Lomé, 6 novembre 2026 – Le Port de Lomé renforce sa puissance de manœuvre avec l’arrivée d’un remorqueur de dernière génération. Cette acquisition, rendue possible sous les orientations du Président du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, vise à accompagner la croissance du trafic maritime et à consolider la compétitivité de la plateforme portuaire togolaise.
Construit en Turquie par le chantier naval SANMAR, le navire développe plus de 6 000 chevaux et exerce une capacité de traction de 80 tonnes. Arrivé ce vendredi, il doit permettre au Port de Lomé d’accueillir et de manœuvrer des navires de plus grande taille, tout en réduisant les risques lors des opérations d’accostage et de départ.
Dans un port en expansion, le remorqueur joue un rôle décisif. En effet, il guide les grands bâtiments vers les quais, facilite leurs déplacements dans des espaces restreints et intervient en cas d’urgence. Sa puissance de traction détermine directement la capacité du port à traiter davantage de navires dans des délais maîtrisés.
Le ministre délégué à l’Économie maritime, Kokou Edem Tengue, a salué la performance des marins togolais qui ont assuré le convoyage du remorqueur depuis Las Palmas, en Espagne. Cette traversée témoigne d’une montée en compétence des équipages nationaux dans l’exploitation d’équipements portuaires sophistiqués.
La cérémonie officielle de baptême du navire est prévue en janvier 2027. Elle marquera son intégration effective dans la flotte et permettra de préciser son nom, ses missions ainsi que son déploiement opérationnel.
Pour le Togo, l’enjeu dépasse l’acquisition d’un navire. Sous l’impulsion du Président du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, le pays cherche à faire du Port de Lomé une plateforme logistique régionale plus performante, capable d’attirer les armateurs, de fluidifier les échanges et de soutenir le commerce avec les pays de l’hinterland.
Toutefois, un remorqueur moderne ne crée pas à lui seul la compétitivité. Il réduit les risques d’immobilisation, améliore la sécurité des manœuvres et renforce la capacité du port à absorber une activité maritime croissante. À Lomé, il constitue ainsi un maillon essentiel d’une chaîne logistique que les autorités entendent moderniser.
En somme, l’arrivée de cet engin flottant ouvre une nouvelle étape dans la modernisation du port. Reste désormais à traduire cette capacité accrue en gains concrets : escales plus rapides, trafic renforcé, emplois qualifiés et compétitivité durable pour toute la sous-région.
LOMÉ, 24 août 2026 — Vêtus de leurs gilets jaunes et sacs au dos, des dizaines de dockers ont réinvesti ce lundi 24 août les terminaux du Port autonome de Lomé (PAL). Ainsi, leur retour sur les quais met fin à près de deux semaines de paralysie et d’incertitudes, nées d’un durcissement syndical au cœur du quatrième hub à conteneurs d’Afrique.
Un bras de fer né d’une grève de 72 heures
Le conflit a atteint son paroxysme entre le 11 et le 13 août, lorsque le Syndicat des agents du Port autonome de Lomé (SYAPAL) a déclenché un arrêt de travail de trois jours pour exiger l’application d’anciens accords, la revalorisation du statut des manutentionnaires et des treuillistes, ainsi que le renforcement de la sécurité des agents. En réplique à cet arrêt d’activité, l’administration portuaire avait alors restreint l’accès au site aux grévistes non reconduits, tout en engageant en urgence le recrutement et la formation de nouvelles équipes afin de maintenir la continuité des opérations.
Le dialogue social l’emporte sur l’impasse
Face au risque d’une congestion majeure de la chaîne logistique nationale et régionale, la direction générale du port et les responsables du SYAPAL ont intensifié leurs pourparlers directs. Finalement, les négociations ont débouché sur des garanties fermes de la direction concernant le traitement de plusieurs revendications prioritaires. Cet engagement mutuel a immédiatement levé les interdictions d’accès et scellé la réintégration des dockers écartés.
Une infrastructure stratégique sous haute pression
Cette issue favorable sécurise dès lors le fonctionnement du principal poumon économique du Togo, une plateforme qui traite plus de 35 millions de tonnes de marchandises par an et franchit le cap des 2 millions de conteneurs EVP. En définitive, le dénouement de cette crise démontre la capacité des partenaires sociaux à préserver la fluidité du commerce transfrontalier, tout en apportant des réponses concrètes aux exigences de protection sociale des travailleurs portuaires.
En somme, la reprise des activités au PAL traduit la capacité des acteurs sociaux à dépasser l’impasse et à privilégier le dialogue. Elle confirme, par ailleurs, l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’économie togolaise et régionale. Enfin, cette issue rappelle que la stabilité du port repose autant sur la performance logistique que sur la reconnaissance des droits et de la sécurité des travailleurs.
En visite au Port autonome de Lomé, la ministre adjointe allemande des Affaires étrangères, Serap Güler, a échangé avec les autorités togolaises sur les perspectives de coopération dans les secteurs portuaire et logistique. Une rencontre placée sous le signe de la continuité historique et des ambitions communes en matière de modernisation, de connectivité et de transition écologique.
