », cette formation de cinq jours fournit aux participants des outils d’analyse concrets. Autrement dit, il s’agit d’un véritable tableau de bord communautaire permettant de mesurer le niveau de satisfaction des usagers. Clémence Tchazinon, directrice exécutive d’ATAREKAD, affirme que cette approche participative donne enfin aux jeunes la capacité de formuler des retours structurés sur les politiques publiques qui les concernent. Le maire de la commune, Salissou N. Abou‑Bakari, renchérit en estimant que cette démarche transforme la jeunesse locale en un moteur essentiel de gouvernance.
Or, mettre les services de santé sous la loupe des citoyens bouscule inévitablement les pratiques établies. Face aux réticences potentielles, les autorités locales ont immédiatement posé un cadre bienveillant. Le préfet d’Assoli, le lieutenant-colonel Mensah Kafui Viagbo, a publiquement exhorté le personnel médical à percevoir cet audit citoyen comme un levier d’amélioration continue plutôt que comme une sanction. Parallèlement, il a encouragé les jeunes évaluateurs à rapporter les dysfonctionnements sans crainte, tout en exigeant une stricte objectivité basée sur des faits réels.
Ainsi, l’initiative dépasse le cadre d’un exercice théorique élémentaire. À l’issue des ateliers, une journée de confrontation constructive réunira les jeunes auditeurs, les prestataires de soins et les décideurs politiques pour bâtir un plan d’action commun. Enfin, afin de garantir l’application des recommandations, un comité de suivi restreint de sept membres, intégrant des représentants de la jeunesse, sera déployé. Ce groupe assurera un plaidoyer permanent auprès des autorités pour transformer irrévocablement la qualité des infrastructures sanitaires de la région.
Lomé orchestre son repositionnement au centre de l’échiquier énergétique continental en alignant ses ambitions nationales sur le réengagement mondial en faveur de l’atome. Face aux leaders du secteur réunis lors du 51ᵉ Symposium mondial du nucléaire à Londres, le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a acté le ralliement de son pays à l’alliance internationale visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050. Cette décision diplomatique majeure s’accompagne d’un signal fort adressé aux investisseurs : la capitale togolaise accueillera la troisième édition du Sommet d’innovation nucléaire pour l’Afrique (NEISA) du 1ᵉʳ au 3 juin 2027.
Un modèle technologique ajusté aux besoins africains
Pour soutenir le développement industriel, l’expansion du numérique ainsi que la modernisation des systèmes de santé, le président du Conseil rejette la rhétorique des annonces au profit d’une approche partenariale pragmatique. Plutôt que de miser sur d’imposantes centrales traditionnelles, la stratégie togolaise valorise l’émergence des petits réacteurs modulaires (SMR) et des microréacteurs. Ces technologies de nouvelle génération offrent une réponse flexible, capable d’alimenter directement des réseaux électriques en construction tout en sécurisant la transition climatique du continent.
Loin des choix précipités, le Togo fonde sa légitimité sur la consolidation méthodique de son cadre juridique et réglementaire. Membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2012, le pays a franchi un cap stratégique en janvier 2025 avec la création officielle de son Commissariat à l’énergie atomique, suivie de la signature d’un nouveau programme cadre de coopération. Cette rigueur institutionnelle vise à offrir un environnement sécurisé et prévisible, condition indispensable pour attirer les acteurs industriels mondiaux.
Le défi des financements à long terme
Néanmoins, la concrétisation de ces projets se heurte à la rigidité des structures financières internationales. Les cycles nucléaires s’étalant sur plusieurs décennies, le Togo invite les bailleurs de fonds et les marchés privés à adapter leurs mécanismes d’intervention aux réalités des économies émergentes. L’enjeu consiste désormais à transformer les cadres d’analyse en outils de crédit opérationnels. C’est précisément cette ambition d’action bancable que Lomé entend concrétiser lors du rendez-vous NEISA 2027, affirmant ainsi la place de l’Afrique dans la gouvernance nucléaire globale.