Le Togo et l’Allemagne entendent renforcer davantage leur partenariat stratégique dans le domaine des transports et de la logistique. Reçue ce mercredi 13 mai 2026 au Port autonome de Lomé par le Ministre délégué à l’Économie maritime , Kokou Edem Tengue, la ministre adjointe au ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, Serap Güler, a découvert les performances du principal hub portuaire ouest-africain ainsi que les nouveaux défis qui attendent les deux partenaires.
Pour Kokou Edem Tengue, cette visite s’inscrit dans la continuité d’une relation historique entre le Togo et l’Allemagne. Le Ministre délégué à l’Économie maritime a rappelé que la coopération germano-togolaise dans le secteur des transports figure parmi les plus anciennes et les plus structurantes du pays.
Des premiers réseaux ferroviaires construits au début du XXᵉ siècle jusqu’aux corridors logistiques reliant aujourd’hui les pays sahéliens, Berlin a accompagné plusieurs étapes majeures du développement des infrastructures togolaises.
Le membre du gouvernement a notamment évoqué la construction du Port autonome de Lomé, inauguré en 1968 grâce à l’appui déterminant de partenaires allemands, dont la banque de développement KfW et l’entreprise Hochtief.
Le Port autonome de Lomé, vitrine des ambitions logistiques du Togo
Au cours de cette visite, les autorités togolaises ont mis en avant les performances actuelles du Port autonome de Lomé. Devenu le premier port à conteneurs d’Afrique de l’Ouest, le PAL s’impose également comme le seul port naturel en eau profonde de la façade ouest-africaine.
Grâce à sa position stratégique, l’infrastructure constitue aujourd’hui une plateforme logistique majeure pour plus de 80 millions de consommateurs de l’hinterland sahélien.
Les discussions entre les deux parties ont porté sur plusieurs priorités stratégiques, notamment la décarbonation des activités portuaires, la numérisation des opérations logistiques, la formation professionnelle aux métiers d’avenir ainsi que le renforcement de la connectivité multimodale avec les pays enclavés du Sahel.
Modernisation et transition écologique au cœur des priorités
Les autorités togolaises affichent désormais leur volonté de concilier performance économique et responsabilité environnementale. Pour Kokou Edem Tengue, cette nouvelle phase de coopération doit permettre d’accompagner les mutations du secteur maritime mondial tout en consolidant la compétitivité du Port autonome de Lomé.
Le ministre a souligné que cette dynamique s’inscrit dans la vision impulsée par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, fondée sur l’excellence opérationnelle et la durabilité environnementale.
Cette visite confirme la volonté de Lomé et Berlin de bâtir une coopération portuaire tournée vers l’innovation et les défis logistiques de demain. Entre héritage historique et ambitions nouvelles, le partenariat germano‑togolais s’impose plus que jamais comme un levier stratégique pour renforcer l’intégration régionale et accélérer la transformation économique du Togo.
Lomé, 30 décembre 2024 – Le secteur de la logistique au Togo a été mis à l’honneur lors de la première édition de la « Nuit des Logisticiens », organisée par l’Association Togolaise pour la Logistique (ATLOG) le 20 décembre dernier. Cet événement majeur a rassemblé les acteurs clés du secteur pour discuter des enjeux et des perspectives de développement de la logistique au Togo et dans la sous-région.
Un événement placé sous le signe de la coopération
Placée sous le haut patronage du ministère de l’Économie Maritime ainsi que du Ministère chargé des transports, cette première édition a bénéficié du soutien actif du Port Autonome de Lomé, représenté par son Secrétaire Général, Monsieur KOMBATE Yentchabré. Ce dernier a souligné l’importance stratégique du corridor Lomé-hinterland et l’impératif de renforcer les infrastructures logistiques pour améliorer la compétitivité de la région.
Des échanges riches et fructueux lors de la Nuit des Logisticiens
Les participants ont abordé de nombreuses thématiques, parmi lesquelles :
L’amélioration des infrastructures logistiques : les discussions ont porté sur la nécessité d’investir davantage dans les routes, les ports et les zones industrielles afin de fluidifier les échanges et de réduire les coûts logistiques.
La réduction des coûts logistiques : les participants ont souligné l’importance de mettre en place des mesures pour réduire les coûts logistiques, qui constituent un frein à la compétitivité des entreprises de la région.
Le renforcement de la coopération régionale : les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une coopération renforcée entre les pays de la sous-région pour développer des chaînes logistiques efficaces et intégrées.
Une initiative prometteuse pour l’avenir
Cette première édition de la « Nuit des Logisticiens » marque une étape importante dans le développement du secteur de la logistique au Togo. Elle a permis de mettre en lumière les enjeux et les défis auxquels font souvent face les acteurs du secteur, mais aussi de dégager des pistes de solutions pour renforcer la compétitivité du pays. Cet événement a aussi contribué à créer un cadre de dialogue entre les différents acteurs et à renforcer la collaboration entre les secteurs public et privé.
L’ATLOG a annoncé que cet événement deviendra un rendez-vous annuel, permettant ainsi de suivre l’évolution du secteur et de favoriser les échanges entre les acteurs.
En somme, la « Nuit des Logisticiens » a été une réussite et a démontré l’importance de la logistique pour le développement économique du Togo et de la sous-région. Elle témoigne de la volonté des acteurs du secteur de faire du Togo un hub logistique de référence en Afrique de l’Ouest.